TERRA VINEA – ABBAYE DE FONTFROIDE

53 personnes sont présentes aujourd’hui pour venir découvrir Terra Vinea, cette ancienne mine de schiste fermée en 1992 et transformée en chai avec ses 800 mètres de galeries souterraines. Lorsque cette mine ferme, les vignerons de Rocbère décident de la racheter, d’en faire un chai de vieillissement et de débuter l’aventure Terra Vinéa.                                Nous embarquons dans le petit train “express” pour une balade dans la garrigue environnante  qui nous conduit à la porte d’entrée du chai souterrain. Une immense galerie boisée nous emmène 80 mètres sous terre (attention aux marches, n’est-ce pas Jacques ?) où vieillissent dans des futs de chêne, les meilleurs vins de Rocbère. Nous découvrons d’immenses galeries, au volume impressionnant. La machine à voyager dans le temps nous plonge dans l’antiquité de la Rome antique à travers la transposition du quotidien des romains : la réplique d’une rue de Pompéi avec ses peintures murales où nous découvrons différents commerces : bar, boulangerie etc.. nous mène à l’Atrium : la pièce d’apparat où la table est dressée. Puis une autre pièce, avec une reconstitution grandeur nature de l’art de boire et bien manger à l’époque médiévale : la table du seigneur est bien garnie. L’histoire du vin et de la gastronomie sont à l’honneur. D’autres galeries où sont exposés les outils traditionnels des vignerons : charrues, échaudeuses, sulfateuses, les outils nécessaires au travail de la vigne, la reconstitution d’une mine des années 1950 qui rend hommage aux mineurs ainsi que celle d’un artisan tonnelier.                                                                        Après avoir parlé autant de vin, nous ne pouvions que nous diriger vers la boutique pour la dégustation des crus d’appellation Corbières : blanc, rouge, muscat terminent agréablement cette visite. Juste un étage à monter pour découvrir le restaurant “Terra Vinea” où le cassoulet régional est très apprécié.                                                                                          Départ pour une autre ambiance : l’abbaye de Fontfroide située dans un site sauvage propice à la prière et au calme. Cette abbaye cistercienne du 12e siècle, à la sobriété architecturale où les moines vivaient sous la règle de Saint Benoit : pauvreté, austérité, chasteté, silence. Grace aux donations, cette abbaye fut très riche. Au Moyen Âge, sous François 1er, l’abbaye devint une résidence secondaire pour les nobles et les évêques, peu soucieux de la vie monastique. Ils transforment les lieux – cour d’honneur, frontons, jardins en terrasse. En 1908, l’abbaye est rachetée par Gustave Fayet. Il restaure et redécore l’abbaye. Aujourd’hui, ses descendants entretiennent toujours l’abbaye grâce aux 90 000 visiteurs par an.        Notre guide nous rejoint dans la cour d’honneur. Il nous décrit les lieux où ont vécu jusqu’à 80 moines et 250 convers. Il faut savoir que ceux-ci ne se rencontraient jamais. Une aile réservée aux convers avec réfectoire, dortoirs (les convers étaient des religieux non-prêtres qui aidaient les moines dans les gros travaux). À part, se trouvaient les logements des moines cisterciens. Nous découvrons différentes parties de l’abbaye : le cloître, cet espace clos qui enserre un petit jardin et son puits. Il est magnifiquement conservé avec ses arcades posées sur des colonnes de marbre dont les chapiteaux sont finement ciselés de feuillages. Les galeries du cloître sont lumineuses, éclairées par des “oculi”. L’église avec ses magnifiques vitraux de l’artiste Richard Burghtal qui illuminent l’église de leurs couleurs. D’une hauteur de 21 mètres, elle impressionne par son gigantisme, par sa sobriété et son austérité. De style roman, elle se confronte au style gothique des 5 chapelles du 14e siècle. Dans la chapelle Saint-Bernard attenante, on découvre les vitraux peints du Père Kim En Joong qui filtrent la lumière. La salle capitulaire où se réunissaient les moines pour la prière du matin. On y lisait le “chapitre” de la Règle du saint du jour dont on célébrait la fête. Un escalier monumental conduit au dortoir des convers long de 25 mètres avec sa voute en berceau brisé. C’est une splendide salle aux murs de grès aux tonalités ocres-orangés. Le silence y était obligatoire. On remarque de magnifiques vitraux réalisés avec la récupération de débris de verres de cathédrales et églises bombardés en 1914-1918. Nous avons fait un court passage dans la roseraie.                                                               Gustave Fayet a su restaurer avec goût cette belle abbaye. C’était un artiste peintre, grand collectionneur, qui devint le plus grand propriétaire du Languedoc au début du 20e siècle. Classée monument historique en 1843, cette abbaye accueille aujourd’hui des musiciens et programme des concerts estivaux notamment dans le domaine des chants grégoriens.
Francette

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Crédits photos: Jacques GROSSE
Crédits photos: RPL

Saint-Roch

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