BORDEAUX du 16 au 19 octobre 2017

Lundi 16 octobre 2017
Malgré l’heure matinale ce lundi 16 octobre 2017, nos 44 adhérents toujours ponctuels, sont prêts à une petite échappée de 4 jours pour découvrir la région bordelaise. Les prévisions météorologiques sont bonnes et nous roulons sous le soleil pour rejoindre la citadelle de Blaye qui se situe au nord de Bordeaux.
La citadelle de Blaye : Conçue au 17ème siècle par le célèbre architecte militaire Vauban comme une véritable ville close pour protéger Bordeaux des invasions maritimes, l’imposante citadelle de Blaye,  fièrement campée sur son promontoire rocheux, surplombe l’estuaire de la Gironde. 30 hectares de fortifications avec le Fort Pâté et le Fort Médoc qui font partie du verrou Vauban. Nous découvrons les vastes espaces fortifiés entourés de courtines puis les souterrains qui permettent de comprendre le système de défense mis en place par Vauban et comment pouvait se dérouler une attaque au 17ème siècle. Cette citadelle majestueuse, construite en 3 ans pouvait loger jusqu’à 600 soldats. Elle n’a jamais été attaquée.
Petit arrêt à Bourg en Gironde : petite ville médiévale construite aux abords d’une falaise. Nous découvrons la partie basse de la ville avec son port, son lavoir couvert et la partie haute avec son château de la citadelle. Puis nous arrivons à Château Moulerens : notre port d’attache pour 3 nuits. Nous sommes accueillis dans un parc boisé de 40 hectares, un ancien domaine viticole ayant appartenu à une grande famille bordelaise. Nous découvrons des chambres confortables, apprécions les repas copieux servis dans une ambiance familiale et la gentillesse du personnel.
Francette

Mardi 17 octobre 2017 – Bordeaux
Croisière sur la Garonne : nous voici en route sur les rives de la Garonne, accompagnés de Bruno, guide exceptionnel en tous points (seuls les participants apprécieront tout le sens de cette phrase !!!).
Dès le départ nous admirons le Pont de Pierre, érigé en 1822, il permet pour la première fois de relier les deux berges de la Garonne. Constitué de 17 piliers correspondants aux 17 lettres de Napoléon Bonaparte.
Nous passons devant la Façade des Quais de la rive gauche (XVIIIème  siècle) dont la fonction à l’époque était destinée au négoce des vins (cette façade est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco). Aujourd’hui, lieu convivial très prisé des bordelais où se côtoient restaurants et boutiques. La croisière se poursuit devant l’ensemble monumental de la Place Royale de Bordeaux qui deviendra plus tard la Place de la Bourse.
Nous abordons le Quartier des Chartrons, berceau historique des négociants en vin dont l’origine s’explique par la présence d’un couvent de l’ordre des Chartreux.
Nous nous retrouvons face à la Cité du Vin (2016), monument particulier à l’architecture audacieuse et moderne inspirée par « l’âme du vin ! »
Nous passons le Pont Jacques Chaban-Delmas (2013) dont le tablier central s’élève en circulant sur des piliers gigantesques, bordé par la Tour de Contrôle au mât d’acier, situé entre le Pont d’Aquitaine et le Pont de Pierre.
Ne dites surtout pas aux bordelais que l’eau de la Garonne est sale ! Sa couleur est liée au phénomène des marées qui véhiculent des sédiments et du sable.
L’appellation des vins de « l’Entre Deux Mers » correspond à une zone située entre la Dordogne et la Garonne, limitée au sud par le département du Lot et Garonne.Nous passons devant des Carrelets, ravissantes petites cabanes de pêcheurs, hautes sur pattes, propriétés de l’Etat.Bordeaux « Port de la Lune », nom donné par la forme de la Garonne, en croissant de lune. Ville inscrite sur la liste du Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis 2007, elle possède la plus grande surface urbanisée protégée du monde (1810 hectares). Bordeaux accueille 6 millions de touristes par an.

A midi, déjeuner au restaurant « Le Beau Lieu », situé dans le complexe « Maison Saint-Louis Beaulieu », où les carmélites installèrent le carmel de Bordeaux en 1865.
Après ce bon repas arrosé d’un Bordeaux Graves de la cuvée diocésaine, nous abordons la deuxième partie de notre visite guidée en compagnie de Xavier et Nicolas.
En commençant par la cathédrale Saint-André, lieu de culte le plus imposant de Bordeaux, lieu de décor du mariage d’Aliénor d’Aquitaine et du futur roi Louis VII en 1137.
Le Palais de Rohan, architecture néo-classique construit en 1771, a connu plusieurs destins, jusqu’à devenir l’Hôtel de Ville en 1835. Il abrite le Musée des Beaux-Arts. A proximité, se trouve la rue Sainte-Catherine, présentée comme la plus longue rue commerçante et piétonne d’Europe (1,3km).
La Porte Cailhau ou Porte du Palais érigée à la fin du XVième siècle. Petit détail : les archères donnent du côté du fleuve, mais aussi du côté de la ville, ceci pour lutter d’une part, contre les assaillants, d’autre part contre les éventuelles révoltes internes.
Le Quartier Saint-Pierre et la Place de la Bourse représentent le berceau de Bordeaux (IIIième siècle de notre ère). Les noms des rues évoquent les métiers d’autrefois :
Rue des Argentiers : orfèvres ;

Rue des Bahutiers : coffres ;
Rue du Chai des farines : entrepôts à céréales, etc.
Le « Miroir d’eau » (2006) est un véritable spectacle où se reflète la place de la Bourse.
Le Grand Théâtre, commandé par le Maréchal de Richelieu au XVIIIième siècle, exemple parfait du théâtre à l’italienne. Ce bâtiment évoque un temple avec ses neuf muses : Euterpe, Uranie, Calliope, Terpsichore, Melpomène, Thalie, Polymnie, Erato, Clio.
La ville de Bordeaux est également la ville des 3 M : Michel de Montaigne (XVIième siècle),Charles-Louis de Montesquieu (XVIIIième siècle), François Mauriac (XXième siècle).
Fait exceptionnel, les différents guides ont unanimement plébiscité le travail et l’engagement d’Alain Juppé, maire de la ville et régulièrement réélu à chaque élection.
Juliette et Philippe Saingier

Mercredi 18 octobre 2017
Saint-Emilion et Château de Montaigne à Saint-Michel-de-Montaigne
Fondée au VIIIème siècle par Emilion, moine bénédictin breton, Saint-Emilion n’est pas seulement un vignoble de renom, mais aussi une ville au patrimoine religieux exceptionnel.
Par exemple : dans l’ermitage de Saint-Emilion creusé dans le calcaire, on peut voir son lit, une source et un siège dit de la fécondité. Cet ermitage se situe sous la Chapelle de la Trinité, du XIIIème siècle, dont un mur est orné de fresques du XIVème. Des cénotaphes y sont aussi exposés.
Ensuite, ce sont les catacombes, cimetière souterrain pour les nobles, le clergé et les enfants mort-nés. A l’entrée de celles-ci, une coupole ainsi que l’église monolithe auraient été commandées par Pierre de Castillon à son retour de la première croisade en 1099. L’église monolithe, a été creusée par le haut, les pierres vendues pour construire des maisons. Plus tard, un clocher pesant 4500 tonnes fut construit entre les XII ème et XVème siècles. Actuellement, à cause d’infiltrations d’eau, les piliers de l’église sont consolidés par des corsets métalliques.
Après ces visites particulièrement enrichissantes, il fallait se restaurer, alors, hésitation entre l’HEPAD ” Les vergers d’Anna” et le restaurant “Le Melchior” à Sainte-Terre. C’est donc au Melchior que nous nous sommes régalés.
L’après-midi était normalement consacré à la visite du Château et de la Tour de MontaigneHélas, pour nous, pas question de visiter le château, les lieux étant loués par FR3 pendant un  mois, pour filmer un épisode de la série “Mongeville” avec Francis Perrin. C’est donc dans la Tour de Montaigne que nous avons suivi la guide. Nous avons visité ses appartements, la chambre, la garde-robe, la bibliothèque et son cabinet de travail, là où il a écrit “Les Essais” etc… Maintenant nous savons presque tout sur la vie de Montaigne!!! Redescendus de la Tour nous avons fait une petite promenade dans le parc, pour finir autour d’une table de dégustation des vins du domaine: Bergerac blanc, rosé et rouge .
Et comme nous voulions perfectionner notre savoir sur les vins de bordeaux, une halte à l’Union des Producteurs de Saint-Emilion nous a permis d’apprendre que la plupart de ces vins sont composés de 60% de Merlot, 30% de Cabernet Franc et 10% de Cabernet Sauvignon. A consommer avec modération. Une magnifique journée sous le soleil. 
Roselyne et René Brisset

 
Jeudi 19 octobre 2017
La dune du Pyla ou (Pilat)

Il fut difficile d’accéder à la dune du Pyla à cause d’un embouteillage qui nous a fait perdre un temps précieux. Nous découvrons enfin  cette dune unique en Europe de 2,9 kilomètres de long, 115 mètres de haut, 66
mètres de large, toujours en mouvement puisqu’elle se déplace de 1 à 5 mètres par an. Courage !! il nous faut monter les 160 marches pour découvrir un extraordinaire panorama, une vue incroyable sur l’océan et la forêt des Landes: un désert de sable qui domine le bleu de la mer et le vert de la forêt. C’est grandiose !!!
Mais il nous faut reprendre la route pour notre dernier repas pris en commun à Pessac puis retour sur Montpellier.

Ce petit séjour dans cette belle région française que certains découvraient, s’est déroulé dans une ambiance chaleureuse. Cette escapade nous a permis de profiter de l’été indien. Notre France est belle et nous continuerons à la visite.
Merci à toutes les personnes qui ont contribué à ce compte rendu.

Francette

Crédits Photos: C. Malinowski -A.Muller-J .Grosse- RPL

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MARTIGUES – LA COTE BLEUE

Pour notre dernier voyage de la saison, nous sommes 54 adhérents prêts à aller à la rencontre des martégales et martigaux: les habitants de Martigues.                                                                                        Notre guide nous attend et nous  reprenons le bus pour nous diriger vers la chapelle des marins : petite chapelle bâtie sur la colline qui domine la ville. On y découvre un remarquable panorama sur la ville de Martigues, l’étang de Berre, le canal de Caroute, le golfe de Fos, Port de Bouc. C’est la gardienne de la cité datant  du 17ème siècle.                                             Puis nous visitons Martigues, composée de 3 quartiers : Ferrières, l’ile sur le canal et Jonquières. Nous déambulons dans les petites rues avec ses  maisons aux façades pittoresques le long des quais pour arriver sur la place “maritima” où nous découvrons “in situ” les restes d’un village primitif gaulois: (vitrine archéologique du 5ème siècle avant J.C.). Des maisons reconstruites selon les données archéologiques et ethniques avec tracé des rues et objets ici et là.                                                                            Le long du canal Saint-Sébastien, nous découvrons la “maison au chapeau de gendarme” à cause de la forme de sa toiture où a été tourné le film “La cuisine au beurre” avec Bourvil et Fernandel.                                         Nous nous arrêtons devant l’église Sainte-Marie-Madeleine, de style baroque dont l’intérieur est richement orné de peintures murales et d’un plafond peint en bois. Son imposant orgue est classé aux monuments historiques.                                                                                        Nous arrivons au “Miroir aux oiseaux”, plan d’eau situé en plein coeur de la ville avec ses maisons de pêcheurs du 17ième siècle, ses barques colorées, ses restaurants qui ont inspiré de nombreux peintres comme Duffy ou Ziem.                                                                                           Cette jolie petite ville de Martigues est aussi appelée “la Venise provençale” grâce au charme de ses canaux et de ses ponts. Elle est aussi labellisée “ville d’Art et d’Histoire” et depuis peu a obtenu le classement  ville fleurie “4 fleurs”.                                                                                Nous arrivons au restaurant “Le Palatino” qui domine la plage de  Carro.  Au port de  Carry-le-Rouet, nous embarquons à bord de “l’Albatros” pour découvrir les beautés de la “Côte bleue”: 22 km de côte à l’ouest de Marseille avec son paysage unique, sauvage et préservé : une succession de ports de pêche, de criques aux eaux turquoises et plages bordées de pinèdes verdoyantes. Une belle promenade le long du fameux sentier des douaniers en allant jusqu’à l’ile d’Erevine. Une balade très agréable, sur une mer calme, qui nous donne un sentiment de liberté. Nous nous sommes laissés porter par les vagues de la Méditerranée pendant 1h15.                               Tout a une fin : retour sur Montpellier vers 19heures.  

  Francette

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NEW YORK – 10 au 16 mai 2017

Nous sommes tous à l’heure à l’aéroport de Montpellier pour embarquer pour New York : 41 personnes en pleine forme qui ont rêvé de découvrir la “Grosse Pomme”. Mais petit incident, l’Esta de notre ami Michel ne passe pas : il faut le refaire. Cela ne passe toujours pas, nous nous énervons et redoutons déjà de devoir laisser un des nôtres sur le carreau. Miracle !!! nous réussissons enfin et nous précipitons vers les contrôles car il n’y a plus une minute à perdre. Nous sommes soulagés et pouvons enfin dé-stresser. La suite du voyage se déroule normalement.                                                        Francette

Mercredi 10 mai  

15h15 heure locale. Nous posons le pied sur l’aéroport JFK à New-York. Premier contact avec les U.S.A “les cerbères” annoncés de l’immigration. Agréable surprise, l’accueil sans être extrêmement chaleureux, fut loin de celui que réservaient aux éventuels clients, les vigiles gardant les portes des enfers. Cela étant surement dû aux recommandations laissées à sa concitoyenne descendance par le plus saint-georgien des américains, Thomas Jefferson “himself”, souhaitant que l’on ménage les habitants d’un village français proposant une boisson autrement plus agréable au palais que le coca-cola, si toutefois il existait déjà.

Les bagages posés à l’hôtel, premier contact avec la ville, 7ème avenue ,  Times Square; sous la houlette de notre guide René* (* René, s’il te plaît la prochaine fois remplace ta casquette noire par une de couleur fluo cela diminuera l’angoisse de nous égarer. On te laisse le choix de la couleur). “The” choc, probablement le temple de la nuit américaine, une incroyable effervescence malgré l’heure tardive. La réputation de New-York, ville qui ne dort jamais, trouve là sa plus parfaite illustration. Foule très dense, publicité omniprésente sur des écrans géants recouvrant les façades des immeubles**, voitures, séries télévisées , comédies musicales, derniers films, pièces de théâtre, produits de beauté, tous les domaines de la consommation trouvent là un exceptionnel vecteur de communication et touchent dans ce lieu un immense public. Cette ambiance lumineuse est accompagnée d’animations : spectacles de rues, super héros déambulants, artistes…  bref l’Amérique quoi!…

Anik et Henri

**renseignements pris Times Square est le seul quartier dans lequel on demande aux gérants et aux propriétaires d’afficher des publicités lumineuses

 Jeudi 11 mai                                                                                                      Direction, les îles au sud de Manhattan. Simone, notre guide nous prévient: soyez vigilants dans le métro, c’est l’heure de pointe, ne vous dispersez pas. On imagine déjà le tableau : une cohue phénoménale, des bousculades pour arriver à se glisser dans un wagon ; ce qui nous met en tête la chanson d’un de nos célèbre fantaisiste : “qu’est ce qu’on est serrées au fond de cette boîte chantaient…” en fait, les sardines avaient dues être pêchées à Palavas ou à Sète car elles étaient presque toutes saint-georgiennes.

Nous embarquons au “Battery Park” cap sur Liberty Island vers l’un des monuments les plus emblématiques des Etats Unis : la statue de la Liberté. Cette statue est la première que les immigrants arrivant en bateau voyaient en accostant aux Etats-Unis. Outre le fait que la statue soit un monument, elle est sensée représenter l’une des valeurs que l’Amérique a voulu faire sienne, vivre libre loin de toute forme d’oppression.

Notre égo franchouillard s’est senti considérablement flatté car cette statue, conçue en France par Auguste Bartholdi pour la sculpture et Gustave Eiffel pour la structure interne, a été offerte par le peuple Français, en signe d’amitié pour célébrer le centenaire de la déclaration d’indépendance américaine. Elle fut inaugurée le 28 octobre 1886 par le Président des Etats Unis: Grover Cleveland

Deuxième étape: Ellis Island, à proximité directe de Liberty Island, c’est sur elle que les flux d’immigrants étaient dirigés. Entre le 1° janvier 1892 et 12 novembre 1954 le centre fédéral de l’immigration a vu passer plus de 22 millions de migrants. Pour certains l’espoir, le rêve d’une vie meilleure fut rapidement brisé ; ceux qui présentaient des signes de maladies graves, contractées ou non durant le trajet en bateau, se voyaient refuser l’accès au pays et étaient renvoyés. D’autres présentant des symptômes moins graves étaient mis en quarantaine.                                                                    Le nombre de renvois se situe approximativement à hauteur de 2 à 3%. Il n’est pas uniquement dû à la maladie; d’autres raisons pouvaient en être la cause : passé criminel, absence de qualification susceptible de conduire au chômage. Sélection critiquable ou non selon les sensibilités, mais qui avait pour but de n’accepter sur le sol que des personnes pouvant contribuer à la grandeur du pays et non des individus nécessitant une assistance.

A la fermeture du centre, les locaux ont été murés et laissés à l’abandon. Un projet de rénovation du bâtiment principal vit le jour avec pour objectif la création du musée de l’immigration. Les travaux furent budgétisés par la levée de fonds publics. Le musée ouvrit en 1990.                                      Le musée est riche de portraits d’immigrants en costume traditionnel de leur pays d’origine, de photos retraçant des scènes de la vie quotidienne, la vie de famille, les conditions d’accueil et le parcours d’intégration des migrants, de leurs effets personnels, des tests et questions auxquels ils devaient se soumettre.                                                                                              A l’extérieur a été érigé un mur sur lequel sont gravés les noms de 700 000 personnes ayant transité par le centre.                                                 Visite chargée d’émotion. Seule remarque, le temps imparti nous a paru un peu trop bref vu la richesse de l’exposition.

L’après-midi, changement d’embarcadère, nous prenons le bus et entamons une découverte plus globale de la ville. Pêle-mêle, nous traversons:

Chinatown ou réside la plus grande communauté de population chinoise en dehors de l’Asie. Ce quartier fut fondé par les immigrants chinois venus pour construire le chemin de fer transcontinental américain. Little Italy, qui connut autrefois une forte population d’immigrants italiens, cette communauté se dispersa au début du XX° siècle vers d’autres quartier de la ville, ce qui favorisa l’extension de Chinatown.

Soho et son commerce de luxe quartier également très touristique, Wall Street abritant la plus importante et influente bourse du monde.

Nous parcourons Greenwich Village : quartier résidentiel fréquenté par les artistes, très axé sur la culture, l’art et la musique. Quartier considéré comme contestataire, avant-gardiste. Il a joué entre autre, un rôle important par son implication dans le mouvement de libération Gay. Ensuite, Washington Square Park nous accueille, parc bordé par les bâtiments de la plus grande université des U.S.A. Quelques tables de jeu d’échecs y sont installées : les parties sont suivies par des promeneurs curieux ou de fins connaisseurs. Un arc de triomphe trône à l’entrée du  parc : il symbolise le centième anniversaire de l’accession de Georges Washington au pouvoir.

Nous faisons ensuite quelques pas sur la High Line, ancienne voie ferrée aérienne, désaffectée et réhabilitée sous forme d’espace vert linéaire qui s’étend sur 4.8 km de long.

Grand Central Station se proposera ensuite à nous. Cette gare, probablement l’une des plus grandes au monde accueille au quotidien 400 000 personnes, voyageurs, touristes, promeneurs.                                   Sa transformation au début du XXème siècle en fit un bijou du romantisme, romantisme qui à cette époque allait de pair avec voyage en train. Le plafond voûté d’un de ses paliers présente une grande particularité, si deux personnes se placent en diagonale , se tournent vers le mur et que l’une d’entre elles chuchote au pied de la voûte, l’autre perçoit le message malgré le bruit ambiant.                                                                                Grand central Station faillit disparaître dans les années 1970. A cette époque,  elle était délabrée, squattée, laissée à l’abandon. La concurrence avec l’aviation a failli lui être fatale. Elle échappa à la destruction grâce au soutien de l’ancienne Première Dame Jacqueline Kennedy-Onassis, et à sa reconversion en gare desservant les banlieues.

Notre première journée se termina au restaurant à Heartland Brewery, à proximité de l’Empire State Building et de Times Square ; ce qui permit à certains d’entre nous, après le repas, de se replonger dans l’extravagante effervescence de la nuit “Times Squarienne”                                           Anik et Henri

Vendredi 12 mai                                                                               Après avoir satisfait au contrôle sanitaire….. du centre d’immigration d’Ellis Island la veille, nous prenons ce vendredi 12 mai, le métro à la 7ième avenue pour gagner le “Down Town”, le sud de Manhattan. Cette visite débute par une immersion dans le “Financial District“, coeur de la haute finance internationale avec la mythique “wall street” perdue au milieu des gratte ciel, rue qui doit son nom au fait qu’elle fut à l’origine du mur “wall” qui protégeait les premiers occupants hollandais  puis anglais des indiens. Outre les grandes instances financières, la Bourse, la Réserve Fédérale (stockage de l’or….) se trouve la statue de Georges Washington devant le bâtiment, où il déclara en 1786, accepter de devenir le premier président des Etats-Unis. Après avoir remonté le début de la célèbre avenue de Broadway (22 km de long) sur laquelle se déroula la célèbre parade des “héros” (tel Lindberg, Jess Owens, Amstrong…), nous avons atteint Grand Center “Ground Zéro” lieu du dramatique attentat du 11 septembre 2001. Moment d’émotion à la mémoire des 3000 victimes, dont 343 pompiers dans la seule caserne située à proximité. Désormais, à la place des “Twins Towers” détruites, sont érigés 4 nouveaux “gratte ciel” dont la One tower – 1776 pieds de haut, par référence à la date de création des Etats-Unis.

Le groupe termina cette matinée par l’ascension de l’Empire State Building et ses 86 étages, vue à couper le souffle sur New York  (360° et environ 50 km)

Après une brève collation, style New Yorkais, l’après-midi fut consacrée à la découverte de Brooklyn et de ses différents quartiers personnalisés à travers les différentes vagues d’émigration , italienne, juive, chinoise, russe, portoricaine, Afro-Africaine etc….et l’évocation dans des registres différents de résidents célèbres tels Al Capone… et Meryl Streep. Mais Brooklyn sans avoir parcouru quelques mètres sur le célèbre pont, impensable !!! (pont suspendu avec haubans) ce fut donc chose faite.La conception du pont revient au cabinet d’architecture de John Augustus Roebling. Dès le début de la construction, en 1869, Roebling est sérieusement blessé au pied lors d’un accident sur le chantier : il est amputé des orteils mais meurt du tétanos deux semaines plus tardSon fils Washington lui succède mais est victime d’un accident de décompression alors qu’il travaille dans le caisson sous-marin, il reste lourdement handicapé. Son épouse, Emily Warren Roebling, assure alors le relais entre lui et ses ouvriers tandis qu’il reste confiné dans son logis et observe la construction avec des jumelles!!!

Enfin, nous terminons cette journée par trois quartiers particulièrement typés, Bed-Stuy (Bedford Stuyvesant – 1er quartier noir des USA), le très résidentiel Park Slope où eut lieu en 1776 la première bataille face aux anglais pour l’indépendance (voir les rôles des français et en particulier celui du Duc de Castries, ministre de la marine de Louis XVI) et enfin le quartier hassidique de Williamsburg (quartier très pauvre où les fidèles endimanchés se rendaient à la synagogue).

Puis nous regagnâmes notre hôtel en empruntant l’opulente Fifth (5°) Avenue.                                                                                           Brigitte et Daniel

Samedi 13 mai : journée libre sous la pluie                                     Simone nous avait bien dit qu’il pleuvrait et qu’il faudrait acheter des bottes. Elle ne s’était pas trompée. Une journée de pluie qui ne nous a pas empêchés de parcourir New York dans tous les sens. Pour certains ce fut le MOMA (musée d’art moderne) pour d’autres, les boutiques, la 5ième avenue, la bibliothèque, la gare centrale, la cathédrale Saint Patrick, la Trump Tower, etc…..                                                                                           Francette

Dimanche 14 mai : Gospel à Harlem 

lundi 15 mai : journée libre                                                              Lundi matin, il ne reste que quelques heures pour profiter de New York.                                                                                                  Nous décidons de quitter le quartier de la 33ème rue pour visiter Chelsea et Meatpacking.

Nous descendons la 8ème avenue, très vite le flot incessant des véhicules et les trottoirs encombrés de la foule diminue progressivement pour laisser place à une vie de quartier.                                                                   Les gratte-ciel sont remplacés par des immeubles d’ habitation de type HLM avec des entrées fleuries, et des commerces de proximité.                     Entre la 15ème et la 16ème nous découvrons Chelsea Market. Cette ancienne fabrique de biscuits a été transformée en marché couvert. L’aspect usine a été conservé, les murs sont en briques, avec les anciennes portes des fours de cuisson et les tuyauteries, le sol est en béton.                       Ce marché couvert accueille une cinquantaine de cafés, restaurants, épiceries, bar à soupe, pâtisseries, glaciers, une immense poissonnerie avec dégustation de coquillages huitres, clams ….qui côtoient boutiques de mode et de déco et un marché de jeunes créateurs.

Vers la 20ème rue, nous nous trouvons dans le Chelsea bourgeois des années 1850 avec son alignement de maisons en brique bordé d’arbres. Arrivés de nouveau vers la 5ème avenue, la frénésie New-Yorkaise reprend ses droits.                                                                                       Chantal et Dany

Mardi 16 mai

Nous avions rêvé d’arpenter les avenues de cette mégapole américaine, découvrir le nez en l’air les fameux gratte ciel, ces colosses de béton, d’acier et de verre. Nous avons pu toucher du doigt cette ville cosmopolite avec ses centaines de nationalités, ses différentes cultures, ses différentes cuisines. Nous avons visité les différents quartiers de la ville, flâné dans les rues animées et bruyantes, traversé Central Park, écouté du Gospel à Harlem, goûté aux spécialités new-yorkaises (hot dog, donuts, bagels), découvert cette ville de légende, promesse de grandeur, de démesure, de réussite. Nous avons pu nous  griser de gigantisme   et faire les boutiques, temples de la consommation.  Voilà, c’est fait !!!!!! Et “Big apple” n’a laissé personne indifférent !!!!! 

Merci à Anik et Henri, Brigitte et Daniel, Geneviève et Nadine, Chantal et Dany qui ont gentiment accepté de me faire un compte rendu.                        Francette

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LA CAVERNE du PONT D’ARC

Ce jeudi 20 avril, nous sommes 57 personnes à prendre la direction du sud de l’Ardèche où nous allons visiter la caverne du Pont d’Arc, réplique de la grotte Chauvet découverte en 1994 par 3 spéléologues: Jean Marie Chauvet – Eliette Brunel et Christian Hilaire. La grotte originale étant interdite à la visite dans un but évident de conservation, un extraordinaire ensemble a été construit pour faire partager l’héritage universel légué par nos ancêtres préhistoriques.

Un fort mistral nous accompagne et nous sommes transis de froid en attendant l’heure précise de la visite. Une jeune guide nous équipe d’oreillettes et nous donne quelques explications. Soudain, les portes  s’ouvrent et apparaissent les parois de la caverne aux éclairages doux et chaleureux : l’ambiance est réussie. Voilà ! nous sommes plongés 36000 ans en arrière au milieu des stalactites et stalagmites. Des jeux d’ombres et de lumière animent les parois. Nous découvrons, dans un décor naturel de calcite et d’argile, les oeuvres des artistes : des centaines d’animaux d’espèces différentes peints à l’ocre rouge, gravés au silex, tracés au doigt ou au fusain en suivant par endroits les reliefs et les arêtes de la pierre. Le bestiaire prend vie tant les techniques de l’estompe et de la perspective sont maitrisées. Tous les animaux qui peuplaient la région pendant l’ère glaciaire sont représentés : ours des cavernes, rhinocéros laineux, mammouths, panthères, chevaux, hibou. Ici et là, des paumes de main d’enfants et d’adultes ainsi que la partie inférieure d’un corps féminin. Nous nous déplaçons le long d’une passerelle : en 50 minutes de parcours et une dizaine de stations, la guide nous détaille les oeuvres à découvrir. Nous sommes émerveillés devant ces réalisations uniques figées pour l’éternité.       La grotte a été inscrite au patrimoine mondial de l’humanité en juin 2014 où l’on a reconnu sa dimension unique et universelle grâce à 3 caractéristiques rarement réunies : l’ancienneté, la qualité de la conservation et la richesse de la représentation artistique.

Puis nous nous dirigeons vers la galerie de l’Aurignacien qui est complémentaire de la caverne. C’est un vaste espace de 800 m2 qui permet de mieux comprendre les hommes et les femmes qui vivaient à cette époque.Le parcours débute par un film qui plonge le public dans une scène de l’époque aurignacienne. Des reconstitutions grandeur nature de mammouths ou rhinocéros laineux, de mégacéros évoluent dans des décors minéraux et végétaux. Des panneaux interactifs, des bornes, des écrans  retracent l’histoire du paysage, des techniques de peinture et de l’évolution du site.

Nous avons tous apprécié la découverte de ce site remarquable financé par la région Rhône-Alpes, le département de l’Ardèche, l’état et l’Europe. Cette reproduction à l’identique de ce  chef d’oeuvre de l’humanité, unique au monde, a créé chez nous une grande émotion.

C’est l’heure du repas : Nous nous dirigeons vers le  restaurant du site, “la Terrasse” qui propose une halte gourmande issue du terroir ardéchois.

Le retour se fait par la route panoramique des gorges de l’Ardèche. En partant de Vallon Pont d’Arc et sur environ 40 km, nous suivons une route sinueuse, qui surplombe les gorges. C’est une succession de petits tunnels creusés dans la roche, un défilé de falaises pouvant atteindre 300 mètres de hauteur, au milieu d’une nature sauvage et préservée. En contre bas, nous apercevons les canoës-kayakistes, nombreux en cette période de vacances. Quelques belvédères sont aménagés sur le bord de la route, mais pas facile d’y arrêter le bus pour admirer les splendides et incroyables points de vue.

Bravo aux artistes, peintres, architectes, sculpteurs qui ont pris part à la construction de ce joyau et qui ont su fidèlement reproduire la grotte Chauvet. Cette réalisation contribue au développement de la région et permet de faire partager au plus grand nombre ce sanctuaire pariétal préhistorique.

Francette

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LE CAMP DE RIVESALTES

Ce 8 mars 2017, nous sommes 54 adhérents à découvrir les vestiges d’un  camp qui s’étend sur 612 hectares (19 îlots comprenant des centaines de baraques) et le mémorial de Rivesaltes, ce bloc de béton massif pigmenté d’ocre dans la masse, semi enterré aux couleurs de la terre “d’ici”, imaginé par l’architecte Rudy Ricciotti et inauguré en octobre 2015.

En 1939, ce camp était un camp militaire.  Cependant,dès 1941-1942, il  accueille les réfugiés espagnols de la “Retirada” qui fuient la répression franquiste, des tsiganes d’Alsace-Moselle et des juifs avant leur déportation vers les camps de la mort                                            .                           Après la guerre en 1944, le camp devint un camp pour les collaborateurs, les prisonniers de guerre allemands, italiens et autrichiens.                           En 1962, il devint un lieu d’hébergement pour les harkis et leurs familles dans l’attente d’un reclassement et un camp de rétention et de régularisation jusqu’en 1964.                                                                 De 1986 à 2007, un centre de rétention administratif.Plus de 60 000 personnes y ont transité.                                                                           Les conditions de vie y sont effroyables : le froid, les vents violents qui s’engouffrent dans les baraques, la faim, la soif, toutes les maladies dues au manque d’hygiène (absence d’égouts, de douches). Des oeuvres de secours s’organisent (YMCA – CIMADE – Quakers) qui répondent aux urgences : distribution de vivres, soins aux malades, soutien moral, des ateliers et des activités professionnelles.                                                                       Le camp était promis à la destruction, mais en 1998, Christian Bourquin, président du conseil général des Pyrénées Orientales décide d’en faire un lieu de mémoire. Le projet aboutit à la construction du mémorial.                 Nous pénétrons dans ce bloc de béton austère, de 220 mètres de long, 20 mètres de large et d’une superficie de 4000 m2. Sans fenêtres, il est juste éclairé par des puits de lumière. Il abrite des expositions temporaires et une vaste salle d’exposition permanente qui présente la chronologie du camp, des témoignages, des objets, des documents retraçant l’internement des différentes populations qui y ont séjourné. Cela permet de visualiser le parcours de l’ensemble des populations civiles ou militaires. De grands panneaux lumineux replacent les évènements dans le contexte historique.Un espace interactif facilite la consultation de cartes, d’entendre les témoignages d’anciens internés, de voir des films et archives.                        Ce lieu très émouvant, ouvre une réflexion sur cette page “noire” du 20ème siècle de l’Europe et de la France où les destins de ces “indésirables” se sont croisés au gré d’évènements tragiques. Il amène des questionnements sur le présent et l’avenir où nous avons comme l’impression que l’histoire se répète.                                                                                                 Ce site est classé monument historique par le ministère de la culture. Il a couté 23 millions d’euros financés par l’état, la région Languedoc Roussillon et le département des Pyrénées Orientales.                               

Nous avons déjeuné au restaurant “le moulin de Fitou” où le service, long, très très long nous a mis en retard pour le reste de l’après midi.

Nous arrivons enfin au château de Raissac situé aux portes de Béziers, où Mr et Mme Viennet nous reçoivent dans leur demeure d’exception.         Nous découvrons un château de style néo-classique, bâti sur les vestiges d’une villa romaine, un parc agréable avec étang et serre. A l’entrée, 2 lions accueillent les visiteurs et invitent à pénétrer dans cette demeure familiale de prestige remarquablement meublée.                                           Christine Viennet, céramiste de renom, a créé le musée de la faïence et des arts de la table au sein d’anciennes écuries où des faïences des 19ème et 20ème siècle sont exposées.                                                                 Elle s’inspire de l’oeuvre du naturaliste  Bernard Palissy  pour reproduire avec réalisme la faune et la flore aquatique. Ses sculptures et ses trompe l’oeil reproduisent des serpents, grenouilles, fleurs, végétaux, insectes, d’incroyables créatures marines ou terrestres.                                       Jean Viennet, portraitiste plein de fantaisie, élève de Salvador Dali, expose ses peintures et fresques dans les salons du château.                                 Il nous reste très peu de temps pour visiter la cave du château perchée sur la colline, bâtisse datant du 17ème siècle dont le chai est creusé dans la roche calcaire. Le domaine viticole de 80 hectares produit des cuvées de 11 cépages différents dont la presque totalité de la production est exportée  jusqu’aux Etats Unis. Malheureusement, nous n’aurons même pas le temps de les goûter !!                                                                                         Nous avons été accueillis par des propriétaires charmants, vivant dans un lieu atypique, entourés d’objets divers, du plus raffiné au plus surprenant. Le tout donne un lieu plein de vie, de curiosité et d’humour.

Francette

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LA GRANDE-MOTTE

Quelle chance d’avoir pu bénéficier d’un après midi “presque ensoleillé” ce jeudi 16 février  après ces journées pluvieuses des vacances de février!!! Notre guide nous attend devant le Pasino. Nous allons découvrir cette ville nouvelle qui a été le projet fou d’un architecte humaniste et philosophe : Jean Balladur. La Grande Motte est sortie de terre dans les années 1960. Le général De Gaulle voulait aménager sur le littoral du Languedoc Roussillon une station balnéaire pour accueillir les vacanciers du nord de l’Europe qui partaient en vacances en Espagne. Jean Balladur mit en place un projet architectural d’une audace inouïe, inspiré des temples précolombiens du Mexique : il ose les pyramides. C’est le projet “Racine” né sur des terrains marécageux infestés de moustiques, impropres à l’urbanisation.                                                                                       On commence par creuser le port et l’étang du Ponant. La future ville est ainsi remblayée  et rehaussée de 2 mètres par rapport au niveau de la mer grâce aux 1 million de mètres cubes de sable.                                      Nous déambulons dans les allées boisées pour atteindre la place du 1er octobre 1974 où se trouvent la mairie et son esplanade, l’église Saint Augustin toute en courbes, tournée vers la mer avec ses magnifiques vitraux fabriqués par les maitres verriers de Chartres. Nous nous enfonçons dans les sous bois vers la “coulée verte” et découvrons une cité-jardin entre les immeubles : paradis des  piétons et des cyclistes. ça et là,  des sculptures ayant trait aux différents vents de la région.                                         Nous nous dirigeons vers la mer et le point zéro (point de départ de la Grande Motte) où nous avons une vue sur les pyramides construites en béton : toutes les façades sont différentes (modénatures) et confèrent à chaque bâtiment sa personnalité propre. Ici, tout a une signification : la grande pyramide fait référence au pic Saint Loup et est la liaison entre la partie mâle de la ville (du levant) et la partie femelle (du couchant) avec ses formes  courbes et arrondies. L’immeuble “Concorde” qui est face au port, possède des séparations entre les balcons qui ont la forme du nez du général De Gaulle.                                                                                     Très décriée au moment de sa construction, 50 ans après, la Grande Motte séduit tous ceux qui la découvrent. Petite ville de 8500 habitants l’hiver, elle reçoit 120 000 touristes l’été attirés par son port de plaisance, ses plages, ses commerces, son golf, son palais des congrès.                                   C’est un havre de verdure avec ses 43 000 arbres plantés : 70% de l’espace urbain est occupé par des bois, des bosquets, des pins, des zones naturelles, des haies fleuries qui encadrent les voies de circulation.                 Beaucoup d’entre nous ne connaissaient que le côté mer de la Grande Motte et avons été agréablement surpris  par cette ville la plus verte d’Europe. Nous comprenons aisément pourquoi elle a obtenu le label “Patrimoine du 20ème siècle” en 2010.

Francette

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LE LYCÉE GEORGES FRECHE

Le vent fripon – Prends garde à ton jupon : On aurait pu chanter la chanson de Brassens  ce 13 janvier 2017 lors de notre visite au lycée G. Frêche tellement le vent glacial  nous poussait à nous abriter dans le hall.                                                                                                    Tout d’abord, nous apprécions le repas servi au restaurant d’application par les élèves de 2ème année préparant le bac technologique. Ceux-ci, un peu intimidés, un peu gauches dans certains de leurs gestes apprennent au contact de la clientèle leur futur métier. Ils sont confrontés à la réalité des métiers qu’ils découvrent : mais ils s’en sortent avec brio sous l’oeil bienveillant de leur responsable.

Puis nous sommes pris en charge par 2 jeunes étudiantes en BTS qui nous présentent et nous font visiter leur établissement. Nous découvrons ce lycée dont la construction fut décidée par Georges Frêche en 2006. Il lance le projet d’un lycée hôtelier d’enseignement professionnel et technique qui propose à 1000 élèves, un enseignement d’excellence tourné vers l’ensemble des métiers de l’hôtellerie et du tourisme : de la seconde aux BTS, en passant par les CAP et les bacs Pro. Tous les niveaux de formation et toutes les voies (classique – alternance – continue) sont proposés.                                                                                                               Construit par l’architecte italien Massimiliano Fuksas et inauguré en septembre 2012, c’est une structure complexe au design étonnant, d’allure futuriste, aux courbes fluides définies par des lignes horizontales et des diagonales. Les façades habillées d’aluminium sont  recouvertes  de 17 000 triangles de métal et de  verre : aucun n’est semblable – aucun n’est transposable – chacun a sa place. (chaque triangle est un reflet qui donne de l’espoir à l’avenir –  M. Fuksas). L’ensemble comprend 2 bâtiments principaux imbriqués et 3 bâtiments abritant 1 gymnase, 1 internat et des logements de fonction. Le lycée comprend 1 brasserie, 1 restaurant gastronomique et 2 restaurants d’application. Nous déambulons dans les couloirs et découvrons dans la partie publique de l’établissement la décoration proposée par la “designer” (femme de M. Fuksas) : une ligne originale de mobilier qui s’intègre parfaitement à l’architecture. Son projet intitulé “Emulsion” part d’un ustensile de cuisine “le fouet” qui se retrouve dans une série d’objets de décoration et de luminaires. Le tout, contribue à créer une ambiance des plus insolites dans ces volumes baignés de lumière naturelle.                                                                                               La partie hôtel comprend 12 chambres. Nous en visitons une : très spacieuse, disposant d’un mobilier “design” et fonctionnel.  Au rez de chaussée, pains, gâteaux, pizzas, tous  les produits confectionnés par les futurs boulangers, pâtissiers  sont en vente. Nos gourmandes et gourmands se sont précipités.                                                                                Cet établissement a coûté plus de 80 millions d’euros entièrement financés par la région. Le lycée porte le nom de son initiateur dont la statue mesurant 2,50m de haut est érigée à l’entrée du lycée.                      L’ombre de l’ancien président de région planera pour toujours sur ce bâtiment futuriste. Espérons que les élèves comprendront la chance qu’ils ont de pouvoir apprendre dans de telles installations.

LA CATHEDRALE ET LA FACULTE DE MEDECINE DE MONTPELLIER

Au programme de ce bel après-midi ensoleillé de ce  premier jour de décembre : la visite de la cathédrale Saint-Pierre et de quelques salles remarquables de la Faculté de Médecine

Pourquoi visiter en même temps la Cathédrale et l’école de Médecine de Montpellier ? Tout simplement parce que leurs destins sont liés. La Cathédrale est pratiquement mitoyenne de l’école de Médecine : en effet, l’école s’est installée en 1795 dans l’ancien monastère Saint-Benoît  dont la cathédrale était l’ancienne chapelle. La cour d’honneur de l’école correspond d’ailleurs à l’ancien cloître qui était logiquement adossé à son église. C’est ainsi que la Cathédrale Saint-Pierre se retrouve avec sa façade sur la rue de l’école de Médecine.

Le fort  Saint-Pierre

Situé dans l’écusson, centre de la vieille ville, le bâtiment de l’église est le plus grand de la région du Languedoc-Roussillon, ce qui n’est pas étonnant, vu que Montpellier en est la capitale.

L’église était à l’origine la chapelle du monastère bénédictin de Saint-Benoît Saint-Germain fondée en 1364 à la demande du pape d’Avignon Urbain V, et sera érigée en cathédrale en 1536, lorsque Montpellier devint le siège épiscopal de la région. Urbain V voulut ainsi honorer la ville où il étudia et enseigna. L’imposante architecture de l’église n’est pas le fruit du hasard. Elle était munie de défenses importantes, ce qui en fait une forteresse. À la fin du XVIe siècle on la surnomme d’ailleurs le « fort Saint-Pierre ». Quatre tours s’élèvent aux angles de la nef, dont l’une fut abattue lors des mouvements iconoclastes de 1567. L’une des façades était couronnée par des mâchicoulis surmontés de créneaux, derrière lesquels devait courir un chemin de ronde dans l’épaisseur du mur. L’entrée est précédée d’un porche massif, composé de deux piliers cylindriques et d’une voûte reliant les piliers à la façade de l’église.

Nous pouvons encore voir aujourd’hui les vestiges de ce système de défense, assez étranges pour une église de style gothique. En effet, les guerres de religion qui ravagèrent Montpellier et toute la France firent de nombreuses victimes, dont la cathédrale Saint-Pierre. En 1567, la cathédrale subit les assauts des protestants qui cette fois vont s’attaquer au bâtiment. Une tour s’effondre entraînant avec elle l’ensemble du bâtiment. Les chanoines de la cathédrale se réfugièrent à Villeneuve-lès-Maguelone et à Frontignan ou ils restèrent jusqu’à la fin du siège de Louis XIII en 1622. Le roi fit aussitôt reconstruire la cathédrale. La voûte, le pavement de la nef et la façade sont refaits. Au XIXe siècle (de 1855 à 1875), les travaux  lui donnent l’aspect que nous lui connaissons aujourd’hui, beaucoup plus grande que l’édifice originel avec la reconstruction de la tour clocher et l’ajout de chapelles rayonnantes au sein du chœur. La toiture du chœur fut ornée de tuiles vernissées « à la mode bourguignonne ». Auguste Baussan refait le décor sculpté de la tour et du tympan ; les verrières du transept et du chœur, exécutées par Edouard Didron  et Paul Nicod, sont posées entre 1870 et 1872. Dans le bras droit, un tableau de  Sébastien Bourdon représente La chute de Simon le Magicien (1657), épisode apocryphe de la vie de Saint-Pierre.

Seuls auront survécu du Moyen-âge, le porche avec ses deux tours reliées à la façade. Une chance, car ce sont les éléments les plus emblématiques de cette curieuse cathédrale, très inspirée des châteaux forts.

On a une petite idée de ce que pouvait être le Montpellier médiéval en venant à l’Écusson, même si les ravages des guerres défigurèrent la ville. Voir au bout d’une petite rue, les grandes tours carrées avec ce porche et son baldaquin, c’est être transporté au plus profond du Moyen-âge, ce que les structures défensives, avec les contreforts, les meurtrières ou les mâchicoulis de la cathédrale nous rappellent vivement. En 1795, le siège épiscopal, l’ancien monastère Saint-Benoît, devient le siège de l’école de Médecine

Après avoir monté les  204 marches qui nous amènent en haut d’une des tours, nous avons admiré Montpellier et ses environs.

La Faculté de Médecine

La faculté de Médecine de Montpellier est la plus ancienne faculté de médecine en activité au monde (celle de Salerne  a disparu au début du XIXe siècle). Sa devise fait référence à la tradition hippocratique dont elle se réclame : Olim Cous nunc Monspeliensis Hippocrates « Jadis Hippocrate était de Cos, maintenant il est de Montpellier ».

Elle fut fondée dès 1220. A cette époque, les cours sont donnés un peu partout dans la ville. Les médecins arrivent du monde entier en même temps que les pèlerins se rendant à Saint Jacques de Compostelle et selon la doctrine édictée par Guilhem VIII, tout le monde est autorisé à enseigner la médecine à Montpellier quelle que soit son origine. 

De nombreux médecins arabes et juifs, chassés d’Espagne, arrivent donc à Montpellier. Ils représentent un grand intérêt car ils sont alors les seuls à connaître la langue arabe qui leur permet de traduire ce qui a notamment été écrit à l’université de médecine de Bagdad, l’une des plus anciennes du monde. Dès le XIVe siècle, les cours d’anatomie dispensés à l’université de Montpellier sont célèbres dans toute l’Europe. Jean-Antoine Chaptal y fait construire un théâtre d’anatomie. Médecine et Chirurgie sont réunies. La période 1794-1803 correspond à une phase féconde de re-formation et à l’enseignement des idées scientifiques nouvelles. Le décret du 11 mars 1803, soumet l’exercice de la médecine à l’obtention d’un doctorat.

1795 : la faculté quitte des locaux anciens et vétustes pour ses locaux actuels. Nous pénétrons dans ce lieu exceptionnel en empruntant l’entrée qu’ornent  les statues de Lapeyronie et Barthez.

Le musée d’Anatomie

Véritable ” temple » de la médecine”,  dans un cadre majestueux rythmé par des colonnades, des plafonds  peints par l’artiste montpelliérain Jean-Pierre Montseret, le conservatoire présente, sous l’égide de médecins célèbres et d’allégories de diverses sciences, une succession de vitrines déclinant la description du corps humain ainsi que ses pathologies, grâce à l’exposition de plus de 5000 pièces. Nous découvrons d’étonnantes pièces anatomiques, des moulages en cire et en plâtre, (notamment ceux du florentin Felice Fi-ontana), des spécimens rares de monstruosités et malformations congénitales, des pathologies de squelettes, instruments de chirurgie, matériel orthopédique, etc….Une grande partie de la collection, classée au titre des monuments historiques en 2004, est constituée de préparations anatomiques déposées par les professeurs et les étudiants en médecine au XIXe et au début du XXe siècle.Des collections corollaires, ayant trait à l’anatomie comparée et à la zoologie d’une part, à l’archéologie d’autre part, viennent encore s’agréger à cet ensemble, qui a été un outil pédagogique incomparable pour des générations d’étudiants en médecine avant que n’existent les techniques actuelles d’exploration du corps humain.

La salle des anciens musées Delmas-Orfila-Rouvière

En 2014, le musée s’est agrandi et a accueilli  les collections Delmas-Orfila-Rouvière, du nom des trois professeurs de médecine et d’anatomie. Autrefois elles étaient situées dans les locaux de la Faculté de médecine de Paris V-Descartes. L’arrivée de cet ensemble à Montpellier constitue un événement majeur pour l’histoire de l’anatomie : ce sont en effet plus de    7 500 pièces d’anatomie réelles ou artificielles, classées au titre des monuments historiques, qui sont désormais réunies à l’Université de Montpellier : seule une petite partie de la collection est présentée au public dans le cadre de l’exposition “De chair et d’Os”. La présentation actuelle, conçue comme première introduction, met d’une part en valeur les anciens musées universitaires Delmas-Orfila-Rouvière, et évoque d’autre part une collection anatomique particulière, celle de l’ancien musée forain du Docteur Spitzner. On y découvre “3 écorchés” dont un singe en papier mâché, tous muscles saillants à nu, des squelettes d’oiseaux composés de pièces articulées détachables, un foetus pétrifié resté 56 ans dans le ventre de sa mère, des femmes de cire grandeur nature en train d’accoucher, des siamois italiens Tocci, etc…

Toutes ces pièces sont des chefs d’oeuvre. Elles relatent deux cents ans de l’histoire de l’enseignement de la médecine mais également des maladies. Espérons que le déménagement de la faculté prévu sous peu permettra la restauration des collections de la faculté pour préserver ce patrimoine scientifique montpelliérain.

L’ancienne chapelle privée des évêques est transformée en salle des actes ornée de nombreux portraits d’anciens savants et professeurs : un buste d’ Hippocrate, offert par l’empereur Napoléon 1° y trône toujours. Les anciens salons d’apparat de l’évêque du rez-de-chaussée sont transformés en trois parties :

  • La salle du conseil, richement décorée de lustres et de staff est ornée de portraits de savants du XVIIIe siècle, dont le célèbre portrait de François Gigot de Lapeyronie réalisé par Hyacinthe Riga
  • Le vestiaire des professeurs, une salle ornée de portraits d’anciens élèves de la faculté des XVIe et XVIIe siècle. On peut y voir notamment un portrait de Rabelais et de Guillaume Rondele. La toge de Rabelais y est également conservée.
  • Le cabinet décanal, ou bureau du doyen,  décoré de boiseries, de livres anciens et d’un mobilier de style Louis-Philippe et style Second Empire n’est pas ouvert à la visite.

 

Espérons que le deuxième groupe qui fera la même visite que nous avec une semaine de décalage sera tout aussi enthousiaste que nous devant cette découverte.                                                                                        René Pohl

Diaporama de Janine

    Visionnage film “C&C_FAC MED-CATHEDRALE”

 

 

 

 

 

 

BEAUCAIRE

Jeudi 3 novembre 2016 

Nous sommes 53 personnes  à quitter Saint Georges pour Beaucaire. Nous avons rendez vous à la maison du Patrimoine : bâtiment classé à l’inventaire des monuments historiques. Cette demeure construite au 15ème  siècle par le sieur Fournier de Beauregard, négociant en sel, constitue un ensemble sur 1000 mètres carres au sol (sa visite est gratuite).
Notre guide Nathalie nous conduit  au bord du Rhône, sur le champ de foire, ancien oppidum gaulois, pour nous conter l’histoire de Beaucaire.

UGERNUM du temps des romains est le port exutoire de Nîmes, c’est aussi le point de départ de la voix Domitienne vers l’Espagne.

9ème siècle: elle devient ville médiévale, lieu de résidence des Comtes de Toulouse (c’est Raymond 6 qui fit construire le château)

1067 : BELCAIRE (belle pierre : référence aux pierres extraites dans les carrières) remplace Ugernum et devient BEAUCAIRE.

1229 : Beaucaire est rattaché au domaine royal.

1464 : Le roi confirme les privilèges de la foire de la Madeleine
– elle est exempte de taxes fiscales
– tous les délits commis durant la foire sont exemptés de peines. Les négociants et gens d’affaires désireux de bénéficier de ces avantages sont de plus en plus nombreux.

17ème siècle : la foire devient internationale (grâce à la voix fluviale)
– les épices, le riz, l’ivoire, la soie, le thé viennent d’Inde
– le café, le cacao, le sucre du Nouveau Monde,
– l’horlogerie de Suisse,
– les tapisseries des Flandres,
– le vin, les vermicelles, la verrerie d’Italie,
– les bouchons du Portugal,
– les sardines d’ Espagne,
et divers produits bois, animaux…. des provinces de France
Il était bon ton de ramener la bague «aie»  très fine en verre qui se cassait blessant le doigt et faisait crier « aie ! »

Cela va transformer la ville qui doit s’agrandir pour accueillir de plus en plus de monde : la population passe de 16 000 à 100 000 personnes cette semaine là. Les notables ont construit de belles demeures, commerces en RDC, appartements privés à l’étage. Ils louent pendant la foire tout ou partie de leurs logements jusqu’aux paliers qui disposent de cheminées et partagent mème  de grandes pièces avec des tentures pour optimiser la location.

La foire se tenait la semaine du 22 juillet à la Sainte Marie-Madeleine.

Notre visite se poursuit dans la ville. Nous nous arrêtons devant divers monuments, cherchant le soleil ou nous abritant du vent froid.

– La place de la république et ses arcades qui protégeaient les commerces

– L’hôtel de Margallier du 17ème avec ses grandes ouvertures en rez-de-chaussée (toujours pour les commerces) encadrements rectilignes décorés de têtes d’hommes ou atlantes devant les commerces et de têtes de femmes ou cariatides à l’étage réservé à la vie intime.

– L’hôtel De Clausonnette, plus simple, du 18ème, avec des arrondis au dessus des fenêtres et un fronton en triangle, nous entrons dans la cour (aujourd’hui c’est un HLM.)
– L’église Notre Dame De Pommiers construite au 18ème pour remplacer une petite église romane et dont subsiste une magnifique frise placée sur le mur en hauteur pour la préserver : levez les yeux !

– L’hôtel de ville construit sous Louis XIV. Il servait de bureau de médiation pour avoir le passeport de franchise, pour trouver des hébergements, pour vérifier les mesures étalon de vente. Seuls subsistent la canne de Montpellier(1.92m) et l’aune de France (1.34m) 2 barres en fer scellées dans le mur et les médaillons du roi.

– La chapelle Saint-Paul (14ème -15ème siècle): enserrée au milieu de petites maisons de rapport que les cordeliers firent construire pour les louer pendant la foire.

La vieille ville de Beaucaire est protégée des crues du Rhône par une large digue, des portes coulissantes qui permettent le franchissement en temps normal. Le marché actuel n’a pas drainé le pays. Les commerces sont fermés. Les rues sont vides, balayées par le vent. Seuls les petits qui sortent de leur école mettent un peu d’animation. Les hôtels particuliers sont nombreux : un programme de ravalement de façade les met en valeur. Sur ces façades, il reste de nombreux crochets qui permettaient de tendre des vélums au dessus des rues, pour se protéger du soleil.

Notre repas à “l’épicerie de Cécile” fut à la hauteur et nous a bien réchauffés avec la soupe aux cèpes.

Merci Francette, ce fut une bien belle découverte.                                Annita Chaballier

Après le copieux et délicieux repas de “l’Epicerie de Cécile”, nous nous dirigeons vers l’Abbaye troglodyte de Saint-Roman située à quelques kilomètres de Beaucaire. Nous accédons au monastère par un sentier aménagé d’environ 600 mètres qui serpente à travers les chênes, les pins et plantes de la garrigue méditerranéenne.                                         L’abbaye est installée sur une colline qui domine toute la Provence. Nous avons une vue magnifique sur la vallée du Rhône, les Alpilles, le Luberon et le mont Ventoux.  Creusée dans le calcaire par des ermites disciples de Saint-Roman,  des moines bénédictins s’y installèrent à la fin du 5ème siècle et l’occupèrent pendant près de 1000 ans. Ils adoptèrent un style de vie monastique qui s’inspire des moines de l’Orient Chrétien comme en Egypte ou en Cappadoce.                                                                                  Sur ce lieu émouvant et surprenant, nous découvrons  de grandes salles, la chapelle avec les sièges de l’abbé et du prieur, les cellules des moines avec les supports de lampes creusés dans la masse et sur la terrasse supérieure, une nécropole à ciel ouvert. Au 14ème siècle, le pape Urbain V utilise cette abbaye pour y dispenser une instruction à des jeunes, pauvres et riches, doués pour les études. Puis, c’est le déclin. L’abbaye est vendue à différents particuliers.

Le site, longtemps à l’abandon, a été acquis par la commune de Beaucaire en 1988 et a été classé monument historique en 1991. A partir des années 1960, La Société d’Histoire et d’Archéologie de Beaucaire, entreprend des fouilles et son déblaiement. La connaissance du site doit beaucoup à ces passionnés.

Francette

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LE JURA

Ce lundi 26 septembre 2016, de bonne heure et de bonne humeur, nous sommes 42 adhérents à rejoindre le bus qui nous emmènera vers le Jura, cette belle région française que nous allons découvrir pendant 4 jours.  Après 7 heures de route, nous atteignons  la région des lacs. Le restaurant est le bienvenu (le petit déjeuner est loin) et après un repas bon et copieux , nous chaussons les baskets pour une promenade digestive de 3,7 km. Nous nous enfonçons dans les sous bois pour suivre le “Hérisson”, petite rivière qui prend sa source au niveau du lac de Beaulieu dont le  parcours est jonché de cascades. Dommage, en cette saison il y a peu d’eau, mais c’est une très jolie promenade, dans une atmosphère reposante. Quelques personnes ont fait demi tour, mais nous nous retrouvons pour rejoindre Lons le Saunier où nous passerons les 3 nuits. Pas facile d’arriver à la maison diocésaine de Montciel : notre chauffeur doit assurer entre les marche arrière, les routes étroites avec un bus de 12 mètres, surveiller les rétroviseurs. C’est étroit, très étroit, ouf ! ça passe !!! mais le côté droit s’avançait dangereusement de l’angle du mur !!!. Il ne faut pas manquer de concentration. Enfin, nous prenons possession de nos chambres avant de nous retrouver dans la salle à manger pour le repas du soir.                                                                                          Francette

mardi 27 septembre

Après une bonne nuit de repos (la précédente avait été très courte) départ à 8h pour Arbois. Petite cité vigneronne, c’est la capitale des vins du Jura. C’est à pied que nous partons à la découverte d’Arbois, flânant sur une place rythmée d’arcades, des rues où les maisons vigneronnes qui montrent la richesse des habitants côtoient les hôtels particuliers, jusqu’à la tour Gloriette et l’église ST Just du XII siècle.

Puis nous reprenons le car direction Salins-les-Bains pour une visite guidée de la Grande Saline et du Musée du sel.

La Grande Saline de Salins-Les-Bains, comme toutes les salines de la région de Franche-Comté, utilisait les sources d’eaux salées comme matière première. Depuis le VIII siècle, la ville a acquis sa prospérité grâce au sel “l’Or Blanc”, c’est un sel « ignigène » obtenu par évaporation artificielle de la saumure par le feu
Au Moyen Age, on se contentait de chauffer l’eau des sources car on croyait que si l’on creusait en profondeur on arrivait en enfer .Aussi on n’obtenait que 30g de sel par litre de saumure .Peu à peu on a puisé l’eau de plus en plus profond, augmentant ainsi la teneur en sel. Différentes techniques se sont succédées dans le temps pour puiser puis pomper cette saumure .Pour pratiquer l’évaporation de ces saumures, pendant plusieurs siècles, le bois a servi de combustible. Mais pour des raisons calorifiques et économiques le charbon fut adopté au début du XIXème siècle .A cette époque on avait compris l’origine de cette eau salée et on puisait l’eau à 240m de profondeur augmentant ainsi la teneur en sel à 330g par litre.

La Grande saline de Salins-les-Bains est un rare exemple de site industriel antérieur au XIXe siècle. Elle occupe une superficie de 15 500 mètres carrés au cœur de la ville. Seuls 20% des bâtiments existent encore aujourd’hui : la porterie du XIXe siècle désormais occupée par l’office de tourisme, la galerie souterraine, deux tours de fortifications, et l’un des anciens bâtiments d’exploitation où se trouve le musée du sel. Pendant la visite nous avons pu imaginer le dur labeur des sauniers dans la galerie et dans la salle des «  poêles » (nom donné aux chaudières). L’eau salée était chauffée pendant 17 à 18 heures pendant ce temps le sel se déposait au fond de la poêle, puis était retiré et placé par les sauniers sur des plans inclinés où il s’égouttait pendant 6 heures (tout cela dans la chaleur des fours et les vapeurs acides de sels).

L’exploitation a cessé en 1962. Les salines ont été rachetées par la commune 4 ans plus tard. En juin 2009 les salines de Salins-les-Bains ont été reconnues patrimoine mondial par l’Unesco tout comme la Saline royale d’Arc-et-Senans que nous devons visiter cet après midi.

 Il est temps de reprendre le car direction Arc-et-Senans pour rejoindre le restaurant « le Relais ».

Après un bon repas nous repartons pour visiter la Saline royale impressionnante par son corps majestueux et la taille de ses bâtiments. La saline royale d’Arc-et-Senans est une des plus importantes salines d’Europe. Elle a été édifiée par l’architecte visionnaire Claude –Nicolas Ledoux de 1775 à 19779 en bordure de la forêt de Chaux. Elle fonctionnera en complément de la saline de Salins-les-Bains grâce à 2 Saumoducs (conduites de bois puis de fonte) longs de 21km qui amenaient la saumure depuis Salins-les-Bains. Elle constitue un témoignage rare de l’histoire de l’architecture industrielle du XIII siècle. Elle est aujourd’hui plus célèbre pour l’architecture de ses bâtiments que pour son activité industrielle. En effet, les constructions et les bâtiments industriels ne sont pas liés, les 11 bâtiments indépendants sont construits en arc de cercle autour de la grande cour des bois.

Le bâtiment d’entrée du site permettait de contrôler les entrées et sorties.il comportait un poste de garde , une prison, un lavoir et four banal

La maison du directeur, située au centre du demi arc de cercle permet de surveiller l’ensemble des bâtiments et des ouvriers (présence d’un oculus sur le fronton). Le centre du bâtiment (escalier et péristyle) servait de chapelle à l’ensemble du personnel, la galerie au-dessus de l’entrée permettait aux autorités de suivre l’office sans côtoyer les ouvriers.

Actuellement elle abrite une exposition sur la culture du sel et des salines à travers tous les continents. De très beaux clichés restituent la lumière et les couleurs des paysages du sel et d’autres sont tournés vers les hommes et leurs gestes au travail

Derrière la maison du directeur un petit bâtiment abritait les écuries.

Les bernes deux immenses bâtiments symétriques situés de part et d’autre de la maison du directeur servaient à faire chauffer la saumure dans les poêles.

Les bâtiments de commis eux aussi au nombre de deux, situés aux extrémités du diamètre. L’un portait le nom de gabelle. (impôt sur le sel)

Les berniers deux bâtiments symétriques servaient à loger les ouvriers et leurs familles. Comme les autres édifices ils étaient disposés le long du demi-cercle.

Actuellement l’un d’entre eux abrite le Musée Claude Nicolas Ledoux où une soixantaine de maquettes nous présentent cet architecte visionnaire .Ces projets d’architecture néo-classique, de développement économique et social, souvent futuristes et utopiques (projet d’atelier des cercles, atelier des charbonniers, cimetière, maison de plaisir, ville idéale de Chaux…) nous permettent de mieux connaitre l’œuvre de cet architecte avant-gardiste.

La maréchalerie et la tonnellerie situées de part et d’autre du bâtiment d’entrée servaient l’une à la fabrication et la réparation des poêles, l’autre au cerclage des tonneaux utilisés pour transporter le sel.

Les jardins situés sur le pourtour extérieur de la saline étaient autrefois cultivés par les ouvriers. Ils abritent maintenant une exposition « Festival des jardins » que nous avons parcourus à la fin de la visite

Retour au car pour la dernière visite : une cave des vins du Jura.

Chez Paul Benoit et Fils à Pupillin, la propriétaire nous explique l’élaboration du vin jaune et du vin de paille et nous fait déguster les différents cépages de la région (Chardonnay et Savagnin pour les vins blancs, Ploussard Trousseau et Pinot noir pour les rouges). Le vin jaune est vinifié uniquement avec du Savagnin sans ouillage, c’est-à-dire sans combler par du vin l’espace qui se crée sous la bonde dans les tonneaux de bois, il se forme alors un voile de levures sur le liquide qui protège le vin de l’oxydation et lui confère ses arômes caractéristiques. Certains n’ont pas pu résister à la tentation et sont repartis avec quelques bonnes bouteilles pour les offrir ou les déguster entre amis

La journée s’achève il est temps de rentrer, merci à Francette pour cette belle journée.                                                                                                  Aline Bourrier

mercredi 28 septembre

Au programme de cette journée, BAUME LES MESSIEURS, le château d’ARLAY, CHATEAU CHALON.

A l’issue d’une nuit calme agrémentée d’une grâce matinée, d’une T° de 12° et d’un ciel parfaitement dégagé, le thème de cette demie journée est axé autour du mot « MESSIEURS » …sans aucun doute ce choix a été fait pour rééquilibrer l’insuffisance représentative des hommes présents au sein du groupe soit 13 pour 30 femmes … !!! Mais comme chacun sait : le nombre ….

A l’issue d’un court déplacement en bus, nous découvrons des falaises blanches aux parois verticales qui bordent une magnifique vallée glacière partiellement noyée dans la brume d’où émerge un long clocher…et de cette brume émane aussi la première interrogation du matin : où se situe l’abbaye ? où se situent les grottes ? Faut-il y aller en bus ? à pied ? le doute levé, nous débutons la visite de l’abbaye St PIERRE de BAUME-LES-MESSIEURS ;

Ancienne abbaye bénédictine datant du IX° siècle, elle fut d’abord « mère de CLUNY » avant d’en devenir la « fille » au XII° siècle. Elle répond à la maxime…… « Comtois rends toi, nenni ma fois !! »

Appelée « BAUME LES MOINES » jusqu’au XVIII° siècle, elle est soumise à CLUNY, puis l’abbaye évolue. Ainsi à partir de 1759, les 40 moines respectent la règle de St BENOIT et deviennent les chanoines : cette évolution se répercute sur la toponymie du village qui devient «  BAUME-LES-MESSIEURS ». A la révolution, les maisons canoniales deviennent biens de l’état et sont vendues à 15 propriétaires privés. La collégiale devient église paroissiale, à présent classée aux monuments historiques.

L’église abbatiale St PIERRE de style roman se caractérise par une grande nef de 45 m de long et 14 m de haut avec alternance de 3 piliers -1rond -1carré -1 orthogonal. Elle possède derrière l’autel un retable tryptique de 15 scènes immortalisant la passion du Christ. Il fut offert par la ville de GANT. Dans la chapelle attenante gisent 4 tombeaux dont celui de Renaud de Bourgogne mort en 1421.

Visite des grottes de Baume-les-messieurs ;

Après être passés devant les magnifiques cascades des tufs, nous visitons les grottes découvertes en 1610 à présent classées  Natura 2000. Longues d’environ 500 m de galeries, situées à 120 m sous terre, irriguées par une rivière souterraine et un lac, les grottes actuelles se visitent uniquement 6mois de l’année et nous avons clôturé la saison… ! les 360 marches et quelques passages bas et étroits ont éliminé DAIA.. ! Ce qui n’est pas le cas des chauves-souris « FEMELLES » qui prennent possession des parois de la 1ère salle en cette période afin d’y passer un hiver confortable et de laisser leurs empreintes personnelles sur les parois. Au fur et à mesure de notre progression, nous découvrons de nombreux « drapés » dont notre imagination (bien guidée par celle de notre guide) transpose en draperies, marmites, voir éléphants …blancs ! etc.…sans oublier les fameuses stalactites et mites.

Après l’effort…le réconfort sous la forme d’un… bon repas pris au restaurant des grottes, bien sur,  et dont la digestion sera effectuée pendant le transfert vers la 1ère visite de l’après midi.

Visite guidée du château d’Arlay

C’est le Comte Alain de La Guiche (himself) qui nous accueille. Il sera notre guide pour la visite de son château et nous narrera surtout l’historique de son arbre généalogique.

Le château d’Arlay est une construction privée du XVIII°siècle qui prend pied sur les ruines du château fort précédent datant du XIII°siècle ; classé monument historique, il est réputé être le plus ancien « château-vignoble » de France. Je ferai une synthèse de son histoire car très riche et très mouvementée elle serait longue comme en témoigne l’introduction faite par notre  « noble » hôte … !

Le premier château fut construit au XIII°siècle par les comtes de Chalon qui exploitent les mines de sel de Salins les Bains et …pas que …. ! Par la suite et au gré des mariages entre gens du « même rang » notamment avec les héritiers de la Principauté d’Orange, ou par filiation (maison Nassau), le comté étend ses tentacules au delà du Jura, de la Bourgogne, voire de la Franche Comté…jusqu’à la révolution ou la comtesse du Grand Lauragais, propriétaire des lieux est guillotinée à Paris et les biens dispersés. En 1825, le prince d’Arenberg, son petit-fils, reprend possession des biens qu’il transmet à ses héritiers jusqu’à ce jour. A partir de 1960, le comte Renaud de Laguiche suivi par son fils Alain (notre guide du jour) exploitent le domaine viticole vieux de plus de 1000 ans et exportent annuellement environ 90000 bouteilles de vin du Jura sur les 5 continents.

La visite de l’intérieur du château se limite au rez de chaussée principalement axée sur les appartements de la princesse (d’Arenberg), du prince, de la salle de bain, de la bibliothèque, du grand salon équipé notamment d’un fourneau à cheminée enfouie dans le plancher et d’une cheminée en « trompe l’œil » à l’intérieur de la bibliothèque.

LA FRUITIERE DE LAVIGNY

Entre 2 visites, un arrêt quasi obligatoire à la fruitière (fromagerie) de Lavigny à permis d’éviter une rébellion tant la tentation d’achat était forte … !!! Cette halte à permis à 90% des participants(es) d’acquérir quantité de …comté, morbier, tomme etc …à des prix défiant toute concurrence et qui ont permis de parfumer les soutes du bus avant d’embaumer pour longtemps encore le frigo  de tout un chacun.

Visite libre du village de Château Chalon.

CHATEAU CHALON est un village médiéval classé parmi les plus beaux villages de France mais aussi commune viticole du Jura dont le vignoble produit du vin jaune très réputé. Perché sur un éperon rocheux (altitude 560m) il surplombe la vallée de la Haute Seille et offre des vues panoramiques exceptionnelles à partir de 2 belvédères. Son bâti se caractérise par un château fort du IX°S, des vestiges de fortifications, d’une église alliant art roman et premier gothique avec un toit de « laves » ou lauzes.

Déambuler dans les ruelles de ce village procure une sensation de calme, de bien vivre, d’incitation à la flânerie et à une certaine dévotion au vin du Jura dont il n’est pas utile, ici, de rappeler le nom des cépages …. mais hélas il est déjà l’heure de reprendre le bus pour retourner vers notre pied à terre !!!

AH quelle belle journée ! Comme on aimerait tant en vivre plus souvent, n’est ce pas MESDAMES …avoir vu BAUME LES MESSIEURS et repartir avec autant de baume au cœur !!!                                                              Jean Claude Horens

jeudi 29 septembre

Jeudi, dernier jour de notre voyage dans le Jura. Après avoir remercié le directeur et son personnel très accueillants, nous quittons avec regret la Maison Diocésaine de Montciel pour nous rendre à Beaune en Bourgogne. Nous traversons le nord de la Bresse et, à notre habitude, nous arrivons à l’heure pour visiter l’Hôtel-Dieu qui était destiné aux “pauvres” malades.

Cet hôpital, fondé par Nicolas Rolin et sa femme Guigone de Salins… les Bains ! (la route du sel continue !), a été rendu célèbre entre autres, par le tournage du film « La Grande vadrouille ».

C’est le monument moyenâgeux le plus emblématique des Hospices de Beaune qui sont également propriétaires d’un important patrimoine dont 60 ha de vignes. La vente aux enchères des vins des hospices de Beaune est mondialement connue. Les prix s’envolent car certaines cuvées peuvent parfois atteindre plus de 1000 euros la bouteille ! Les producteurs de Saint-Georges font des vins de qualité, mais la concurrence est difficile !

Notre guide Catherine nous accueille dans la cour d’honneur. Nous nous trouvons face à un magnifique bâtiment dont le toit recouvert de tuiles vernissées, colorées, aux formes géométriques et richement orné de nombreuses lucarnes, girouettes, gargouilles, galerie avec des colonnettes etc.. en font un monument d’une beauté exceptionnelle.

Ce bâtiment comportait de nombreuses salles : laboratoire, pharmacie contenant de nombreux pots en faïence (notre guide nous énumère plusieurs médicaments dont “l’huile petit chien” ancêtre du viagra !), cuisine, mouroir où les opérations étaient effectuées par un barbier au milieu des mourants. Super avant d’aller au restaurant ! Une salle plus petite, réservée aux malades plus aisés, était la seule à être chauffée !

Lui faisant face, un bâtiment beaucoup plus sobre et couvert  d’ardoises était réservé aux pauvres (pôvres en vieux français) offre un contraste saisissant. Nous entrons dans la salle des « pôvres » où des religieuses soignaient les malades indigents. Cette salle immense, richement décorée, 620 m² et 16 mètres de haut (hauteur voulue à l’époque car on pensait que la maladie se propageait par les odeurs), était occupée de chaque côté par une trentaine de lits à rideaux rouges. Un polyptyque de 15 panneaux représentant le jugement dernier était accroché  au fond de la salle pour être visible de tous les malades.

Nous terminons la visite de l’Hôtel-Dieu par le grand polyptyque que nous regardons à la loupe !

Nous partons ensuite vers le restaurant « La bâche » situé près de Beaune. Bon repas bourguignon terminé par le traditionnel « Ban bourguignon ».

Peu après le départ, silence dans le car : digestion oblige !

A l’arrivée remerciements à la présidente et au bureau de C & C pour l’organisation de ce circuit qui a fait l’unanimité.                                                                                      Daniel Lusset

C’est avec beaucoup de plaisir que nous avons découvert cette région sous le soleil avec ses lacs, ses vignobles, ses sites naturels exceptionnels, ses reculées, ses grottes, ses abbayes, ses cités de caractère et ses magnifiques paysages.

Je remercie les participants qui ont bien voulu faire le compte rendu de chaque journée.                                                                         Francette

diaporama de Janine

      visionnage film “C&C_JURA”

 

BAZILLE

Le 22 septembre, 50 personnes ont eu le plaisir de découvrir l’exposition “Frédéric Bazille – La jeunesse de l’impressionnisme”. Les oeuvres de l’artiste ont été regroupées compte tenu de leur dispersion à travers le monde (New York – Washington – Chicago – Berlin – Tokyo – etc….

L’exposition s’articule autour de thèmes différents : les natures mortes, le paysage en plein air, le nu, les fleurs, les portraits, etc…. Le parcours  se poursuit également avec la présentation de nombreux chefs d’oeuvre de ses amis et contemporains tels Monet, Manet, Corot, Renoir, Delacroix, Sysley…..

Frédéric Bazille est né à Montpellier en 1841 au sein d’une famille de la grande bourgeoisie protestante Languedocienne. En 1870, il s’engage dans un régiment et part à la guerre contre la Prusse. Il meurt lors de son premier combat à la veille de ses 29 ans.

Bazille est rattaché au courant impressionniste : il aime peindre la lumière, ses reflets, son influence sur les couleurs. Sa mort prématurée ne lui a pas permis d’atteindre la maturité artistique mais ses tableaux attestent de dons exceptionnels et d’une volonté de s’inscrire dans les courants les plus novateurs de son époque.

BERLIN – mai 2016

Plusieurs personnes ont contribué au compte rendu de notre voyage. Je vous laisse le découvrir ci-après : 
                                                 
Mercredi 25 mai
Départ matinal pour Marseille pour 42 adhérents : 4h du matin. Vol via Munich pour Berlin où notre guide Volker nous accueille à l’aéroport pour une visite panoramique de la ville. Nous ne savons trop à quoi nous attendre. Il fait gris et la première impression est une impression d’espace : des grandes avenues, des grands espaces verts, des pistes cyclables (attention vélo), des grues et des travaux partout, des gratte-ciel : géants d’acier et de verre qui s’enchevêtrent. Nous nous dirigeons vers la colonne de la Victoire avec ses fûts de canon dorés qui brillent au loin, atteignons le quartier français des casernes du quartier Napoléon (où Jean-Claude s’est revu 40 années en arrière), les aéroports, passons devant le mémorial des juifs, le Reichstag, la porte de Brandebourg, le mémorial soviétique, le château de Bellevue, le Sony Center, Postdamer Platz, Tiergarten l’immense parc.                                                                                  Le guide nous explique la séparation de la ville en 2 états : Berlin Ouest avec ses 3 secteurs : anglais français et américain  et Berlin-Est avec le secteur   russe. Aie, aie, aie, où est l’est, où est l’ouest ????  Je perds le nord !!! difficile de s’orienter, mais nous avons 1 semaine pour nous y retrouver.   Nous atteignons notre très bel hôtel situé vers l’église du Souvenir surnommée “la dent creuse” par les berlinois.
Francette POHL
 
Jeudi 26 mai
Après notre première nuit berlinoise, notre groupe est prêt pour une journée de visites  dans le centre ville. Il est 9h, tout le monde rejoint le guide et le car démarre vers la gare centrale.

Berlin Hauptbahnhof est située au coeur de Berlin, sur les rives de la Spree. Dès notre entrée dans le hall, nous sommes impressionnés par le gigantisme des lieux et la lumière qui passe à travers le toit de verre incurvé constitué de 15 000 vitraux.
L’immense «cathédrale de verre» est inaugurée le 26 mai 2006 après plus de onze années de travaux. Tous les trains grandes lignes traversant Berlin ou y arrivant y passent. Environ 1200 trains transitent quotidiennement et 300 000 passagers peuvent y emprunter 54 escaliers roulants et 34 ascenseurs.
Les voies sont construites sur 5 niveaux : les 6 lignes d’est en ouest passent sur un viaduc à 10 mètres au dessus du sol alors que l’axe nord-sud qui passe à 15 mètres dans un tunnel sous la Spree comporte 8 voies.

Un grand centre commercial et de nombreux bars et restaurants sont à la disposition des voyageurs.
Notre prochaine étape est le Mémorial du mur de Berlin, un lieu chargé d’histoire et d’émotions. Il est dédié aux victimes de sa construction et de la division de l’Allemagne.
La majeure partie du mur qui séparait Berlin Ouest de Berlin-Est a été démolie. Toutefois on a conservé certaines parties dont une section de 220 mètres de long sur la Bernauer Strasse qui fait partie intégrante d’un mémorial qui s’étend sur 1,4 km de long. Une exposition en plein air fournit des informations sur son histoire et sur la vie des habitants vivant près de lui.
Un centre de documentation est inauguré dix ans après la chute du mur. Nous observons l’ensemble du Mémorial en grimpant sur la tour d’observation prévue à cet effet.
La chapelle de la Réconciliation, que nous visitons ensuite est de style moderne. Lieu de culte protestant, elle a été construite à la place de l’ancien temple qui se trouvait sur la zone interdite . A l’intérieur ont été conservés les cloches et l’autel de l’ancienne église.
La fin de la matinée est consacrée au Mémorial de l’Holocauste inauguré en mai 2005. Situé dans le centre de Berlin sur un terrain de 19 000 m², il est constitué de 2711 stèles de béton. Elles mesurent de 0 à 4,7 mètres de hauteur et sont censées reproduire une atmosphère de malaise et de confusion, représentant un système supposé ordonné qui a perdu le contact avec la raison. Sous ce champ de stèles se trouve la « Place de l’information » que nous ne visiterons pas. Elle contient le nom de toutes les victimes juives recensées par le musée israélien Yad Vashem.
Après le repas servi dans un restaurant situé dans une ancienne laiterie, nous nous dirigeons vers Babelplatz. En arrivant à proximité, nous passons avec le car devant la statue équestre de Frédéric II qui a régné comme Roi de Prusse de 1740 à 1786.

L’ensemble des bâtiments sur Babelplatz a été détruit pendant le seconde guerre mondiale et reconstruit le plus fidèlement possible dans les années 60. C’est le cas de l’Opéra, inauguré en 1743, il sera reconstruit une première fois en 1843 après avoir été détruit par un incendie.
C’est le cas également de l’ancienne bibliothèque qui aujourd’hui fait partie de l’Université Humboldt. La forme incurvée de sa façade baroque grandiose lui a valu le surnom de « commode ». Au milieu de la place entièrement pavée, une petite plaque de verre permet aux visiteurs de voir en dessous des étagères vides : symbole du 10 mai 1933 où Joseph Goebbels, ministre nazi de l’information, a fait brûler plus de 20 000 livres au milieu de la place.
Nous visitons ensuite la cathédrale Sainte Edwige, inspirée par le Panthéon de Rome. Datant de 1747, elle fut la première église catholique construite en Allemagne. Après la guerre, le dôme détruit sera reconstruit avec un nouvel intérieur moderne qui a la particularité de posséder un choeur situé à un niveau inférieur par rapport aux sièges.

Les visites se poursuivent vers Gendarmenmarkt (Place du marché des gendarmes) , une des plus belles places d’Europe sur laquelle ont été érigés 3 bâtiments importants :
– La salle de concert (Konzerthaus) qui a été construite sur les ruines du théâtre national en 1817. Après la guerre, sa reconstruction a été terminée en 1984 et elle abrite maintenant l’orchestre symphonique de Berlin.
– La cathédrale française et la cathédrale allemande qui sont 2 églises réformées identiques d’apparence situées face à face de chaque côté de la salle de concert. Il faut signaler que la cathédrale française a été construite par les Huguenots. Persécutés en France à l’époque, ils s’étaient réfugiés en Allemagne.
Devant la salle de concert trône une statue de marbre représentant Friedrich Schiller, un poète très célèbre en Allemagne.

Non loin de là, nous arrivons dans le quartier Saint Nicolas, la partie la plus ancienne de Berlin, qui ne compte pourtant que peu de monuments authentiques. Après les bombardements de la dernière guerre, le quartier est resté longtemps en ruine avant d’être reconstruit à partir de 1979. Le projet prévoyait de recréer un quartier historique mais aucun des bâtiments n’a été reconstruit à son emplacement d’origine. Le résultat est tout de même une belle zone touristique avec de nombreux cafés et restaurants, très fréquentée par les touristes.
A u centre, on trouve l’église St Nicolas qui a donné son nom au quartier. Reconstruite en 1987, elle abrite maintenant un musée retraçant l’histoire de la ville. En face, on peut voir la fontaine des armoiries sur laquelle se dresse une statue d’ours, le symbole de la ville. Au cours de notre promenade dans le quartier, nous pouvons aussi admirer le magnifique Palais Ephraïm, de style rococo, utilisé aujourd’hui pour des expositions temporaires.

Enfin, au détour d’une ruelle, sur une petite place au bord de la Spree, nous découvrons une statue de Saint Georges terrassant le Dragon : les Saint-Georgiens présents reconnaissent la statue qui est aussi le symbole de leur village.
Notre journée de visite se termine par la cathédrale de Berlin ( Berliner Dom). Il s’agit de l’église protestante principale de la ville, située sur l’île aux musées à Berlin-Mitte. Le corps central est coiffé d’une imposante coupole. La crypte réunit 95 sarcophages où reposent les membres de la dynastie des Hohenzollern. Des rois de Prusse, il n’y a que Frédéric 1er et sa deuxième épouse Sophie-Charlotte de Hanovre et aussi Frédéric-Guillaume II de Prusse qui est à l’initiative de la construction de la cathédrale.

Des images plein la tête et des fourmis dans les jambes, nous rentrons à notre hôtel vers 17h. Demain, d’autres histoires tout aussi passionnantes nous attendent.             Christiane MALINOWSKI

 
Vendredi 27 mai 
Le château de SCHONHAUSEN est situé au Nord-Est de Berlin dans l’ancienne commune de PANKOW. Construit en 1664, de style baroque, il fut acheté par le Prince Electeur de Prusse Frédéric en 1691 qui le restaura en 1704. On y accède par une belle allée ombragée au milieu d’un parc à l’anglaise que nous n’avons pas parcouru. Cette belle demeure ressemble à ce que nous appelons chez nous une “folie”. Frédéric II de Prusse l’offrit à son épouse la reine Elisabeth-Christine qui en fit sa résidence d’été.Le château resta possession de la famille royale de Prusse jusqu’à la moitié du XIXème siècle. Il servit alors de garde-meubles royal et devint propriété de l’état prussien.  Après le conflit 1914/1918 c’est la République de Weimar qui en devint propriétaire. Sous le IIIème Reich, il fut modernisé pour  présenter différentes expositions notamment de peintures. Pendant la seconde guerre mondiale, lorsque Berlin fut bombardé, le château ne fut que légèrement endommagé. Sa position géographique le situant en zone soviétique, il fut utilisé par les occupants pour loger les militaires et ensuite comme internat pour les enfants de fonctionnaires soviétiques. Quand la RDA fut créée en 1949, le château devint la résidence officielle du premier Président de la République Wilhem PIECK jusqu’à sa mort en 1960. Il servit ensuite pour recevoir les chefs d’état amis du régime communiste. Le dernier fut Mikhail GORBATCHEV en octobre 1989, juste avant la chute du mur. Les occidentaux continuèrent dans cette voie et de nombreux chefs d’état y furent accueillis. Au cours de notre visite, nous avons parcouru les différentes pièces du château et admiré en particulier le magnifique double escalier en bois peint. A vrai dire, le mobilier et les ornements ne présentent pas un grand intérêt. L’intérêt de la visite est dû à l’histoire de ce lieu et à la présentation d’une rétrospective photographique, très bien réalisée, des évènements qui s’y sont déroulés. D’ailleurs la vocation future du château est d’être le siège d’une exposition permanente sur les évènements cités plus haut et sur la Reine Elisabeth-Christine, épouse du Roi Frédéric Le Grand. 
Cette visite nous a permis de faire la connaissance d’un nouveau guide très agréable.
Yves GIBERTI
 
Après-midi libre 
Certains ont fait le zoo, d’autres ont découvert les innombrables et immenses centres commerciaux qui sillonnent la ville.
 
Samedi 28 mai

l’anse de Paulilles – Elne

Ce 2 juin, nous sommes 55 personnes à partir vers les Pyrénées Orientales. La journée s’annonce belle et nous pourrons ainsi profiter pleinement de cette belle région qui nous attend.                                                     L’anse de Paulilles, sur la côte catalane, a hébergé une ancienne dynamiterie qui a été réhabilitée en 2008 grâce au Conservatoire du littoral et au Conseil général des Pyrénées Orientales qui ont racheté un domaine foncier de 31 hectares.                                                                       Nous sommes en 1870 ; partout en Europe résonne le bruit des bottes. Dans le monde, de grands travaux de génie sont en cours. Alfred Nobel, inventeur de la dynamite, décide d’y implanter son usine de poudres et explosifs dédiée à l’armement, l’industrie et le bâtiment. Nous traversons  l’accueil, l’ancienne maison du directeur, pour découvrir un bassin circulaire entouré de plantes exotiques venues des contrées visitées par les navires transportant les explosifs. Un guide nous explique le passé de cette friche industrielle qui aura fonctionné durant 1 siècle avec 300 ouvriers, des logements, des jardins ouvriers, une école.  Elle fermera en 1984. Nous découvrons ce superbe site  et nous dirigeons vers la plage, véritable havre de paix, puis vers un atelier de restauration de barques qui a pour but la sauvegarde, la conservation et la mise en valeur des embarcations et appareils de pêche qui font l’histoire maritime des Pyrénées Orientales.     On peut considérer que cette réhabilitation de friche industrielle est un grand succès puisque le site accueille environ 250 000 visiteurs chaque année.

Nous nous dirigeons vers Elne où le restaurant “Le Roy Toqué” nous a préparé un délicieux repas.

Puis visite de la maternité d’Elne située dans le château d’En Bardou construit vers 1900. La Retirada1 avait poussé les républicains espagnols à fuir le régime dictatorial de Franco. Ils furent parqués dans des camps de rétention sur la côte et y vivaient dans des conditions déplorables où la misère avait toute sa part. Les femmes enceintes accouchaient sur place, à même le sol : 90 % des enfants y mouraient. C’est une femme de la Croix Rouge suisse, Elisabeth Eidenbenz, qui prit la direction d’une équipe médicale et accueillit les femmes à la maternité. Des femmes juives, tziganes en faisaient partie également. 600 enfants de 22 nationalités différentes y naquirent et furent sauvés. La maternité fut fermée par les allemands en 1944.                                                                                                   Un grand respect pour cette femme qui fut un exemple d’humanité dans une période aussi trouble. La ville d’Elne a su préserver cet endroit, en a fait un lieu de mémoire chargé d’émotion.

Puis, il nous reste le cloître d’ Elne à visiter. Nous déambulons dans cette petite ville chargée d’Histoire pour atteindre la cathédrale et son cloître.    Au 11ème siècle, Elne était le siège épiscopal du Roussillon et possédait une cathédrale romane et un cloître de marbre blanc veiné de bleu de Céret. Ce cloître magnifique,  remarquablement conservé, retrace l’évolution de la sculpture médiévale en Roussillon du 12ème au 15ème siècle. Les 4 galeries forment un carré dont l’espace central est occupé par un jardin. Les chapiteaux sculptés arborent des motifs variés représentant des personnages bibliques, des animaux, des végétaux. A chaque angle du cloître subsistent les statues des 4 évangélistes sur lesquelles on trouve des traces de couleur. La pierre tombale de l’évêque Guilhem, décédé en 1186, est enchassée dans le mur du cloître. Nous n’avons pu visiter la cathédrale car des obsèques s’y déroulaient.    

1:  La Retirada, du mot « retraite (des troupes) » en espagnol et catalan, est l’exode des réfugiés espagnols de la guerre civile. À partir de février 1939, ce sont plus de 450 000 républicains qui franchissent la frontière franco-espagnole à la suite de la chute de la Seconde République espagnole et de la victoire du général Franco.

Les autorités françaises ont sous-estimé l’ampleur de l’exode. En mars, ce sont 264 000 Espagnols qui se serrent dans les camps des Pyrénées-Orientales quand la population départementale s’élève à moins de 240 000 personnes

Francette            

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  •  F.Pohl  Paulilles15- Atelier de restauration de barques
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  •  F.Pohl  Paulilles17- Elisabeth Eidenbenz
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NOS ADHÉRENTS ONT DU TALENT

Une fois n’est pas coutume, le 9 avril 2016, lors d’une exposition à Saint-Georges d’Orques, l’association a voulu mettre à l’honneur ses adhérents qui ont du talent.
Ainsi 11 personnes ont répondu à notre invitation. De belles oeuvres ont été présentées dans des domaines très variés : peinture, sculpture, moulage, encadrement, peinture sur soie, patchwork, scrapbooking virtuel, pergamano, maquette de bateaux, tapisserie, vitrail, rénovation de fauteuils. 
Le vernissage de cette exposition a rassemblé de nombreuses personnes qui ont beaucoup apprécié le travail de nos artistes. Un grand merci à tous ceux qui nous ont permis de passer cette belle journée.

Francette POHL

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ORANGE – CARPENTRAS

Le 7 avril 2016, nous étions 54 personnes à visiter 2 villes dont la réputation n’est plus à faire : Orange avec son théâtre antique d’une conservation exceptionnelle, son arc de triomphe et ses chorégies, ce festival lyrique qui lui confère un prestige international. Carpentras, cette ville chargée d’histoire dont les demeures ont été restaurées dans la plus pure tradition provençale : riche de son passé romain, de 4 siècles d’administration papale, de la présence des juifs arrivés dès l’époque romaine.                                Francette

Marylène vous a fait le compte rendu de cette agréable journée.

ORANGE

La Ville d’Orange conquise par les romains à une tribu gauloise « les Tricastins »devint une colonie Romaine « Arausio ». Elle s’organisa à l’image de Rome.

Deux axes furent construits : le Cardo Maximus (axe Nord Sud) et le Décumanus (axe Est Ouest). A la croisée de ces voies se trouvait le Forum.

Le temple et le théâtre furent construits au 1er siècle de notre ère et dédiés à l’empereur Auguste. Cet ensemble est situé en contrebas de la colline Ste Eutrope qui servit par ailleurs de carrière pour extraire les pierres servant à son édification. Le temple comprenait un podium et huit colonnes.

Le théâtre est composé  comme suit :

  • Le mur de façade d’une longueur de 103 m et d’une hauteur de 37 m est divisé en 3 niveaux dont le premier comporte 3 portes rectangulaires (porte royale au centre et de chaque côté celles des hôtes) .   Statues et colonnes décoraient le mur à l’origine
  • La scène est recouverte d’un plancher de bois sous la laquelle se trouvait la machinerie.
  •  L’orchestra cette partie, en demi cercle, était équipée de sièges mobiles pour les spectateurs de hauts rangs.
  •  La cavéa pouvait recevoir 9000 personnes réparties selon leur rang social, 37 rangées de gradins divisés en 3 zones formaient la maenianum , la média-cavéa et la summa cavéa.

Une toile protégeant du soleil était tendue par un système de cordes attachées sur la façade extérieure du mur`.

On y jouait des tragédies, comédies et des farces de la vie quotidienne (4 sentiments de pitié émergeaient toujours : le bossu, le niais, l’affamé et le vieillard. Les distrions (comédiens) portaient des masques de plâtre ou des perruques (leur couleur indiquait l’âge ou la qualité du personnage représenté).

Découverte de la ville avec la place aux herbes autrefois nommée mazel (boucherie en italien, on y vendait alors viandes et poissons), la rue fisturie qui doit son nom aux fustiers (menuisiers, charpentiers), l’hôtel de ville ancien hôtel particulier classé monument historique. Sur la place de la république est édifiée la statue du comte d’Orange qui participa à la 1ère croisade.

Le blason de la ville : 3 oranges surmontées d’un cornet.

Orange fut d’abord un comté puis une principauté (maison des baux, des Chalons des Nassaux) ensuite elle passa sous domination hollandaise . C’est pendant le règne de Louis XIV qu’elle fut à nouveau annexée à la France.

La cathédrale de style roman provençal fut construite au XII ème siécle et reconstruite après les guerres de religion. Le décor est antique. Une nef unique et ses 7 chapelles. Le peintre Saneti peint l’assomption de la vierge au dessus du maître-autel

L’Arc de Triomphe fut construit au 1er siècle. Il est classé monument historique. Ses dimensions H 19 m, L 19 m épaisseur 8 m. Il comprend 3 niveaux d’élévation : 1er niveau –voûtes et arc plein centre posés sur des colonnes-, 2ème niveau –fronton triangulaire-, 3ème niveau d’attique –décor de combats démontrant la supériorité des romains-

L’autre face de l’arc de triomphe nous montre la puissance de la flotte romaine. La voûte est tapissée d’hexagones sculptés.

CARPENTRAS

Découverte de la ville, de la cathédrale et de la synagogue.

 La cathédrale Saint-Siffrein est une église catholique romaine construite au début du VIème siécle à l’initiative de l’évêque Siffrein.( un moine venu du monastère des îles de Lérins qui eut une vie de prière, guérissait les malades et exorcisait les « endiablés »).

En 1215 un édifice roman fut construit sur ses ruines. En l’an 1400 à la demande de Benoît XIII une cathédrale gothique le remplaça. Plus tard une façade à l’architecture Renaissance fut plaquée sur la façade gothique. Sur son fronton est écrite la mention « liberté, égalité, fraternité » et rappelle que cet édifice devint propriété de l’état en 1905. Son clocher est de style néo-gothique.

 La porte Notre Dame ou porte Juive (côté latéral) de style gothique flamboyant richement décorée, servait autrefois de porte d’entrée. Elle doit très certainement son nom aux sermons qui y étaient prononcés lors de la conversion des juifs.

Au dessus du blason « la boule aux rats symbolise le temps qui ronge le monde chrétien ».

Le palais épiscopal est attenant à la cathédrale. Il contient plusieurs peintures italiennes. Actuellement il abrite le palais le palais de justice.

Le cœur de la cathédrale est séparé de la nef par une grille en fer forgée (ferronerie des frères Milles). Les murs latéraux sont décorés de tribunes. Sur le côté droit se trouvent les grandes orgues. Le côté gauche est orné d’un tryptique représentant le couronnement de la vierge entourée de Saint-Siffrein et Saint-Michel. Le maitre autel en marbre blanc est orné des deux anges de l’adoration (œuvre de Jacques Bernus). Les chapelles sont au nombre de huit.

La chapelle de l’Annonciation possède un vitrail représentant Saint-Siffrein, Saint-Michel et Sainte-Catherine. Un autre tableau représente la mère de l’empereur Constantin remettant le St Mors à son fils.

L’oratoire abrite le reliquaire contenant le Saint Mors. La mère de l’empereur Constantin fit réaliser un mors pour le cheval de son fils avec l’un des clous de la passion du christ. Il devint l’emblème de la ville de Carpentras.

La salle au trésor renferme une vierge polychrome, les statues de deux anges encadrant Saint-Siffrein, deux bras reliquaires, calices et ciboires, le trône de la sagesse : vierge à l’enfant, moule à hosties et bien d’autres merveilles encore.

La synagogue : Son édification fut commencée dés 1367. Elle est la plus ancienne de France. La présence juive date de l’époque romaine. Cette communauté s’agrandit avec l’arrivée des juifs chassés de Provence et du Languedoc. Carpentras était alors le deuxième pontificat de France avec Avignon. Les juifs étaient protégés. Un quartier de la ville leur fut octroyé « la carrière » (le sentier)                                                                     On distingue les séphorades : juifs d’Afrique du nord et les Akénases venant de l’Europe de l’est.

A partir du XIVème siècle « la carrière devint ghetto » On imposa aux juifs de porter  « la rouelle » signe distinctif et la perte de leurs droits notamment celui de commercer. Pogrom en 1458 où 58 juifs furent tués.

La synagogue fut reconstruite au XVIII sur les anciennes fondations.

Dans la salle de prière se trouve le tabernacle qui contient la Torah (parchemin où sont inscrits les textes sacrés), la téba (table servant à déposer la torah pour sa lecture), le fauteuil symbolisant la présence d’Elie le messie, le chandelier à 7 branches (Ménorah), une lampe à huile à huit branches et la Mézouza étui contenant des textes sacrés et fixé au chambranle de la porte d’entrée de la pièce.

Il n’existe pas de représentation physique de Dieu.

Le rez-de-chaussée se composait comme suit : une salle de réunions où l’on expédiait les affaires courantes. On y enseignait aussi l’hébreu. Se trouvait également une salle réservait aux ablutions rituelles qui comprenait le pédiluve et le mikvé (bains juifs servant à se purifier) L’eau provenait toujours d’une source naturelle.

II existait deux boulangeries : l’une fabriquait le pain quotidien, l’autre le pain sans levain commémorant la fuite de l’Egypte.

La cour intérieure servait à l’abattage rituel (la viande devait être complètement saignée). La synagogue était un véritable lieu de vie communautaire. 

Dans la ville ne subsiste qu’un seul monument antique : la partie d’un pilier de l’arc de triomphe marquant l’entrée de la ville.

Marylène Deligne

Diaporama:   ORANGE-CARPENTRAS par Janine Parès 

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AUBAGNE

Jeudi 7 Mars : Sur les traces de Marcel Pagnol

Aux aurores et dans le froid (1° au thermomètre) nous voilà partis sur les traces du petit monde de Marcel Pagnol. Arrivée à Aubagne vers 10 heures, notre guide Joseph nous attend au 16 Cours Barthélémy devant la maison natale de Marcel Pagnol. Il va tout au long de la journée, en guide féru de Pagnol nous faire découvrir sa vie et son œuvre. Il nous contera mille et une anecdotes sur Pagnol, qu’il a  connu puisqu’il a joué le rôle d’un enfant de chœur dans Manon des sources. Dans l’œuvre de Pagnol transparait l’amour qu’il a porté à la Provence, la vie des habitants si proches de nous, si vivants et si vrais. Pagnol disait : « Tout ce que je raconte est vrai, simplement j’y mets des habits du dimanche. »

Pour l’instant départ en car pour un circuit qui nous permettra de découvrir la route qu’empruntait Marcel enfant pour se rendre à la Bastide neuve au-dessus du village de La Treille. Pendant le trajet notre guide nous présente la famille de Marcel Pagnol : Joseph le père né en 1869, instituteur, anticlérical, la mère Augustine née en 1873, couturière (de santé fragile morte très jeune en 1910 à l’âge de 37ans et que Marcel vénèrera toute sa vie) son frère le petit Paul né en 1898, sa petite sœur Germaine née en1902 et enfin le petit frère René né en 1909.

En passant nous admirons le Garlaban piton rocheux qui domine Aubagne, puis les différents châteaux : La Reynarde, Château Régis (avec Paul ils l’avaient baptisé le château de la Belle au bois dormant). Toute la petite famille traversait ses belles propriétés en longeant le canal depuis que Bouzigue avait fourni au père de Marcel la fameuse clé qui leur faisait gagner 1heure ½ sur le long trajet vers les vacances. Nous passons devant le bar des 4 saisons et la croix où Lili des Bellons venait attendre Marcel.

Nous voilà arrivés au bas du village il faut continuer à pied car le car ne peut pas aller plus haut. La route est bonne mais du temps de Marcel ce n’était qu’un chemin caillouteux qui montait vers les vacances « ils devaient caller la charrette chargée de tout leur bric-à-brac avec des pierres à chaque arrêt pour éviter qu’elle ne recule » Augustine vêtue de jupes longues et de bottines à talons avait bien du mal à suivre.

Première station devant l’église de La Treille. C’est là que Pagnol a tourné Jofroi en 1933 puis Cigalon en 1935. Il a été le premier à tourner des films parlants , Nous ferons un arrêt devant la fontaine où toute la famille se désaltérait puis à travers le village nous monterons jusqu’à La Pascaline villa que Pagnol a louée pour loger sa femme jacqueline quand il tournait Manon des Sources. Il y a écrit La gloire de mon père, premier tome Des souvenirs d’enfance.

En redescendant visite du cimetière où il repose depuis 1974 dans une tombe toute simple sans croix auprès de sa mère adorée ainsi que de sa fille morte à l’âge de 3 ans. Plus loin se trouve le caveau du reste de la famille (son père ses frères et sa sœur) plus bas celui de son ami Lili des Bellons mort à 20ans pendant la guerre de 14-18

Il est midi, nous rejoignons notre car direction le restaurant. Nous devons manger rapidement, il faudra repartir à 14 heures pour visiter le Château de La Buzine. Mais le repas va être interminable 1heure d’attente entre l’entrée et le plat principal (une des serveuses a fait un malaise) Nous sortirons du restaurant à 15 heures.

Le Château de La Buzine est situé au cœur d’un vallon entre Saint-Menet et les Camoins, dans le 11ème arrondissement de Marseille. C’est à Henry de Buzens, noble propriétaire du domaine au XVIIème siècle, que le domaine doit son nom. Marcel Pagnol achète sans le voir La Buzine en 1941. Son projet : en faire une Cité du Cinéma, et créer ainsi un véritable “Hollywood Provençal”. Il reconnaît le château dont le gardien et le chien effrayaient sa mère durant son enfance sur le chemin des vacances.  « Le Château  de ma mère ».

Aujourd’hui, dans un vaste parc de 4 hectares entouré de 7 collines, Le Château de la Buzine rend hommage au plus célèbre de ses habitants.

Au 2ème étage, grâce à la contribution de passionnés nous entrons dans l’univers pagnolien : son enfance, son rapport aux collines, ses premiers poèmes sa filmographie.

Au rez-de-chaussée dans des salles obscures nous découvrons la diversité du cinéma méditerranéen à travers des extraits de nombreux films. Dans la dernière salle est retracée et commentée la filmographie de Pagnol. En1929 il assiste à Londres à la projection de Broadway Melody premier film parlant et décide de se consacrer au cinéma parlant. Alexander Korda réalisera son premier film Marius en 1931.Suite au succès phénoménal du film il achète dans les collines au-dessus du village de La Treille un domaine où il tournera en tant que réalisateur avec les plus grands acteurs français de l’époque (Raimu, Fresnay, Fernandel) César, Regain, La femme du boulanger, Angèle et tant d’autres films.

Retour à Aubagne pour la visite de la maison natale de Marcel Pagnol. Là encore un petit film nous retracera la vie et l’œuvre de Pagnol qui a reçu tous les honneurs de son vivant : le succès, l’argent, la gloire et la reconnaissance (élu à l’Académie française en 1946). Au rez-de-chaussée de la maison, on y découvre également, le reconstitution de l’appartement de l’instituteur avec des mobiliers et objets d’époque.

Et pour finir visite éclair du Petit Monde de Marcel Pagnol. C’est une crèche de Noël réalisée par des santonniers aubagnais qui ressuscitent les personnages et les décors créés par Pagnol dans ses livres et dans ses films.

La visite est terminée, il est 18 heures, retour en car après une agréable journée ensoleillée. Merci à notre organisatrice, rendez-vous à la prochaine sortie.

Aline Bourrier

Diaporama: Sur les traces de PAGNOL par Janine PARES

HÔTEL DE LUNAS

Ce mardi 19 juin 2016, nous sommes une trentaine de personnes venues découvrir l’hôtel de Lunas. Un deuxième groupe est prévu le 26. Avec notre guide, nous traversons la place de la Comédie et faisons un arrêt devant les magnifiques immeubles haussmanniens. A la fin du 19ème siècle, la ville de Montpellier entame une période de prospérité grâce au rendement de la viticulture. Jules Palesy, alors maire de Montpellier, est à l’origine d’une architecture haussmannienne remarquable, telle que la place de la Comédie, la rue Foch, la rue de la Loge……..C’est l’époque des grands travaux, de l’arrivée du chemin de fer, de l’ouverture des grands magasins, des grandes artères dites “hygiénistes”,où l’air circule. Après avoir cheminé dans les rues piétonnes, nous découvrons l’hôtel de Lunas, situé à proximité de la promenade du Peyrou, rue de la Valfère. Cette magnifique demeure de la grande bourgeoisie du 19ème siècle est acquise par Félix Sabatier d’Espéran en 1845. A l’origine, c’était une petite maison adossée aux remparts de la ville. Les différents propriétaires effectuèrent des travaux d’agrandissement et d’embellissement pour lui donner sa physionomie actuelle. Le hall de l’immeuble est monumental avec sa balustrade en marbre rose de Caunes Minervois. Le plafond est orné d’une grande fresque en stuc à médaillons d’angles. Les familles Sabatier d’Espéran, étaient de grands bourgeois, marchands drapiers qui fournissaient aux troupes de Louis XIV les toiles nécessaires aux uniformes, draps, couvertures, toiles de tentes. Ils font fortune en se tournant vers l’élevage, le commerce avec les Indes, les mines de charbon, le chemin de fer, les banques. Nous pénétrons dans un beau jardin à la française d’environ 1200 m2 qui donne sur les salons du rez de chaussée aménagés à la manière des grandes demeures parisiennes avec leurs dorures, leurs laques et miroirs. Les meubles sont chargés, les lustres imposants. La salle à manger est décorée de scènes de chasse, de décors en terre cuite, de trophées de chasse. L’ensemble du mobilier et de la décoration est encore en place. Nous entrons dans le salon rouge avec ses meubles noirs, ses bronzes dorés, des objets d’origine orientale et même un bureau Boule, des rideaux rouges, des portraits et les fameux livres de comptes ou la moindre dépense était répertoriée. Le salon de musique est aussi richement décoré. Seules ces salles sont ouvertes au public. Nous regrettons de ne pouvoir avec accès à l’étage où une immense salle des fêtes rappelle la galerie des glaces à Versailles où les murs représentent les signes du Zodiaque ainsi que les 12 mois de l’année. Ces salles ne sont pas sécurisées mais seront visibles par le grand public dans un futur proche espérons le. Cette visite nous a permis de découvrir les richesses patrimoniales de notre ville et de remonter le temps dans un lieu où celui-ci semble s’être arrêté il y a plus d’un siècle.

Merci à Pierre Sabathier d’Espéran  qui a légué ce bien en 1974 aux monuments nationaux. (il a continué de l’habiter jusqu’en 1989, date de son décès).

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VOEUX 2016

Je vous souhaite une belle année 2016 : beaucoup de bonheur et la santé pour nous accompagner tout au long de nos sorties.                                                                         Francette

Un récapitulatif de toutes nos sorties de l’année élaboré par Janine                           “voeux 2016 C&C”

Le Musée Saharien du Crès

Visite du musée saharien  du CrèsSans titre13 décembre 2015

Sans titre2Il fait un peu frisquet ce jeudi 3 décembre devant le Musée du Sahara au Crès.

Nous sommes près de quarante à attendre sagement, blottis dans nos manteaux, le changement radical de climat que nous promet notre visite.

A 14 h30, le miracle se produit. Les portes s’ouvrent enfin sur un univers captivant, haut en couleurs. Bernard Adell, le maître des lieux nous y accueille. C’est son œuvre et il peut en être fier. Mécanicien de formation, ce qui l’a parfois aidé au cours de ses périples, il est tombé amoureux du désert et il l’a parcouru en tous sens, de l’Algérie à la Mauritanie, en passant par le Mali et le Niger, à la rencontre des peuples nomades qui en sont les gardiens et avec qui il a noué des contacts chaleureux. Il connaît tout de leur histoire, de leurs coutumes et de leurs traditions.

Sans titre4C’est de là qu’il a ramené un à un, et dans des conditions qui seraient aujourd’hui impensables, la plupart des trésors qui peuplent son musée. Intarissable, il s’attarde longuement sur chacun d’eux pour nous en expliquer les origines et la manière dont les nomades les utilisaient. Il illustre ses explications de multiples anecdotes qui leur donnent vie.

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Les lances, les épées et les boucliers imposants en peau d’Oryx des Touareg ainsi que de multiples fusils à canon long dont certains finement ouvragés, viennent nous rappeler que ces « hommes bleus », ainsi nommés du fait de la pigmentation bleu indigo de leurs turbans, sont un peuple rude, dont l’histoire a été jalonnée de comSans titre6Sans titre7bats.

Le musée fourmille d’objets artisanaux anciens les plus divers, soigneusement rangés dans des vitrines. Certains sont l’œuvre des Dogon, peuple animiste qui vit dans les vallées. Les sculptures en bois d’acacia et de tamarinier viennent du Niger, les poteries en terre cuite de Mauritanie. On y trouve aussi un étrange « verre libyque », gemme façonnée par la chute d’une Sans titre11météorite qui a vitrifié le sable du désert libyen.

Dans cette caverne d’Ali Baba, nous remarquons aussi des bâts de dromadaire, des burnous, des sacs, des Sans titre8instruments de musique (coras) une collection exceptionnelle de fanions de régiments parmi les prestigieux, et même des morceaux de l’avion du Général Laperrine, qu’une panne de carburant a contraint de se poser en plein désert. Mais le plus impressionnant, après le dromadaire grandeur nature qui trône avec son chamelier à une place d’honneur, est sans doute cet alignement unique de soldats revêtus de l’uniforme de leur régiment : zouaves, spahis, chambas, tirailleurs sénégalais…

Tous ces uniformes impeccables, élégants, colorés témoignent du soin particulier qu’on apportait à l’apparence qui marquait l’identité et faisait la fierté de chaque régiment.Sans titre17

Un dernier regard sur les magnifiques photographies sahariennes qui ornent les murs. Elles ont été prises par Alain Sebe, Jean-Marc Durouet par Bernard Adell lui même.Sans titre12

Bernard Adell n’est plus propriétaire du garage qui jouxte le musée et qui porte son nom. Il l’a vendu à ses salariés et se consacre désormais à sa passion. Vraiment, quelqu’un de remarquable.

Et un après-midi qui restera gravé dans nos mémoires.

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Merci à Christian Toulza pour son compte-rendu et ses photos.

 

 

 

 

 

NARBONNE

De bon matin, comme d’habitude, départ de 50 adhérents pour la plus ancienne colonie romaine en Gaule : Colonia Narbo Martius , aujourd’hui Narbonne. Elle était située sur la (voie domitienne), la première route romaine en Gaule, qui permettait de relier l’Italie et l’Espagne.                                                                                                Fondée par les Romains en -118 avant JC, cette ville vit passer romains (-118 avant JC à 463), wisigoths (463 à 719, sarrasins (719à 759)…Elle est donc riche d’histoire mais le thème de notre visite en ce 5 novembre est centré sur la partie médiévale de Narbonne .

A l’Office du Tourisme nous formons deux groupes. Ces quelques lignes relatent la visite menée par Christophe CABRIER ( info. à l’attention de ceux qui ont exprimé le souhait de faire appel à nouveau à lui …)                                                                                                                              Notre guide nous présente le Pont des Marchands reliant le bourg à la cité et qui permettait, à l’origine, le franchissement de l’Aude par la Via Domitia. Ce pont bâti, rare en Europe, était constitué de 7 arches (difficile à imaginer aujourd’hui !). Depuis que l’Aude a quitté son ancien cours et que son lit accueille le canal de la Robine (pléonasme, nous rappelle notre guide, car robine veut dire canal !), classé par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité, une seule arche suffit au passage de l’eau, les autres servant de caves aux maisons bâties des deux côtés du pont. C’est un des très rares ponts habités de France. Quelques péniches amarrées au quai, coquettement décorées, apportent une note bien sympathique. 

Direction ensuite Place de l’Hôtel de Ville (ou Place aux Herbes ou Place du « caulet » – chou en Occitan ! ). Au centre de la place, un espace creux dans le pavé découvre un tronçon de la Via Domitia dans son état de la fin du IVe siècle. Ce vestige daterait de 120 av. J.-C., soit deux ans avant la fondation de la Colonia Narbo Martius. A Narbonne, la Via Domitia rencontrait la Via Aquitania, ouverte en direction de l’Atlantique par Toulouse et Bordeaux, attestant du rôle de carrefour tenu par la ville. Le vestige découvert le 7 février 1997 lors du réaménagement de la place, présente une portion de voie dallée de calcaire dur, marquée par de profondes ornières. Elle est bordée de trottoirs et on aperçoit la base d’une fontaine…

Sur la Place de l’hôtel de Ville, le Palais des archevêques de Narbonne. Il est le second ensemble archiépiscopal après le Palais des Papes d’Avignon. Il est composé du Palais Vieux d’origine romane et du Palais Neuf de style gothique… Les deux parties de ce palais sont séparées par une charmante petite ruelle pavée, le passage de l’Ancre. La façade du Palais Neuf comporte trois tours carrées datant des XIIIe et XIVe siècles. La partie centrale de la façade a été restaurée par Viollet-le-Duc (il a beaucoup travaillé cet homme !). 

Le palais accueille depuis le XIXe siècle la mairie de Narbonne, le musée d’art et d’histoire et le musée archéologique. En face du palais, un magnifique bâtiment de type haussmannien, témoignage de l’âge d’or viticole, porte sur sa façade …..« Les Dames de France » ! Il date de 1907. Les coupoles encadrant la façade ont été copiées sur celles réalisées pour le Printemps à Paris (1885).

Nous quittons la place pour emprunter le passage de l’Ancre et atteindre la Cour de la Madeleine dont la configuration permet d’y organiser des spectacles. Nous avons une belle vue sur la cathédrale . Notre guide attire notre attention sur ce qui pourrait être le vestige d’une porte de Mosquée du VIIIème siècle, époque à laquelle Narbonne dépendait de Cordoue .

Puis, petite visite rapide de la Cour d’Honneur du Palais Neuf qui donne accès aux deux principaux musées de la ville : le musée Archéologique et le musée d’Art et d’Histoire. Ce dernier est situé dans les anciens appartements de l’archevêque. Le musée Archéologique, qui occupe une grande partie du Palais Vieux, rassemble une collection de vestiges gallo-romains de la ville. Il possède notamment une importante collection de peintures romaines dont notre guide nous vante la beauté (une autre visite à envisager ?). Le Musée archéologique sera transféré dans le futur Musée régional de la Narbonne antique qui devrait être ouvert au public début 2019.

Nous prenons la direction du Cloître de la Cathédrale Saint-Just-et-Saint-Pasteur.

Ce Cloître est en cours de restauration (il date du 14ème siècle) et fait actuellement l’objet de fouilles préventives . De superbes gargouilles (plus ou moins menaçantes !), accrochées aux contreforts des galeries, semblent veiller sur la quiétude du cloître . Nous entrons dans la Cathédrale par une porte latérale …mais la vue est stoppée par un mur ! Aucune vision d’ensemble de l’intérieur ! En fait la cathédrale n’a pas de nef. Seul le chœur a été construit. La première pierre de la Cathédrale, spécialement envoyée de Rome par le pape Clément IV, ancien archevêque de la cité, fut posée le 12 avril 1272…. La construction du chœur s’acheva en 1332 mais pour continuer, il aurait fallu démolir en partie le rempart qui pouvait encore se révéler utile dans ces temps troublés, ce à quoi s’opposèrent les Consuls de la Cité. La cathédrale ne fut jamais terminée. Compte tenu de ses dimensions, on imagine aisément ce qu’elle aurait pu être. En effet la cathédrale est la quatrième plus haute de France, après celles de Beauvais (48 m) d’Amiens (45 m)et de Metz (41 m). Elle possède le plus haut chœur gothique du sud de la France avec une hauteur de voûtes à 40 mètres.                                                                                           

Des orgues impressionnantes par leurs dimensions (25 m de haut, 12 m de large, 8 m de profondeur) s’offrent à nos yeux …. En fait ces orgues sont les plus grandes de France !  

Des vitraux du 14ème siècle, placés très haut, éclairent faiblement la cathédrale qui, au moyen âge, était complètement peinte . Quelques pans de murs en témoignent. Dans le Chœur, 131 stalles, datant du 18ème siècle, permirent à certains d’entre nous de se reposer pendant les explications de notre guide qui rappela la particularité de ces sièges: ils sont pliants et comportent une petite console fixée à la partie inférieure du siège, appelée « miséricorde ». Elle permettait au clerc ou au moine qui participe à l’office de prendre appui sur elle lorsqu’il se tient debout et que son siège est relevé.   Nous nous dirigeons vers la Salle du Trésor située à l’étage. On y accède par un escalier en colimaçon.

La salle du Trésor servit au Chapitre pour ses réunions et pour conserver les archives. Le plafond est une coupole en briques ellipsoïdale, à l’origine d’un curieux phénomène acoustique  : si l’on parle à voix basse dans un angle, tourné vers le mur, on est entendu parfaitement du côté diamétralement opposé, sans que personne dans la salle ne vous entende … !!

Le Trésor contient un grand nombre d’objets précieux: Évangéliaires, ivoires, verreries, ostensoirs, calices, tapisseries; le regard est attiré par l’une d’elles, absolument remarquable, qui représente la Création du monde. Tissée de fils de soies et d’or, elle mesure 7,90 m de long sur 4,25 m de haut. La Manufacture Nationale des Gobelins l’attribue à un atelier bruxellois du XVème siècle. Parmi les manuscrits enluminés, un bréviaire renfermant les Saints Évangiles passe pour avoir appartenu à Charlemagne.

Notre guide attire notre attention sur une superbe petite boîte en ivoire avec fermoir d’argent, gravée de caractères arabes. Appelée pyxide, elle daterait du XIème siècle. Initialement destinée à contenir des parfums et des onguents, elle fut ensuite utilisée à la conservation des hosties .

Nous redescendons dans la cathédrale pour admirer le grand Retable de la Chapelle Notre Dame de Bethléem. C’est en 1981 que la dépose de la statue de Notre Dame de Bethléem a permis de redécouvrir, dissimulé derrière un décor du XIXème siècle, le Grand Retable du XIVème siècle. Ce décor entièrement polychrome occupe trois pans de la chapelle et s’étend sur 26 m². Ce Retable est exceptionnel par son ampleur, la délicatesse des figures, les polychromies que l’on devine. Y sont représentés de façon saisissante l’Enfer, le Purgatoire, les Limbes, le Léviathan et des scènes de la vie du Christ .

Après cette immersion dans le passé médiéval, nous nous dirigeons vers notre lieu de rendez vous avec l’autre groupe, le restaurant l’Estagnol .

Notre guide nous conseille fortement d’aller admirer les Halles type Baltard à proximité du restaurant . Ce que nous faisons… et certains d’entre nous s’immiscient dans le 2ème groupe que le guide, archéologue de formation et passionné, entraîne dans l’église Notre-Dame de Lamourguier, qui abrite le musée lapidaire : impressionnantes allées constituées de blocs sculptés antiques, retirés des remparts de Narbonne où ils avaient été réemployés. Le musée lapidaire de Narbonne est le second après celui de Rome. Ce musée sera également transféré dans le futur Musée régional de la Narbonne antique.

Après un très agréable repas, nous allons flâner sous un soleil ardent (mais oui, le 5 novembre !) dans le marché qui s’étend le long des quais de la Robine …quelques emplettes pour certains et nous prenons la route pour remonter le temps : nous voilà à l’époque gallo-romaine.

Près du village de Loupian, en bordure du bassin de Thau, entre Montpellier et Béziers, le long de la Via Domitia, nous découvrons une villa gallo-romaine riche de six siècles d’histoire.

Ce musée de site est un des très rares exemples français de conservation et de présentation in situ. Il est l’aboutissement de plus de trente années d’études et de travaux qui ont permis de sauvegarder et de présenter au public l’important patrimoine que représentent les mosaïques, vestiges de la villa gallo-romaine…

L’histoire et le fonctionnement du domaine agricole sont présentés dans deux salles où sont exposés des objets archéologiques et des maquettes. Le site est parfaitement représentatif de ces grandes villae (domaines agricoles) qui couvraient les campagnes de l’empire romain. Les fouilles du site archéologique occupent 3 hectares. La moitié reste encore à fouiller.                                                                                                 La principale activité agricole était la viticulture, pour laquelle a été construit un chai capable de contenir 1500 hectolitres de vin stocké dans de grosses jarres (dolia), retrouvées sur place.

À cette période a été aussi construit un petit port au nord du bassin de Thau, destiné à l’exportation du vin. On a également retrouvé un atelier de potiers pour la fabrication d’amphores destinées au transport de ce vin. Ces amphores sont estampillées « M A F », initiales du propriétaire.

Une petite séance cinéma complète nos connaissances en matière d’amphores …

La visite se poursuit sous un bâtiment qui protège les restes de la villa et des mosaïques polychromes de toute beauté qui décoraient la résidence au Ve siècle de notre ère. Le bâtiment couvre une surface de  1000 m2. Sa conception permet de sauvegarder les couches archéologiques existantes et de présenter les mosaïques . A l’intérieur le public circule sur un réseau de passerelles au niveau du sol puis sur une galerie haute qui permet une vue d’ensemble de la résidence. Magnifique spectacle qui laisse pantois devant la créativité et le savoir faire tout en délicatesse des mosaïstes de l’époque !                                                                                               13 mosaïques s’offrent à nos yeux, les motifs sont divers : quelques représentations humaines, des végétaux mais surtout, les plus remarquables, les motifs géométriques ! Nous avons même un « trompe l’œil », façon Vasarely !

Les mosaïques avaient été sévèrement endommagées lors de l’abandon du site et de la mise en culture des terres. Pour les sauvegarder définitivement, il a fallu les déposer, les transférer sur un support sain puis combler les parties manquantes, soit par reconstitution de la trame du décor par des tesselles blanches, grises et noires, soit par le dessin des lignes de force avec des tesselles noires, posées sur un béton clair. Elles ont été ensuite remises à leur emplacement d’origine. Cette restauration permet une bonne lecture de l’ensemble sans risque de confusion avec le pavement original.

En théorie, une équipe de quatre mosaïstes met un an pour couvrir une surface de 500m2. À Loupian, deux équipes travaillant simultanément ont pu recouvrir les 450 m2 entre six mois à huit mois environ. Les travaux de restauration ont été réalisés par une entreprise spécialisée implantée à Loupian, …mais qui, malheureusement, a fermé !

Voilà , le voyage dans le temps est terminé ! Nous repartons vers le monde moderne …et ses embouteillages (retour tardif pour certains !!!), les yeux encore émerveillés par ce patrimoine que nous ont laissé nos prédécesseurs !

Avē Cæsar !!                                                                                                        Elisabeth Bonnafé

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La Côte d’Azur (du 5 au 8 octobre 2015)

 lundi 5 octobre, nous prenons la route tôt le matin. Quatre belles journées nous attendent : les prévisions météorologiques sont bonnes. Je suis un peu stressée. Les jours précédents des trombes d’eau se sont déversées sur la région méditerranée provoquant d’énormes dégâts et une vingtaine de morts. Je crains surtout les routes coupées. Heureusement, tout se passe bien. Nous arrivons comme prévu à 11 H. au centre de vacances Bélambra de la Colle sur Loup, niché dans la verdure, au cœur d’une pinède de 20 hectares. Nous prenons possession des chambres avant de nous rendre au restaurant où un buffet nous attend.

L’après midi nous visitons Saint Paul de Vence : célèbre pour ses peintres et ses joueurs de boules. Nous avons rendez vous avec notre guide sur la place du jeu de boules où aimaient se retrouver Yves Montand et Lino Ventura face au restaurant “La Colombe d’or” où étaient accueillis les grands artistes du 20ème siècle : Matisse, Chagall, Picasso, Braque, Léger, Follon.                                                                                                       Au 16ème siècle, François 1er renforce la défense de la ville en construisant des remparts qui épousent l’éperon rocheux sur lequel est construit le village. Nous entrons par la porte de Vence, tour à machicoulis , un des rares vestiges de l’enceinte médiévale. Nous déambulons dans les petites ruelles si pittoresques, admirons les façades en pierres des 16ème et 18ème siècle, nous arrêtons à la chapelle des pénitents blancs décorée par Folon qui est une merveille : couleur légère des peintures et des vitraux, richesse des murs recouverts de mosaïques, pureté des lignes de l’hôtel et du bénitier. Nous arrivons au donjon, seule partie du château qui demeure et qui est aujourd’hui l’hôtel de ville (là où se marièrent Yves Montand et Simone Signoret en 1951). Puis nous atteignons la place de la grande fontaine, centre du village, où les lavandières venaient battre le linge et où la population s’approvisionnait en eau. Nous atteignons le cimetière où repose Marc Chagall : le panorama superbe  donne  sur la campagne plantée de vignes, d’oliviers et sur la Côte d’Azur. Dans la “rue Grande”, nous flânons au milieu des ateliers d’artistes, des galeries de peinture, des boutiques et des échoppes de produits artisanaux.                                 Saint Paul de Vence reste à la hauteur de sa réputation : un site exceptionnel.           Nous rentrons au centre, participons aux jeux Apéro puis partageons le dîner: agapes et vins à volonté.

mardi 6 octobre : Après un copieux petit déjeuner (où certaines cassent les assiettes), nous nous dirigeons vers Grasse : capitale mondiale de la parfumerie de renommée internationale. Le centre ville qui fait l’objet d’une réhabilitation, présente une architecture à la fois génoise et provençale. Les vestiges des remparts du 16ème siècle, les maisons à arcades, les ruelles tortueuses, les escaliers, les passages voutés , les maisons médiévales donnent une impression de délabrement.                                                       Au Moyen age, la ville de Grasse était spécialisée dans le tannage du cuir. C’est en parfumant ses gants de cuir qu’elle développa l’industrie du parfum. Les hôtels particuliers du 19ème (hôtel de Cabris, de Pontèves), sont les témoins d’une bourgeoisie prospère.   La cathédrale Notre Dame du Puy construite au 12ème siècle, est de style roman provençal : On y trouve un véritable trésor : des toiles de Rubens et un tableau de Fragonard. L’hôtel de ville est installé dans un ancien palais épiscopal.                       Puis nous découvrons l’usine historique de  la parfumerie Fragonard : étape incontournable de la ville. La fabrique a été établie en 1782. La visite guidée propose la découverte de l’histoire du parfum et  des différents procédés de fabrication. Pour capturer les odeurs,  des alambics de cuivre permettaient la distillation qui grâce à la vapeur d’eau captait  les huiles essentielles. Aujourd’hui, on utilise beaucoup de produits de synthèse. Nous terminons bien sur par le passage obligé : le magasin de vente ou nous pouvons trouver  parfums,  eaux de Cologne, cosmétiques,  bougies, savons. Qui n’a pas craqué devant cet étalage ?                                                                                              Un bon déjeuner réparateur, puis départ pour les villages perchés de l’arrière pays. Nous traversons des collines couvertes d’oliviers, des paysages magnifiques pour rejoindre Gourdon. Perché sur un pic vertigineux de 760 mètres qui domine la vallée du Loup, il offre un panorama exceptionnel. C’est un des plus beaux villages de France qui a gardé d’imposants remparts et un château médiéval.C’était un lieu de refuge et de défense aux époques les plus reculées. Puis nous rejoignons Tourrettes sur Loup, autre village médiéval appelé “cité des violettes” dont on découvre les secrets une fois franchies les portes fortifiées situées de chaque côté de la place. Il surplombe des précipices dont les maisons construites au bord du ravin servent de remparts. Elles sont articulées autour d’une artère centrale en demie lune. Ce petit village avec ses vieilles façades de pierres, est restauré avec goût. C’est un centre touristique qui abrite un artisanat d’art réputé (tissages, poteries, sculptures) et dont l’économie tourne autour de la culture de la violette (fleurs cristallisées). Nous regagnons le village Bélambra où les plus courageux termineront la soirée sur des rythmes endiablés.

mercredi 7 octobre : Difficile d’atteindre Eze. Le tunnel de Monaco est fermé : il faut  affronter les embouteillages de Nice, grimper la colline en lacets avec un bus qui ne passe pas partout. Notre guide nous attend, nous fait entrer dans le village par une double porte fortifiée du 14ème siècle qui nous plonge dans l’ambiance médiévale du village avec ses ruelles étroites et ses maisons atypiques, son chemin de pierres polies par le temps (attention, il ne faut pas glisser). Nous continuons vers le jardin méditerranéen, joyau du village tant par ses compositions florales que par le panorama qu’il propose. Perché à 429 mètres au dessus du niveau de la mer, créé après la 2ème guerre mondiale, le jardin exotique avec sa diversité de cactées (les coussins de belle mère, les figuiers de barbarie, les cierges à tête de vieillard), d’ agaves (les plantes les plus élégantes du jardin avec leurs bandes jaunes ou leurs lisérés blancs), les aloes, les yuccas venant du monde entier, d’Afrique, d’Amérique est un des plus exceptionnels de la Riviera. Les nombreuses sculptures de Jean Philippe Richard, aux formes et aux lignes gracieuses, fluides, élancées, aux  visages esquissés, aux traits réguliers, harmonieux semblent veiller sur  le jardin. La 1ère qui accueille le visiteur s’appelle Isis, en souvenir des Phéniciens qui vénéraient la déesse égyptienne : symbole de fertilité et de l’éternité.  Les ruines au sommet du jardin sont celles d’un château datant du 12ème siècle.. De là haut, la vue est splendide : Elle embrasse toute la Riviéra de l’Italie à Saint Tropez. Le panorama est unique.                                                                                                                       L’après midi est consacré à la villa de 2 splendides villas de la Côte d’Azur. La villa Kérylos à Beaulieu sur Mer, construite entre 1902 et 1908 pour Théodore Reinach passionné d’antiquité grecque, est la reconstitution unique au monde d’une demeure grecque antique.Elle appartient aujourd’hui à l’institut de France. Entièrement meublée : elle témoigne du raffinement des palais grecs antiques qui utilisaient  les matières les plus nobles : palissandre, citronnier, noyer, ivoire corail, albatre marbre, marqueterie etc..  Les murs sont recouverts de fresques, les sols de magnifiques mosaïques. Au rez de Chaussé, le pérystyle, cour centrale bordée de portiques, autour duquel sont disposées les pièces d’apparat, permet de diffuser la lumière et aérer les pièces. On y recevait les visiteurs et organisait les réceptions.  Au 1er étage, un vestibule conduit aux appartements de Mr et Mme de Reinach ainsi qu’aux salles de bains et appartements des invités. Au sous sol, dans la galerie des antiques, une collection de photos en noir et blanc nous fait voyager à la rencontre du peuple grec à la fin du 19ème siècle. Des clichés des fouilles archéologiques immortalisent les fouilles d’européens passionnés par les vestiges de la Grèce ancienne. On y trouve des moulages , grandeur nature, des célèbres statues gréco romaines.                                                                                                                       Puis visite de la villa Ephrussi de Rotschild : un des joyaux de la Côte d’Azur. Cette  villa a été construite par la baronne Béatrice de Rotschild dans les années 1912 qui épousa le   milliardaire russe, Maurice Ephrussi. Ce palais sur la mer offre une vue impressionnante sur la rade de Villefranche et la baie de Beaulieu. La propriété s’étend sur 7 hectares. Construite dans un style rappelant les fastes de la Renaissance italienne, l’entrée se fait par le majestueux patio aux colonnes de marbre rose et aux galeries de voutes hispano-mauresques. Nous découvrons des salons richement décorés, les appartements privés raffinés, d’une grande richesse dans le choix du mobilier et des éléments décoratifs. Neuf jardins entourent la villa et offrent une vue magnifique sur la rade (jardins à la française, espagnol, japonais, provençal, florentin) ornés de cascades, bassins, parterres fleuris et arbres aux essences rares. Cette villa a été léguée ainsi que la totalité des collections à l’académie des Beaux Arts (plus de 5000 œuvres d’art : porcelaines, tableaux, tapisseries, meubles, tapis). La villa Ephrussi de Rotschild est l’occasion de s’évader, le temps d’une visite, dans le monde du luxe et de l’art.                                                                        Nous rentrons au  centre. Une soirée animation nous attend où nous retrouvons ceux qui veulent prolonger la soirée.

Jeudi 8 octobre : Découverte de Nice : ville phare de la côte d’azur. Elle est aussi la 5ème ville de France par sa population. Tout le monde connait la célèbre promenade des anglais qui longe la baie des anges avec ses plages, ses luxueux hôtels dont le Négresco, ses palais “belle époque” mais c’est surtout dans le vieux Nice que nous nous sommes arrêtés, avec ses ruelles pittoresques, ses façades aux couleurs ocres, jaunes ou rouges. Nous nous retrouvons cours Saleya où se trouvent le marché aux fleurs, le palais de la préfecture, ancien palais des rois sardes, et la chapelle de la Miséricorde (nous avons juste le temps de jeter un œil à l’intérieur sur ce véritable joyau baroque construit en ellipse car une cérémonie s’y déroule). Nous déambulons dans le dédale des rues sombres du vieux Nice, passons devant les petits restaurants qui proposent des spécialités niçoises : pissaladière, copa, salades niçoises, pan bagnat. Nous nous arrêtons à la cathédrale Sainte Réparate, de style baroque avec sa coupole de tuiles vernissées et son campanile extérieur. L’intérieur entièrement restauré, compte 10 chapelles et est inspiré de l’église Saint Pierre de Rome. Une grosse manifestation bloque les rues de Nice. Nous rejoignons le bus par la “coulée verte“, agréable cadre verdoyant qui sépare le Vieux Nice de la ville contemporaine : belle promenade avec des jeux d’enfants, des espaces ombragés, de nombreuses fontaines. Nice est vraiment une très belle ville avec un patrimoine exceptionnel. Bien d’autres choses restent à visiter, entre autres les musées Matisse, Chagall et le MAMAC (musée d’art moderne et d’art contemporain).  Mais ce sera pour une autre fois ??                                                                                                          Repas au restaurant où nous avons pu apprécier les talents de serveurs de certains de nos adhérents. (Jean Luc est le spécialiste des apéros et de nombreuses autres bonnes volontés n’ont pas hésité à mettre la main à la pâte). En effet, la serveuse, seule pour servir 42 personnes était un peu dépassée. Nous avons pu repartir dans des délais convenables. Puis retour sur Montpellier où un petit incident nous attendait sur la l’autoroute : l’éclatement d’un pneu de notre bus nous aura retardés mais cela n’a pas entamé la bonne humeur de tout le groupe. Notre chauffeur a gardé son calme et a géré efficacement le problème. Nous garderons tout de même un très bon souvenir de ces 4 jours passés dans cette superbe région.

Francette Pohl

Lien pour voir le diaporama de Janine :

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GRUISSAN

Ce jeudi 4 juin, le temps est idéal, soleil et légère petite brise pour découvrir un endroit que peu de gens du groupe connaissent “le salin de Gruissan“. Adossé au massif de la Clape, entouré par la mer et l’étang de l’Ayrolle, en bordure du village de Gruissan, le salin de l’ile Saint-Martin s’étale sur 400 hectares.

Avec notre guide nous faisons le tour des 14 bassins et nous  découvrons toutes les phases de la production du sel, du pompage de l’eau de mer en mars, jusqu’à la récolte en septembre. Le saunier pompe dans les premiers bassins l’eau de mer où la concentration du chlorure de sodium est de 29 grammes par litre. Cette eau parcourt jusqu’au cœur de l’été quelques 40 kilomètres par gravitation dans les petits canaux, de bassin en bassin. Du fait de l’évaporation, sous l’effet naturel du soleil et des vents, la teneur en chlorure de sodium atteint 260 grammes par litre. A cette densité, il se cristallise en couches de 7 à 10 centimètres et peut être récolté à la fin de l’été. C’est ainsi que 15000 tonnes (dont 200 tonnes de fleur de sel)  sont ainsi récoltées et utilisées pour le salage des routes, les salaisons. “La fleur de sel” est la fine pellicule de sel qui se forme à la surface des tables salantes: un sel si léger qu’il ne coule pas et qui est délicatement récolté par le saunier.

La couleur rose-rouge des bassins provient d’une micro-algue halophile, “Dunaliella salina”, seule capable de vivre dans un tel milieu. Sa résistance au sel provient de la forte concentration en B Carotène qui la protège de la lumière et des teneurs élevées en glycérol.

2 bassins sont réservés à la production d’huitres.

Ce site, créé en 1910 a longtemps été fermé car non rentable. il a été ré-ouvert et a développé toute une activité touristique autour de cette ressource naturelle: un écomusée, une boutique, un restaurant où l’on déguste les huitres élevées sur place.

Malheureusement, nous avons peu de temps à consacrer à la boutique. Vite, vite,  nous reprenons la route pour aller déjeuner à Port-la-Nouvelle, dans un restaurant en bord de plage.

L’après midi est consacré à une mini-croisière sur le “Millésime” à partir du Grau d’Adge. Le temps est idéal: chaud, mer calme. Nous quittons ce charmant village de pêcheurs situé sur la rive gauche du fleuve Hérault et à quelques pas de la cité d’Adge. Nous longeons la côte pour parvenir au fort de Brescou, situé sur une petite ile volcanique. Ce fort fut construit d’après des plans de Vauban et a servi de prison au 18ème siècle. Puis nous nous dirigeons vers le cap d’Adge. Créé dans le cadre d’une politique d’aménagement du territoire pour le développement des stations touristiques de la méditerranée, il s’est développé autour de son port de plaisance, ses marinas et sa célèbre plage de naturistes, un des plus grands site d’Europe. Nous apercevons la Grande Conque dans un cadre sauvage, avec ses hautes falaises d’origine volcanique, son sable gris. L’accès se fait par des escaliers creusés dans la falaise.                                                   2 célèbres rochers “les deux frères” se dressent fièrement. Le Mont Saint-Loup, ancien volcan dont l’éruption remonte à 750 000 années : les éruptions volcaniques restent visibles : coulées de lave solidifiée, tufs jaunes, quartz, argile. La cote est découpée et a créé des îlots, criques, plage de sable noir, falaises. Le Mont Saint-Loup avec son sémaphore et la tour des anglais servaient pour prévenir des incursions des pirates et des anglais au 17ème siècle. Puis nous faisons la remontée du fleuve Hérault du Grau d’Adge à Agde, en passant devant la criée aux poissons, le chantier naval, la cité d’Agde, la cathédrale romane fortifiée, le château Laurens et le barrage. Sur les berges du fleuve, de nombreuses petites embarcations, des pêcheurs à la ligne, des bateaux en cale sèche. On croise un thonier, accompagné de milliers de mouettes, qui se dirige vers la criée du Grau d’Adge.

Cette mini croisière commentée, nous permet de découvrir toute la richesse du patrimoine agathois situé entre mer, fleuve, étang et canal, la biodiversité marine et fluviale. C’est un moment très agréable, reposant que nous avons beaucoup apprécié.

En souvenir de cette agréable journée : les photos de Janine

Diaporama Kizoa : C&C GRUISSAN-GRAUdAGDEDiaporama


 

LA TOSCANE

Du 18 au 25 mai 2015, 45 adhérents sont partis à la découverte de la Toscane. Lever matinal, le voyage en bus s’effectue sans problème sous un soleil resplendissant qui nous permet de profiter des magnifiques paysages que nous traversons.

2ème  journée : les “5 terres”

Nous embarquons à La Spézia. Le ciel est bleu,le soleil brille, la mer calme et cristalline. Nous longeons la côte Ligure pour découvrir ces villages colorés accrochés à la montagne, sur des falaises abruptes qui plongent dans la mer. Les maisons entassées et enchevêtrées les unes dans les autres, forment une mosaïque bigarrée. Les ruelles sont étroites et entourées de boutiques et restaurants. Les paysages formés d’étagements, soutenus par des murs “à sec”, sont plantés de vignes, d’oliviers, d’arbres fruitiers. Les 5 Terres, sont inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1997. Elles sont le paradis des randonneurs, qui par des sentiers côtiers, rejoignent les différents villages : Vernazza, Monterosso, Portovénéré etc….C’est un petit coin de paradis qui attire de nombreux touristes.

3ème journée : Lucca

Le ciel est gris pour découvrir cette petit ville médiévale entourée de remparts restés intacts depuis la Renaissance, exemples de l’architecture militaire des 16ème et 17ème siècle, aménagés de jardins et devenus lieux de promenade. Ils font 4 kms de long et sont traversés par 6 portes pour entrer dans la ville. Le centre historique dont le joyau est la “piazza dell’Anfitéatro” en forme d’ellipse, était un amphithéâtre romain. Aujourd’hui, elle est entourée de bars et de boutiques. On visite la cathédrale Saint Martin, de style roman,  dont l’intérieur comporte de précieuses œuvres d’art de sculptures et peintures. La tour la plus importante de Lucca est la tour Guinigi, célèbre pour son sommet embelli par un jardin suspendu composé de chênes verts. Elle domine la ville de sa couleur rouge (en briques) et a survécu aux démolitions du 16ème siècle. Le centre historique médiéval est doté de ruelles, de places bordées de tours, de palais, de maisons en pierres ou briques soutenues par des portiques, d’hôtels particuliers. La fin de la visite se terminant sous la pluie est précipitée et nous empêche de saluer comme il se doit notre guide, une magnifique petite dame, d’un âge certain, qui nous avait pris en charge. Nous déjeunons à Pise, la ville de Galilée, père de la physique. Nous arrivons sur cette place majestueuse où se trouvent la tour penchée, symbole de la ville, le “Duomo“, l’une des plus grandes expressions de l’art roman de Pise, le baptistère de forme circulaire qui possède une coupole pyramidale de 18 mètres de diamètre, qui sont de véritables joyaux de marbre. La tour penchée,construite à partir de 1173, étonne avec son inclinaison très nette (4°). C’est une perfection architecturale avec ses 6 niveaux de loges, ses lignes courbes de marbre blanc.

4ème journée : Florence

Un arrêt sur une des collines dominant Florence nous permet de situer les principaux monuments de la ville sous un ciel bien gris.Les vendeurs de ponchos et parapluies nous accompagnent. Cela nous sera bien utile. Nous découvrons cette prestigieuse cité des Médicis, berceau de la Renaissance italienne, ville d’art par excellence. Des générations de banquiers et de marchands ont enrichi cette ville de somptueux palais. Les plus grands sculpteurs, peintres et architectes, l’anoblirent des plus grandes œuvres. Nous atteignons le chœur historique avec la “piazza del duomo”,le choeur religieux, le campanile de Giotto, le baptistère aux portes de bronze magnifiquement sculptées. La plazza Della Signora, véritable musée en plein air avec ses œuvres signées des plus grands noms de Florence : Donatello, Michel Ange. Nous nous dirigeons au restaurant situé dans un ancien palais, au décor magnifique. Puis visite du musée des offices. Il pleut toujours, nous sommes en retard, nous accélérons le pas et c’est là que nous perdons une partie du groupe, heureusement, ils nous rejoindront un peu plus tard.                              Le musée des Offices a été construit en 1560 et présente les plus belles collections au monde de peintures italiennes, des grands maitres de la Renaissance, Léonard de Vinci, Giotto, Michel Ange, Le Caravage, la naissance de Vénus de Botticelli. Un escalier monumental permet d’accéder à la galerie. Compte tenu de la taille du musée, nous ne pourrons visiter  que quelques salles qui nous permettront d’observer l’évolution de la peinture religieuse pour la perspective et l’humanité des visages.           Petit temps libre avant le dîner qui permettra aux uns, de flâner dans les rues noires de monde et aux autres, de s’installer tranquillement à la terrasse d’un café.

5ème journée : Florence

Nous repartons pour une visite guidée de la ville historique par les ruelles médiévales bordées par les antiques maisons-tours, mémoires du grand poète Dante. Un arrêt devant la galerie des offices, puis la “piazza della signoria” qui représente le chœur politique historique de Florence avec le palazzo Vecchio, la fontaine de Neptune, les nombreuses sculptures et statues. Nous nous dirigeons vers le “Ponte Vecchio” situé sur le fleuve Arno. En 1593, le duc Cosme 1er de Médicis fit construire un corridor au-dessus du fleuve afin de relier les Offices au palais Pitti. Incommodé par les odeurs des boutiques de l’époque (boucheries, tanneries), il les fit remplacer par des boutiques de joailleries et bijouteries qui existent encore aujourd’hui .    Nous atteignons le palais Pitti, grandiose, qui aujourd’hui, détient 6 musées.    Nous admirons la façade de l’église Santa Croce, superbe édifice gothique qui renferme les tombeaux de célèbres florentins tels que Michel Ange, Galilée et Machiavel. Puis un petit tour à la pharmacie Santa Maria Noovella qui est une ancienne officine d’apothicaire devenue une maison de parfums et de soins corporels. Ouverte en 1612 par les moines dominicains, elle est toujours en activité. C’est un lieu unique avec ses dorures, ses peintures, ses fresques, et ses anciennes fioles de parfums.                  Après le déjeuner, nous prenons la direction de la villa Médicis à Poggio a Caiano, située à 20 kms de  Florence. Cette villa  a été construite en 1485 et était une résidence d’été de la famille. Entourée d’un jardin à l’anglaise, elle surprend par son escalier monumental qui conduit à la terrasse décorée d’une frise en terre cuite. Parmi les pièces du rez de chaussée, se trouve un théâtre et une salle de billard. Au 1er étage, de magnifiques salles sont décorées de peintures murales représentant des thèmes mythologiques ou des évènements de l’histoire romaine.                                                 Nous prenons la route pour Sienne.

6ème journée : Sienne – San Gimignano

L’hôtel est situé en bas des escalators qui nous emmènent directement au centre historique. La ville est séparée en 17 “contrades” (quartiers des escargots, des tortues, des dragons). Nous découvrons les ruelles de la cité entourées de palais magnifiques, des trésors architecturaux, palais, loggias, remarquables édifices religieux qui mènent sur la célèbre “piazza del campo” : la plus vaste place médiévale d’Europe, en forme de coquille, où se dresse l’hôtel de ville construit au 13ème siècle. C’est le véritable cœur de la ville où se tient la fameuse course du “palio” où s’affrontent chaque année les 17 “contrades” : courses de chevaux montés à cru, calquées sur le modèle d’une joute médiévale où tous les coups sont permis. Puis par les ruelles pentues, nous atteignons la majestueuse et imposante cathédrale gothique Santa Maria Assunta édifiée au 13ème siècle, aux marbres bicolores blancs et noirs, aux colonnades décorées de fines sculptures. Elle abrite des chefs d’œuvre, tels que l’extraordinaire vitrail de la chapelle principale  et des fresques et peintures logées dans les chapelles du transept (sculptures de Michel Ange, Donatello, Pisano. La bibliothèque Piccolomini, aux murs et plafonds recouverts de fresques représentant des épisodes de la vie du pape Pie II est une merveille. Les sols en marbre marqueté, avec des dizaines de scènes inspirées par l’apocalypse, réalisées par plusieurs artistes sur plusieurs siècles, représentent les sibylles. La chaire repose sur des colonnes de porphyre et de marbre et représente des épisodes de la vie du christ.                                                                                              Après le déjeuner, nous nous dirigeons vers San Giminiano, situé dans la vallée du chianti. C’est un charmant et authentique bourg médiéval, trônant sur une colline, caractérisé par ses tours et maisons fortifiées, classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Le temps semble s’être arrêté. Nous rentrons dans le bourg par la porte San Giovanni pour rejoindre le centre où convergent 3 places entourées de maisons-tours médiévales. Il y en avait 70 et il n’en reste plus que 13 aujourd’hui. Elles avaient des fonctions de défense et étaient reliées les unes aux autres par des ponts et permettaient de se déplacer sans descendre dans la rue. Elles étaient construites par les riches familles, qui pour montrer leur puissance, les construisaient de plus en plus haut. La ville est envahie par les touristes qui flânent devant les boutiques de souvenirs.                                                                                         Nous quittons San Giminiano, traversons des paysages pleins de charme et romantiques à souhait, des vallons recouverts de vignes, cyprès, oliviers, des petits villages accrochés aux collines. Nous nous rendons dans la campagne Toscane pour y déguster des produits locaux. On nous accueille : la table est mise – l’huile, les olives, le fromage, le vin nous attendent pour une dégustation. Puis passage obligé dans la boutique où tout le monde repart avec un petit sac.                                                                               Nous reprenons la route pour Marina di Pietrasanta, petite ville située en bord de mer.

7ème journée : Carrare

Carrare est célèbre pour ses mines de marbre exploitées depuis l’époque romaine. De loin, on aperçoit ces montagnes blanches qui s’étendent sur une dizaine de kilomètres. On y extrait des blocs de marbre pouvant atteindre 60 tonnes, transportés sur des camions géants. Nous faisons le tour d’un petit musée à ciel ouvert où l’on découvre quelques sculptures, de vieux outils, des scènes sculptées dans des blocs représentant la vie des mineurs à l’époque où l’on descendait les blocs à l’aide de troncs d’arbres. En traversant la ville, on remarque que de nombreux bâtiments sont recouverts de marbre ainsi que les trottoirs et places.                                  Dernier repas à Gênes avant de rejoindre la France. (hé non, ce ne sera pas le dernier puisqu’une panne du bus nous obligera à prendre un dernier repas au Mac Do sur l’autoroute).

Durant ce voyage, nous avons découvert le système des “check Point” : Les mairies appliquent des taxes sur l’entrée et la circulation des autocars touristiques dans les villes italiennes. Les coûts sont élevés et différents d’une ville à l’autre. Cela nous a obligés parfois à faire quelques détours.

J’espère que vous avez  apprécié ce voyage malgré le temps qui n’aura pas toujours été favorable et que vous garderez un bon souvenir de cette merveilleuse Toscane, de cette région bénie des dieux avec ses villes au riche patrimoine et ses paysages exceptionnels.

Je vous remercie pour l’excellente ambiance qui a régné tout au long de cette semaine.

Francette

Le diaporama de Janine :

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CARCASSONNE

Vive le vent, Vive le vent : il ne faisait pas bien chaud lorsque nous avons commencé notre visite de Carcassonne par la bastide ou ville basse.

La bastide a été construite sous le règne de Saint Louis en 1260 et est organisée selon un plan quadrangulaire autour de la place Carnot. Au centre de cette place se trouve la fontaine de Neptune en marbre sculpté qui  reçoit un marché plusieurs jours par semaine. Autrefois la bastide était fortifiée par des remparts qui  ont été détruits au 18ème siècle.  Des boulevards ont été construits à l’emplacement des fossés qui ont été comblés et qui suivent les anciens remparts de la ville. La porte des Jacobins est la dernière porte qui reste sur les 4 qui se trouvaient aux 4 points cardinaux de la bastide. Ces portes, ouvertes dans les murs des fortifications, permettaient le contrôle des entrées dans la ville.

Nous nous dirigeons vers l’église Saint Vincent, de style gothique languedocien. Elle possède 1 nef unique dotée d’une tour de 54 mètres de haut. Celle-ci abrite le clocher qui compte 54 cloches qui fonctionnent encore.  Les plus courageux affrontent les 232 marches qui accèdent au haut de la tour, qui autrefois servait de tour de guet. Ventés, aérés, courbés par les rafales qui nous cinglent, nous admirons le panorama unique sur la ville, la plaine environnante, les Pyrénées, la Montagne Noire. Puis nous longeons la cathédrale Saint Michel, restaurée par Viollet Le Duc et déambulons dans les petites rues de la ville pour découvrir les nombreux hôtels particuliers, témoins du passé industriel et commerçant.

La ville connut un rayonnement au 18ème siècle où prospéra  l’industrie du drap avec les manufactures royales. De belles demeures voient le jour à cette époque :                                                                                          – l’Hôtel de Murat est aujourd’hui la chambre de commerce et d’industrie,                                                                                                                                                                                                             – la Halle aux grains où autrefois se faisait le commerce des céréales, accueille  une médiatèque                                                                                                                                                                                        – l’hôtel de Rolland, propriété d’un ancien marchand de drap est devenu l’hôtel de ville                                                                                          – la maison des mémoires est une belle demeure qui a abrité un célèbre peintre Joël Bousquet.                                                                                                                    Nous faisons un petit tour au jardin du calvaire. Après la révolution, il est décidé d’ériger un calvaire en pleine ville au milieu des cyprès et des oliviers. Des stations monuments représentent un chemin de croix  qui mènent vers le Christ en croix flanqué de deux larrons. En sous sol, une chapelle représente le Saint Sépulcre avec des murs recouverts de fresques. Devenu propriété de la ville, il est fermé très longtemps et est menacé de destruction. Il rouvre en 2011, mais il a subi les affronts du temps et est dans un état très dégradé.

Nous reprenons le bus qui nous emmène dans la cité médiévale où se trouve le restaurant “Adélaïde”. Nous y dégustons un délicieux cassoulet qui nous permet de reprendre des forces pour affronter la visite de la cité et le vent toujours présent.

Nous entrons dans la cité par la porte Narbonnaise flanquée de 2 énormes tours : porte d’entrée principale de la cité médiévale. Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, la cité a été construite vers 1280. C’est un ensemble médiéval unique en Europe par sa taille et son état de conservation. Ses fondations remontent à l’époque gallo-romaine. Elle est ceinturée de 2 rangées de remparts qui comportent 52 tours dominant la vallée de l’Aude. Elle possède un château : le château comtal et la basilique Saint Nazaire. Au 11ème siècle, celle-ci était une église d’origine romane. Au 13ème siècle, elle est agrandie et construite en style gothique avec un transept et un choeur très élancés. Elle possède un ensemble de vitraux parmi les plus beaux du sud de la France dont les plus anciens datent du 13ème siècle.

Abandonnée par ses habitants au 19ème siècle qui se tournent vers la bastide, la destruction de la cité est programmée mais est sauvée par un notable : Jean Pierre Cros Mayrevieille et est restaurée par Viollet le Duc. Aujourd’hui, seuls une centaine d’habitants y habitent.                            Plus de 3 millions de touristes en font un des lieux les plus visités d’Europe. Il est très agréable d’y déambuler au milieu des magasins de souvenirs et des restaurants.

Photos de Janine en cliquant sur le lien :

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VAISON LA ROMAINE

5 mars 2015 : En ce jour de grand vent et de températures frisquettes, nous sommes 52 adhérents  à découvrir cette petite ville située dans le Vaucluse, célèbre pour ses vestiges romains et pour sa cité médiévale. Sous l’antique pont romain, coule l’Ouvèze qui sépare la haute ville médiévale du site gallo romain. Celui-ci  s’étend sur les 15 hectares qui ont été dégagés, mais le reste de la cité demeure sous le Vaison actuel.

Nous nous dirigeons vers le site de Puymin où les fouilles archéologiques ont révélé d’immenses et luxueuses demeures gallo-romaines, à l’agencement intérieur très élaboré, aux sols décorés de mosaïques, de marbres, de statues, de bassins et thermes privés. La maison d’Apollon du nom de la tête d’Apollon retrouvée sur le site, s’étend sur 2000 m2 et présente une enfilade de pièces : salles à manger, salles de réceptions, cour. Au centre de la maison, une grande salle d’apparat donne sur le péristyle. Plus loin, un vaste monument devait être un lieu public avec ses portiques qui encadrent un jardin doté d’un grand bassin. Nous déambulons dans la maison à la tonnelle pour atteindre le sanctuaire à portiques. Nous atteignons le théâtre, classé monument historique. Il est le témoin de la prospérité de la ville de “Vasio” et le plus grand édifice qui composait l’ensemble monumental de la cité. Sa construction date probablement du 1er siècle après Jésus Christ. Il peut accueillir 7000 spectateurs. Des galeries couvertes, creusées dans la colline, appelées “vomitoires”, permettent d’accéder aux 32 gradins disposés en hémicycle devant la scène. De la partie réservée aux acteurs, restent les vestiges du mur d’avant scène et des cavités destinées au mécanisme du rideau. Ce rideau de scène était tiré de la fosse par toute une machinerie pour servir de décor. Un gigantesque mur de scène orné de colonnes et de statues fermait l’hémicycle.

Un petit tour au musée archéologique permet de découvrir les statues impériales retrouvées lors des fouilles (statues de l’empereur cuirassé, les empereurs Hadrien, Claude et Domitien). De nombreux objets évoquent la vie quotidienne (outils, bijoux, pièces de monnaie, amphores) et de très belles mosaïques appartenant aux demeures ont été restaurées et mises à l’abri dans ce musée (la mosaïque du paon).

Le site de la Villasse était un quartier riche et très actif de la ville avec ses rues, ses boutiques et son ensemble thermal. De grandes demeures témoignent d’une qualité de vie réservée aux populations aisées. Une grande et large rue constituée de grandes dalles calcaires dessert des boutiques et commerces et permettait de se rendre aux thermes. Aujourd’hui, seules une grande salle et des latrines sont visibles. Plus bas, la maison du buste en argent avec son péristyle et ses nombreuses pièces, son jardin, son ensemble thermal (son vestiaire, sa salle froide, tiède et chaude), représente une surface de 5000 m2 au sol. Un foyer réchauffait l’air qui circulait en sous-sol et dans l’épaisseur des murs. Une autre maison appelée la maison du dauphin, dans laquelle un petit dauphin en marbre a été trouvé, présente plus ou moins la même disposition.

Un arrêt au restaurant permet de recharger les batteries et de partager un moment de détente.

L’après midi est consacré à la visite de la  ville haute ou ville médiévale. Au Moyen Age, les habitants émigrent sur le rocher, à l’abri des remparts et du château fort (château de la Villasse) campé au sommet d’un rocher à pic, construit par les comtes de Toulouse. Nous découvrons de belle portes anciennes, des rues pavées étroites et tortueuses (calades), de superbes fontaines, de belles façades d’hôtels particuliers datant des 16ème et 18ème siècle. L’église cathédrale en pierres de taille avec ses décors médiévaux,  est située à l’aplomb de la falaise et sa base englobe le rempart de la haute ville. Au sommet de la ville haute, le panorama sur Vaison et ses environs est superbe. (le mont Ventoux et les célèbres dentelles de Montmirail)

Aujourdh’ui, après avoir été longtemps délaissées,  les maisons sont restaurées et les artistes, restaurateurs et commerçants reviennent s’y installer.

J’espère que vous avez aimé cette petite ville de Provence où les guides nous ont permis de traverser 2000 ans d’histoire. Peut-être aurez vous l’envie d’y retourner aux beaux jours lors de manifestations culturelles dont le festival de Vaison la Romaine et les choralies qui se déroulent dans ce magnifique théâtre ?

Diaporama de Janine Pares

http://www.kizoa.com/slideshow-maker/d18859799k1219427o1/cc-vaison

 

 

MUSEE DUBOUT – PALAVAS

En ce 5 février 2015, nous sommes 45 adhérents courageux prêts à affronter le vent glacial qui nous pousse vers le musée du train et le musée Albert Dubout inaugurés  le 14 juillet 1992, dans la redoute de Ballestras à Palavas.

Albert Dubout est né le 15 mai 1905 à Marseille. Il passe 3 années à l’école des Beaux arts à Montpellier. Il publie ses premiers dessins en 1922,  se spécialise dans le dessin de presse et illustrations d’ouvrages littéraires de grands auteurs français, puis s’oriente vers les affiches de cinéma des films de Marcel Pagnol, des albums, des peintures à l’huile. Il meurt à Saint Aunes en 1976.

En avance sur l’horaire prévu, nous entrons dans cet hangar glacial, où nous découvrons une locomotive et son wagon qui semblent fraichement  repeints. Ce petit train partait de la place de la comédie à Montpellier pour déposer son flot de voyageurs sur les plages de Palavas. Aux murs, de nombreux dessins sur le thème du train relatent l’épopée de la ligne qui a existé entre 1872 et 1968. Les dessins de l’artiste ont pour modèle le tacot qui mène à Palavas  ses centaines de passagers, le déraillement des wagons, les quais bondés,  les scènes burlesques, les accidents, les naufrages.

Puis nous nous dirigeons vers le musée Dubout où nous découvrons  les nombreux dessins de l’ humoriste qui a croqué sous les traits de crayons incisifs et caricaturaux, des scènes de la vie quotidienne, les gens du sud et leur culture, les vacances, les transports, le sport, la société, les chats. Passionné par la foule, il dessine des milliers de personnages qui s’animent sous ses doigts, des entassements d’hommes et de femmes qu’on a du mal à dénombrer, avec des cheveux, nez, coiffures et entourés de quantités d’accessoires en tous genres. Il aime caricaturer la foule, incohérente, débordante, surexcitée. Il a su recréer les loisirs des français avec des plages surpeuplées, des parties de pétanque, des vacances à la campagne, à la mer. Ces innombrables personnages méritent de longues minutes d’observation pour ne pas perdre une miette de l’humeur qu’elles recèlent.

Dubout a adoré dessiner les chats. Il les a tous dessinés, chats déchainés, diaboliques, hérissés, virtuoses, en colère, portant des lorgnons, des rubans. (Dubout adorait les chats : il était toujours entouré d’une horde de chats).

Un de ses thèmes préférés : le petit bonhomme et la grosse bonne femme : une femme plantureuse et autoritaire et un petit bonhomme avec son canotier qui la suit partout.(est-ce son avorton de mari) ?

Tous ces dessins originaux ont tous appartenu à l’artiste. Sa famille prête des œuvres et les renouvelle chaque année.

Dubout est le père de la génération des humoristes de la caricature. Ce dessinateur hors norme a marqué plusieurs générations. Il est considéré par ses pairs comme un des plus grands dessinateurs et humoriste du 20ème siècle. L’exposition ne présente qu’une partie de son œuvre mais nous permet d’apprécier le talent de ce grand artiste.

Voir le diaporama de Janine pour apprécier le fabuleux travail de Dubout

http://www.kizoa.com/slideshow-maker/d18270935k4502903o1/ccalbum-dubout

OPERA COMEDIE – MONTPELLIER

3 visites ont été  prévues pour visiter l’opéra comédie : les 5 et 30 janvier et 10 mars 2015

Un premier bâtiment est érigé en 1755 qui sert aux représentations théâtrales. Les incendies faisant des ravages, trois opéras se sont succédés jusqu’en 1880, date à laquelle l’opéra Comédie actuel a vu le jour. Il est l’œuvre de Joseph Marie Cassien-Bernard, élève de Charles Garnier. C’est une copie de l’opéra de Paris avec ses colonnes corinthiennes, ses frontons néo-grecs classiques, ses décorations sculptées, ses plafonds peints. La magnifique façade est ornée de grandes baies vitrées surmontées d’une balustrade avec ses 4 statues représentant le chant, la poésie, la tragédie et la comédie.

Un magnifique hall où l’on peut admirer la statue originale des  “3 Grâces” : Aglaé, Euphrosyne et Thalie dont la copie trône à l’extérieur sur la place de la Comédie. Un grand escalier de marbre blanc à double révolution nous mène au parvis de la 1ère galerie où les bourgeois de l’époque aimaient voir et être vus. Au 1er étage, 8 fresques ornent les murs du Grand Foyer tandis qu’au plafond, un tableau de 19 mètres de long “la voix lactée” représente des femmes nues.

Nous pénétrons dans la grande salle pouvant contenir 1200 places, aux fauteuils de velours rouge, aux balcons d’ors sur 5 niveaux, dans la pure tradition du théâtre à l’italienne. Le parterre est divisé par une travée centrale surmontée d’un plafond peint représentant la ville de Montpellier symbolisée par une femme debout appelant à elle les poètes, les littérateurs, les musiciens et au milieu duquel trône un lustre de cristal qui s’élève grâce à 2 demi coupoles mobiles. Le rideau de scène, de 30 mètres de hauteur,  a été entièrement restauré en trompe l’œil grâce à des photos d’archives d’origine.

Après 20 mois d’un chantier monumental, des travaux ont porté sur la cage de scène, la fosse des musiciens et les dessous de scène. La cage de scène a été entièrement démontée du 2ème sous sol jusqu’à la toiture sur une hauteur de 34 mètres. Elle a été creusée afin de gagner 1 étage. Des trappes dans le plancher de la scène permettent d’effectuer des apparitions spectaculaires. Les décors sont manœuvrés aisément grâce à un système motorisé piloté par un pupitre informatique. La fosse pouvant contenir 60 musiciens a été réaménagée pour une performance acoustique. La scène a une surface de 440 m2.

Puis nous visitons la salle Molière, de taille plus réduite, contenant 350 places. Elle sert de lieu de répétition pour les chœurs de l’opéra national ainsi qu’à la représentation de récitals lyriques.

Financés par Montpellier Agglo, les travaux  ont couté environ 14 millions d’euros. 250 employés travaillent à plein temps répartis entre l’orchestre, le chœur, la technique et l’administration.

Cette visite très intéressante  nous a été présentée par un guide et par un régisseur de l’opéra passionné par son travail. L’opéra comédie deviendra une scène lyrique de tout premier plan prête à accueillir des productions internationales.

Le lien ci-après vous permet d’admirer les photos prises par Janine Parès. http://www.kizoa.fr/Montage-Photo/d16955947kP111301175o1l1/ccopéramntplr-album

 

MARSEILLE

Les 6 et 13 novembre 2014 : De bonne heure et de bonne humeur, en route pour Marseille. Il fait un temps magnifique, la journée promet d’être superbe. Après les embouteillages de Marseille, nous arrivons à la cité radieuse LE  CORBUSIER.                                                                                       Créée en 1952,  cette architecture audacieuse de béton aux couleurs vives est un laboratoire social dont les cellules superposées sont imbriquées les unes dans les autres sur 7 étages. Cela forme un village vertical. Le Corbusier a créé un “Modulor”, outil de mesure qui a servi de base à tous ses calculs et qui se réfère à la stature d’un homme au bras levé.

L’unité d’habitation Le Corbusier se présente sous la forme d’une barre d’habitation de 135 mètres de long, montée sur pilotis. De loin, on dirait un énorme paquebot. 330 appartements peuvent accueillir 1500  habitants qui disposent d’une rue commerçante, d’un hôtel restaurant et sur la terrasse, d’une école maternelle et d’équipements sportifs.

Les appartements sont constitués d’éléments indépendants et séparés de l’ossature en béton par un appareillage coupe bruit ce qui permet une isolation phonique exceptionnelle. Nous visitons un appartement type qui est constitué de 3 modules :                                                                          -1:l’entrée,lacuisine,lasallecommune                                                                             -2:la chambre des parents,la salle de bain,les toilettes                                -3:les 2 chambres d’enfants

Les appartements sont traversants : à l’est les montagnes, à l’ouest la mer. Une loggia brise soleil prolonge le séjour. La cuisine et l’étage comprennent de nombreux rangements qui remplacent les armoires et des cloisons coulissantes qui permettent un gain de place. Dans la cuisine, on trouve un évier broyeur, une cuisinière, un vides ordures, le réfrigérateur est remplacé par une glacière.

Moderne, trop sans doute pour l’époque. Ce grand vaisseau de ciment a suscité de nombreuses polémiques. Cet immeuble était d’ailleurs appelé “la maison du fada“.

L’heure du déjeuner approche. Sous un soleil éclatant, nous longeons la corniche, admirons les belles villas situées sur la colline,  pour nous rendre dans un bon petit restaurant situé place aux huiles.  

L’après midi est consacré à la visite du quartier du PANIER. Situé dans le 2ème arrondissement, derrière l’hôtel de ville, c’est un des plus anciens quartiers de Marseille. Il est construit sur le site d’implantation de la colonie grecque de “Massalia” datant de 600 ans avant Jésus Christ. C’est aujourd’hui un quartier populaire, premier lieu d’implantation des immigrés de Marseille. Il a été détruit par les allemands pendant la seconde guerre mondiale car c’était un refuge pour les résistants                                               Nous découvrons tout d’abord l’hôtel Dieu. Ce très beau bâtiment a été construit au 12ème siècle et comprend 3 étages de galeries circulaires à arcades. C’est depuis 2013, un hôtel 5 étoiles “l’Intercontinental”                  Nous apercevons la maison diamantée dont les pierres sont taillées en pointes de diamants. Sa façade est classée monument historique.                    Nous passons devant l’église Notre Dame des accoules dont il ne reste plus que le clocher, vestige d’une des plus anciennes églises de Marseille.      Nous continuons par ces ruelles pittoresques, étroites où il est agréable de flâner. Nous arrivons sur la place de Lenche sous laquelle se trouvent les citernes de la ville grecque.                                                                     La place des moulins (il ne reste que 2 moulins). Au 16ème siècle, une quinzaine de  moulins à vent assuraient la fourniture en farine des marseillais.                                                                                            La vielle charité était l’hospice qui accueillait les pauvres et les mendiants  de la ville au 17ème siècle. C’est un bâtiment rectangulaire de 3 étages de galeries avec arcades ouvert sur une cour intérieure. Au centre, se trouve la chapelle avec sa coupole ovoïde, son porche avec ses colonnes corinthiennes. Aujourd’hui, la vieille charité a été entièrement rénovée. C’est un ensemble monumental d’un grand intérêt architectural et historique qui abrite plusieurs musées.

Ce quartier du Panier est en pleine réhabilitation et ressemble à un village méditerranéen. Des artisans, des artistes, de jeunes couples “bobos” y ont élu domicile. Il est devenu très touristique depuis le fameux feuilleton “Plus belle la vie”.

Ces 2 journées passées à Marseille auront réuni environ 85 personnes. Espérons que tout le monde en aura gardé un bon souvenir.

Francette Pohl.

Merci Janine Parès pour son magnifique diaporama ci-dessous. Cliquer sur MARSEILLE puis sur le diaporama pour l’afficher en plein écran

BARCELONE

Dimanche 5 octobre 2014

07h00: 45 adhérents de l’association sont heureux de prendre la route pour passer 3 journées à Barcelone.

Un gros embouteillage à l’entrée de Barcelone dû à un triathlon organisé en ce beau dimanche ensoleillé ralentit notre allure, mais il nous permet d’admirer les beaux bâtiments qui se trouvent autour du port olympique et d’apercevoir les sportifs qui se pressent dans les rues. Nous quittons  le bus pour nous diriger vers un restaurant du bord de mer où personne ne se fait prier pour passer à table.

Nous sommes en forme pour attaquer la visite panoramique des quartiers modernes de Barcelone (ou la sieste pour certains). Nous nous dirigeons vers le village olympique situé en bord de mer qui a servi à loger les 18 000 sportifs et accompagnateurs lors des jeux olympiques de 1992. C’est aujourd’hui un quartier moderne, vivant, dynamique où vit une population aisée. De beaux jardins, de larges avenues, de grandes tours, de nombreux restaurants et boutiques rendent ce quartier très agréable.

Puis nous nous dirigeons vers le Mont Juïc : une des collines couverte de fleurs, d’arbres exotiques, de cactus géants qui domine la ville et le vieux port. De nombreux édifices y furent construits pour l’exposition universelle de 1929 et surtout les J.O. de 1992, notamment le stade olympique accueillant les épreuves d’athlétisme et les cérémonies d’ouverture et de clôture des J.O. Une piscine olympique et de nombreux stades  accueillirent ça et là  les autres disciplines des Jeux. Nous passons devant le palais national qui fut le pavillon principal de l’exposition universelle. Ce bâtiment majestueux de style baroque abrite aujourd’hui un musée.

En fin d’après midi, nous rejoignons notre hôtel situé en plein cœur de Barcelone. Les plus fatigués  se reposent avant le repas du soir, d’autres se précipitent vers la “Rambla“: lieu le plus fréquenté et renommé de Barcelone. L’avenue est noire de monde, les gens déambulent au milieu des boutiques de souvenirs et des marchands de fleurs. Il est temps pour certains de goûter à la bière espagnole à la terrasse d’un café.

Après le repas, une partie d’entre nous part découvrir Barcelone “by night” en bus, surtout le “son et lumière” de la fontaine qui se trouve devant le palais national. D’autres, plus courageux, partent à pied vers la même destination. Une belle averse les oblige à prendre le métro pour rentrer.

lundi 6 octobre 2014

9 H : Nous partons à pied de notre hôtel visiter le quartier gothique. Véritable cœur de Barcelone, nous déambulons dans les ruelles étroites imprégnées d’Histoire. Le long des édifices médiévaux se dressent les vestiges de l’ancienne cité romaine. Nous passons devant le palais de la musique catalane (en catalan: Palau de la Música Catalana) qui est une salle de concerts. C’est un magnifique bâtiment à l’architecture avant-gardiste recouvert de mosaïques, de céramiques, de verre et de sculptures. Les rambardes en fer forgé côtoient les superbes vitraux colorés.

Nous arrivons sur une belle place où de nombreux policiers en tenue se trouvent.  la cathédrale de la Sainte Croix (en catalan: Santa Creu), édifice gothique du 13ème siècle, grandiose, se dresse devant nous. La messe annuelle de la police s’y déroule et nous n’avons que quelques minutes pour pénétrer dans cette magnifique cathédrale. Nous nous dirigeons vers le cloître qui héberge 13 oies qui symbolisent 13 années de la vie de Sainte Eulalie à laquelle est dédiée cette cathédrale. C’est un endroit très  calme planté d’orangers, de palmiers, de  magnolias. Par les ruelles étroites, nous débouchons sur le quartier juif où l’on a retrouvé les traces d’une ancienne synagogue. Nous arrivons sur la place Sant Jaume où se trouve l’hôtel de Ville et le palais de la Generalitat. Nous faisons un petit arrêt au marché “La Boqueria” sur la Rambla. C’est un magnifique marché où l’on trouve tout ce qu’il faut pour se nourrir. C’est un régal pour les yeux avec ses mélanges de couleurs et ses étals de fruits savamment élaborés.

Nous déjeunons au Village Espagnol situé sur le Mont Juïc construit pour l’Exposition Universelle de 1929 : toutes les régions d’Espagne y sont représentées. On y retrouve tous les styles architecturaux de la Galicie au Pays Basque et de l’Aragon à l’Andalousie. C’est aujourd’hui un village de restaurants où affluent de nombreux touristes.

Sous un soleil éclatant,nous visitons le parc Güell, bâti entre 1900-1914 par Antoni Gaudi. Un parc de 17 hectares construit sur une colline qui domine la ville et offre un panorama fantastique. Nous arrivons sur la place principale bordée par un banc de 110 m de long, recouvert de mosaïques et dont l’ondulation rappelle les mouvements d’un  serpent. Sous cette place, une salle de 86 colonnes doriques qui recueillent l’eau de pluie. L’entrée principale débouche sur un monumental escalier qui aboutit à des fontaines. Nous sommes admiratifs devant la salamandre multicolore faite de mosaïques. Nous traversons une allée  soutenue par des colonnes torsadées  et nous nous dirigeons vers des allées tranquilles et ombragées. Une maison-musée en forme de champignon où Gaudi vécut ses derniers jours se trouve à l’entrée du parc. C’est un endroit hors du commun et vraiment surprenant.

La Sagrada Familia : (Sainte Famille) C’est l’œuvre majeure de Gaudi, le monument le plus représentatif de son génie visionnaire. Commencée en 1884, elle devrait se terminer en 2026 et  marquer le centenaire de la mort de l’artiste. Cette gigantesque basilique consacrée par le pape Benoit XVI en 2010, est un chef d’œuvre architectural. Née de la fantastique imagination de Gaudi, elle est formée de 18 tours dont la plus haute mesure 170 mètres. C’est l’édifice le plus haut de Barcelone. Ses 3 façades : façade de la nativité, façade de la passion, façade de la gloire de la création sont les 3 étapes de la vie du Christ. L’intérieur est extraordinaire avec ses immenses colonnes inclinées qui se ramifient en branches et en feuilles éclairées par des vitraux magnifiques aux couleurs éclatantes. Cet intérieur sobre, moderne, tout en lignes et formes géométriques nous a tous surpris par son gigantisme. C’est le monument le plus visité d’Espagne.

mardi 7 octobre

La Fondation Miro : Cet artiste surréaliste né en 1893 présente des œuvres avant-gardistes. De grands espaces lumineux mettent en scène le travail de l’artiste : peintures, sculptures, tapisseries.

Déjeuner de tapas dans un restaurant du centre.

Casa Batllo : Joseph Batllo, riche industriel, fit appel à Gaudi pour construire sa maison dans un style moderniste. Il transforme la façade d’un bâtiment existant en la modelant et en utilisant des formes ondulées pour en faire la maison la plus originale de Barcelone. Il utilise l’espace, les formes, la lumière, la couleur pour en faire une maison totalement différente. Nous avons pu admirer les balcons en forme de masques vénitiens, les fenêtres translucides, le design ergonomique des rampes, les lucarnes. La façade extraordinaire utilise la pierre, le fer forgé, la mosaïque. Le haut de la maison est couronné par une étonnante toiture qui rappelle le dos d’un dragon.

Casa Pedrera (en catalan: carrière): en raison de l’apparence ondulée du bâtiment et de la couleur blanc crème de la pierre utilisée. Cette maison, de style moderniste,  a été construite entre 1906 et 1910 pour la famille Mila. La façade est en forme de vague. Les balcons de pierre sont couronnés d’acier forgé  en forme d’algues et le toit ressemble à une coque de bateau. La façade arrière donnant sur le patio est recouverte de ciment et de chaux couleur marron rougeâtre. Dans les greniers, des arcs de briques s’unissent au plafond pour supporter la toiture. Sur celle-ci, se trouvent des escaliers, des cheminées, des tours d’aération, qui par leur forme originale, créent des sculptures abstraites recouvertes de céramiques et de marbre. Les cheminées rappellent des chevaliers casqués. Nous visitons un bel appartement construit autour du patio circulaire.

C’est la dernière œuvre d’ Antoni Gaudi  que nous visitons. Cet architecte et designer est une des plus prestigieuses figures de l’architecture espagnole. Admiré et controversé de son vivant pour l’audace de ses innovations, il jouit aujourd’hui, d’une notoriété indiscutable dans le monde entier.

Nos trois journées sont déjà terminées. Nous reprenons la route pour la France. Heureux d’avoir découvert cette belle ville mais conscients qu’il reste encore de nombreuses autres choses à explorer. Peut-être une autre fois ??


 

 

PERPIGNAN – LA CATALANE

SORTIE du JEUDI 12 JUIN 2014 (par Lila Ghiglione)

Nous étions 45 de l’association pour la dernière visite de l’année . Perpignan ville d’Art et d’histoire, nous a ouvert ses portes par une chaleur remarquable.

Accueillis à la descente du bus, face à l’office de Tourisme, nous nous sommes répartis en 2 groupes à l’ombre des platanes sur les allées Maillol.

En arrivant dans la plaine du Roussillon, on avait pu voir le Canigou (2784m) et quelques pans de neige : quel contraste avec la chaleur de la ville !

La ville est riche de bâtiments religieux, civils et militaires. Nos guides n’ont eu de cesse de relier notre visite à l’histoire de la Catalogne.Il est fait mention de Perpignan en 927 : la ville est alors organisée sur le site de Ruscino, oppidum romain situé à l’Est de la ville actuelle et traversée par la voie Domitia. Au Haut Moyen Age, la ville s’implante sur son site actuel.

En 1172, Perpignan est intégrée à la couronne d’Aragon. L’age d’Or de la ville correspond au règne de Jacques 1er « Le Conquérant » 1276-1344. Elle devient capitale continentale du royaume de Majorque ( comprenant la seigneurie de Montpellier). La population est active de drapiers, teinturiers et marchands.

Aujourd’hui sa superficie s’étale sur environ 68 km2, superficie supérieure à celle de Bordeaux, Lyon ou Montpellier (57km2)

LA CATHEDRALE SAINT JEAN BAPTISTE

En nous rendant  à la cathédrale, nous  observons les vestiges des fortifications en galets de rivière et briques et traversons le quartier Saint Jacques où se tenait une communauté juive importante au 14ème siècle. Les habitants paient à cette époque le cabestan et fournissent les vêtements de la reine. Le quartier est ensuite transformé en léproserie. Actuellement il héberge la communauté gitane sédentarisée depuis le 19ème siècle.

Saint Jean Le Vieux date du 10ème siècle : nous en avons admiré le fronton et repéré les 3 marbres des vallées voisines : Marbre blanc de Céret- Marbre rouge du Vallespir et marbre bleu du Fenouillède. Cette ancienne église a été utilisée comme centrale électrique au 19ème siècle. Un couloir relie cet édifice en réhabilitation avec la cathédrale que nous avons visitée. Son carillon est inscrit aux Monuments Historiques, notre guide a souligné un festival du carillon très spécifique à la ville.

 

A pied et en recherchant l’ombre, nous nous dirigeons vers LE CAMPO SANTO impressionnant. Il est devenu un cimetière lors de la construction de la cathédrale. Inondé de soleil, nous avons été surpris d’y trouver des sculptures contemporaines de l’artiste catalan Ferran.

Puis Le CASTILLET : symbole du courage des perpignanais face aux attaques des français. En 1629, les français occupent pour la 2ème fois et pour toujours la ville et construisent un 2ème Castillet, porte d’accès dans les remparts. Lieux militaires, puis prison ils sont actuellement ouverts aux touristes.

HÔTEL DE VILLE – LOGE DE MER –PALAIS DE LA DÉPUTATION

La place de la Loge est, comme la rue du même nom, pavée de marbre rose. La statue de Maillol «  La Venus au collier » est sur son piédestal. «  La Méditerranée » est en majesté dans la cour intérieure de l’Hôtel de Ville.

La Loge de Mer, bâtiment d’angle du 14ème siècle qui fut le tribunal de Commerce maritime est de style gothique flamboyant. La girouette en forme de navire symbolise l’activité qui contribua à la richesse des rois de Majorque : commerces de draps, vins et salaisons.

Sur la façade extérieure de l’Hôtel de Ville, on peut remarquer 3 bras de bronze et des grilles en fer forgé de grande beauté.

Les 2 équipes se retrouvent pour la pause déjeuner dans le patio du restaurant qui nous offrit une escale bien réconfortante : LE SUD

 

Dans l’ancien couvent des Clarisses, après d’important travaux de réhabilitation, nous visitons le CENTRE DE DOCUMENTATION DES FRANCAIS D’ALGERIE

Lieu ouvert au public, aux chercheurs et aux étudiants c’est un Centre d’archives présentant des objets, des photos de la vie quotidienne des français d’Algérie.

Et nous repartons vers le PALAIS DES ROIS DE MAJORQUE

Nous pénétrons dans ce splendide édifice par la Tour de l’Hommage où nous grimpons pour observer une vue à 180° sur la ville et les environs.

Jacques d’Aragon a eu 2 fils, Pierre d’Aragon et Jacques roi de Majorque. L’ainé était homme de guerre, le second  homme de lettres a eu comme défi de se défendre des Français et des Aragonais. Le palais royal ou « Puig del rei » a été construit sur plusieurs périodes. La dynastie s’est déployée sous le règne de 3 rois successifs héritiers de Jacques 1er dans un contexte fastueux : salle des convives, ménagerie pour la reine et appartements très décorés.

L’appartement de la reine est fermé car en restauration. Il  était équipé de 2 puits, un pour l’eau, l’autre pour la glace.

2 chapelles superposées permettaient à chacun d’assister au culte selon son rang social. Dans la chapelle haute dite Sainte Croix les fidèles venaient vénérer un vestige de la Sainte Croix.

La journée de visites s’achève, nous saluons nos guides avec gratitude. Il est temps de retrouver le chauffeur du bus qui nous ramènera vers Montpellier et Saint Georges D’Orques.

Perpignan est une ville de traditions, une ville de fêtes et de rencontres, nous ne l’oublierons pas.

Merci à tous ceux et celles qui ont permis que cette journée ait lieu dans de telles conditions.

BON ÉTÉ – Lila Ghiglione

 

la RUSSIE

“Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage ” (Du Bellay)

Nous aussi, nous avons  fait un beau voyage. Nous étions 35 adhérents et sommes revenus fascinés par la visite des deux joyaux de la Russie : Moscou et Saint-Pétersbourg. Le premier contact de nuit avec Moscou : les larges avenues, les palais somptueux illuminés, les clochers aux bulbes d’or, la Place Rouge avec la cathédrale Basile le bienheureux, tout cela nous sembla magique.

Vendredi 9 mai : Moscou – départ pour Serguiev Possad où se trouve le monastère de la Trinité Saint Serge, situé à 70 km de Moscou, coeur de la Russie orthodoxe.

Avant d’arriver au monastère, ce vendredi 9 mai, fête de la victoire, nous nous sommes retrouvés dans les embouteillages. Nous avons pu  assister  au défilé et à la parade militaire  qui commémorent la victoire de 1945 sur le régime nazi. Une population importante, les enfants, les sportifs suivaient cette parade.

La Laure ou monastère, renferme plusieurs églises dont la cathédrale de la Trinité  Saint Serge où la messe y est chantée en permanence, la cathédrale de la Dormition de la Vierge  avec sa coupole dorée et ses 4 coupoles bleues étoilées qui brillaient sous les rayons du soleil, la chapelle du puits Saint Serge  d’où jaillit une eau aux pouvoirs de guérison. Aujourd’hui, 200 moines y vivent.

Le métro de Moscou : Construit sous Staline à 100 mètres sous terre par des milliers d’ouvriers, c’est un véritable palais souterrain avec ses statues, lustres, fresques et marbre. L’architecture splendide de certaines stations en font le plus beau métro du monde. Les meilleurs architectes et artistes furent recrutés pour décorer les stations : des coupoles ornées de mosaïques, des sculptures de bronze représentant des travailleurs soviétiques construisant leur paradis communiste.
Puis, nous avons pris le temps de nous promener dans la célèbre rue Arbat de Moscou, rue piétonne avec ses boutiques de souvenirs. Nous nous sommes retrouvés au milieu des touristes, des flâneurs et des élégantes juchées sur des talons de 12 cm.

samedi 10 mai : Moscou Nous arrivons sur la Place Rouge où nous faisons la traditionnelle photo de groupe. Nous découvrons cette magnifique place où trône la célèbre cathédrale Saint Basile-le-Bienheureux, édifiée au 16ème siècle sous l’ordre d’Yvan le Terrible. C’est le monument le plus féérique de Moscou avec ses bulbes polychromes et ses dômes torsadés dignes d’un palais des mille et une nuits. On y trouve également le musée d’histoire, les murailles du Kremlin, le mausolée de Lénine, leGoum, galerie marchande construite en 1893, avec des galeries magnifiques surmontées d’une immense verrière où l’on trouve des produits de luxe. Nous admirons ce lieu mythique.
Puis tour panoramique de la ville qui nous amène devant le théâtre du Bolchoï, le KGB qui abritait le quartier général des services des renseignements soviétiques, l’université Lomonossov, gratte-ciel de style stalinien, le couvent Novodiévitchi qui était réservé aux femmes de la famille du tsar et de l’aristocratie.

Visite du Kremlin : Après avoir été la résidence des stars, c’est une forteresse où se trouvaient les principaux édifices, églises et cathédrales. Il est classé au patrimoine de l’Unesco. Il abrite le palais présidentiel, le sénat, l’arsenal aujourd’hui transformé en musée ainsi que de nombreuses églises et cathédrales richement décorées d’icônes. Nous nous dirigeons vers  “la place des cathédrales” où nous visitons la cathédrale de l’archange Saint-Michel – la cathédrale de la Dormition – la cathédrale de l’Annonciation.
Longue soirée où nous retournons sur la Place Rouge entièrement illuminée avant de prendre le train de nuit qui nous emmènera vers Saint-Pétersbourg. Les couchettes rudimentaires nous permettent de nous reposer quelques heures.

Dimanche 11 mai : Saint-Pétersbourg Après un copieux petit déjeuner, nous faisons la visite panoramique de la ville. Le ciel est gris. Dommage. De l’autre côté de la Néva, nous apercevons la flèche dorée de la cathédrale Pierre et Paul construite en 1703 qui ressemble à une épée dont l’extrémité représente un ange tout en or  qui protège la ville des désastres. A l’époque des stars, c’était une prison politique. Aujourd’hui devenue musée, elle enferme le tombeau de Pierre le Grand ainsi que ceux de la famille des Romanov.
A midi, nous avons droit au traditionnel coup de canon.
Puis nous faisons un arrêt à l‘église Saint-Nicolas-des-Marins : magnifique église aux colonnes blanches sur fond bleu -chef d’oeuvre du baroque russe avec ses décors moulés constitués de chérubins, de nuages et de fleurs.

Palais Youssoupov: C’était le palais privé de la famille Youssoupov, une des plus riches dynasties russe. Nous pénétrons dans l’univers de la noblesse avec des salles de réception luxueuses, des appartements privés richement décorés. C’est dans ce palais que fut assassiné Raspoutine.Dans le sous-sol du palais, des personnages en cire nous rappellent son assassinat  par le prince Félix.

Lundi 12 mai: palais Pavlosk A 30 kms de Saint-Pétersbourg, nous visitons un superbe palais qui était le palais d’été de l’empereur Paul 1er, fils de Catherine II. Le palais à taille humaine, plus intime, est décoré avec un raffinement extrême. Le couple voyage beaucoup en Europe et acquiert des porcelaines, des bronzes, des tableaux ainsi qu’une belle collection de meubles. Ce joyau, entièrement restauré après la 2ème guerre mondiale est entouré d’un magnifique parc avec rivière, temples grecs, rotondes et statues.
Avant d’entrer dans les palais, nous enfilons des chaussons en plastique pour préserver les sols en marqueterie : ces magnifiques assemblages de bois d’essences précieuses : palissandre, amarante, santal, ébène.

Pouchkine : le palais de Catherine
En 1710, Pierre Le Grand offrit à son épouse Catherine 1ère, une métairie sur  les terres de Tsarskoïé Selo mais c’est sa fille Elisabeth qui fit édifier le somptueux palais. Il a été rebaptisé Pouchkine en 1937 et entièrement restauré après la guerre. C’est une splendeur : 300m de façades bleues et blanches rehaussées d’or, décorées de cariatides et d’immenses statues ocre. C’est grand, c’est  beau, c’est riche : des porcelaines, des tableaux, des ambres, des boiseries. Le palais est de style néo baroque. A l’entrée, un immense escalier est en marbre de Carrare et richement décoré.  Le salon d’ambre de la Baltique est une des merveilles du monde. C’est une pièce ornée de lambris d’ambre de différentes couleurs, de feuilles d’or et de miroirs. Ces panneaux disparurent entièrement pendant la 2ème guerre mondiale. Les plafonds peints sont féériques. Dans chaque salle, des poêles en porcelaine bleue, immenses, montent jusqu’aux plafonds.  Salle de bal brillant de mille feux, salles de réception à la décoration luxueuse, c’est le monde des impératrices Catherine et Elisabeth. Fleuron de l’architecture baroque russe, le palais Catherine reflète le faste des cérémonies à la cour impériale en Russie. Le parc est magnifique et possède de nombreux pavillons et  pièces d’eau. Nous le traversons rapidement car il s’est mis à pleuvoir.

mardi 13 mai : Notre-Dame-de Kazan Construite vers 1810, elle est surprenante avec ses 96 colonnes en hémicycle et rappelle la basilique Saint-Pierre-de-Rome. L’intérieur possède 56 colonnes en granit rose et le sol est recouvert d’une mosaïque en marbre de Carélie. Elle abrite l’icône de la Vierge de Kazan. Lorsque nous rentrons dans cette église, un office s’y déroule et nous sommes frappés par la ferveur des croyants.

Le musée de l’Ermitage
Situé au bord de la Néva, c’est un des plus célèbres musée au monde. Ce somptueux palais de 350 salles  possède plus de 3 millions d’objets et peintures. De style baroque, ce palais impérial est l’oeuvre de l’impératrice Catherine 2 de Russie qui acquit un grand nombre de peintures, parfois des collections entières. Férue d’art et de culture, la grande Catherine collectionnait des oeuvres d’art du monde entier. Nous accédons aux magnifiques salles et galeries par un magistral escalier d’honneur resplendissant d’or  et inondé de lumière. Nous sommes impressionnés par la richesse du décor et n’aurons le temps que d’admirer  les peintures des maitres hollandais, italiens et français.

l’Eglise Saint-Sauveur sur le sang versé L’intérieur est magnifique avec ses 7500 m2 de mosaïques. Les émaux brillent et renvoient la lumière. Les murs et les plafonds sont entièrement recouverts de mosaÏques représentant des scènes religieuses. Elle fait référence à l’assassinat de l’empereur Alexandre II en 1881. Pillée pendant la révolution russe et très endommagée, elle a rouvert ses portes en 1997. C’est actuellement un musée de la mosaÏque.

En fin d’après midi, une balade sur la Néva nous permet de découvrir la ville vue du fleuve en passant sous de nombreux ponts historiques. De nombreux canaux traversent Saint-Pétersbourg lui méritant l’appellation de “Venise du Nord”. Les canaux sont bordés d’un ensemble architectural d’une splendeur inégalée, lieux chargés d’histoire et préservés de façon admirable. Le ciel est gris nous finissons la visite sous la pluie.

jeudi 15 mai : temps libre C’est sous un magnifique soleil  que se termine notre séjour à Saint-Pétersbourg. Dernière promenade sur l’avenue Nevsky pour admirer les façades et revoir les principaux monuments, pour faire les derniers achats et se repaitre de cette ville  merveilleuse qui nous a éblouis.

Départ pour Paris où une surprise nous attend : grève des aiguilleurs du ciel. Après avoir passé la nuit dans un hôtel de Marne la Vallée (2h. de sommeil) nous avons pu rejoindre Montpellier. Malgré cet aléa, nous garderons un excellent souvenir de ce fabuleux voyage.

La grandeur de Saint-Pétersbourg, la beauté des résidences des empereurs de Russie ont pu être préservées malgré les cataclysmes du xxème siècle. Les architectes, peintres, sculpteurs, artistes, jardiniers ont pu, grâce à leur talent, redonner vie aux palais et aux objets que l’on peut  admirer aujourd’hui.

Saint Jean du Gard – Mialet – Saint Christol les Alès

En ce 17 avril 2014, départ matinal vers Mialet où nous sommes attendus pour visiter le “musée du désert“.

Dans la maison natale du chef camisard Roland, le mas Soubeyran, le musée du désert fait revivre le passé huguenot et l’histoire des camisards. Le “désert”, dans l’histoire du protestantisme français définit la période qui s’étend entre 1685 (l’Edit de Nantes) et 1789 (la révolution française). Louis  XIV révoque l’Edit de Nantes en 1685 en supprimant la liberté de culte. La loi prive les protestants de toute liberté civile, religieuse et professionnelle. Beaucoup choisissent l’exil mais d’autres sont massacrés, emprisonnés ou vivent dans la clandestinité.

Les Cévennes seront le théâtre de la guerre des camisards menée par deux chefs Roland et Cavalier. Ils seront à la tête de “gens du peuple” pour tenir en échec les troupes royales pendant deux années.

Dans ce musée, nous découvrons des documents authentiques, des cartes, des affiches, des bibles, des livres interdits, les cachettes des hommes traqués, le mobilier cévenol et objets familiers du 18ème siècle.

Dans la dernière partie du musée se trouve le mémorial dédié – aux condamnés à mort – aux exilés – aux galériens.

Il faudra attendre la révolution française pour que soient proclamés la liberté de conscience et le libre exercice du culte. Malgré la souffrance et les persécutions, la répression et l’intolérance n’ont pu éteindre la foi de ces protestants qui se sont battus pour défendre leur liberté.

Nous déjeunons à l’Oronge à Saint-Jean-du-Gard puis en voiture pour le petit train des Cévennes qui nous emmènera à Anduze. A toute vapeur, de viaducs en tunnels, nous revivons le chemin de fer d’autrefois à bord de wagons ouverts et dans le confort rétro des voitures d’hier. Nous traversons la campagne cévenole et la célèbre bambouseraie d’Anduze avec ses espèces rares.

Après une petite marche “digestive”, nous arrivons au musée du scribe à Saint-Christol-les-Alès. Ce petit musée retrace l’histoire de tous les supports et de tous les outils d’écriture depuis 5000 ans. Dans une première salle, nous découvrons les techniques de fabrication des supports d’écriture comme le papyrus, le parchemin, le papier végétal. Puis, nous arrivons dans la salle des encriers : pièces uniques de tous horizons crées par de grands faïenciers et porcelainiers, des objets en étain, verre, cuir bois, des bouteilles d’encres de toutes dimensions et de toutes époques, des poudres à encre.

Une salle est consacrée aux plumes (plus de 5000), de toutes formes et aux fonctions diverses.  On y trouve également des porte-plume, taille-plume, essuie-plume, poudriers, brosses, plumiers, buvards, etc.

On termine la visite par la reconstitution d’une salle de classe des années 1920. Quelques vieux souvenirs nous permettent de reconnaitre des bureaux à 2 – 4 – 6 places, le grand tableau noir, les grandes cartes de géographie ou d’histoire naturelle, le matériel de poids et mesures, le poële “Godin”, les blouses grises, les sabots, le bureau du maître avec son estrade.

Ce petit musée très intéressant, créé en 1992, est l’oeuvre d’un collectionneur passionné Monsieur Jean Louis Bonnefille, qui toute sa vie a rassemblé tous les objets liés à l’écriture et à la calligraphie.

Vous pouvez retrouver le diaporama de Janine avec le lien suivant : 14_04_17 C&C StJEANduGARD-ANDUZE

 

UZES

Ce 20 mars, nous sommes 53 personnes à visiter cette jolie ville d’Uzes.

Classée ville d’Art et d’histoire,  de renommée internationale, cette cité médiévale, 1er duché de France,  a été entièrement restaurée depuis 1965 grâce à la loi Malraux. Cette petite ville de 8500 habitants vit principalement du tourisme.

Nous visitons tout d’abord la cathédrale Saint Théodorit, de style néo médiéval  qui fut complètement saccagée pendant les guerres de religion et rebâtie au 17ème siècle. L’intérieur d’architecture baroque, possède des galeries en fer forgé qui courent au 1er niveau. Elles  recevaient les protestants convertis à la religion catholique  à la révocation de l’édit de Nantes en 1685. On y remarque également un magnifique orgue possédant des volets en tissu peint. A l’entrée de la cathédrale, se trouve le tombeau de Saint Firmin, 1er évêque d’Uzes.

Puis nous déambulons dans les petites rues pavées pour admirer ce riche patrimoine. Les façades entièrement restaurées, les places ombragées entourées d’hôtels particuliers, les arcades, les fontaines démontrent la richesse de cette ville à l’époque médiévale.

Nous nous retrouvons au restaurant “Le Millézime”. Chacun y mange de bon appétit. 

Nous sommes attendus au château d’Uzes : un ensemble exceptionnel de 3 tours féodales : la tour de l’évêché, la tour du roi et la tour Bermonde. On pénètre dans la grande cour par un porche. L’ensemble du bâtiment est dominé par une puissante tour médiévale du 11ème siècle. On accède à la terrasse par 135 marches (dur, dur) d’où l’on jouit d’un superbe panorama sur la cité et la campagne environnante.

La façade principale au décor Renaissance où se superposent avec étagement les 3 ordres architecturaux : ionique, dorique et corinthien, est accolée à la chapelle gothique flamboyant du 15ème siècle. La toiture couverte de tuiles vernissées présente le motif du blason de la famille des Crussol.

Quelques pièces meublées sont ouvertes à la visite.On y accède par un très bel escalier vouté à pointe de diamants. Les appartements sont ornés de nombreux portraits de famille. On découvre une salle à manger dont la table dressée sous les yeux de nombreux trophées de chasse semble attendre les invités (mais non, ce n’est pas nous), la chambre et un grand salon bleu d’époque Louis XV aux 4 cheminées d’angle en marbre de carrare. Le château est toujours habité par la famille ducale.

Nous terminons notre journée par une courte visite à Castillon du Gard, petite ville médiévale d’où nous apercevons au loin, le pont du Gard.

Mairie de Montpellier

Les 6 et 13 février 2014, 80 personnes de l’association ont pu visiter la nouvelle mairie de Montpellier ainsi que le quartier de Port Marianne.

Ce nouveau quartier qui existe depuis environ 30 ans s’étend sur 600 hectares et est desservi par l’autoroute, les différentes lignes de tramway, la future ligne TGV et le futur périphérique. Il comprend le quartier des Consuls de mer, Richter avec le quartier universitaire et le quartier Jacques Coeur avec Port Marianne.

Notre guide s’est d’abord dirigé vers le bassin Jacques Coeur entouré d’immeubles de 6 étages surplombés de maisons individuelles. “Le Phare” et le “Paquebot” dessinés par François Fontès se font face et sont des emblèmes du quartier.

Puis direction  “le Miroir d’eau”  entouré de  9 personnages en bronze qui représentent le mot “TOLERANCE”, le showroom RBC  créé par Jean Nouvel et le futur complexe sportif “NUAGE” créé par Philippe Starck.                                                                                                 Des jets d’eau inondent  une surface en granit de 1200 m2 d’une pellicule d’eau de 2 cm. Cela donne l’effet d’un miroir géant avec des jeux de lumière qui s’allument le soir. Les bâtiments sont prévus pour se refléter dans ce grand “miroir”.

Un peu plus loin, le parc Charpark.

Puis nous arrivons devant la nouvelle mairie créée par Jean Nouvel et François Fontes.         Ce cube de verre et d’acier mesure 90 m de long, 41 m de haut, 50 m de large. Il  repose sur 3 piles en béton et 1 pile en acier. Des ponts relient l’ensemble et forment un squelette en acier. Le béton a été coulé à l’intérieur des poutres. La façade principale est habillée d’aluminium et de verre, révélant un dégradé de bleu. A l’arrière, les parois du patio sont isolées par l’extérieur et recouvertes de panneaux  en inox plié qui créent mille reflets, jouent avec la lumière et permettent au ciel, au soleil et au plan d’eau d’éclairer le centre du patio.     A l’arrière, un parc a été créé et se prolonge sur les côtés sur les toits recouverts de végétation qui entourent l’esplanade. Sur celle-ci, le sol est recouvert de “calades”, galets posés sur la tranche qui se prolongent à l’intérieur de la mairie. Un grand hall “ouvert et bleu” se veut à l’image de Montpellier, crée une transparence vers le plan d’eau et le parc. Le plafond a été habillé par “Alain Fleischer”. Une toile tendue  représente des extraits des registres des actes d’état-civil  de différentes époques.

Nous nous dirigeons vers les étages où des portes énormes – anti bruit -anti feu- desservent les différents couloirs. Nous découvrons la salle du Conseil Municipal – toute bleue comme une cage dont le plafond sur fond bleu représente des pellicules de films muets dont certains évoquent les grands moments de la révolution française.

Dans la salle des fêtes ou salle des rencontres, c’est un immense feu d’artifice qui investit le plafond. Puis nous accédons  à la terrasse uniquement réservée au Conseil municipal.

Au loin, nous apercevons le pont de la République actuellement en construction, qui reliera Port Marianne au centre ville. Créé par Rudy Ricciotti qui est également l’architecte  du Mucem à Marseille, il  est en béton blanc. L’architecte le compare à un mille pattes : une lame de béton posée sur des aiguilles.

L’hôtel de ville accueille une centrale photovoltaïque. Les panneaux sont implantés sur les toits de l’édifice et intégrés aux brise soleil qui protègent les façades. Les vitres sont en verre fumé, ce qui oblige à utiliser la lumière artificielle tout au long du jour.

L’hôtel de Ville accueille 960 agents municipaux. Il a couté entre 110 et 170 millions d’euros d’où la polémique au moment de sa construction. Les prochains grands projets de Montpellier “La cité du corps humain” et les “Folies” seront-elles autant controversées?

ZENDE

C’est avec une grande gentillesse que Francine et Mahmoud Zenderhoudi nous ont accueillis jeudi 16 et vendredi  17 janvier 2014 pour découvrir l’œuvre de Zendé,  artiste peintre d’origine iranienne.

Journaliste sous le shah d’Iran, Zendé a quitté son pays en 1978 avant la révolution islamique et est venu s’installer dans le midi de la France.

Totalement autodidacte, Zendé puise son inspiration aux racines de sa culture persane.

Au travers des signes calligraphiques, il sculpte dans la matière. Il invente son propre style, ses propres supports comme le « papier Zendé », sorte de pate à papier qu’il creuse et sculpte.

Il dessine, peint et colle : sa créativité et son inventivité lui permettent l’utilisation des   matériaux les plus divers.

Les couleurs chatoyantes, somptueuses, vives de ses toiles ont enthousiasmé l’ensemble de notre groupe qui découvrait cet artiste.

Un grand merci à Francine et Mahmoud pour le temps qu’ils ont bien voulu nous consacrer et pour les petits gâteaux iraniens que nous avons dégustés.

Repas Téléthon

Pour ajouter une pierre à l’édifice que représente le téléthon, nous avons organisé le vendredi 13 décembre, un repas auquel ont assisté 36 adhérents de l’association.
Nous nous sommes retrouvés “Aux délices de la Méditerranée” à Juvignac.
Ce petit restaurant situé dans la zone industrielle de Juvignac, nous a accueillis dans un joli cadre, au décor typiquement oriental, où nous nous sommes régalés pour certains d’un tajine, pour d’autres d’un couscous.
Merci à vous. Votre contribution ainsi que celle de l’association permettront de rajouter la somme de 200 € à l’association des “dragons du cœur” qui a organisé la “fête de la solidarité” au profit du téléthon.

MAUGUIO-CARNON

En ce jeudi 5 décembre, Madame Berthelot, archiviste au service culturel de Mauguio nous fait visiter son village.

Mauguio, situé à une dizaine de kilomètres de Montpellier, possède 16 000 habitants et s’étend sur 9500 hectares. Il est séparé de Carnon par l’étang de L’Or. C’est la 7ème commune de l’Hérault.

Sur la place centrale du village (place de la libération) se situe l’hôtel de ville : magnifique bâtiment datant de 1902, légué à la ville par le professeur Etienne Frédéric Buisson. Puis nous visitons l’église Saint Jacques datant du 17ème siècle, à la façade épurée, qui possède un magnifique triptyque peint par Antoine Ranc (présentation de Jésus au temple – Saint Augustin et Saint Jacques). On y trouve également un monument en marbre dédié à la mémoire des 4 papes qui ont séjourné à Melgueil au cours du 12ème siècle (Urbain II, Gélase II, Calixte II et Alexandre III.

La cité médiévale a été créée en 965 par les comtes de Maguelone qui deviendront les comtes évêques de Melgueil.

Le village est organisé de façon circulaire autour de sa motte féodale, unique en Europe, d’une hauteur de 20 mètres, sur laquelle se trouvait le premier château en bois des comtes de Melgueil qui pouvaient surveiller toute la région. Cette puissante famille  s’était attribué le pouvoir de battre la monnaie. Le “denier” Melgorien a fait la renommée du comté et a circulé dans le midi de la France jusqu’au 14ème siècle.

Au 12ème siècle, les comtes construisirent un château de pierre en contrebas de la motte. Celui-ci a été racheté par la ville et est en cours de rénovation. Il possède des plafonds à la française, un escalier octogonal et une cheminée monumentale. Il est classé au titre des monuments historiques.

En 1903, un château d’eau a été construit sous la motte féodale et était destiné à alimenter en eau les fontaines et les lavoirs du village. Aujourd’hui, une salle d’exposition retrace l’histoire de la motte dans le réservoir du château d’eau.

L’émigration massive d’espagnols au début du 20ème siècle, grâce à la viticulture, a donné au village sa particularité hispanique. Les propriétaires viticoles s’enrichissent et font construire de belles maisons dans le centre du village. Leurs façades sont souvent décorées de motifs se rapportant à la vigne.

Nous terminons notre visite  par la découverte d’un magnifique ginkgo biloba, dans un jardin privé. Cet arbre sacré originaire de Chine, est paré de merveilleuses feuilles jaunes aux couleurs de l’automne.

La commune organise des visites guidées gratuites tout au long de l’année. Renseignements et inscriptions au service culturel de la mairie : 04 67 29 65 35

 

 

Le MUCEM – Marseille

Par une belle journée ensoleillée le 7 novembre, et sous la pluie le 18 novembre, nous nous sommes dirigés vers Marseille pour visiter le MUCEMle Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée.

En arrivant, nous avons pu contempler ce cube à l’aspect minéral recouvert d’une délicate dentelle de béton qui le protège de la mer, du soleil et du mistral. Ce cube, à l’architecture exceptionnelle, est une œuvre en soi. Il semble posé entre ciel et mer. Imaginé par l’architecte Rudy Riccioti, il est relié au fort St Jean par une passerelle aérienne en béton fibré de 130 mètres de long.

Le MUCEM regroupe le fort St Jean, monument historique construit par Vauban qui surplombe l’entrée du vieux port et le monument neuf appelé J4. Un troisième bâtiment, le CCR (Centre de Conservation  et de Ressources) abrite les  collections et les archives du musée.

 Au rez-de-chaussée du J4, sur 5000 m2, de grandes salles aux murs de verre, proposent une exposition permanente intitulée « la galerie de la méditerranée ».

Celle-ci nous montre les fondements et les singularités de la civilisation méditerranéenne : Inventions des agriculteurs, naissance des dieux, Jérusalem ou la naissance des monothéismes, citoyenneté et droits de l’homme, voyages au delà du monde connu.Cette galerie présente une grande variété d’objets du quotidien et d’œuvres d’art : témoins d’usages et de croyances passés et contemporains.

La magnifique terrasse panoramique du J4 offre des panoramas sur la ville et sur la mer. Des rampes encerclent le bâtiment. La passerelle nous emmène vers le fort St Jean, les chemins de ronde, l’ancienne chapelle.

Une promenade botanique  dans « le jardin des migrations » évoque l’histoire des migrations des hommes et des plantes méditerranéennes ; jardin des myrtes, potager méditerranéen, figuiers suspendus, plantes aromatiques….

A l’heure du déjeuner, nous nous sommes tous dispersés vers le vieux port pour y trouver de petits restaurants et flâner au milieu de la foule très dense à cette heure de la journée.

Puis retour au MUCEM pour y découvrir les expositions temporaires.

 Le noir et le bleu : un rêve méditerranéen

 A l’entrée, trône le bleu de Miro – le bleu du rêve méditerranéen.

On nous propose un voyage dans l’histoire, entre ombre et lumière : de l’expédition de Napoléon en Egypte, de l’Algérie de la décennie noire, des récentes révolutions arabes en passant par la colonisation : tous soufflent le chaud et le froid de ce rêve méditerranéen. C’est une exposition sur le rapport entre la civilisation et la barbarie, sur les lumières et leurs ombres.

 Le bazar du genre

 Une exposition qui étonne et qui détonne. Les questions qui fâchent et déchirent les sociétés toutes entières : le transgenre, l’homosexualité, la virginité, l’avortement.Tout cela ne laisse pas indifférent et on ne peut que se poser des questions sur nous mêmes et notre relation à l’autre. La transformation, les mutations qui se sont effectuées dans le genre depuis 50 ans viennent du fait qu’il y a des groupes, d’abord des femmes, puis des minorités sexuelles qui ont manifesté leur envie que cela change.

 C’est un état des lieux sur les relations hommes femmes derrière lequel transparait  le poids de l’ordre établi et des cultures.

 Cette exposition amène à remettre en question nos propres repères : une question qui n’a pas fini d’être d’actualité.

Le MUCEM propose un auditorium de 350 places, 1 café, 2 restaurants, 1 librairie.

De nombreux spectacles et concerts s’y déroulent.

Après 4 ans de travaux, ce musée a couté  167 millions d’euros.

Il a ouvert le 7 juin 2013 : année où Marseille a été sacrée Capitale européenne de la culture.

Il a accueilli plus de 1,5 millions de visiteurs.

 

 

 

 

Lyon

 2-3-4 novembre 2013

Beaucoup de personnes ne connaissaient  Lyon que pour l’avoir traversé et n’avaient retenu de cette ville que les embouteillages du Tunnel de Fourvière ou le complexe pétrochimique de Feyzin : ce qui ne donnait pas l’envie de s’y arrêter.

Nous avons eu la chance de découvrir cette belle ville sous un autre angle et nous n‘avons pas été déçus.

La ville, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco a conservé un patrimoine architectural important allant de l’époque romaine au 21ème siècle en passant par la Renaissance.

Arrivés à l’heure du repas, nous avons commencé par prendre des forces autour d’un bon repas. En forme pour une visite panoramique de la ville sur le thème des murs peints.

Depuis plus de 20 ans, des artistes de « Cité Création » rendent hommage au patrimoine lyonnais par des peintures en trompe-l’œil pleines d’esthétisme et de pédagogie. Il en existe une soixantaine et nous n’avons pu en faire que quelques uns.

Le mur des canuts :

La plus grande fresque d’Europe où s’organise la vie quotidienne d’authentiques habitants du quartier  dépositaires de l’héritage des canuts et du patrimoine de la soie.

La fresque des lyonnais célèbres :

Des visages d’hommes et de femmes célèbres de Lyon qui ont fait rayonner Lyon de l’antiquité à nos jours : de Sainte Blandine à Bocuse en passant par les frères Lumière ou Saint-Exupéry, l’abbé Pierre et Bernard Pivot.

La bibliothèque :

Des livres dont les auteurs sont nés ou ont vécu dans la région lyonnaise : tous représentent notre patrimoine littéraire : Rabelais, Voltaire, Frédéric Dard.

Initiation au voyage :

Un siècle de transports en commun à Lyon. Le  temps se déroule depuis la première voiture à chevaux en 1855 jusqu’au métro des années 1970.

La colline de Fourvière

Ce site incroyable permet d’aborder 2000 ans d’histoire de Lyon. La colline « qui prie » abrite la basilique Notre Dame de Fourvière, le siège de l’évêché et de nombreux couvents.

La basilique est un lieu de pèlerinage. L’intérieur aux murs recouverts de mosaïques est une véritable « maison d’or » dédiée à la vierge Marie. La chapelle et la statue de la vierge dominent la ville à côté de la fameuse tour Eiffel (fin 19ème siècle).

Nous pouvions jouir d’un magnifique panorama devant la basilique qui surplombe toute l’évolution urbaine de la ville de Lyon.

Le site antique témoigne de l’époque gallo-romaine.

Les vestiges de l’ancienne « Lugdunum » sont remarquables. Le grand théâtre est un des plus anciens de la gaule. L’odéon, petit théâtre, est réservé à la musique. Ces 2 monuments pouvaient accueillir plus de 13000 personnes.

De nos jours, de nombreux spectacles et concerts se déroulent l’été dans le cadre des « Nuits de Fourvière ».

Puis nous avons descendu la colline en empruntant des ruelles, « traboulé » en empruntant ces passages qui traversent les immeubles pour admirer les cours intérieures, les escaliers à vis.

Au bas de la colline, c’est la ville Renaissance qui s’étend en bord de Saône, avec le quartier Saint-Jean, ses ruelles et places pleines de charme, ses anciens hôtels particuliers  aux façades Renaissance, ses nombreuses boutiques d’artisans, et les célèbres « bouchons » où l’on peut découvrir la gastronomie lyonnaise.

La maison des canuts

C’est dans cette maison qui perpétue le savoir faire des tisseurs lyonnais que nous avons pu assister une démonstration sur un métier à tisser à bras Jacquard. Puis un petit tour par la boutique où certains se sont fait plaisir avec quelques petits achats « soyeux ».

La Croix-Rousse

La colline « qui travaille » là ou résidaient et travaillaient les canuts ; les ouvriers qui ont fait la renommée « soyeuse » de la ville.

Nous avons découvert ce quartier en empruntant les fameux passages étroits, secrets et chargés de souvenirs qui permettent de descendre la colline à travers les immeubles. Ces allées racontent l’histoire des canuts, tisseurs de soie au 19ème siècle qui habitaient ces maisons  aux fenêtres et plafonds hauts  permettant de passer les métiers à tisser et de laisser filtrer la lumière.

Puis nous arrivons dans les beaux quartiers de Lyon, aux immeubles cossus, pour atteindre  la place des Terreaux ou se dresse l’hôtel de ville, le palais des beaux arts et la célèbre fontaine de Bartholdi

La « Confluence »

Ce quartier situé à l’extrémité sud de la confluence du Rhône et de la Saône était hier, une friche industrielle.

Aujourd’hui, c’est un quartier « futuriste » qui s’élève de terre. Un programme d’envergure offrant des bureaux, logements, locaux d’activité variés, un centre commercial, des cinémas, une base nautique crée un modèle d’urbanisme contemporain, à l’architecture audacieuse.

Le musée de la Confluence « musée des sciences – civilisations et des sociétés » en forme de nuage bâti sur pilotis est un projet pharaonique qui devrait ouvrir ses portes en 2014.

Nous avons apprécié les petits « bouchons lyonnais » comme « La tête de lard » et « les  Fines gueules » où la réputation de la cuisine lyonnaise n’est plus à prouver ; des repas copieux, simples et très bons.

Nous avons pu découvrir les joies du Camping Indigo de Dardilly pour certains en roulottes, pour d’autres en mobil home.

Je vous remercie pour  votre bonne humeur qui a permis de créer une excellente ambiance lors de ces trois  belles journées qui je j’espère, auront été appréciées.

Francette

 

Millau

Le 10 juin 2013, sous un ciel un peu tristounet, en route pour Millau en espérant que le ciel millavois nous réserve de bonnes surprises. C’est la dernière sortie de la saison et on aimerait que celle-ci soit réussie.

 

Tout d’abord, nous retrouvons notre guide place du Mandarous et c’est en car que nous faisons un premier  tour de ville.

Nous passons devant la maison du peuple, créée dans les années 1902, qui, à l’origine abritait des salles de réunion pour la fédération ouvrière, syndicats, mutualistes.

Elle est aujourd’hui un théâtre où se produisent de nombreuses manifestations culturelles.

Le lavoir de l’Ayrolle est composé de portiques surmontés d’une balustrade et d’un fronton portant les armes de la ville

Le château de Sambucy offert par le roi Louis XIV à sa favorite Mademoiselle de Fontanges.

Puis petit tour à pied dans le Millau médiéval où nous nous rendons vers la tour carrée dite « le beffroi » des rois d’Aragon.

Cette tour, édifiée au 12ème siècle, montre un aspect rude, massif. Au 17ème siècle, elle est surplombée par une tour polygonale qui abrite la cloche communale. Elle mesure 42 mètres de hauteur. 210 marches permettent d’accéder au sommet pour admirer le panorama de la ville et des Causses alentour.

Nous passons devant les halles, structure métallique de style Baltard pour nous rendre à l’église Notre Dame de l’Espinasse qui est un très bel édifice roman.La nef est couverte d’une voûte unique. Le chœur est décoré de magnifiques peintures murales représentant des scènes de la vie de la Vierge : œuvres du peintre Jean Bernard, peintre millavois du 20ème siècle.

 

Visite de la manufacture Causse gantier

Au 18ème siècle, Millau se développe grâce à l’activité des tanneries et mégisseries qui traitaient les peaux des brebis et agneaux.

Dans les années 1960, 6600 employés produisent 5 millions de paires de gants par an. Aujourd’hui, une centaine d’employés font perdurer le savoir faire  grâce à la Haute Couture et à la mode. Des maisons comme Chanel, Hermes, Vuitton, Dior sont les principaux clients de cette manufacture.

 

Petit moment de détente et de convivialité au restaurant « le pot d’étain » où nous prenons des forces pour l’après midi.

 

Nous avons rendez-vous avec « les bateliers du viaduc » qui se trouvent à Creissels où nous embarquons pour une balade sur le Tarn.

Notre batelier nous fait découvrir, la faune, la flore, la géologie de la vallée du Tarn autour de Millau. Il  connaît la rivière dans ses moindres détails, nous parle des castors qui vivent sur les berges du fleuve, des hérons, de la qualité de l’eau, de ce cadre magnifique de grottes et de falaises en tuf.

Lentement, en douceur, nous nous laissons glisser dans ce cadre sauvage. Puis, nous apercevons le majestueux pont de Millau.

Grandiose, élancé, élégant, aérien, il attire plus de 700 000 visiteurs par an. Dessiné par l’anglais Norman Foster, construit par la compagnie Eiffage, il mesure 2640 mètres de long et surplombe le Tarn à 270 mètres de haut. Il est formé de 7 piles et représente une véritable prouesse technologique et humaine.

 

Après 9 km de navigation, nous arrivons au village de Peyre, village troglodytique adossé à sa falaise de tuf, au charme incomparable et classé « plus beau village de France ».

En compagnie de notre guide, une femme du village, nous déambulons dans les ruelles fleuries au milieu des vieilles maisons aux toits de lauzes,  aux escaliers pavés de pierres appelées « calades ».

Nous découvrons le vieux four médiéval qui a été restauré et qui sert de temps en temps aux habitants du village.

L’église St Christophe qui profite d’une cavité de la falaise  remonte au 11ème siècle. Ce petit village insolite offre une vue magnifique sur le viaduc.

 

Nous bénéficions des derniers rayons du soleil avant de reprendre le bus qui nous ramène vers Montpellier.

 

 

 

Le grand tour d’Autriche

Du 21 au 28 mai 2013, 42 adhérents ont eu le plaisir de faire le « grand tour d’Autriche ».

Ses grandes villes arborent fièrement les témoignages des splendeurs du passé et sont dotées d’un riche héritage culturel.

Palais, abbayes, châteaux rappellent l’âge d’or de ce pays danubien.

La nature est grandiose : cimes enneigées, forêts infinies, paysages vallonnés.

Nous sommes partis tôt le matin, en bus,  pour découvrir toutes ces villes classées au patrimoine mondial de l’UNESCO.

INNSBRUCK

Notre guide nous a fait découvrir la capitale du Tyrol : très belle ville médiévale où résidaient les souverains de Bavière et d’Autriche : le centre ancien avec son célèbre petit toit d’Or, l’Arc de Triomphe, la cathédrale St Jacques, le palais impérial.

Aperçu du tremplin de ski du Bergisel.

RATTENBERG

Promenade dans cette petite ville demeurée intacte depuis le 17ème siècle, spécialisée dans le commerce des verres taillés et gravés.

SALZBURG

La ville de Mozart, remarquable avec ses palais et ses églises, ses fontaines sculptées, la noble architecture de ses monuments, le tout dominé par la forteresse de Hohensalzburg : symbole des princes archevêques.

Abbaye de MELK

L’abbaye princière bénédictine surplombe le Danube.

Après la galerie de l’empereur, la salle de marbre,  la bibliothèque, l’église abbatiale surprend par la légèreté aérienne de son architecture animée par le faste d’un décor exubérant.

Sommet de l’art baroque, elle dévoile la splendeur de ses ors, marbres et stucs.

VIENNE

Après une visite panoramique en bus de la ville, et avoir fait le tour des principaux monuments du centre, l’église des capucins, l’hôtel de ville et son parc, l’opéra national, nous avons découvert la Heldenplatz avec ses statues équestres et visite de la Hofburg , palais impérial et résidence des Habsbourg.

– Palais de la Hofburg

Lors de la visite des appartements particuliers et des salles d’apparat, on peut admirer le faste et la magnificence dont s’entourait la famille impériale des Habsbourg qui y résida jusqu’en 1918.

C’est là que résidait l’empereur François Joseph et Elisabeth (Sissi) avec leurs enfants et toute leur suite.

Les pièces de style rococo sont richement décorées de motifs en stuc, de somptueuses tapisseries provenant de Bruxelles, de lustres en cristal de Bohême et de poêles en faïence.

Le mobilier est de style Louis XV ou Empire.

– Le musée Sisi

L’impératrice Elisabeth était adulée de tous.

La vie privée d’Elisabeth est au centre de l’exposition : sa rébellion contre le cérémonial de la cour, sa fuite dans le culte de la beauté, son obsession de la minceur, ses performances sportives de haut niveau.

On y trouve de nombreux portraits, des robes d’époque ou reconstituées, des bijoux, ses habits de deuil après la mort de son fils, le prince héritier Rudolph.

– L’argenterie Impériale

On peut y voir des porcelaines d’Extrême Orient, de Sèvres ou de Vienne, des assiettes décorées de paysages, des services en or ou en argent, des verres en cristal qui n’ont rien perdu de leur éclat.

– Le trésor du palais impérial

Ce trésor sacré et profane est le plus important au monde.

On peut y voir, entre autres :

la couronne impériale du saint empire romain

la couronne impériale d’ Autriche

mais aussi le trésor de Bourgogne et celui de l’ordre de la toison d’or.

Ces pièces serties de joyaux inestimables et tous les bijoux finement travaillés possèdent une grande valeur matérielle.

Le lendemain tour de ville panoramique du quartier du Belvédère, quartier des diplomates, avec la monumentale Schwarzenbergerplatz, le quartier du Prater, gigantesque parc public avec sa fameuse grande roue, emblème de la ville. Enfin l’île du Danube, étroite bande de terre entre le Danube et le canal, consacrée aux loisirs et à la cité de l’ONU. C’est le Vienne moderne.

– Palais jardin du Belvédère

 C’est la résidence du prince Eugène de Savoie, grand amateur d’art. Cette œuvre d’art de l’époque baroque, est constituée de deux châteaux (Belvédère supérieur et Belvédère inférieur)

Elle abrite aujourd’hui un musée où nous avons pu admirer quelques œuvres de Gustav Klimt dont le célèbre «  baiser ».

– Château de Schonbrunn (belle fontaine) – le Versailles autrichien

 L’ancienne résidence baroque  d’été de la famille impériale compte parmi les plus beaux palais.

Les 40 pièces des appartements impériaux témoignent du faste de la vie de cour à l’époque de Marie Thérèse.

Le parc du château invite à flâner comme au temps de l’empereur avec sa magnifique fontaine et sa gloriette. Cet édifice de style néo-classique est un portique qui domine le parc et fait face au château. Aujourd’hui, elle abrite un restaurant.

GRAZ

 Visite guidée de la deuxième ville d’Autriche – capitale de la Styrie.

Elle possède le plus grand ensemble Renaissance d’Europe centrale.

Nous avons découvert la vieille ville avec ses maisons médiévales magnifiquement décorées de stuc, des petites ruelles bordées de palais somptueux.

La cathédrale est de style gothique où nous remarquons des coffres en bois sculptés d’ivoire de chaque côté de l’hôtel et de remarquables confessionnaux en marqueterie.

La Hauptplatz était l’endroit où avait lieu les sentances des condamnés.

Le Landhaus abrite le siège du gouvernement régional. Sa façade est austère mais à  l’intérieur, la « salle de la diète » où se tiennent les séances du parlement affiche un aspect très baroque avec ses dorures et ses lustres en cristal.

Par la route panoramique, entourée de hautes montagnes enneigées, nous atteignons les chutes de Krimml, les plus hautes d’Europe avec leurs 380 mètres.  Venues de 12 glaciers, elles déversent leurs trombes d’eau dans un vacarme impressionnant.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Retour sur Montpellier sous de fortes pluies.

J’espère que vous avez tous  apprécié ce voyage : les amoureux de nature, les amateurs de belles pierres, les passionnés d’art et d’histoire.

Je souligne la bonne ambiance qui a régné pendant ce voyage et espère retrouver cette convivialité tout au long de nos futures sorties.

Je remercie Christian, notre chauffeur, qui a toujours su garder son calme durant les longues heures de conduite sous la pluie, sa serviabilité,  son professionnalisme et son humour.

 

 

 

 

Toulouse

Tououse

 

18 avril 2013

 

48 lève tôt nous ont accompagnés lors de cette sortie.

 

L’A380

Nous avons découvert l’univers très secret d’Airbus. Après une présentation des premiers essais de l’A380, nous nous sommes dirigés vers le belvédère où 2 avions sont assemblés  tous les mois.

Nous avons une vue imprenable sur l’usine d’assemblage  grande comme 21 terrains de football.

Puis nous avons découvert la maquette de l’A380, longue de 16 m, qui présente l’aménagement intérieur de l’appareil. Le client peut choisir la couleur des fauteuils, l’espace réservé à chaque passager.

Nous avons pu nous laisser à rêver à des destinations lointaines : un petit voyage vers les Caraïbes ou l’Extrême-Orient où des températures plus clémentes nous attendent. Une petite déception : chaque avion coutant au minimum 400 millions d’euros, nous n’avons pu rassembler la somme nécessaire même en y mettant toutes nos économies.

Affamés, nous nous sommes dirigés vers un restaurant en plein centre de Toulouse. Dans un ancien prieuré du 13ème siècle, dans une somptueuse cave voutée, les gourmands ont pris place à côté de grandes et élégantes statues grecques. C’est dans une ambiance décontractée et conviviale que nous avons pu nous restaurer.

Puis un petit tour de ville avec nos guides qui nous attendaient à la fin du repas.

 

LE CAPITOLE

Sur cette magnifique place, nous avons découvert la mairie de Toulouse. Après avoir traversé la cour Henri IV, nous avons emprunté l’escalier d’honneur décoré de peintures du 19ème siècle puis traversé plusieurs salles d’apparat pour arriver à la superbe salle des mariages  appelée galerie des glaces. Dommage que la visite fut brève car des mariages s’y déroulaient à la suite.

 

LA BASILIQUE SAINT SERNIN

Magnifique basilique, symbole de l’architecture romane médiévale. Elle abrite les reliques de l’évêque Saint Saturnin, 1er évêque de Toulouse. Ce fut un lieu de pèlerinage car les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle y faisaient étape.

 

L’ENSEMBLE DES JACOBINS

Nous avons été impressionnés par cette église ; joyau de l’Art gothique languedocien construite par l’ordre des dominicains. Les piles de l’église forment un palmier de 28 m de hauteur ; chef d’œuvre unique au monde. Un miroir est posé à la base d’une des piles et permet de voir dans le détail ce plafond magnifique.

Le cloître superbe et merveilleusement conservé est un lieu magique et paisible. La salle capitulaire à l’acoustique exceptionnelle, accueille des concerts tout l’été lors du festival « Piano aux jacobins ».

Par les ruelles encombrées et en travaux, nous avons rejoint les bords de la Garonne, traversé le Pont neuf et retrouvé le bus qui nous attendait.

Le retour fut long car nous avons du patienter dans les embouteillages de fin de journée qui rivalisent avec ceux de Montpellier et attendre un deuxième chauffeur car le premier chauffeur avait dépassé son temps de conduite autorisé.

J’espère cependant que vous garderez un bon souvenir de cette journée.

crédit photos : Janine Parès, Daïa Poirot, René Pohl.

Albi

albi

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du 20 au 22 mars 2013

35 personnes ont découvert Albi et sa région lors de cette sortie du mois de mars. Un ciel couvert le 1er jour mais nous avions pris rendez-vous avec le soleil les 2 autres jours pour découvrir cette magnifique région.

Cordes sur Ciel

Cette cité qui  « monte à l’assaut du ciel » est exceptionnellement préservée. En parcourant les rues, nous avons voyagé à travers « les ciels » en découvrant la richesse d’un ensemble architectural hors du commun. Dommage que les petits artisans étaient fermés mais ceux-ci n’ouvrent leurs commerces que début avril.

Albi

Sa cathédrale majestueuse : la plus grande cathédrale de brique au monde. De style gothique méridional, elle est la seule cathédrale d’Europe dont les murs et les voutes sont entièrement peints. Nous avons admiré le jubé intégralement conservé,  véritable dentelle de pierre blanche qui entoure le chœur, qui a été ciselé par des maitres bourguignons.

Le vieil Albi avec ses monuments emblématiques comme le palais de la Berbie, ses maisons à colombage, ses hôtels particuliers de la Renaissance, ses rues pittoresques, est classée au patrimoine de l’humanité et nous fait découvrir 20 siècles d’histoire.

Le musée Toulouse Lautrec

Entièrement rénové, situé dans l’ancienne résidence des archevêques, il réunit la plus ancienne collection au monde des œuvres de l’artiste.

Castelnau de Montmiral – Puycelsi – Bruniquel

Visites guidées de ces cités médiévales dressées sur leur piton rocheux d’où nous pouvons admirer un superbe panorama. Tous ces villages pittoresques sont classés « plus beaux villages de France ».

Nous avons terminé notre périple par une dégustation des vins de Gaillac au domaine « de la Croix des marchands et château Palvié » à Montans. C’est avec passion et amour du métier que Monsieur Bézios nous a présenté et fait goûter ses vins qui ont été un enchantement pour notre palais.

C’est dans une excellente ambiance que ces 3 journées se sont déroulées. Nous avons découvert de merveilleux petits restaurants qui nous ont fait découvrir les spécialités locales (dont nous pourrons vous donner les noms).

J’espère vous retrouver nombreux lors d’une prochaine sortie.

 Francette POHL