LES PAYS BALTES (20 au 28 juin 2022)

Ira t-on ? n’ira t-on pas ? Que de questions posées en amont à cause de cette guerre en Ukraine !!. Bonne nouvelle, nous avons les billets et sommes prêts pour le départ.

Lundi 20 juin 2022
Départ matinal à 2h du matin pour rejoindre l’aéroport de Marseille en direction de Vilnius en Lituanie via Frankfurt. Notre guide nous attend car nous avons deux heures de retard. Nous quittons l’aéroport de Vilnius pour commencer la visite de la ville après avoir avancé nos montres d’1 heure. La température est d’environ 15 degrés. Nous découvrons de grandes avenues donnant une impression de larges espaces. Nous nous dirigeons vers la “colline des 3 croix” après avoir traversé des bois sombres et monté les 800 marches en bois. Une légende raconte qu’au 14ème siècle, 14 frères étaient venus évangéliser la ville. Ayant irrité les habitants de Vilnius, 7 d’entre eux eurent la tête coupée. C’est à cet endroit que furent érigées les 3 croix. De là haut, nous avons une très jolie vue panoramique sur la ville. (Vilnius possède 130 églises de toutes confessions (gothiques, baroques) : rassurez-vous, nous ne les visiterons pas toutes.
Nous jetons un coup d’oeil à l’église catholique Sainte-Anne toute en briques rouges (qui servit d’écurie aux troupes françaises napoléoniennes) et à l’église des bernardins Saint-François d’Assise qui la jouxte.
Nous nous dirigeons vers le quartier d’Uzupis, le quartier bohème où se trouvent des ateliers d’artistes, des boutiques de créateurs, dont les rues sont décorées de peintures murales, de sculptures telle une sirène au bord de la rivière, une balançoire au-dessus de la rivière Vilnia.
La pluie nous surprend mais il est temps de rejoindre notre hôtel pour une 1ère nuit en Lituanie.
Francette Pohl

Les Trois croix

Mardi 21 juin 2022
Nous sommes le jour de l’été mais à Vilnius c’est l’automne. Il fait 12°avec une pluie fine (et de temps en temps de belles averses) qui ne nous quitteront pas de toute la journée.
Vilnius capitale de la Lituanie, 575000 habitants (pour 2 750 000 en Lituanie).
Nous traversons la Neris pour commencer une matinée que je considèrerai de pieuse vu le nombre d’églises que nous allons voir.
Après être passés devant le mini centre d’affaires aux bâtiments très modernes faits de verre, nous voici à L’église baroque St-Pierre et St-Paul dont la façade et les 2 clochers sont emmaillotés, car en cours de ravalement. L’intérieur est surprenant : tout est blanc. De grandes statues monumentales et une foule de chérubins et d’angelots dans les nuages ornent à profusion cette église (on est dans le baroque!)
Un lustre de Murano offert par les verriers de Venise descend du plafond.
A l’entrée, un pieu guerrier qui avait massacré tant d’ennemis, est enterré et afin d’expier, se fait piétiner pour l’éternité ……..
On retraverse le fleuve pour se rendre à la cathédrale St-Stanislas.
La grande place très dégagée est occupée par la cathédrale et son campanile, bâtiments très blancs de style néo-classique avec fronton et colonnes.
Dans l’entrée 2 peintures contemporaines aux couleurs criardes nous accueillent et je réalise qu’il s’agit de Jean-Baptiste et Jésus ! N’étant pas fan d’art contemporain, j’avoue avoir été surprise qu’un artiste de cette mouvance se soit intéressé à un sujet biblique !
L’intérieur est très dépouillé sauf la chapelle St-Casimir où le saint est  représenté ressuscitant une fillette morte. St-Casimir est très fêté en Lituanie le 5 mars et on peut voir son cercueil en argent massif sur l’autel.
Pour la petite histoire, pendant la période soviétique, la cathédrale était un atelier de réparation de tracteurs et à l’indépendance en 1991, c’était une galerie d’art       ( c’est plus classe !!!) avant de redevenir un lieu de culte.
Sur la place, une statue équestre de Gedimidas, le héros de la ville. Ce dernier était à pied car ivre et ne pouvant se tenir sur son cheval (dixit notre guide).
Sur cette place est érigé chaque année un gigantesque arbre de Noël qui a été élu pendant 3 ans le plus beau au monde.
Le grand disque rouge est une oeuvre d’art contemporain pour commémorer les 700 ans de la ville.

Derrière la cathédrale se trouvent les appartement royaux ou ducaux de style renaissance italienne car la Grande Duchesse napolitaine avait emmené avec elle ses artistes et ses architectes.
En nous dirigeant vers l’Université, nous passons devant le palais présidentiel qui est un bâtiment néo-classique : très symétrique et dans différentes nuances de gris.
L’université de Vilnius est très cotée : 15ème mondiale. Elle fait des échanges avec les universités de San Francisco, Stanford, etc… Elle a été créée par les jésuites en 1578. On y étudie la philosophie, les sciences humaines, sociales et physiques, la musique, la théologie, etc…
Croisant des jeune filles élégantes avec des bouquets de fleurs, Ilma notre guide, nous explique qu’elles viennent de recevoir leur diplôme de fin d’année. La cérémonie se fait en principe sur la place, mais aujourd’hui il pleut, donc ça se passe dans l’église de «Tous les Saints Jean ».
Savez vous qu’il y en a 12, St Jean ? J’en connaissais 3, peut être 4 … Alors les Jean et Jean quelque chose, c’est votre fête tout au long de l’année.

Ilma nous fait visiter une petite salle à voûte gothique où un peintre nommé Despichiz (ce n’est peut-être pas la bonne orthographe) a peint en cachette pendant l’époque soviétique la vie des gens dans un style particulier, avec des personnages squelettes. Cela m’a fait penser à une fresque médiévale. Dans cette pièce, il y a aussi une stèle funéraire en hommage aux langues mortes, et Ilma de nous dire que plus de 20 langues slaves ont disparu et que d’autres allaient encore disparaître.
Dans le quartier de l’université, nous sommes rentrés dans une petite chapelle où il y a un cercueil avec les reliques de St-Victor, puis l’église baroque du St-Esprit très colorée, fondée par les Dominicains qui étaient les premiers évangélistes de la Lituanie : ils ont également créé un hôpital. A coté, une petite chapelle qui reste toujours ouverte pour pouvoir accueillir les sans abris.

Ensuite, c’est l’église St-Michel et son couvent pour jeunes filles nobles et de riches familles. Cependant les filles de familles plus modestes et même pauvres qui avaient la vocation étaient acceptées mais étaient vouées aux services des « Demoiselles » voire aux taches subalternes telles que le ménage, lessive, cuisine etc…
Nous passons devant une placette ombragée qui sert de parking où se trouve notre ambassade, d’où le surnom «avenue de France». Cet endroit était «le petit ghetto». Bombardé pendant la 2ème guerre mondiale par les nazis, les ruines des maisons ont été rasées et aplanies afin qu’il n’y ait pas de constructions car dans ces ruines il y a aussi les personnes qui ont été tuées et ensevelies sous ces décombres. On peut dire que c’est une nécropole juive et c’est très émouvant .

Nous avons fini la matinée dans un petit musée de l’ambre .
L’ambre est une résine végétale fossile qui « s’excave » essentiellement dans les forêts de l’enclave russe de Kaliningrad au sud de la Lituanie. On en trouve aussi des petits morceaux après des tempêtes sur les plages de la mer baltique .
Il y a plusieurs nuances d’ambre : du blanc (un peu ivoire), du noir, du vert, mais la plus courante c’est la teinte ambrée qui va du blond au brun. Cette dernière est translucide et légère.
La plus chère est la blanche qui est opaque parce qu’elle est la plus ancienne. Mais dans l’ambre translucide, s’il y a des inclusions comme des insectes ou des végétaux, les prix s’envolent.
Le musée se situe au sous-sol où l’on peut voir un mini atelier : c’est une machine assez archaïque pour sectionner et polir l’ambre. De part et d’autre sur les murs, des vitrines présentent des blocs d’ambre bruts ou sectionnés, de différentes couleurs avec des inclusions.

Nous avons eu droit à une dégustation d’alcool dans lequel de l’ambre avait macéré !  Il faut savoir  que l’ambre a des vertus médicinales et curatives. On nous a même dit que c’était un antibiotique naturel !!!
Il n’en fallait pas plus pour justifier les achats de bijoux en tout genre en ambre, surtout pour nous, Mesdames !!!
C’est l’heure d’aller manger dans le sous-sol d’un restaurant de la vieille ville au décor rustique.
Avant de partir pour Trakai, nous avons fini nos dévotions par l’église Sainte-Thérèse et la petite chapelle de la porte de l’aurore qui abrite une icône de la vierge Marie. Mais nous n’avons pas pu rentrer car il y avait une cérémonie. Nous prenons le bus au pied des remparts et direction Trakai.
Que Trakai doit être beau sous le soleil !!! Sous une pluie battante nous traversons le petit village “karaïte”: communauté juive dissidente à la Thora, avec ses petites maisons colorées et leurs 3 fenêtres donnant sur la rue (très important!).

Le Château a été bâti sur une île du lac pour la princesse napolitaine qui avait la nostalgie de sa Méditerranée natale. On y accède par des passerelles en bois.
Le château typique de la région balte est fait de briquettes et tuiles rouges, les soubassements sont en gros galets et des escaliers et coursives extérieurs en bois desservent les différentes pièces. C’est un château musée de la culture lituanienne.
Après plusieurs salles de dimensions modestes (25m2) carrées, carrelées de petites tommettes rouges, les murs en briquettes et les plafonds voûtés, avec des vitrines et des tableaux, nous arrivons dans la salle du trône.Très belle pièce avec 2 cathèdres pour le Grand Duc et la Grande duchesse, un beau piano à queue et des bancs de bois. Vous l’avez devinez cette salle sert de salle de concert.
Ilma nous fait un petit cours «d’histoires vraies» de méchante reine : la napolitaine qui a empoisonné sa nouvelle belle fille qui était une jeune veuve potentiellement riche, dont son fils unique, le prince héritier avait épousé malgré son opposition.
Mais elle possédait de beaux joyaux qui furent dilapidés par un prince noceur et décadent. (entre autres, il aimait beaucoup les danseuses françaises). Parmi ces joyaux, se trouvait un magnifique collier qui est maintenant autour du cou d’Elisabeth, non pas notre charmante et dévouée secrétaire, mais d’Elisabeth II    d’Angleterre. C’est beau l’Histoire !!!! Vous voyez, rien ne se perd, tout se récupère !!!
Et pour continuer les réjouissance : visite des oubliettes ! Imaginez un puits avec une margelle en bois et en bas, tout en bas, une salle où on vous oubliait et où les touristes jettent des pièces de monnaie ???
Nous descendons au rez de chaussée : c’est le musée avec une longue succession de pièces :
Une salle avec des meubles très anciens et une cheminée monumentale (style forge) avec des trophées de chasse d’animaux locaux ( cervidés et bovins), tapis en vraies peaux de tigre avec la tête et les dents.
Une salle avec une immense collection de pipes en tous genres (pas de ricanements !)
Une salle avec des tampons et des sceaux.
Une salle à manger reconstituée avec un bel assortiment de porcelaines de Meissen en Allemagne (bleues et blanches)
Puis une chambre, un salon, une salle avec de la belle vaisselle et objets usuels ou de décoration en porcelaine .
Une salle avec des verreries : cristal de bohème, Murano et même une vitrine avec des Gallé.
Arrivés à l’hôtel, nous avons eu un petit moment pour enlever nos vêtements et chaussures trempés et mettre des vêtements secs et en route pour la soirée folklorique dans un restaurant de la vieille ville.
Le restaurant a été privatisé pour nous et une belle assiette rectangulaire garnie de toasts, et assortiment de charcuteries et fromages nous attend. Différentes saveurs. Suivent une écuelle triangulaire avec du poulet en sauce crémeuse et pommes de terres légèrement rôties et un bol de salade verte et tomates. Enfin pour le dessert, un gâteau au chocolat qui doit être une spécialité locale  ! Très bon !
Et tout ça, au son de l’accordéon et du violon. Les 2 musiciens chanteurs en habit champêtre local on été rejoints par un couple de danseurs.
Qu’elle était jolie la danseuse avec son teint blanc laiteux ,ses cheveux blond clair et sa couronne de fleurs : accessoire typique des pays slaves !
On a terminé la soirée au son d’une belle cacophonie avec  «des instruments de musique» faits pour faire du bruit .
On est rentrés à l’hôtel ……… sous la pluie.
Mais demain il doit faire beau.
Pour conclure, je dirai que Vilnius et plus particulièrement la vieille ville est une ville très propre, les bâtiments bien entretenus, aux couleurs pastels et où les époques se mélangent. Mais il y avait très peu de gens dans les rues, les touristes inexistants, à part notre groupe (il pleuvait). Enfin j’ai remarqué que je n’avais pas vu de boulangeries-patisseries pour ramener quelques gourmandises lituaniennes.
Si j’avais un nom à donner à Vilnius, je l’appellerai «la belle endormie». Mais il ne faudrait pas que le Prince Charmant s’appelle Poutine et qu’il la réveille à coup de canons.
Avant de vous quitter, je voudrais vous faire part de 2 choses qui m’ont interpellée : les nuits, même à 1h du matin il y a une certaine lueur bleutée, le soleil se couche vers 23h et se lève vers 3h du matin ! C’est vrai que c’était le solstice d’été et que le cercle polaire doit être à un millier de kilomètres.
Les commerçantes du marché de Riga et du supermarché à coté de l’hôtel de Riga n’étaient ni aimables, ni souriantes : pas du tout accueillantes.  A croire que le client est un enquiquineur.
Voila, j’ai fini enfin !!!
Chantal Henry

Le Château de Trakai

Mercredi 22 juin 2022
Après le déluge de la veille, c’est sous un beau soleil et une température un peu fraiche (13 °) que débute notre troisième journée de visite. Celle-ci  nous mène de Vilnius à Kaunas, deuxième plus grande ville de Lituanie, 550 000 habitants,  fondée vers 1360 par  Vytotas le Grand, un des plus fameux souverains  du Grand-Duché de Lituanie. Nous arrivons  au monastère de PAZAISLIS, avec  une température agréable.  Fini les parapluies, on apprécie cette douceur et la quiétude du lieu qui nous accueille. Construit dans les années 1660 par l’aristocrate Krystof  Zygmunt  Pac, l’édifice de style baroque est richement décoré de nombreuses fresques d’artistes italiens.  Le monastère connut des fortunes diverses au fil du temps. Transformé au XVIII siècle en église orthodoxe par les russes, pillé en 1812 par les soldats de Napoléon, résidence du Tsar  au XIXe siècle, puis à nouveau monastère. En 1914, il est  utilisé par les allemands comme hôpital militaire puis en 1918, il devient  le couvent des sœurs de St Casimir qui entreprennent sa restauration. Sous l’ère soviétique,  l’ensemble devient successivement un abri, des archives de la République, un hospice, un hôpital psychiatrique et  un dépôt de sel pendant 15 ans (ce qui causera de graves dommages aux marbres et aux fresques), enfin il est restitué aux sœurs en 1992. Deux moments forts de la visite, la visite de la crypte et l’église avec de magnifiques fresques  et de  monumentales colonnes en marbre.

Nous enchaînons par la visite de  la vieille ville de Kaunas à pied, agrémentée de quelques anecdotes : les maisons jumelles dont il ne reste qu’une seule construction,  l’autre ayant été détruite par la foudre avec son occupante (épouse jalouse châtiée par la justice divine). Kaunas, compte de nombreuses fontaines d’eau potable, notamment  celle à têtes de Dobermann, devant la maison de Napoléon, qui  selon la tradition, veut  que les femmes caressent leur tête pour garder les hommes fidèles… Le reste de la visite est plus classique : le pont coloré construit par les allemands entre les deux guerres au-dessus du fleuve Niémen, le quartier jésuite où se trouvent  actuellement les universités, l’hôtel de ville, bâtiment blanc surmonté d’une tour, reconstruit dans les années 1780 dans le style baroque, aujourd’hui  palais des mariages et  musée. L’église de Vytotas le Grand, en brique rouge construite dans les années 1400, une des plus anciennes de la ville. La cathédrale St Paul et St Pierre, la plus grande cathédrale des Pays Baltes,  réunit à l’intérieur tous les styles, le cœur est remarquable, surplombé par les statuts des douze apôtres. Le château de Kaunas, dont nous admirons les murailles : Il a été construit dans les années 1300 à la confluence de la rivière Neris  et du fleuve Niémen afin de défendre la ville. Il a été reconstruit sous l’ère soviétique.

Notre périple nous amène au musée du diable, unique au monde. Il compte près de 3000 statues, figurines et masques à l’effigie du diable, il y en a pour tous les goûts, de toutes les couleurs et de toutes les origines. Vient ensuite la visite de la Banque de Lituanie qui célèbre son 100ième anniversaire par l’exposition « Exit » de l’artiste et militante Yoko Ono. Elle est constituée de  100 cercueils en bois où poussent des arbres fruitiers.

 Après une matinée marathon, c’est enfin l’heure du repas de spécialités locales, au restaurant BERNELIU UZEIGA, une décoration d’antan et une atmosphère cosy pour ce restaurant atypique. Au menu, soupe de légumes aux cèpes, boulettes de viande et pommes de terre, dessert.
L’après-midi est consacrée à la visite du neuvième fort,  construction la plus récente  d’un ensemble de forts ceinturant la ville qui a débuté en 1882 sur décision du tsar Alexandre II. La construction du neuvième fort a duré de 1903 à 1911. C’est une construction moderne en béton armé qui bénéficiait de l’électricité, de la ventilation et du téléphone. Il est construit sur une colline. Les galeries souterraines du fort, sont protégées par des murs  de plusieurs mètres qui avaient pour objectif de résister deux mois aux assaillants. La forteresse ne résistera pas à la grosse Bertha (pièce d’artillerie) et tombera aux mains des allemands en 11 jours, le 17 août 1915, marquant la déroute des Russes. Après la première  guerre mondiale, en 1918, la Lituanie devenue indépendante en fait une prison d’état. C’est par les parloirs que commence notre visite : une grille sépare la pièce en deux, d’un côté les prisonniers de l’autre les visiteurs. En 1940, la Lituanie perd son indépendance et est occupée par l’URSS. Le neuvième fort est utilisé par le NKVD pour les prisonniers politiques. En 1941, l’Allemagne nazie prend possession du fort pour en faire un univers concentrationnaire et de mort. Notre visite dans les entrailles souterraines  de ce monstre de béton, devient de plus en plus pesante au fil des explications données par notre guide. Durant la seconde guerre mondiale, près de 50.000 personnes  ont été fusillées  (dont 30.000 juifs d’Europe et 20.000 russes, polonais, gitans etc). Les corps étaient ensevelis dans 14 fosses communes. Notre guide, nous relate l’exploit de 64 juifs, qui le 25 décembre 1943, ont réussi  à s’évader du fort (la moitié furent repris et exécutés). Jusqu’à 5000 personnes ont été emprisonnées simultanément dans ce dédale souterrain sinistre et froid. La fin de la visite nous fait traverser les salles d’exposition du musée,  illustrant les exactions des nazis. Un événement m’a particulièrement ému : le 28 octobre 1941 environ 9000 juifs du ghetto de Kaunas dont la moitié sont des enfants, ont été assassinés au neuvième fort. Ils ne seront malheureusement que les premiers d’une longue liste. De retour à l’air libre, nous rejoignons le mémorial de béton de 30 mètres de haut, érigé à l’endroit même des fosses communes. Œuvre du sculpteur Antanas Ambraziunas,  à la mémoire des victimes  du nazisme, il a été inauguré en 1984. Ses trois éléments symbolisent la douleur, la libération et l’espoir.
Après cette journée intense, nous rejoignons notre hôtel à Klaipeda, à 2h30 de route de Kaunas.
Alain Bertolini

Le mémorial

 Jeudi 23 juin 2022
Sous un soleil estival digne de notre Midi, nous prenons le chemin de Palanga, cité balnéaire réputée de la Baltique.
Le Palais Tyszkiewicz et son Musée de l’Ambre est notre 1ère étape.
Le château Tyszkiewicz , de style néo-renaissance italienne, est la demeure de la famille Tyszkiewicz, issue de la haute aristocratie polonaise. Construit de 1893 à 1897, la superficie du domaine atteint 9000ha et s’étend jusqu’à la mer Baltique
L’accès au château se fait à l’issue d’une balade dans un parc somptueux et rafraîchissant composé de forêts, de plans d’eau et parterres floraux dessinés par le français Edouard André.
Depuis 1963, ce château abrite le musée de l’ambre, 1er musée en Europe.
L’ambre est une résine fossilisée remontant à plusieurs dizaines de milliers d’années. Elle peut être de différentes couleurs et parfois présenter des inclusions telles que moustiques, papillons, lézards ….
Elle présente des vertus antiseptiques, antalgiques et détoxifiantes. L’ambre, appelée Or de la Baltique, est extraite par excavation mais on peut également en trouver sur les plages à l’issue de forts coups de vent.
Après avoir repris quelque force dans un restaurant de Klaipeda, nous prenons le ferry en direction de l’isthme de Courlandre. Après une balade sur une dune de 60m de haut, nous découvrons la mer Baltique aux marées pratiquement inexistantes. La visite se poursuit dans une forêt de conifères. Certains de ces arbres sont victimes de la présence des cormorans et surtout de leurs excréments.
Nous voici sur la Colline aux Sorcières, lieu insolite « hanté » par 80 sculptures en chêne. Elles représentent des personnages de légendes et de contes.
Notre visite s’achève par la station balnéaire de Nida, située à 4km de l’enclave russe de Kaliningrad. D’un belvédère, nous apercevons les miradors présents sur ce territoire perdu entre la Pologne et la Lituanie.
Nida est une charmante station ; elle accueille une clientèle aisée dans des maisons de bois aux couleurs vives et variées.
Ce jour de solstice d’été correspond aux fêtes de la Saint-Jean particulièrement importantes dans les pays Baltes. Certains d’entre nous auront le privilège de partager quelques danses locales avant notre retour sur l’hôtel.
Juliette et Philippe Saingier   

Jean-Paul SARTRE contre le vent

Vendredi 24 juin 2022
Petit déjeuner pris à 8h et valises rangées dans le car, nous partons pour une promenade matinale à la découverte de Klaipeda, beaucoup plus calme que la veille où la fête de la St Jean avait rassemblé beaucoup de monde.

Du Pont de la Bourse où toutes les négociations  étaient faites, nous pouvons voir l’Arche mise en place en 2000 en l’honneur de l’association de Lituanie  : ‘’Nous sommes un seul peuple pour une seule Lituanie ‘’ ainsi que le symbole de Klaipeda : Le Meridianas un trois mât goélette qui sert de restaurant à quai.
Déambulation dans les rues pavées de la ville à la rencontre d’un chat au visage de gentilhomme, d’une souris et de jolis petits squares pour arriver sur la place du théâtre Simon Dach et son petit marché de l’ambre.
Départ pour Siauliai et la Colline des Croix, en mémoire aux victimes du massacre de 1931. La visite de Jean Paul II a fait augmenter le nombre de visites sur  ce site très insolite.
13h35 Déjeuner local, « sacrée farce » pour des pommes de terre farcies !!!!
16h10 Passage en Lettonie : direction le château de Rundale érigé en 1740, restauré pendant 42 ans jusqu’en 2014 et appelé « Le Versailles Letton » ou petit Versailles. Deux guides nous accueillent (mère et  fille) vêtus  d’habits d’époque, qui nous font parcourir les différents salons tous superbement décorés. Démonstration de menuet dans la salle de Bal et utilisation des éventails par la gente féminine.
Dans un français parfait la « duchesse » nous explique qu’elle a créé une association « Rokoko » pour la création et confection des costumes d’époque.
Pour finir, nous visitons les jardins avec leur roseraie impressionnante (2230 variétés de rosiers dont 600 de roses historiques), leur collection de pivoines, leurs tilleuls taillés en boule, alignés, représentant les rayons du soleil. Magnifique !
Retour en car vers Riga. Mariana nous parle de la Lettonie, sa démographie, son économie, ses industries, son agriculture, sa culture et du mode de vie des Lettons. Les 23 et 24 juin sont deux jours de fête incontournables avec de la fougère dans les cheveux. Une tradition pour les Lettons : le sauna une fois par semaine et la désintoxication avec de la sève de bouleau.
Belle journée sous le soleil et demain visite de Riga.
Eliane et Alain MULLER

Château de Rundale

Samedi 25 juin 2022
RIGA

Capitale de la Lettonie (743000 habitants)
Fondée en 1201 par l’évêque Albert, elle se divise en deux autour du fleuve Daugara :
Rive gauche quartier de villégiature avec de nombreux espaces verts et des maisons typiques en bois – Rive droite quartier historique classé par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité.
Nous traversons le fleuve en direction du marché central, au passage nous voyons la bibliothèque en forme de triangle appelée château de lumière.
Le marché central s’est installé dans les anciens hangars de construction des Zeppelins de la 1er guerre mondiale.
Son activité est très importante il reçoit plus de 80 000 visiteurs par jour
sous l’immensité des voutes
On a pu y découvrir divers étals (poissons, fruits, produits laitiers, viande, fleurs) et y déguster des produits locaux (alcool de blé, miels divers ). On remarquera un stand de vente de branches odorantes servant à se fouetter au sauna
Visite du vieux RIGA
le Dom ou cathédrale luthérienne baroque construite par l’évêque Albert
A l’intérieur, un orgue remarquable avec ses 6768 tuyaux (un des plus grand du monde)
visite du cloitre gothique qui sous ses voutes polychrome abrite des pièces de musée ainsi qu’une statue de l’évêque Albert
Place de la cathédrale maison de l’ancienne bourse de style italien : aujourd’hui transformée en musée. Nous sommes accueillis par une fanfare locale et découvrons d’anciennes maisons d’artisans. Nous poursuivons par l’église St Jacques dont la cloche extérieure en fait son originalité (la légende veut que cette dernière tinte lors du passage d’une femme adultère) Elle n’a pas sonné !!!! Ouf !!!!!!
Nous longeons le parlement : la rue est bruyante et doit son nom à la fréquentation autrefois des marins anglais
la maison du bourreau – la porte Suédoise ou selon la légende serait emmurée une jeune fille amoureuse d’un soldat suédois (relation interdite) et on l’entendrait l’appeler à minuit lorsque l’on passe sous la porte.
Nous suivons les anciennes fortifications en briques (la pierre étant rare dans le pays)
Tour de la Mer puis tour Poudrière autrefois entrée principale de la ville.
Nous verrons la maison des chats noirs
la place des Lives anciens habitants de Riga avant l’arrivée des chevaliers teutons
l’église St Anne devant laquelle est érigée une statue en bronze inspirée d’un conte des frères Grimm représentant successivement un âne, un chien, un chat, un coq (l’usage veut que l’on fasse un voeu et que l’on essaie de toucher l’animal le plus haut)
L’Eglise St jean ou 2 moines ont été emmurés
nous verrons plusieurs maisons de marchands puis l’église St Pierre dont le clocher fut le plus haut d’Europe
Place de l’hôtel de ville avec la statue de Roland de Roncevaux ainsi que la maison des têtes noires ou se réunissait une association de marchands et tenait lieu de ripaille pour les célibataires : pour nous aussi c’est l’heure des ripailles, nous allons donc déjeuner
JURMALA
Station balnéaire
Autrefois anciens villages de pêcheurs est devenue aujourd’hui avec ses riches villas au milieu des pins un lieu de villégiature très prisé
nous avons visité un village musée ou chaque maison reconstituée représente une activité ou un métier (corderie,fumoir,sauna, construction ou réparation de bateau)
Nous avons pu ensuite longer la plage sur la Baltique ou un bain de pieds dans l’eau a 22° a été très apprécié.
Retour à Riga
Nous partons à la découverte de la diversité des façades de style décoratif “Art nouveau” d’influences diverses.
Beaucoup sont signées de l’architecte Mikhail EISENSTEIN
Ce style d’architecture d’avant la première guerre mondiale n’a duré qu’une vingtaine d’ années et était réservé à une riche clientèle. Les prestations étant pour l’époque luxueuses. Le tiers du budget de la construction étant obligatoirement consacré à la façade, ce qui explique la pauvreté des cours intérieures
Après une journée bien remplie nous allons diner dans un restaurant typique de la ville
Martine  et Jean Louis Bonnal

Avertissement!

Dimanche 26 juin 2022
En ce dimanche 26 juin, le soleil rayonne toujours !
Avant de quitter Riga pour Tallin où nous serons ce soir, Mariana, notre guide nous montre encore l’immeuble de l’ancien KGB, la police secrète russe, devenu… musée du KGB, une façon de faire avancer l’Histoire ! Elle évoque aussi Sainte Gertrude, en passant devant son église (ou sa statue ?), nous apprenant au passage qu’elle est la patronne des voyageurs. Des forêts, encore et toujours des forêts qui défilent derrière les vitres du car ! et voici le lac Jugla et bientôt, nous allons traverser le plus grand parc de Lettonie, le parc naturel national de la Gauja, planté le long du fleuve qui lui a donné son nom. Nous entrons dans le royaume de la détente et de l’évasion : pêche, natation, un musée ethnographique exposant des maisons typiques de quatre provinces différentes avec leur église et leur moulin, ici, les Lettons laissent exploser leur goût du sport et de la pleine nature.
Ce n’est pas fini, un peu plus loin, nous pénétrons la région de Sigulda, territoire fait du Polonais Jakubowski. Maya le voit venir. Elle va au-devant du danger : « Regarde mon foulard, dit-elle à l’imposteur, il est magique, il me protège. Essaie de vallonné, 30 000 habitants, surnommée la « petite Suisse lettonne ». Ici le relief permet la pratique du ski et du bobsleigh en saison : la Lettonie est championne du monde sur un parcours de 1200 m. L’été, les cyclistes sont à la fête dans ces paysages enchanteurs. Un prince russe a développé Sigulda au 19e siècle. Il a fait de la publicité dans son pays pour faire venir des touristes. À leur arrivée en train, ici, les attendaient un orchestre et le fiacre pour gagner l’hôtel :  le Manoir de Sigulda.
Nous nous arrêtons un peu plus loin à la grotte de Gutmanis où l’on peut admirer des peintures murales et des dessins en forme de blasons. Une légende est attachée à ces lieux, celle de Maya et de son amoureux. La femme est amoureuse d’un jardinier mais un guerrier polonais qui est au courant va utiliser un stratagème pour approcher celle qu’il convoite aussi. Il envoie une lettre signée du jardinier Victor mais qui provient en me donner un coup d’épée, tu en auras la preuve. » Le soldat s’exécute. C’est ainsi qu’elle provoque elle-même sa mort, un vrai suicide. Son corps est retrouvé sans vie, le jardinier accusé à tort mais bientôt reconnu innocent. Un arrêt qui sera l’occasion d’une belle photo de groupe.
On part maintenant plus au nord pour Turaida et son château fort médiéval. Dans le parc traversé pour gagner le château se dressent des sculptures représentant entre autres le fondateur du folklore et des chants locaux évoquant le travail et l’amour. Nous voici à présent au pied du château qui a conservé intact le donjon. et notre joyeuse troupe de « Culture et convivialité » s’élance à l’assaut de ses 42 m, offrant en son sommet des vues superbes sur les alentours !
Nous nous dirigeons à présent vers le lieu de nos agapes de la mi-journée. En chemin, Mariana rappelle que les forêts sont le repaire du renard, de l’ours mais aussi du loup -on a recensé 400 spécimens- ou du lynx, 500 ! Côté flore, dans ces lieux marécageux, on trouve des baies comme la canneberge, des fraises, des framboises ou encore des airelles.
A la ferme proche de Turaida, nous sommes attendus. Le propriétaire  s’est demandé au lendemain de l’indépendance, en 1991 : « Après le communisme, comment va-ton gagner notre vie ? » Alors il a rafistolé une sorte de gros rabot électrique et a commencé la fabrication des bardeaux, tuiles carrées en bois pour les toits, comme on en trouve chez nous dans les Alpes, par exemple. Le bois résiste trente ans sans traitement et plus s’il est traité. Sa femme, en costume local, parle de la ferme, construite sur un petit promontoire. C’est sous cette maison sans fenêtre mais avec un toit pour la pluie, que nous allons déguster un des meilleurs repas depuis notre arrivée dans les pays baltes : tout est sur la table, les entrées appétissantes, le pot eu feu avec de beaux morceaux de porc et une boisson à base de baie d’ici. Et quelle ambiance ! Ici, le tourisme offre un complément à l’activité « bois » du mari. Avant de partir, nous pouvons goûter et acheter l’excellent miel de la ferme.
Nous continuons de filer vers la frontière et l’Estonie. Mariana va passer le relais à Alla une historienne qui ne nous quittera pas jusqu’à l’avion !  La passation s’effectue dans la ville de Parnü.

L’Estonie en 5 mots
Avec Alla, nouvelle guide de ce voyage, la troisième, nous entrons en Estonie. Après nous avoir appris les 3 mots basiques : « Téré », bonjour, « Tannan », merci et « Palun », je vous en prie, Alla brosse à grands traits une courte histoire du pays. Nous la résumerons en 5 chapitres.

  1. Un pays aux multiples influences. La langue est apparentée au Finnois et de façon plus lointaine au Hongrois. Au début du XIIIesiècle, l’Estonie reste l’une des dernières contrées païennes d’Europe. Les croisades baltes (1200-1227), menées par un ordre militaire teutonique, les chevaliers Porte-Glaive, réalisent la conquête du pays et les habitants sont convertis à la foi chrétienne. La minorité d’origine allemande constitue l’élite politique, militaire, religieuse, intellectuelle et monopolise le commerce et la propriété foncière. En 1595, la Suède annexe la région avant de céder la place à la Russie. L’Estonie connaîtra ainsi des influences allemande, suédoise, russe et danoise pour sa capitale, Tallin, du 13e au 19e. Aujourd’hui, le pays compte 1 324 000 habitants.
  2. Une nation européenne. Depuis 2004, l’Estonie et les deux autres pays baltes ont intégré les rangs de l ’Union européenne. Ils en sont de farouches défenseurs. Ils font également partie de l’Otan.
  3. Un peuple hyper connecté. L’Estonie est vraiment la championne européenne d’Internet. Depuis son indépendance en 1991, le pays a opté pour le tout numérique et c’est chez lui une deuxième nature. Un exemple : les ordonnances médicales sont totalement dématérialisées et stockées en ligne. Il suffit ainsi de présenter sa carte d’identité électronique en pharmacie pour récupérer ses médicaments. Pour les Estoniens, cela signifie moins de paperasserie, moins de bureaucratie, et un important gain de temps En 2007, en pleine crise avec la Russie, le pays a été victime d’un piratage de grande ampleur qui a perturbé pendant plus de deux semaines le fonctionnement des sites institutionnels, des banques mais aussi des médias. L’Estonie dit avoir fait de la cybersécurité une priorité depuis cet épisode (La Tribune).
  4. En tête pour l’éducation. À la première place régulièrement pour le classement international PISA, catégorie mathématiques, l’Estonie affiche ainsi ses ambitions dans l’éducation. De nombreux ingénieurs sortent chaque année des grandes écoles et quelques-uns choisissent de partir à l’étranger. Le pays se montre aussi très performant en médecine.
  5. Citoyens pleine nature ! Les lacs, la mer, les rivières, les forêts : toutes les occasions et toutes les fêtes sont bonnes pour voir un(e) Estonien(ne) partir quelques jours en pleine nature. Nous en avons été les témoins avec la fête de la Saint-jean.
    René Lechon
  6. Devant la grotte de Gutmanis

Lundi 27 juin
Tallinn, dans le miroir ambré de l’Histoire

Classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1997, comme exemple d’une ville

marchande médiévale d’Europe du Nord, capitale d’un pays chargé d’Histoire et au carrefour de cultures millénaires, à l’origine nommée Revala, Tallinn, conquise par les Danois en 1219, fut un comptoir des négociants de la Hanse. Impliquée dans la croisade des chevaliers Teutoniques (fin du XIIe siècle), propriété de l’ordre de Livonie (XIVe), puis de la Suède en 1561, elle tomba aux mains du tsar Pierre le Grand en 1710 qui la céda à la Russie (1721).
La suite nous fut contée par Alla, notre guide estonienne, qui narra la vie de son pays avec la précision d’une historienne.

A grand renfort de dates, de retours sur le passé, d’éclairages du présent et de projections dans l’avenir, nous avons parcouru le Moyen Age (dès 1219) avec les Danois, l’Episcopat, encore les Danois, les Suédois, les Polonais, les Russes jusqu’en 1918 et la proclamation de la République d’Estonie. Vinrent les occupations soviétique (1940-41), nazie (1941-44) et encore soviétique
(1944-91). Depuis 1991, Tallinn est la capitale d’une République estonienne indépendante.

En nous montrant l’imbrication étroite de la capitale avec le reste du pays, Alla s’attacha à nous faire découvrir tous ses trésors. En un jour seulement ! Un défi de taille ! Un peu embrouillés par la profusion des dates, les visiteurs français découvrirent avec ravissement quelques merveilles architecturales, paysagères et gastronomiques.

Les déambulations les amenèrent du Vieux Tallinn au Tallinn de 2022. Depuis la place de
l’Hôtel de Ville, coeur battant de la cité, ils purent admirer l’harmonie des bâtiments anciens, en bois, ceux de la période soviétique, plus imposants et sobres, celle des hauts immeubles modernes, en béton, verre et acier, des parcs, de la mer, d’un orgueilleux passé et de l’espérance en l’avenir.

La ville abrite de nombreux vestiges de l’époque médiévale et des bâtiments à la façade pastel de style baroque, Renaissance et classique. On peut y voir aussi deu gothique, comme l’Hôtel de Ville et de nombreuses églises, ou du rococo. Musées et châteaux, églises et cathédrales, tours et
remparts, parcs et jardins, ruelles et avenues foisonnent dans un mélange charmant.
Du haut des remparts du XIIIe siècle ou sur les belvédères, on imagine les nobles, du haut de la colline de Toompea, regardant s’affairer les marchands et artisans de la ville basse. A voir, le quartier de Kadriorg avec le château baroque de l’impératrice Catherine, épouse de Pierre le Grand : entouré d’un parc resplendissant, c’est l’un des joyaux de la ville.

On aime aussi se perdre dans les ruelles d’où surgissent des églises et cathédrales

luthériennes (églises Saint-Olaf, du Saint-Esprit, Saint-Jean, Saint-Nicolas…), orthodoxes (cathédrale Alexandre-Nevsky, église Notre-Dame de Kazan, église Saint-Siméon-et-de-la- Prophétesse-Hanna…), catholique (la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul), etc.

Un quartier incontournable : Telliskivi, le coin branché, ancienne zone d’entrepôts

d’inspiration soviétique (l’URSS y construisait des sous-marins -l’usine est devenue une brasserie et le KGB y avait ses bureaux). C’est le paradis des artistes et de l’artisanat. Les cadres et la
jeunesse s’y retrouvent dans les bars, restaurants, ateliers et autres boutiques à la mode.

Le temps passe vite. La journée s’achève. Les visiteurs mettent de l’ordre dans leurs têtes.

L’on ne peut se souvenir de tout, mais on gardera en mémoire tel ou tel site remarquable. Les rivages de la mer Baltique renferment les plus vastes gisements d’ambre au monde. Cette résine fossile est l’une des richesses des Pays Baltes. A Tallinn, à Riga (Lettonie) et à Vilnius (Lituanie), l’ambre attire les touristes en quête d’un souvenir. Nos Français, une fois rentrés, mireront dans l’ambre unique et éternel un pan de l’Histoire de l’Estonie et de beaux instants de bonheur.

Luc Danos.

 

Õnnelik korstnapühkija (Le ramoneur porte-bonheur)

 

Mardi 28 juin 2022
Journée libre avant de se rendre à l’aéroport à 16h00
Après un bon petit-déjeuner à l’hôtel, chacun était libre de choisir son programme pour ce dernier jour. Certains ont décidé de chercher des cadeaux de dernières minutes, d’autres de continuer à faire du tourisme en ville ou de se reposer. Carole et moi avons décidé de retourner au centre-ville de Tallinn à pied et de visiter les cellules pénitentiaires du KGB ; à ne pas confondre avec le musée du KGB.
Ces cellules pénitentiaires du KGB étaient l’ancien quartier général du KGB à Tallinn. Ce bâtiment a été construit sur la rue Pagari en 1912 comme un immeuble résidentiel au départ, puis il a pris un rôle essentiel dans l’histoire de l’Estonie. Dans un premier temps, le gouvernement provisoire Estonien s’y réunit de nombreuses fois, après la déclaration d’indépendance en 1918. En octobre 1940, il devient le quartier général du KGB.  En 1941, des cellules sont construites pour les interrogatoires. Les ennemis présumés de l’état Soviétique sont détenus, interrogés et torturés dans ces cellules. C’était l’une des prisons préventives la plus notoire et la plus redoutée.
En 1941, plus de 10000 hommes, femmes et enfants sont déportés sous l’occupation, puis entre le 25 et 29 mars 1949, plus de 20000 personnes sont déportés en Sibérie…
On peut lire sur une plaque commémorative : « Ce bâtiment abritait les organes de répression du pouvoir d’occupation soviétique. Ici, a commencé une route de souffrance pour des milliers d’Estoniens. »
Les cellules de prison sont restées à ce jour un symbole de la terreur et sont désormais ouvertes au public.
Retour à l’hôtel vers 16h00 pour se rendre tous ensemble en car à l’aéroport de Tallinn. Notre vol pour Francfort a du retard et donc inquiétant puisque nous aurons très peu de temps pour le changement de vol en direction de Marseille. Finalement, tout se passe bien et nous arrivons à Marseille avec un peu de retard. En revanche, une douzaine de personnes se retrouvent sans bagage !  Après avoir trouvé quelqu’un pour prendre notre réclamation, une par une, nous prenons la route et nous arriverons à St Georges-d ’Orques à 2h20mn du matin, mercredi 29 juin 2022.  Nous avons bien reçu notre bagage le jeudi 30.
Cerise sur le gâteau : nous avons tous les deux contracté le covid !
Nous garderons un très bon souvenir de ce voyage. Merci Francette et toute ton équipe pour la parfaite organisation.
Carole et Bertrand Dourmap

?

Nous avons découvert 3 pays :
– riches de leur histoire mouvementée (l’Allemagne, l’URSS et la Pologne ayant rivalisé pour leur domination)
– riches de leur patrimoine : de nombreux sites classés au Patrimoine de l’UNESCO
– riches de leurs paysages naturels : la nature sauvage préservée, les forêts à perte de vue, les lacs, les parcs nationaux.

Une traversée sud-nord de Vilnius à Talinn en passant par Riga : découverte des Pays Baltes à travers ces 3 capitales dont le coeur médiéval a été savamment réhabilité.

Nous avons admiré leurs châteaux teutoniques, leurs édifices baroques de toute beauté.
Nous avons gouté et aimé  les pintes de bière locale.
Nous avons aimé acheter et dévaliser les boutiques de bijoux en ambre.
Nous avons aimé les journées à rallonge (18h. de lumière en juin) et avons été surpris par la chaleur qui pouvait y régner.
Bref : ce fut un beau voyage !!!!
Francette

 

AIX EN PROVENCE

Souvenirs de ce jeudi 12 mai 2022 sous le soleil d’Aix-en-Provence

Après un trajet de 2 h 30 en bus, nous voici arrivés à Aix-en-Provence    « la ville aux cent fontaines ».
Lors d’une promenade dans les petites rues d’Aix (ex capitale régionale de la Provence), nous avons pu admirer quelques belles façades d’hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècles. 150 hôtels particuliers sont répertoriés à Aix, ce qui fait de cette belle ville la deuxième de France après Paris, à posséder un tel patrimoine architectural. La localisation pendant plusieurs siècles de la Cour des comptes et du parlement de Provence explique cette richesse.
Nous commençons notre déambulation par le cours Mirabeau et le quartier Mazarin. Ce paisible quartier est l’œuvre de l’archevêque Mazarin, frère du célèbre Cardinal au XVIIe siècle. À l’époque, il a rapidement attiré l’aristocratie locale, les hommes politiques et les avocats qui y ont construit de somptueux hôtels particuliers dont l’hôtel de Caumont. Celui-ci, magnifiquement restauré fut construit entre 1715 et 1742 pour le président de la Cour des comptes. Il est aujourd’hui un centre d’art qui présente pour cet été une exposition des œuvres du peintre Dufy.
Sur le cours Mirabeau, nous avons pu contempler l’hôtel de Villars avec ses belles colonnes construit en 1710 pour le duc de Villars, gouverneur général de Provence.
L’hôtel Maurel de Pontevès construit au XVIIème siècle, nous a impressionnés avec ses deux atlantes musclés soutenant le balcon de l’ étage noble. Il est aujourd’hui le siège du Tribunal de Commerce.
Situé en haut du cours Mirabeau, domine l’hôtel du Poet édifié en 1730 pour le Trésorier des États de Provence. Puis nous passons devant l’hôtel de Marignane dans la rue Mazarine. Il fut le témoin des aventures de l’orateur Mirabeau. Nous avons pu entrer (brièvement) dans le hall de l’hôtel Bonnet de la Beaume de style classique, très sobre Louis XVI.
Nous passons devant le lycée où étudièrent Paul Cézanne et Emile Zola.
Puis, nous traversons le cours Mirabeau pour nous retrouver dans un quartier plus ancien avec des rues étroites qui nous rappellent Montpellier.
Nous découvrons le magnifique hôtel Boyer d’Équilles construit dans le premier quart du XVIIe siècle dans le style « colossal ».
À proximité, se trouve la place d’Albertas, sa fontaine et l’hôtel de la famille Séguran édifié au XVIIe siècle dans le style Louis XIII et dont la façade a été rénovée en 1724.
Puis, nous revenons tranquillement dans le quartier Mazarin pour prendre notre bus. Nous passons place des quatre dauphins dont la fontaine baroque est entourée d’hôtels particuliers d’artisans enrichis entre autres.
L’hôtel de Boisgelin construit en 1655 abrita il y a quelques années, les amours d’Alain Delon et de Mireille Darc.

C’est avec appétit que nous partageons un bon et copieux repas à “la terrasse de Maxime” où nous sommes reçus par des hôtes très sympathiques.

Notre journée se poursuit par la visite de la fondation Vasarely.Inauguré en 1976, le centre architectonique est le cœur du projet de Victor Vasarely. Le bâtiment lumino-cinétique est une illustration d’intégration de l’art dans l’architecture. Seize modules hexagonaux forment un gigantesque jeu de construction dont le fil conducteur est l’art optique. L’exposition Vasarely propose un parcours de visite permettant de découvrir l’univers plastique du maître de l’op-art, depuis ses débuts de graphiste jusqu’à la réalisation de ses intégrations monumentales et de son projet utopique de la « cité polychrome du bonheur ».
Cette présentation didactique avec plus de 250 œuvres et documents originaux, intègre les éléments fondamentaux du projet du plasticien français d’origine hongroise.
Nos guides nous permettent de nous immerger dans le monde coloré et ludique de l’artiste tout en nous démontrant le « mécanisme » des œuvres.

C’est avec les yeux remplis de lumière et de couleurs que nous rentrons à Montpellier après cette belle journée de découvertes.
Isabelle ALLARD

 

 

 

Merci à Isabelle pour son compte-rendu et à Jacques pour ses photos.             Francette

Photos : Jacques Grosse
Cliquer sur les photos pour ouvrir le diaporama

 

 

FACTEUR CHEVAL – CHÂTEAU DE GRIGNAN

LE PALAIS IDEAL DU FACTEUR CHEVAL
Jeudi 7 Avril, 06 H45, malgré l’absence d’une personne inscrite, nous prenons le départ pour 3 heures de route vers HAUTERIVES, conduits par notre chauffeur Frédéric.

HAUTERIVES, charmant petit bourg de la Drôme doit sa renommée au fameux Palais idéal du Facteur Cheval, aujourd’hui classé aux Monuments Historiques.
Elevé entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe par Ferdinand CHEVAL, facteur de la commune qui va consacrer 33 ans  de son existence à modeler  sans relâche, un monument inspiré par la nature qu’il traverse chaque jour, par les magazines illustrés qu’il distribue durant ses tournées et enfin par les cartes postales nouvellement apparues. Parcourant chaque jour une trentaine de kilomètres pour ses tournées en pleine campagne, il va ramasser des pierres, aidé de sa fidèle brouette.
Imposant et original, d’une grande richesse ornementale, son palais présente plusieurs styles sur différentes façades.
C’est par la façade Est que tout commence. Au centre, une fontaine « La Source de Vie » entourée par un lion et un chien sera la 1ère construction réalisée par le Facteur Cheval. Avec frénésie, il ajoute fontaines, grottes, temples en accumulant pierres, coquillages et mortier de chaux. A droite, il ajoute un tombeau égyptien avec la volonté d’y être enterré avec son épouse, ce qui lui sera refusé.
A gauche, le temple hindou avec une niche où se dissimule sa célèbre et fidèle brouette. Les 3 géants terminent la façade. Il est écrit 1899, Ferdinand Cheval a passé 20 ans à la réalisation de ce côté Est.
C’est à la façade Sud que Ferdinand Cheval décide de placer son Musée antédiluvien, une grotte dans laquelle le Facteur Cheval amoncelle les pierres en attente de trouver une utilité dans l’œuvre en construction.
La façade Ouest amène au voyage. Grâce aux illustrations de son époque, Ferdinand Cheval reproduit dans des niches un Chalet suisse, un temple Hindou, la maison blanche, la maison Carrée d’Alger, un Château au Moyen-Age. Une Mosquée ouvre sur la partie intérieure du Palais idéal, la Galerie.
Sur les colonnes de style classique, il écrit les lettres : C H E V A L, en guise de signature de son œuvre.
La Galerie, long couloir intérieur, est peuplé d’un bestiaire extraordinaire : dromadaire, ours, éléphant, chat, loup, flamant sont modelés en bas-reliefs.
Le poème « Ton idéal, ton Palais » de Emile Roux Parassac, et inspirant le nom du monument au facteur Cheval, est inscrit à l’entrée de cette Galerie.
Trois escaliers mènent à la Terrasse, c’est là que Ferdinand Cheval installe sa « pierre d’achoppement », la première pierre sur laquelle il trébuche et lui inspire le Palais idéal. Au sommet du Palais, entre figuiers de Barbarie et aloès, s’élève la Tour de Barbarie. Un réservoir d’eau permettait en son temps d’alimenter le Palais et sa fontaine « la Source de Vie » en eau. Seuls quelques visiteurs au temps de Ferdinand Cheval ont pu assister à ce spectacle. L’eau endommageant trop l’édifice, le système a dû être condamné.
La façade Nord est l’aboutissement de 33 ans de travail. La pieuvre sculptée à l’angle Ouest est le point final de l’œuvre. A l’opposé Est, il en écrit le bilan : « 10 000 journées, 93 000 heures, 33 ans d’épreuves, plus opiniâtre que moi se mette à l’œuvre »
D’une grande richesse ornementale, peuplée d’animaux et autres bêtes mythologiques sous le regard d’Adam et Eve, la façade Nord fait écho à la dernière œuvre du Facteur Cheval, son tombeau du silence et du repos sans fin, au cimetière de Hauterives.

Après avoir terminé son Palais Idéal, à l’âge de 76 ans, Ferdinand CHEVAL a encore trouvé la force d’édifier pendant 8 ans,  son tombeau situé au cimetière de la paroisse d’Hauterives

Le site reçoit chaque année de nombreux visiteurs. Succès encore grandissant depuis la parution du film de  Nils Tavernier « L’incroyable histoire du facteur Cheval » en 2017 et grâce à l’interprétation sans faille de Jacques Gamblin, totalement habité par ce rôle de doux rêveur et de Laetitia CASTA dans le rôle de l’épouse.

Nous sommes tous impressionnés par le travail réalisé et  enchantés par cette visite, mais nous devons reprendre la route vers le restaurant, direction ROUSSAS.

« LA TABLE DE ROUSSAS » nous accueille avec un délicieux menu et un service convivial.
 Début d’après-midi, départ pour notre deuxième visite.

LE CHATEAU DE GRIGNAN
Nous avons rendez-vous au Château de Grignan, dans la Drôme provençale. Le château se situe au sud-est de Montélimar, entre Valence et Avignon.
C’est un château du XIIe siècle construit sur un piton rocheux dominant le village de Grignan. Nous y accédons par des ruelles escarpées qui serpentent jusqu’au sommet. Depuis sa terrasse, une vue incroyable sur la région. On aperçoit le Mont Ventoux.
Nous sommes accueillis par nos guides dans le grand hall d’entrée, sous l’escalier d’honneur et partons ensuite en deux groupes pour la visite de ce monument grandiose.
Bâti au moyen âge,  le château de la famille de Grignan a connu une histoire mouvementée.  Château fort au 11e siècle, il est transformé à la Renaissance en une prestigieuse demeure de plaisance par la famille des Adhémar. En 1669, le Comte François de Castellane Adhémar de Monteil épouse Françoise Marguerite de Sévigné, fille de la Marquise de Sévigné. IIs quittent Paris et s’installent définitivement au château qui connaît alors de nombreux aménagements et constructions dont les terrasses.
La séparation entre la Marquise et sa fille bien aimée marque le début de leur correspondance. La Marquise fera de nombreux séjours au château pour y retrouver sa fille et c’est à cet endroit qu’elle s’éteindra en 1696. Son tombeau est abrité dans la Collégiale Saint Sauveur, située juste au-dessous du château.
Réduit en ruines et laissé à l’abandon à la Révolution, il faudra attendre le XXe siècle pour que le château puisse enfin  être sauvé. Madame Marie Fontaine entreprend alors un vaste chantier qui durera plus de vingt ans. Elle remet en état le château en respectant l’architecture de l’Ancien Régime. Elle aménage également l’intérieur en faisant l’acquisition de mobilier d’époque.
En 1979, ses héritiers vendent le château  au Département de la Drôme qui en est l’actuel propriétaire et qui poursuit un programme ambitieux de restaurations et d’acquisitions.
Certaines pièces sont reconstituées avec le décor d’antan et nous plongent dans l’atmosphère de la vie de château avec notamment, ses immenses pièces de réception. La visite permet de découvrir toute la richesse du mobilier : meubles, tableaux, tapisseries d’Aubusson…
Mais c’est essentiellement la renommée des lettres de Madame de Sévigné qui contribuera à faire du château un haut lieu de l’histoire régionale et attirera de nombreux visiteurs.
Le château a été classé Monument historique en 1993 et labellisé Musée de France.Il propose aujourd’hui une programmation culturelle tout au long de l’année                   C’est le moment de reprendre notre bus et de rentrer.

Une journée riche et très agréable. Seuls manquaient un peu de soleil et les lavandes pas encore en fleur.
Sylvie Pintre.

Un peu d’humour avec le petit poème qui suit. (un peu olé olé pour l’époque)         Lettre de Mme de Grignan à sa mère Mme de Sévigné qui vivait au château des Rochers à Vitré (35).

Ah ! vous dirais-je Maman 
à quoi nous passons le temps
avec mon cousin Eugène ? 
Sachez que ce phénomène 
nous a inventé un jeu auquel
nous jouons tous les deux. 

Il m’emmène dans le bois
et me dit: “déshabille-toi ” . 
Quand je suis nue tout entière,
il me fait coucher par terre,
et de peur que je n’aie froid
il vient se coucher sur moi. 

Puis il me dit d’un ton doux :
“Écarte bien tes genoux”
Et la chose va vous faire rire.
Il embrasse ma tirelire !
 
Oh ! vous conviendrez,
Maman, qu’il a des idées vraiment…. 

Puis il sort, je ne sais d’où,
un petit animal très doux. 
Une espèce de rat sans pattes 
Qu’il me donne et que je flatte. 
Oh ! le joli petit rat ! 
D’ailleurs il vous le montrera. . 
Et c’est juste à ce moment
Que le jeu commence vraiment

Eugène prend sa petite bête 
Et la fourre dans une cachette 
Qu’il a trouvée, le farceur,

où vous situez mon honneur….

Mais ce petit rat curieux,
très souvent devient furieux.
Voilà qu’il sort et qu’il rentre, 
Et qu’il me court dans le ventre.
 
Mon cousin a bien du mal 
à calmer son animal. 

Complètement essoufflé,
Il essaye de le rattraper.
Moi je ris à perdre haleine
devant les efforts d’Eugène. 
Si vous étiez là Maman, 
Vous ririez pareillement. 

Au bout de quelques instants 
Le petit rat sort en pleurant. 
Alors Eugène qui tremblote
le remet dans sa redingote.
Et puis tous deux nous rentrons
sagement à la maison

Mon cousin est merveilleux
Il connaît des tas de jeux. 
Demain soir sur la carpette
il doit m’apprendre la levrette. 
Si vraiment c’est amusant,
je vous l’apprendrai en rentrant. 

Voici ma chère Maman 

Comment je passe mon temps.
Vous voyez je suis très sage.
Je fuis tous les bavardages.
J’écoute vos leçons.
Je ne parle pas aux garçons.

 

Mme de SEVIGNE(1626-1696)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PEZENAS

Bien que la destination est proche et connue de nombre d’entre nous, la visite de Pezenas reste incontournable. La ville est mise à l’honneur cette année pour fêter les 400 ans de Jean Baptiste Poquelin dit Molière. Son passage a laissé beaucoup de souvenirs car c’est dans cette ville que commence sa véritable carrière. Au fil des déambulations, nous atteignons l’Hôtel d’Alfonce où une petite surprise nous attend : un acteur nous fait le plaisir de jouer une petite scène de “l’Avare” et nous découvrons les talents insoupçonnés de “Betty” qui lui donne la réplique.

Sur les pas de Molière à Pézenas-                                                                                  Monument dédié à Molière et édifié en 1893. Molière est né à Paris en 1622. Fils du tapissier du roi, il n’entend pas reprendre la charge de son père. Il s’intéresse au divertissement théâtral et crée la troupe de l’illustre théâtre qui connaît un succès grandissant. Les soucis d’argent le rattrapent. Il est emprisonné pour non paiement de ses dettes puis contraint de quitter Paris. En Languedoc, il lui est permis de jouer avec sa troupe auprès du prince de Conti qui lui apportera un soutien financier. Molière développa son intérêt pour le genre farce et s’inspira de la comédie dell’arte pour écrire « le médecin volant ». Reconnu et soutenu par de nombreuses personnalités, il revient à Paris et se consacre à l’écriture de ses oeuvres puis devient comédien. Il a le soutien du frère du roi Philippe d’Orléans. Il est remarqué à la cour et Louis XIV apprécie ses comédies ballets. Premier grand acteur il va réussir à faire rire d’eux-mêmes les nobles et les serviteurs en caricaturant leurs traits de caractères. Il s’inspire aussi des ragots populaires. Il se marie avec Armande Béjart. Il crée alors sa troupe et écrit pour elle de nombreux rôles dont Célimène dans le Misanthrope. Les dix années qui ont suivi sont relativement stables. Il meurt en 1673 quelques heures après le rideau final. Il venait de jouer le malade imaginaire.

Hotel d’Alfonce où Molière résida.  Porte de Faugères est l’une des cinq portes qui perçait le rempart médiéval.  Rue de la foire : beaucoup de manifestations. La collégiale St Jean. Le théâtre autrefois chapelle du pénitent avant la révolution française puis légitimé ensuite dans sa fonction actuelle. Un comédien nous déclama en vers et en prose une adaptation de l’Avare et de la vie de Molière.

Midi : l’heure de se substanter au restaurant “l’Assiette d’Anatole” – un moment convivial que tout le monde attend.

Changement d’ambiance avec la visite du musée des jouets où l’on a pu admirer de très belles pièces dont les plus anciennes datent de 1920.

Tout près de Roujan, le château Renaissance de Margon est l’un des fleurons de l’ouest héraultais. Une histoire remarquable de cette famille qui habite les lieux et leur apporte vie, de génération en génération,  depuis plus de trois siècles.

Le château de Margon

Visite effectuée par le propriétaire du château. (le compte René de Margon)
Ce château est cité pour la première fois en tant que castrum en 1187. De l’époque médiévale ne subsiste qu’une tour avec ses archères.  Le corps central fut reconstruit au XVIème siècle. A la révolution, toitures et chemins de rondes furent rendus inutilisables. Au début du XXème, siècle un grand chantier de restauration est entrepris puis interrompu au début de la guerre en 1914. Depuis 40 ans le propriétaire actuel poursuit les travaux de reconstruction.   Au rez-de-chaussée : le grand salon et 4 autres pièces sont visitées : meubles d’époque et murs décorés de tableaux de famille.      Très beaux jardins à la française agrémentés de cyprès, lauriers, oliviers et grenadiers. Marylène Deligne

Voir et revoir Pezenas : cette ville très riche de son patrimoine et de son histoire. Les amoureux des belles pierres et des beaux bâtiments sont comblés. Une belle journée où nous avons évité les gouttes.
Francette

 

 

LE MUSÉE DE LA RÉSISTANCE ET DE LA DÉPORTATION – CASTELNAU

Autour de la 2ème guerre mondiale

Le centre Régional d’Histoire de la résistance et de la Déportation (CNRD) est un lieu de mémoire. Son objet premier est de perpétuer le souvenir de la Résistance et de la Déportation auprès d’un jeune public (collégiens, lycéens) … mais pas que … puisque l’entrée est libre.                                                                                                             Des professeurs et des bénévoles assurent les visites, conférences et expositions.             Il est important de poursuivre ce travail de mémoire auprès d’une jeunesse ancrée dans un monde virtuel qui ne mesure pas toujours la chance d’être la 2ème génération à n’avoir pas connu la guerre.                                                                                                           Nous, enfants de la guerre ou de l’après-guerre, n’avons pas toujours su être des passeurs de mémoire. Pourtant, sans avoir une connaissance encyclopédique de la période, nous avons grandi dans les récits de  nos proches, qu’ils soient soldats, résistants, prisonniers de guerre,  civils témoins des bombardements ou qui ont connu le quotidien difficile voire insupportable de la présence allemande, du rationnement etc. Notre mémoire s’est enrichie des lectures, reportages, visites, commémorations perpétuant l’histoire de cette seconde guerre mondiale. D’une certaine façon, nous avons tous baigné dans les récits de l’après-guerre. Et chacun à son histoire, la mienne en Normandie, terre du débarquement et de combats qui ont meurtri les villes et les campagnes comme les populations civiles. Mon histoire, c’est aussi celle d’un père, fait prisonnier à Zuydcoote et resté 5 ans en captivité à proximité de la frontière tchécoslovaque.

Alors bien sûr, vous aussi, vous avez votre histoire personnelle mêlée à la Grande Histoire de la 2ème guerre mondiale, alors, probablement que ce CNRD n’est pas source de révélations, mais, dans sa modestie, il a rafraichi nos mémoires et rappelé la grandeur, mais aussi la faiblesse des hommes.

Concours national de la résistance et de la Déportation

Le département de l’Hérault associé aux archives départementales et au CNRD se sont impliqués dans le concours national de la Résistance et de la déportation dont le thème 2019/2021 est « 1940. Entrer en résistance. Comprendre, refuser, résister». L’objectif est de perpétuer chez les jeunes, la mémoire de la Résistance  et de la Déportation afin d’y puiser des valeurs civiques.                                                                                               34 342 élèves issus de plus de 1 435 établissements répartis sur l’ensemble du territoire national ainsi que d’établissements français à l’étranger ont participé au
concours. Plusieurs centaines d’entre eux ont reçu des prix attribués par les jurys académiques. Les meilleurs copies et travaux ont été transmis au jury national par les rectorats et vice-rectorats.                                                                                                 Le thème du concours 2022 est « La fin de la guerre. Les opérations, les répressions, les déportations et la fin du IIIe Reich (1944-1945)».

Montpellier pendant la 2ème guerre mondiale : Quelques repères.

  • Montpellier est en « Zone libre » mais … quand même occupée du 11 novembre 42 au 23 août 44.
  • Le 13 février 41, le maréchal Pétain accompagné de l’amiral Darlan, rencontre le général Franco à la préfecture de Montpellier.
  • Montpellier est un centre important de la Résistance. Jean Moulin, enfant du pays, né à Béziers, futur chef de la Résistance, est immortalisé dans le fameux portrait au chapeau pris au pied d’un pilier de l’aqueduc des Arceaux.
  • Montpellier a été bombardée 3 fois, en janvier, mai et juillet 44. Ces bombardements aériens américains par la 15ème USAAF, soutenus par des actes de sabotage de la résistance sont des attaques contre des convois allemands transportant soldats munitions, carburants. Le bombardement du 4 juillet 44 visait les voies ferrées et gares de triage afin d’empêcher l’acheminement de troupes allemandes sur le front de Normandie.
  • La milice a occupé quelques mois (juin- août 44) la caserne de Lauwe, délai court mais suffisant pour torturer et exécuter des résistants.
  • Montpellier a été libérée par la 1ére DFL (Division France Libre) du général de Lattre de Tassigny en août 44.

Résistants et maquis dans l’Hérault  : Quelques exemples.

  • Le maquis Valentin cantonné au Barthezes (La Salvetat)
  • Le maquis Léon autour de Clermont-l’Hérault
  • Le groupe Cabrol dans l’Ouest héraultais
  • Le groupe Jean Grandel, installé au nord de Prémian, avant de se déplacer sur le Saint-Ponais.
  • La villa Senaux à Fraïsse sur Agout fut un poste de commandement militaire important
  • Le maquis La Tourette, implanté dans les Hauts cantons de l’Hérault était prévu pour être activé le jour du débarquement en Normandie. Le jour de son rassemblement fut le théâtre de « La tragédie de Fontjun » : suite à une embuscade allemande 23 maquisards furent tués.
  • Le maquis Bir-Hakeim. Le plus important de la région se déplaçait entre Aveyron, Hérault, Cévennes. Il s’est un temps installé dans le massif de l’Espinasse.

Ce maquis a vécu un drame connu sous le nom de « Tragédie de la Parade ». Il faut en dire quelques mots pour éclairer cette période :                                                            « Sur les contreforts de l’Aigoual, les maquisards sont pourchassés par la milice et les GMR (unités paramilitaires crées par le gouvernement de Vichy). Mais la traversée de Meyrueis (Lozère) par le convoi de camion des maquisards n’est pas passée inaperçue. Avertie,  la gendarmerie a informé le préfet qui a transmis l’information à l’état-major allemand »
Bilan : 34 maquisards tués au combat, 27 faits prisonniers et fusillés au col de la Tourette à Badoroux.                                                                                                                        Un triste exemple, parmi des milliers, de français (miliciens, Vichystes) qui dénoncent et envoient à la mort d’autres français !

Hommage au maquis Bir-Hakeim :

  • Un monument a été érigé en 1984 sur la commune de Mourèze (Hérault) à la mémoire des 105 martyrs du maquis Bir Hakeim
  • Il y a une stèle sur la commune de Badaroux en Lozère en mémoire des 27 fusillés et torturés du maquis
  • Un monument dans le village de La Parade sur le causse Méjean en Lozère, a été élevé en hommage aux 61 résistants victimes de « La tragédie de la Parade »..

Femme parmi d’autres – Une héroïne Montpelliéraine

 L’histoire locale et nationale, a retenu les noms de Jean Moulin ou de P.H. Teitgen, mais il faut aussi rendre hommage aux femmes de l’ombre comme Simone Demangel, nom de guerre : « Pauline »                                                                                                              « Pauline » est une résistante de la 1ère heure, elle a caché des antinazis, des juifs, des réfugiés, fait des faux papiers.                                                                            Recherchée par la Gestapo, elle rejoint le maquis « Léon » dans le secteur de Lodève.       A la libération, elle entrera au conseil municipal de Montpellier au côté de la sœur de jean Moulin. Elle milite pour l’instauration du vote des femmes, crée à Montpellier « Le Nid » qui aujourd’hui encore accueille des prostituées. Elle fait venir l’abbé Pierre dans l’Hérault pour créer “Les Compagnons d’Emmaüs“.                                                                             Une femme exemplaire en temps de paix comme en temps de guerre.

Lien vers un reportage de FR3 Occitanie :

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/montpellier-retour-histoire-hors-du-commun-resistante-simone-demangel-1757421.html

La déportation

La section du CNRD consacrée à la déportation est la plus intéressante du centre. On retrouve une copie de la grille d’entrée du camp de concentration d’Auswitch et sa célèbre inscription « Arbeit macht frei » (le travail rend libre).                                                        Mais la liberté, peu l’on retrouvée.                                                                                        Il faut regarder l’immense carte qui montre les nombreux camps de concentration et d’extermination. Il est intéressant de relever les nombreux points qui relient des lieux de travail à chacun des camps : il s’agit des usines qui utilisaient cette main d’œuvre gratuite mais décharnée.                                                                                                              Des photos, des peintures montrent l’effroi, l’horreur vécus dans ces camps de la mort.

S’il y a un livre à lire sur la vie dans ces camps c’est : « Si c’est un homme » de Primo Lévi.

Ce livre est l’un des témoignages les plus bouleversants sur l’expérience indicible des camps d’extermination. Primo Levi y décrit la folie meurtrière du nazisme.                   Primo Levi ne raconte pas la vie des camps de manière linéaire mais l’explique sur un ton neutre et dépassionné, c’est le lecteur qui ressent dans sa chair, le froid, la faim, les punaises, le mépris, les seaux d’aisances débordants qu’il faut aller vider en s’arrosant les jambes etc.                                                                                                                « Primo Levi refuse de heurter le lecteur et préfère rester en deçà de l’horreur pour privilégier la réflexion et l’émotion » (cf. France Culture)

La 2ème guerre mondiale vue par des citations

  • « Je n’ai rien à offrir, que du sang, de la sueur et des larmes »                         Winston Churchill – 13 mai 1940
  • Vichy qui se roule dans la défaite comme un chien dans la mer                       Général Weygand
  • Quelques Message de Radio Londres transmis les premiers jours de juin 44 annonçant le débarquement en Normandie :
    • «Les carottes sont cuites»
    • «Message important pour Nestor: la girafe a un long cou»
    • «Les sanglots longs des violons de l’automne»
    • «Le coq chantera trois fois»
    • «Les chants les plus désespérés sont les chants les plus beaux»
  • « Mais messieurs, si vous ne vouliez pas que je les reçoive chez moi, il ne fallait pas les laisser passer »                                                                                             Cécile Sorel au comité d’épuration
  • « entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège. Avec ceux qui sont morts dans les caves sans avoir parlé, comme toi; et même, ce qui est peut-être plus atroce, en ayant parlé »                                                                                                       André Malraux, le 19 décembre 1964 en hommage à Jean Moulin lors du transfert des cendres du résistant au Panthéon.

 Épilogue

La seconde guerre mondiale et un écheveau géant. Si l’on tire un fil, il en vient un autre et c’est sans fin.                                                                                                                  Elle concentre ce qu’il y a de meilleur et de pire chez l’homme.                             LIBERTÉ : Beaucoup se sont battus pour elle, nombreux sont morts pour la défendre. Elle est encore et toujours aux frontons de nos mairies associée à l’égalité et à la fraternité.                                                                                                                        Que devenons nous quand aujourd’hui des anti-vax, anti-passe, manifestent au nom de leur liberté. Liberté ? Et la fraternité, elle est où ?

Merci au CNRD de Castelnau le Lez de faire œuvre de transmission et de raviver notre mémoire.                                                                                                                 Jacques Grosse

Merci à Jacques pour ce beau reportage. Merci également à Françoise Couderc et son équipe, bénéroles au CNRD, qui nous ont organisé ces visites. Merci à eux de perpétuer ce travail de mémoire pour témoigner, transmettre et ne pas oublier les heures sombres de notre histoire.                                                                                                                       “Il n’y a pas de bonheur sans liberté ni de liberté sans courage” Péricles                 Francette

 
Photos : Lien vers le diaporama ; https://photos.app.goo.gl/UPF2AeagvskrQ7b67

 

MAERA – station d’épuration de Lattes

La station d’épuration a été inaugurée en 2006. Elle est située à Lattes quartier de la Céreirède.
Elle épure les eaux usées de la Métropole et de 19 communes environnantes et les rejette ensuite dans le milieu naturel via 20 km de canalisations jusqu’au large de Palavas.

La dépollution est proche de 95%. 130 millions de litres d’eaux usées sont assainis par jour soit 1,5 m3 par seconde. Les pollutions sont classées en 3 types :
– Pollutions grossières : papier toilette, lingettes etc…formant des « filasses »
– Pollutions particulaires : matières organiques et minérales en suspension.
– Pollutions dissoutes : dégradables par des bactéries aérobies.

Les étapes du Pré-traitement :
1) Les pollutions grossières sont d’abord prétraitées par un dégrillage qui permet de les filtrer. Les résidus sont traités par enfouissement ou incinération (Evolia).
2) Le dessablage et le déshuilage. L’eau est acheminée dans 4 bassins où se trouvent des chariots mobiles équipés de racleurs. Les bactéries anaérobies transforment la matière organique en matière minérale. Au retour du chariot les sables seront traités par Evolia.
Le traitement des eaux usées se fait en deux phases :
– phase biologique : dopées à l’air, les bactéries dégradent les matières organiques.
– phase physico-chimique : l’adjonction de chlorure ferrique et sel va séparer l’eau de ses polluants et former une boue. La boue sera épaissie pour obtenir une pâte qui sera ensuite placée dans des digestateurs et brûlée pour être transformée en électricité, etc… Après 21 jours et un traitement, la boue pourra-être réutilisée comme engrais en agriculture.

Dernière étape : La bio filtration :
L’eau est envoyée sur des bio filtres remplis de billes de polystyrène qui agissent comme des filtres biologiques. Leur surface contenant des bactéries va dégrader la matière organique. L’eau bio filtrée va ensuite rejoindre l’émissaire, cours d’eau naturel et parcourir 20 km jusqu’à la Méditerranée.
Une vingtaine de capteurs sont répartis au sein de la station pour contrôler le process de désodorisation.
En cas de fortes pluies sur une partie du vieux Montpellier et l’Écusson : eaux pluviales et eaux usées sont mélangées et impactent le débit arrivant à Maéra. En cas d’épisode cévenol la station atteint ses limites et rejette une partie des eaux non traitées dans le Lez.
Cette situation ne devrait plus se produire après les futurs travaux d’amélioration de 2023.
Marylène Deligne

Cette visite fort intéressante et fort instructive nous a sensibilisés sur l’importance de l’eau, la préservation durable de cette ressource qui est vitale, sur la gestion pérenne de cette richesse précieuse, la préservation des humains et des écosystèmes.
Francette

Crédits Photos: René POHL
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MONTPELLIER MEDIEVAL

Montpellier est fondée à la fin du 10ème siècle par un acte de donation en date du 26 novembre  985.
Située sur une colline proche de Mauguio (fief des comtes de Melgueil), du port gallo-romain de Lattes et de Castelnau-le-Lez (lieu de résidence des évêques de l’île de Maguelone), Montpellier est attribuée à Guilhem, issu de la noblesse wisigothe.             3 hypothèses sont avancées sur l’origine du nom de Montpellier :                                  1° « Mont Verrou » par la présence de la voie Domitienne au nord de la colline.          
2° « Mont Pelé » paradoxalement, cette colline calcaire, avant tout, est entourée de cours d’eau : le Verdanson, le Lez, la Mosson.                                                                3° « Mont des jeunes filles » en rapport avec les 2 sœurs de Saint-Fulcran 1er évêque de Lodève.                                                                                                        Montpellier, proche du port de Lattes, bénéficie rapidement de la création de comptoirs  commerciaux approvisionnés par les pays arabes. La présence de la voie Domitienne , facilite les liaisons terrestres avec les cités de Béziers et Narbonne. Dès le 12ème siècle, elle devient une ville majeure du Languedoc.
A cette époque, Montpellier est réputée pour son commerce des épices, des peaux et teinture rouge grâce à la présence abondante de la cochenille mais également reconnue grâce à ses écoles de Droit et de Médecine.                                          Jusqu’à la fin du 15ème siècle, Montpellier connaît sa période la plus glorieuse. Montpellier est une ville étape pour les pèlerins venant d’Arles, Saint-Gilles-du-Gard et se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle.                                                                 Le terme d’Ecusson, correspondant au Centre Historique apparaît au 19ème siècle.
La Tour de la Babote et la Tour des Pins, sont les deux vestiges médiévaux encore visibles.
Au bas de Montpellier, on trouve les maisons communes, rue du Pila Saint-Gely, on peut y observer une maison avec avant-solier : escalier à vis de fond partant du rez-de-chaussée et arc de décharge pour les marchands.
Le quartier de la Condamine, était le quartier de la noblesse marchande.
Palais Saint-Nicolas, Palais des Guilhem, Chapelle Saint-Firmin.
Rue de l’Aiguillerie, il y avait le commerce de la toile (laine de mouton), du cuir et du négoce.
Les poivriers vendaient des épices et avaient leur propre blason.
Les pellissiers revendaient les peaux.
La Salle Pétrarque est caractéristique de ce qu’était une maison de marchands. A cette époque, au rez-de-chaussée se trouvait une pièce appelée magasin (servant de réserve). Un escalier à vis permettait de passer par la cour pour atteindre les étages. Le lieu de réunion était agrémenté d’un puits privé suffisamment profond pour éviter les problèmes de sécheresse. Une cour à toit ouvert permettait l’ensoleillement.
Les marchands déposaient leurs marchandises sur des tables, appelées volets, d’où l’expression : trier sur le volet.
Au cours des 12ème et 13ème siècles, Montpellier est une ville très étendue.

 HOTEL GAYON :
Ce bâtiment est construit aux environs de 1270, il est habité par une riche famille de drapiers. Il est le dernier spécimen d’un type d’habitation très fréquent du Moyen-âge, communément appelé « maison tour ».
On trouve dans une chambre, une fresque remarquable retraçant la vie de Saint-Eustache, patron des drapiers. Sa conversion, sa persécution, son voyage en Egypte et sa traversée du Nil sont représentés dans un décor peuplé de moutons et planté d’une multitude de chênes.
Saint-Eustache n’est pas réel, il est inspiré de la Légende dorée.

MIKVE MEDIEVAL:
Le Mikvé, bain rituel juif de purification date du 13ème siècle, il témoigne de l’importance de la communauté juive à cette époque. On considère que cette communauté  regroupait 1000 personnes environ, pour une population de 20 000 habitants sur Montpellier. On trouve également les vestiges d’une synagogue médiévale.
Les juifs chassés de la Péninsule Ibérique étaient des marchands et des usuriers. Eux seuls avaient le droit de toucher l’argent.
Certains d’entre eux, maîtrisaient l’art de la médecine orientale, plus efficace que la médecine traditionnelle.
Le Mikvé est resté dans son état et a conservé son élévation, ses murs, sa voûte en berceau.
Bien que situé sur le point culminant de Montpellier, le Mikvé est alimenté par une source d’eau et constamment  renouvelée.

Ce fut un après-midi très agréable et enrichissant.
Merci aux guides et à Culture et Convivialité.
Juliette et Philippe Saingier

Crédits Photos: René POHL
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L’HÔTEL RICHER DE BELLEVAL

Niché sur la place de la Canourgue, l’hôtel Richer de Belleval a connu de nombreuses destinations. Construit à l’époque médiévale, il fut tour à tour la propriété de Guilhem VI Seigneur de Montpellier, de Pierre Richer de Belleval, botaniste qui créa le jardin des plantes. Il abrita l’hôtel de ville de Montpellier puis une antenne du Palais de Justice avant d’être complètement laissé à l’abandon. Aujourd’hui, c’est un hôtel restaurant “Relais et Châteaux” : un lieu de vie pour les gastronomes, les amateurs d’art, de culture et d’histoire.
Nous pénétrons dans le hall d’entrée, majestueux avec ses nombreuses colonnes, son plafond formé de 105 carreaux de céramique fabriqués par la manufacture de Sèvres, créé par l’artiste Jim Dine, représentant des coeurs et intitulé “faire danser le plafond”. Au rez de chaussée, des salles en enfilade : le salon d’accueil avec son plafond contemporain “Prima Materia” réalisé à l’encre, évoque les 4 éléments : la terre, l’eau, le feu et l’air. Il a été créé par un artiste montpelliérain Abdelkader Benchamma. La salle des gypseries avec ses éléments d’architecture remarquables (sculptures, fresques, gypseries, peintures), ses décors historiques uniques, ont été restaurés avec finesse et élégance par l’atelier de Ricou et la décoration intérieure confiée au décorateur Christian Collot. La salon bleu avec son plafond en camaïeu de bleu, ses arabesques, son oculus central en trompe l’oeil, un décor raffiné d’entrelacs, serpents et oiseaux.
Le salon d’architecture : sur un fond général ocré, le dessin original a été retouché dans la zone où il était le plus complet. Une restauration légère au fusain dans les zones de symétrie les plus endommagées.                                                                Nous atteignons le 1er étage par l’escalier d’honneur monumental, orné des bustes de 12 empereurs romains posés sur des consoles. Nous admirons le plafond, dessiné et peint par Marlène Moquet, dont la peinture dorée à la feuille de laiton représente des pommes, des poires, des cerises, des écureuils, des pigeons et plein d’autres espèces….des hérons perchés et sculptés près des corniches. Des jumelles permettent de visualiser l’oeuvre, tant elle se situe en hauteur. Le spectaculaire bar “l’Elytre”, surplombé par un puits de lumière est somptueusement enrichi par  l’oeuvre de Jean Fabre réalisée avec des milliers d’élytres de scarabées. On a gardé le buste de Marianne, témoin de son passé de salle des mariages.Un boudoir relie les chambres de l’hôtel. Les murs et plafond sont signés par l’artiste Olympe Racana-weiler avec des effets de matière, des couleurs vives envisagées comme une caverne où l’on retrouverait des peintures pariétales.                                                                          Nous redescendons dans le patio avec sa verrière qui diffuse une lumière naturelle. Elle est agrémentée de lustres à l’ancienne et a conservé sa fontaine et ses bustes de divinités. Elle nous conduit vers l’espace qui accueille les expositions temporaires gérées par la fondation GGL Elénis. Deux à trois fois par an, des expositions d’artistes contemporains nationaux et internationaux s’y tiendront. La 1ère exposition est consacrée à l’américain Jim Dine. On y retrouve le motif récurrent du coeur, mais aussi des Vénus.                                                                                                                 Après l’abandon, la résurrection !!!!                                                                                   3 ans de travaux, 17 millions d’euros de budget, 4 grands décors de plafond qui ont été confiés à des artistes d’envergure internationale. Cet édifice majestueusement réhabilité, est un lieu hors norme. Un hommage au passé noble de la ville et un clin d’oeil à l’art contemporain. Nos 90 adhérents ont énormément apprécié cette visite.

 Francette POHL

Crédits Photos: René POHL
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BEZIERS

Ce 14 octobre 2021 et aux aurores, il ne fait que 8°, mais cela n’a aucune influence  sur notre petit groupe qui attaque la visite de Béziers.                                                     Nous commençons par le Cimetière Vieux qui, comme le cimetière du Père Lachaise à Paris, est le lieu de repos de grandes familles vigneronnes, d’artistes locaux, sculpteurs, etc…. Au gré des allées, nous découvrons des tombeaux et mausolées monumentaux : du bronze, du marbre, temples égyptiens, gisants, femmes en pleurs sont les témoins de l’opulence de la ville . Au gré des allées, nous découvrons les tombes de personnalités tels Gustave Fayet, Jean Marie Cordier, Injalbert etc…..            Puis découverte des petites rues de Béziers pour nous diriger vers la basilique Sainte Aphrodise (ce prêtre égyptien venu évangéliser Béziers et décapité par les romains).  Nous arrivons sur la belle place de l’église de la Madeleine construite au 12ème siècle. (cette église romane a été le lieu tragique lors de son incendie par l’armée de la croisade menée par Simon de Montfort, contre les albigeois en 1209. Un petit arrêt devant l’hôtel Fayet qui abrite le musée du même nom.  De nombreux et beaux trompe l’oeil décorent les murs de vieilles maisons. Puis nous rejoignons la cathédrale Saint Nazaire qui domine la ville et la plaine de l’Orb. Majestueuse et austère, elle a été construite sur les ruines de la cathédrale romane incendiée lors de la croisade contre les cathares. L’intérieur est imposant avec sa grande nef éclairée par 9 vitraux – un grand orgue du 17ème siècle. Nous découvrons un cloitre gothique inachevé du14ème. L’ancien quartier juif jouxtait la cathédrale. Nous rejoignons le jardin des anciennes arènes romaines, havre de paix en plein centre ville où des restes d’un ancien amphithéâtre sont retrouvés. Nos pas nous mènent vers la place Jean Jaurès ou place de la Citadelle (du fait de la présence d’une forteresse au 17ème siècle) avec son allée centrale agrémentée d’un canal. Cette belle esplanade est accolée aux allées Paul Riquet, où trône la statue de bronze du fondateur du canal du midi.
Nous finissons sur les allées Paul Riquet, le coeur vivant de la ville, entourées de magnifiques immeubles hausmanien et construites sur le fossé des anciens remparts.  C’est le lieu de promenade préféré des biterrois.
Il est midi. Un arrêt bien venu et mérité dans un petit restaurant face à l’hôtel de ville avant de découvrir le théâtre municipal de Béziers.  On ne peut pas le rater, il est situé sur les allées Paul Riquet. Depuis sa restauration, il est magnifique avec sa pierre dorée et ses portes vertes. Nous sommes accueillis chaleureusement par Peggy et Serge. Un premier groupe reste à l’extérieur pour admirer cette magnifique façade tandis que le deuxième groupe visite l’intérieur. Construit par l’architecte Charles Isabelle, il a été inauguré en 1844 et possède son esthétique d’origine. Il a été construit avec des fonds privés. Les donateurs bénéficiaient d’une loge gratuite pendant 50 ans. Des échoppes installées sur les côtés permettaient également de financer sa construction. La magnifique façade avec ses hauts reliefs de David D’Angers, ses bas reliefs qui représentent les allégories  d’Oedipe, du Cid, de Tartuffe, ses 3 portes monumentales, ses colonnes d’inspiration grecque, est classée monument historique depuis 2015. Nous pénétrons dans le hall d’entrée décoré de piliers en trompe l’oeil imitant le marbre et de 2 grands escaliers qui permettaient aux “bourgeois” de se faire voir. A l’étage, nous traversons le “foyer” où les personnes venaient discuter, fumer ou manger un morceau, puis nous sommes allés nous asseoir dans les balcons qui font face à la scène. C’est là que nous comprenons que c’est le parfait exemple du “théâtre bonbonnière” à l’Italienne. La salle de 500 places, toute de velours rouge et or, se déploie autour d’un parterre et de 3 balcons. Le dernier est le poulailler réservé “au peuple” (plus utilisé aujourd’hui) . Les fauteuils d’orchestre se trouvent au milieu, en bas. Devant la scène : la fosse d’orchestre et sur les côtés, les loges réservées aux personnes importantes. Le plafond est  décoré de fresques et accueille un magnifique lustre en cristal. La visite se poursuit par les loges (très petites) et la scène avec ses deux entrées (côté cour, côté jardin).   Nous disons au-revoir à nos deux sympathiques guides pour nous rendre au château de Perdiguier, château féodal situé à Maraussan dans l’ouest biterrois. Des cors de chasse nous accueillent ainsi que Samuel qui nous raconte les 700 ans de l’histoire de ce château. C’est en 1375 que Jean de Perdiguier, trésorier en Languedoc reçoit ce château de Georges V. Le bâtiment forme un quadrilataire autour d’une cour intérieure flanquée de tours rondes. Nous pénétrons dans une pièce qui a du servir de chapelle à une certaine époque puis grimpons un escalier pour découvrir des fresques du 17ème. A cette époque, la tour aveugle a permis un excellent état de conservation des peintures aux scènes champêtres de la vie seigneuriale. Puis, nous nous retrouvons dans le chai, au milieu des barriques peintes pour une petite dégustation.
Merci à Samuel de partager sa passion pour cet endroit et de nous faire revivre l’histoire de ce chateau.

 Francette

Crédits Photos: René POHL
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LE PÉRIGORD du 20 au 24 septembre 2021

Lundi 20 septembre 2021                                                                                                Ce jour-là était très attendu après 18 mois d’interruption.                                               Que du bonheur de retrouver les 39 participants à notre voyage dans le Périgord !!!      5 heures du matin – malgré l’heure matinale, personne ne manque à l’appel.                   En voiture (non en bus) pour les routes du Périgord !!!                                        Francette 

Des  Retrouvailles  Appréciées.                                                                                          5h15, tous les inscrits sont bien là, ponctuels. Contents de se retrouver entre amis et connaissances, pour échanger un peu les nouvelles, après de longs mois avec peu de possibilités de contacts et de sorties en commun ; ouf !                                                  On se retrouve, c’est déjà une première réussite et ça va continuer.                       Voyage sans histoire, aux mains expertes de Frédéric, notre chauffeur. Beaucoup  ont profité des premières heures de nuit pour récupérer…Une petite halte avant Toulouse a permis de se restaurer ( tôt le matin), pour être sûr de bien arriver dans les délais à la première visite prévue dès 14 heures.

Grottes de LASCAUX                                                                                                Dans le Périgord Noir à 25 km de Sarlat : elles se situent sur la commune de Montignac (Dordogne) en rive gauche de la Vézère. Grottes sèches (à l’abri des pluies, grâce à des couches de marnes qui les surmontent), elles sont recreusées dans les épaisses formations de calcaires durs du Crétacé. Dans ces secteurs existent de nombreux abris sous roches, qui ont servi d’accueil pour plus de 2000 habitants-nomades de la préhistoire. (seulement 20.000 dans toute l’Europe de l’Ouest).  Découvertes dans les années 1940 par 4 jeunes ; ce sont les plus importantes grottes ornées du Paléolithique du fait du nombre et de la qualité esthétique des œuvres que l’on peut y observer. Elles ont aussi bouleversé notre connaissance de l’art préhistorique.
La visite de la grotte réelle n’a été possible que quelques années avant le déclenchement de graves problèmes liés à la sur-fréquentation. Actuellement, on visite une réplique entièrement reconstituée à l’identique (Lascaux 4 – 2016).                      Les grottes  ont environ 250 m. de long, sur un dénivelé de 25 mètres, avec une grande salle (dite des Taureaux), une nef, une abside et un puits difficile d’accès. Des préhistoriens comme Henri  Breuil, Leroi-Gourhan les ont particulièrement étudiées, aidés grandement par un homme de l’ombre André Glory, à qui l’on doit  les relevés (à la main ) de tous les dessins figurant sur les murs.                                                            Les figures pariétales représentent une œuvre monumentale par leur nombre, leur dimension et leur qualité artistique. La salle des Taureaux est la plus spectaculaire avec des aurochs, des taureaux, et des cerfs.                                                                        Ces grottes sont considérées par les préhistoriens comme un sanctuaire, une sorte de monument à caractère relique. La datation des grottes de Lascaux a fait l’objet de longs débats ; mais les données les plus admises les situent autour de 21 à 22000 ans (Magdalénien).                                                                                                         Michel BORNAND

Ce matin lever aux aurores : il ne faut pas rater le départ. Depuis deux ans que nous ne sommes pas partis, ce voyage va nous faire du bien.                                                    Un premier ramassage à 5h devant Géant Casino et le gros de la troupe à Saint Georges : départ à 5h30. C’est parti pour 39 personnes masquées pour le Périgord. Après une pause déjeuner sur l’autoroute, nous arrivons à Lascaux. C’est dans un bâtiment à l’architecture étonnante que nous allons visiter la reproduction exacte de la grotte de Lascaux « LASCAUX IV ». Peu de gens peuvent se vanter d’avoir visité l’originale.                                                                                                                        En septembre 1940, Marcel RAVIDAT et 3 autres jeunes découvrent la grotte par hasard, en recherchant leur chien qui a disparu. De nombreuses peintures rupestres décorent la grotte. Maurice THAON, grand spécialiste de l’art pariétal exécute les premiers dessins et croquis des parois. Après la guerre il reprendra ses travaux mais en les photographiant. En 1948 la grotte est ouverte au public et les millions de visiteurs qui défilent devant les superbes peintures détériorent ces chefs d’œuvre d’art pariétal. le CO2 dégagé en respirant s’attaque aux peintures et aux parois de la grotte.              Le ministère de la Culture et des Beaux-Arts décide sa fermeture en 1963 pour la protéger.                                                                                                                     Grâce à l’exceptionnel travail des auteurs du fac-similé on peut retrouver la grotte comme il y a  20 000 ans. Dans la salle principale, longue de 17 m, large de  6 m et haute de 7 m, les animaux principalement représentés sont les chevaux, les cerfs et les aurochs.  Les auteurs des dessins ont utilisé les reliefs naturels de la grotte pour donner du relief. On pense que c’étaient des artistes   car les parois de la grotte sont en calcite, roche qui absorbe les pigments et il n’est pas possible de refaire les dessins une fois terminés. Ils s’éclairaient avec de la graisse de renne, animal dont ils se nourrissaient. Ils fabriquaient leurs pigments : le rouge à partir de l’hématite, le jaune à partir de l’argile, le noir du manganèse ou du carbone et le blanc de la calcite. La salle suivante l’abside comporte des gravures dont certaines superposées à des peintures ou des signes.                                                                                                                 On remarque des traces d’échafaudage, car certains animaux sont peints sur le plafond à 4 m de hauteur mais on ne trouve pas d’empreinte de main, et pas d’être humain sauf un ithyphallique (au sexe érigé) à tête d’oiseau.                                                             La visite se termine dans une salle où des détails des copies effectuées sont exposés pour bien expliquer le travail remarquable des artistes                                               Nous reprenons le car pour nous rendre à MONTIGNAC où une visite libre nous amènera sur les bords de la Vézère. Sur la rive droite, on trouve encore quelques ruelles médiévales étroites avec des témoignages architecturaux des XIVe, XVe et XVIe siècles, maisons sur pilotis, à colombages, lavoirs et fontaines. Sur la rive gauche, le faubourg avec son couvent, son prieuré et ses quais, rappelle la vocation religieuse et commerciale de la ville.                                                                                                    Départ pour SALIGNAC, au centre international, où après cette journée bien remplie nous poserons nos valises pour la semaine.                                                              Aline BOURRIER

Mardi 21 septembre                                                                                              SARLAT la CANEDA

Sarlat est une cité médiévale qui s’est développée autour de l’Abbaye bénédictine au 9èmesiècle devenant évêché au 12ème.  Elle est la seule à avoir été épargnée par les Vikings car située à l’écart de la Dordogne et de ses affluents.  Au 13ème siècle et après de nombreux conflits, évêques et consuls se partagent le pouvoir. (l’équivalent d’une communauté de communes de nos jours).  L’abbaye est érigée en cathédrale et évêché par le Pape Jean XXII. Sarlat joue un rôle prééminent lors de la guerre de 100 Ans (servant de réserve d’hommes, d’armes, de munitions et de vivre). Avec le traité de Brétigny en 1360, la ville prend la nationalité anglaise pendant 9 ans, en 1446 ce traité se termine avec le départ des troupes étrangères. En 1574, la cité tombe 3 mois sous l’emprise des protestants et redevient par la suite catholique.  Les troubles de la Fronde lui donnent l’occasion de montrer son dévouement à la Royauté, la ville retrouve son prestige et c’est aussi l’époque des humanistes (l’écrivain Etienne de la Boétie).  L’Evêché disparait avec la Révolution Française. La ville s’endort pendant 150 ans.
Sarlat connaît une renaissance et une miraculeuse sauvegarde grâce à la loi Malraux du 4 Août 1962 qui réhabilite son centre historique. C’est la première ville à appliquer cette loi qui permettra de protéger près de 65 monuments et immeubles, la classant comme ville ayant la plus grande densité de monuments historiques au monde.          Le 1er Mars 1965 les communes de Sarlat et de la Canéda fusionnent pour lui donner son nom actuel. La commune est la capitale du Périgord Noir située entre la Vallée de la Dordogne et la Vallée de la Vézère.                                                                            En se promenant dans les petites venelles pittoresques de son centre historique et en observant tout ce patrimoine architectural mixte de styles divers (roman, gothiques, renaissance, baroque, classique et contemporain avec la réhabilitation de l’Eglise Sainte Marie par l’architecte Jean Nouvel)  nous avons pu ainsi vérifier et ressentir la riche histoire de cette  belle ville d’hier à aujourd’hui.

DOMME

Domme le balcon de la Dordogne, un des plus beaux villages de France. Nous découvrons Domme  tout d’abord au loin à bord d’un petit train.                                C’est vers 1281 et face aux menaces ennemies très nombreuses que le roi Philippe III décide de créer une bastide sur une haute falaise qui domine la rivière Dordogne de plus de 150 mètres.  Cette bastide fut construite selon un plan régulier, des rues se coupant à angle droit, des places carrées, une halle du 18è siècle ainsi que des remparts du 13è et 14è siècles qui la ceinturent et des différentes portes (encore présentes et dans un bel état de conservation) qui en permettent l’accès.
Notre déambulation guidée, nous permet de découvrir de petites ruelles aux jolies maisons restaurées, de magnifiques demeures (la maison du batteur de monnaie droit de la cité au niveau de la place de la Rode), un lavoir construit au début du 20ème et immortalisé par une photo de Doisneau en 1937 ainsi qu’une partie des remparts et nous terminons par la magnifique porte des tours composée de 2 tours à bossage du 13è siècle percées d’archers qui contient des graffitis réalisés par les templiers,  d’une bretèche, d’un assommoir et d’une herse pour clore la bastide.

Notre journée se termine par la visite de la Ferme de Turnac
Nous sommes accueillis par l’exploitante qui nous parle de l’histoire de cette ferme au passé et au présent. L’exploitation s’est développée autour des 52 ha de noyers soit 7500 arbres et de la fabrication de foie gras.La récolte des noix commence fin septembre pour se finir au plus tard début novembre. Les noix sont ramassées mécaniquement, lavées, séchées, calibrées et conditionnées. Le Périgord et le Quercy produisent 37 % des noix françaises et la noix de Périgord bénéficie d’une AOP (appellation d’origine protégée) depuis 2004. Nous découvrons ensuite  les secrets de fabrication du foie gras d’oie.  Elevage pendant 18 à 20 semaines  → gavage pour les oies 4 fois par jour en cage pendant 18 Jours  →   Abattage   →  éviscération →     préparation du foie gras et de la viande.

Pour la petite histoire ce sont les Egyptiens qui ont découvert le foie gras. Ces derniers avaient pris l’habitude d’observer les palmipèdes se gaver naturellement en préparation de leur migration. Depuis le XVIIIème siècle, la production de foie gras est présente et transformée localement. Le grand savoir-faire de préparation est hérité des cuisinières des mille et un châteaux du Périgord. Le foie gras est un produit d’exception devenu l’un des fleurons historiques de la gastronomie périgourdine.                                        La fin de la visite se termine par une dégustation de certains produits et la visite de la boutique tant attendue.                                                                                            Dorine BERTRAND et Anne-Marie ROSSIGNOL

Mercredi 22 septembre                                                                                                   1 – La Maison Forte de REIGNAC

Départ de SALIGNAC, notre camp de base à 8h15, pour un trajet en bus d’une heure quinze minutes.                                                                                                      
Arrivés à 9h30, nous découvrons lors d’une visite libre, ce « château falaise » conservé dans un état exceptionnel. Classé monument historique en octobre 1964,  il est en France,  le seul monument de ce type.  Infiniment plus grand que l’on peut le soupçonner vu de l’extérieur, la façade du XIV siècle cache d’impressionnantes salles souterraines et aériennes : grande salle d’Honneur, salle d’armes, salle à manger, salle des Grands Hommes, cuisine, chambre, chapelle, cachot… L’ouverture des fenêtres est plus récente et date de 1508. Outre sa protection naturelle, cette fortification présente de nombreux éléments défensifs : bretèche, bouches à feu et meurtrières ; ces derniers ont permis de résister aux coups de mains de bandes de brigands et pillards. Les grottes supérieures situées à 40 mètres de hauteur constituaient un refuge jamais attaqué. Construit sous les escarpements, ce refuge surgit du roc dans lequel il est inséré et dissimule de vastes abris sous roche occupés déjà il y a plus de 20 000 ans,  par des hommes appelés « Cro-Magnons ». D’un intérêt historique exceptionnel, ce « Château-Falaise » n’est ouvert à la visite du public que depuis 2006. Il a été habité jusqu’en 1931.
Enfin, ce site héberge une exposition de renommée internationale, présentant plus de soixante authentiques instruments de torture, d’exécution capitale ainsi que des tableaux et gravures d’époque ; ils offrent une synthèse visuelle de la terrible histoire des horreurs et de la cruauté Humaine.  Soutenue par des institutions humanitaires, cette exposition a pour objectif de sensibiliser le public à la pratique de la torture aujourd’hui dans le monde.

2 – LA ROQUE SAINT-CHRISTOPHE 

Fort et Cité Troglodytiques.  Départ en bus du parking de la Maison Forte de REGNAC à 10h50 pour une visite guidée du site troglodytique de LA ROQUE SAINT-CHRISTOPHE distant de 2 km…Mais les travaux de déploiement de la fibre optique dans la région obligèrent le bus à un détour de plusieurs km…Moment de doute du chauffeur avant l’arrivée quand le car a du s’engager sur un étroit pont en fer : aucune limite de charge supportée n’y était mentionnée ! La traversée de l’ouvrage d’art s’est finalement déroulée sans encombre.
Remarquable par ses formes puissantes, son nombre d’habitats et son ancienneté d’occupation par l’homme, ce site constitue un cadre d’une rare et sauvage beauté.   Ce véritable mur de calcaire long d’un kilomètre et haut de quatre vingt mètres, sans cesse sapé par la rivière VEZERE et le gel, s’est creusé d’une centaine d’abris sous roche et de longues terrasses aériennes dont la  plus longue (près de 300 mètres) est connue sous le nom de Boulevard de l’Humanité.                                                        Ces cavités naturelles ont été occupées par l’homme à partir de la Préhistoire, puis modifiées au Moyen-Age, pour devenir un fort et une cité troglodytiques jusqu’au début de la Renaissance. Ces derniers ont permis de contenir les raids vikings et ceux de la guerre de 100 ans. Les habitations, servant de refuge aux Huguenots furent détruites pendant les guerres de Religion en 1588.                                                                     Les commentaires précis et parfois humoristiques de notre guide ont permis de mieux appréhender l’évolution de cet habitat troglodytique depuis la Préhistoire ; la démonstration par ce dernier du fonctionnement de l’engin de levage « cage à écureuil » (reconstruit à l’identique de l’engin de levage du Moyen Age par les compagnons du devoir) fut un grand moment !                                                                                    Départ du site à 12h30 pour rejoindre notre lieu de restauration

3 – Les Jardins d’EYRIGNAC

Après une heure de trajet en bus, nous arrivons sur le site à 16h30 pour une visite guidée des Jardins d’Eyrignac.                                                                                        La visite débute par les commentaires du guide sur l’évolution historique de ce jardin.     Dans les années 1960, Gilles SERMADIRAS, propriétaire du domaine, décide d’abandonner le jardin à l’anglaise du XIXe siècle et de redonner vie aux jardins à la française d’Eyrignac, convaincu qu’un jardin régulier sera plus en harmonie avec l’architecture du manoir.   Après avoir écarté plusieurs plans proposés par des paysagistes, il concrétise, aidé de son fils Gilles, son projet : un jardin de topiaires tel que l’on aurait pu en imaginer  quatre siècles plus tôt. En matière de style, c’est l’ordonnancement à la française qui prédomine, adouci par des réminiscences des jardins de la Renaissance italienne et par l’aménagement d’espaces à caractère champêtre en périphérie. Ce mélange crée un jardin inclassable, très personnel. En matière de formes, ce sont les volumes des topiaires,  qui font la spécificité d’Erygnac : boule, cylindre, pyramide, volute, parallélépipède. Ces volumes, taillés à la cisaille, aux cordeaux et au fil à plomb, composent des sculptures végétales, des chambres de verdure, un parterre à la française : allée des Charmes, allée des Vases, la pagode chinoise, le jardin blanc avec la fontaine principale ornée de 4 grenouilles cracheuses d’eau, le Potager
Eyrignac expose ainsi 300 formes de sculptures taillées en topiaire et 50 000 plans d’ifs, de buis et de charmes.Eyrignac est un jardin vert à toutes les époques de l’année. Il doit cette caractéristique aux essences principales dont il est planté : ifs, buis, charmes et cyprès . La visite se termine vers 18h 15 pour un retour à Salignac à 18h45 où nous attend un apéro convivial offert par les dirigeants de L’association à 19H           Murielle et  Robert CARMONA

jeudi 23 septembre       
BEYNAC

Quatrième jour de notre séjour dans le Périgord. C’est sous un soleil radieux que nous quittons notre gîte pour nous rendre à Beynac. Sous nos yeux défilent les plantations de noyers, les champs de tournesols et de maïs. Après quelques kilomètres de trajet, l’atmosphère change et c’est dans le brouillard, que Beynac avec ses ruelles et maisons de  pierre  se dévoile à nous.
Après une grimpette (150 mètres de dénivelé) nous arrivons en ordre dispersé au pied du château où nous attend notre guide. Un peu d’histoire, le village de Beynac tient son nom des barons de Beynac qui firent construire le château au XIIe siècle pour verrouiller la vallée. Le château  était protégé par l’à-pic côté vallée et de puissantes fortifications côté plateau. Beynac était divisé en Barri (quartiers) autrefois séparés par des portes, dont il ne reste que la « Porte Veuve ». Le château fut un temps la propriété de Richard Cœur de Lion et le grand rival du château de Castelnaud (propriété de l’Angleterre pendant la guerre de 100 ans), le fleuve Dordogne servant de frontière.  Le château demeurera la propriété de la famille de Beynac, jusqu’en 1811. En 1962, le château est racheté par la famille GROSSO, qui entreprend sa restauration. Il est aujourd’hui la propriété du Sénateur de Montgolfier. Le château a servi au tournage de nombreux films (La fille de d’Artagnan, les Visiteurs, Jeanne d’Arc, etc). Lors de cette visite,  la salle qui m’a le plus intéressé, est l’immense cuisine avec sa table qui permettait aux soldats de ranger leurs épées,  ainsi que la multitude de crochets  suspendus au plafond, afin d’y accrocher la nourriture.

La suite de la matinée nous transporte à LA ROQUE-GAGEAC, village pittoresque niché  dans un méandre de la Dordogne. Ses hautes falaises et ses constructions troglodytiques baignées de soleil, sont majestueuses.  Afin de mieux appréhender le site, nous rejoignons avec notre guide,  l’ancienne voie romaine insubmersible qui surplombe la Dordogne ainsi que la route actuelle qui elle, s’inonde à chaque crue… Première halte à l’église romane du treizième siècle, de son parvis nous admirons au loin le château de Castelnaud, l’ennemi juré de celui de Beynac. Construit  au XIIe siècle, par le seigneur cathare Bernard de Casnac, il changea 7 fois de camp au cours de la guerre de 100 ans.
Sur la Dordogne,  nous apercevons  les gabares (bateaux à fonds plats qui servaient autrefois au transport des marchandises et aujourd’hui, aux touristes avides de curiosités). Elles connurent leur âge d’or entre le XVII et la fin du XIX siècle, elles pouvaient transporter jusqu’à 20 tonnes de marchandises (vin, noix, châtaignes, charbon de bois à l’aller et du sel au retour). Elles devaient être halées pour remonter le courant (à col d’homme nous explique notre guide) si la voile n’était pas suffisante.
Nous poursuivons notre visite et découvrons successivement, le jardin exotique, le manoir de Tarde (tour de noblesse), le fort troglodyte, les maisons détruites (effondrement du 17 janvier 1957), le château de Malartrie. Après l’effort, le réconfort à la ferme auberge Le Colombier. Un cadre authentique, un accueil chaleureux et un repas local et copieux. Pour vous donner l’eau à la bouche : Tourin (soupe locale), salade périgourdine, tranche de porc accompagnée de pommes de terre rissolées à la graisse de canard, flan au caramel, digestif (alcool de coing), café. L’après repas est un temps libre pour flâner à son gré dans les commerces ou bien digérer à l’ombre sur un banc (certains se reconnaîtront) .
La deuxième partie de l’après-midi est consacrée à la descente de la Dordogne en gabare, l’occasion de revoir défiler tout ce que nous avions vu le matin, avec en prime le belvédère du château de Marqueyssac.                                                                 Ainsi, une nouvelle journée de visite s’achève, avec toujours une organisation impeccable, orchestrée de main de maître par Francette.                                          Alain BERTOLINI

vendredi 24 septembre                                                                                                 Le château des Milandes

C’est déjà le dernier jour. Le soleil nous accompagne mais aussi le brouillard qui nous fait espérer une belle journée.  Cette dernière journée est consacrée à la découverte du magnifique domaine du château des Milandes. Une belle impression quand nous arrivons devant ce château : il est magnifique. Munis de notre audio guide, nous allons découvrir l’histoire de ce château et de son illustre occupante Joséphine Baker. Construite en 1489 par la famille De Caumont, cette résidence à l’architecture Renaissance est abandonnée à la révolution française pour être restaurée au début du 20ème siècle.
Nous plongeons dans la vie trépidante de Joséphine Baker où elle vécut avec ses 12 enfants adoptés et venant des 4 coins du monde « sa tribu Arc en Ciel ». Nous découvrons l’artiste, ses robes de scène, ses appartements, l’évocation de son engagement pendant la guerre. Un moment de partage avec cette grande dame : une visite émouvante quand on connait la fin tragique de Joséphine qui s’est battue toute sa vie contre les discriminations et a été victime de sa générosité et de sa naïveté. L’extérieur de ce château est superbe : un jardin à la française entouré d’un parc à l’anglaise, des terrasses, des fontaines, des pelouses bordées de buis. On découvre aussi une volière d’oiseaux exotiques de toutes les couleurs, tous aussi beaux les uns que les autres, une volière de rapaces que nous verrons évoluer lors d’un spectacle très agréable.                                                                                                                Puis c’est l’heure de notre dernier repas pris en commun à la brasserie du château qui se trouve à l’intérieur du chai.

Tout à une fin ! Nous quittons ce décor grandiose.                                                    Retour sur Montpellier. Notre chauffeur aura eu la paix car aucun bruit ne sera venu perturber le sommeil de nos vacanciers. Une belle découverte dans une région remarquable.                                                                                                                     A l’année prochaine sous d’autres cieux !!
Un grand merci à tous ceux qui ont bien voulu collaborer à la vie de ce blog.                    Francette

Crédits Photos: René POHL
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LE CANADA ET L’IMPRESSIONNISME

 
L’exposition qui rassemble les œuvres de peintres canadiens de la fin du XIXe et du début du XXe siècle ( 1880 à 1930 ), inconnus en Europe, dévoile comment ces artistes, venus se former en France, ont fait rayonner l’impressionnisme dans leur pays, où ils ont ensuite apporté leur contribution à l’essor de l’art moderne.
En parcourant les différentes sections thématiques présentées, j’ai découvert des styles de peinture variés, mettant en avant non seulement leurs habiletés techniques, mais aussi leur polyvalence: les couleurs vives des saisons, les variations de la lumière dans la campagne rurale, les scènes urbaines de la vie parisienne, les vacances au bord de mer, et les portraits sont leur inspiration.
Même si une certaine tension entre modernisme et tradition peut ressortir dans les tableaux, la nouvelle génération de peintres du début du XXème siècle (avec un nombre significatif de femmes pour l’époque) va ensuite s’employer à sublimer les grandioses paysages et la vie quotidienne canadienne par une interprétation arbitraire et personnelle pour créer sa propre peinture nationale.
Ainsi CULLEN, GAGNON, MACNICOLL, MORRICE, MUNTZ, NOZAIRE, NEEL, BRUCE, JONES, HARRIS, CARLYLE, FAR SUZOR, et consorts ne me sont plus des noms inconnus mais pour combien de temps ?
 
Une belle après-midi ensoleillée dans un espace clos !!
Michel BONNET “
 
 

Nous venons de découvrir cette exposition « LE CANADA ET L’IMPRESSIONNISME ».                                                                     Une tournée internationale après l’Allemagne, la Suisse, Montpellier, pour finir à Ottawa au Canada.

Des noms qui ne nous disent rien mais qui sont considérés au Canada comme des artistes de « haute volée ».                                                 Ces artistes arrivent en France dans la seconde partie du 19ème siècle pour venir étudier dans les académies d’art français et s’inspirent de Claude Monet, chef de file de l’impressionnisme.
La présentation de l’exposition nous montre des œuvres peintes en France puis celles produites plus tard au Canada suivant des thèmes variés : les côtes françaises, Univers féminins, nouveaux horizons, retour au Canada etc….                                                                                                    Ils s’inspirent de nos grands « maitres » français pour capturer le changement des saisons, les variations de lumière, les reflets à la surface de l’eau, l’effet brillant de la lumière sur la neige, les femmes au travail ou dans leur foyer.
Lorsque ces artistes retrouveront leur Canada natal, ils importeront « l’impressionnisme » pour sublimer les paysages grandioses du Québec. Une centaine d’œuvres crées par 35 artistes qui ont fait rayonner « l’impressionnisme » dans l’art canadien.

Une très belle exposition ! Vraiment !!                                           Francette

Crédits Photos: René POHL
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Clarence GAGNON “Le train en hiver”

LE RIVERA SHOW

Elle était attendue depuis longtemps cette journée au “Rivera show” pour fêter les 10 ans de notre association.
La situation actuelle “Covid” a fait que de nombreuses personnes se sont désistées au dernier moment. Dommage car les 74 personnes qui ont  répondu “présent” ont passé une excellente journée.
Dans un cadre agréable, digne des plus grands cabarets parisiens, Amanda et ses filles nous attendaient. Le déjeuner servi par Geneviève et Stéfie se déroule dans une ambiance feutrée, chaleureuse et conviviale. Puis commence le spectacle que nous attendions tous.
Nous sommes tout de suite dans l’ambiance : Musique, jeux de lumière, magnifiques costumes, plumes, strass, tout y est.
Nous voyons défiler des artistes que nous n’avons pas oubliés : Zizi jeanmaire, Nana Mouskouri, Tina Turner, Celine Dion, etc……
Ces artistes de talent, aux corps de rêve forcent l’admiration. (nous aurions aimé avoir 40 ans de moins)
Entre 2 chorégraphies, Amanda nous amuse de ses blagues grivoises. Elle ose !!!!!
Ce spectacle de “pros” plein de gaieté mais aussi d’émotions nous a enchantés.
Merci aux artistes !!!!
Francette
 

J’étais parti sans trop d’illusions, pour un “remake” de la Gay Pride montpelliéraine rejouée sous le ciel du pays lunellois. J’ai été très agréablement surpris. Conçu comme une rétrospective de 80 ans de variétés allant de Mistinguet à Jeanne Mas en passant par Nicole Croisille, Rose Laurens ou Tina Turner, j’ai été personnellement “bluffé” par l’extraordinaire ressemblance physique de l’interprète présente sur scène, avec Céline DION.

Quant à l’apparition du sosie de Zizi Jeanmaire un seul regret : que le truc en plumes, accessoire indispensable de cette meneuse de revue soit trop volumineux pour admirer et admirer encore, une longue paire de “gambettes” moulées à la perfection….

Quant au final, au cours duquel, jouant en même temps sur la touche de l’ élégance et de la réalité, ces artistes (au féminin) se déshabillent sur scène, enlevant fards, faux cils et autres artifices pour redevenir les êtres qu’ils sont de par leur état civil : des hommes… il m’a réellement ému.    

En conclusion :                                                                                        Trois show men ( au masculin) qui de tout évidence ne peuvent s’épanouir dans le rôle que Dame Nature leur attribué à leur naissance et qui s’efforcent de vivre et surtout de nous distraire sous des atours qui normalement sont l’apanage de l’autre sexe (au féminin). Mais pour l’agrément et la qualité du spectacle donné : PARI TENU                           
Bravo les comédiens.                                                                            
Serge PARÉJA


Crédits Photos: Jean-Claude BONNAFÉ

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LE LUBERON

Pour ne pas déroger aux règles de précaution, c’est sans bise ni serrage de mains mais sourire aux lèvres et cœur vaillant que nous nous retrouvons pour une sortie dans le Luberon. Nous allons visiter le site ocrier des mines de Bruoux et l’hôtel particulier d’Agar à Cavaillon.

Les mines de Bruoux

C’est dans le village de Gargas (Vaucluse) à quelques kilomètres d’Apt,  que se situent les mines d’ocre. Dès notre arrivée, les falaises jaunes orangées, à l’à-pic impressionnant,  se dressent devant nous. Par souci de sécurité, c’est « charlottés », casqués et badgés (au diable l’élégance !) que nous entamons cette visite dans un vaste dédale de galeries de plus de 40 km, laissant découvrir ici une nappe souterraine à l’eau cristalline,  là  une champignonnière. Nous avons suivi un parcours aménagé et balisé de 650 m, à une température ambiante d’environ 10°. Durant une cinquantaine de minutes, nous évoluons un peu à tâtons, en écoutant les explications instructives de notre sympathique guide, qui nous fait partager son savoir dans la bonne humeur et avec humour.

Remontons un peu le temps :

La petite histoire de l’ocre commence il y a 100 millions d’année avec la formation du massif des ocres ; c’est Jean-Etienne Astier en 1785 qui découvre le principe de la fabrication.

Les premières extractions du minerai d’ocre remontent aux environs de 1848. L’excellente qualité de ce minerai extrait a donné sa véritable impulsion à l’industrie de l’ocre sur la commune, qui va connaître le plein essor en 1880. Deux familles les Anselme et les Janselme se partagent l’exploitation de la mine, d’abord souterraine puis bien plus tard à ciel ouvert.

L’extraction se faisait ainsi : un ouvrier, appelé  mineur d’avancement, éclairé par une lampe à acétylène, balançant sa pioche à deux têtes de droite à gauche, taillait le minerai pour façonner la voûte de la galerie. Un ouvrier ocrier gaucher, mieux payé que son collègue droitier, intervenait à gauche pour creuser une étroite cheminée. Le droitier évidait celle de droite, ainsi était dégagé un bloc central. On perçait alors un trou au milieu du bloc pour y mettre de la poudre noire (mélange de salpêtre et de charbon de bois) qui le faisait exploser sans abîmer les parois. La progression du mineur d’avancement et de la galerie allait de 70 centimètres à 1 mètre par jour. Sept pics par jour étaient nécessaires,  le sable ocreux s’avérant  très abrasif.

Des puits d’aération étaient aménagés afin de préserver un peu la santé des ocriers soumis à la fine poussière contenant de la silice ; pour faciliter l’évacuation en cas d’accident, les galeries avaient été mises en communication. Pour que la galerie soit bien droite, on positionnait un fil à plomb en arrière du mineur d’avancement. Une lampe à carbure éclairant le fil à plomb, provoquait une ombre permettant de respecter l’alignement.

Dans ces lieux la sécurité était indispensable, aussi  un règlement préfectoral était  instauré : les piliers perdus devaient mesurer 6 mètres de large, les galeries rectilignes 3 mètres de large, 5 à 12 mètres de haut avec obligation  de former des voûtes en ogive, appelées aussi voûtes  « cathédrale ». Le  système de transport  par rails et wagonnets a facilité grandement l’acheminement des sables ocreux vers l’extérieur, de même que la mise en place de captage d’eau et de réservoirs  ont permis le lavage des mottes d’ocre beaucoup plus rapidement et d’en extraire, après séchage et tamisage le pigment. Le sable contenant 15 à 20 % d’ocre il fallait donc en extraire de grandes quantités ! A son apogée, la production d’ocre dépassait les 40 000 tonnes.

L’ocre est un pigment résistant naturel et inaltérable, composé d’argile et d’oxyde de fer.  Cette  matière colorante entre dans la fabrication des peintures, enduits et autres badigeons mais aussi dans de nombreux autres produits industriels.

Ainsi ces galeries y  sont creusées et façonnées jusque vers 1950. De nos jours la dernière carrière d’ocre d’Europe en activité est toujours située à Gargas, exploitée par la Société des Ocres de France, qui extrait le minerai à ciel ouvert et ce sont 800 tonnes d’ocre par an qui sont encore produites.

La Société des Ocres  et la Coopérative OKHRA vont faire revivre l’histoire locale de l’ocre et ses usages ; la société ARCANO est créée en 2009 et c’est ainsi que depuis cette date, ce site préservé est ouvert au public. Actuellement on peut comptabiliser pas moins de 33000 visiteurs par an.

Nous avons découvert un site majestueux au décor unique et mystérieux, véritable plongée dans un univers esthétique de l’ocre qui rend hommage au travail des ocriers, ces mineurs de la couleur.

Cette 1ère visite terminée, c’est déjà l’heure du repas ; le restaurant « le Bouchon Lyonnais » à Cavaillon  nous accueille avec un délicieux menu que nous dégustons avec un plaisir réel et grand appétit !

Une courte marche digestive sous la pluie nous amène vers la visite suivante.

L’hôtel d’Agar

Situé dans la cité épiscopale de Cavaillon, cet hôtel particulier a été  bâti au XII° siècle par la famille d’Agar sur les ruines de la ville grecque et romaine. Remanié au fil des siècles il a  dévoilé de nombreux trésors archéologiques et artistiques : une tour gothique du XV° siècle, un plafond Renaissance (1537), un unique cycle médicéen de cheminées en gypseries (1600) racontant l’histoire des Argonautes mais également ce qui est appelé le fameux « trésor de Cavaillon » : les 304 remarquables deniers d’argent.

Christian Morand et Véronique Valton, couple de  médecins en sont les propriétaires depuis 1990. Ils ont choisi d’ouvrir les portes de ce lieu historique et magique en l’an 2000 pour le plus grand plaisir des visiteurs, en y invitant aussi de nombreux artistes contemporains pour des expositions éphémères ou  pérennes.

Collectionneurs hautement passionnés, ils ont côtoyé le monde des antiquaires et parcouru les salles de ventes, à la recherche de l’objet rare voire éclectique. Le goût sûr et l’œil particulièrement avisé, ils ont fait de cette demeure un cabinet de curiosités, véritable caverne d’Ali Baba où l’antique se mêle agréablement au contemporain pour un résultat époustouflant ! On peut tout aussi bien y admirer une épée et deux tableaux attribués à Caravage « le Pardon » et « le Martyre de Saint-Sébastien », qu’ une crèche en porcelaine de Sèvres d’art contemporain de Myriam Michita,  un des plus vieux meubles de pharmacie au monde et ses pots du XVIII° comme un fauteuil signé Philippe Starck ! Notre regard  ne sait où se poser, tellement les œuvres y sont nombreuses et intéressantes de par leur origine et leur histoire.

Cependant force est de constater que ce sont les  deux Caravage qui en restent les œuvres majeures. Ces « clair obscur » ramenés d’Italie en 1613 par Louis Finson (élève de Caravage)  proviennent d’une collection prestigieuse de Nicolas-claude Fabri de Peiresc, grand érudit universaliste de l’époque baroque et ami de Galilée, qui les garde secrètement dans son cabinet ; à sa mort en 1637 ces tableaux sont installés, à sa demande, dans son tombeau où ils resteront jusqu’au milieu du XIX° siècle. Mis en vente par les descendants de Peiresc, c’est en 1992 qu’ils entreront dans les collections de la famille Morand.

Par ses anecdotes plus passionnantes les unes que les autres et tout son savoir, notre conférencière a su  captiver notre attention et nous faire apprécier ce passage à travers le temps et l’histoire, dans cette belle demeure où les arts d’hier et la création arrivent à dialoguer dans une parfaite alchimie, sans aucune antinomie.

Nadine Luap et Jeanne Rouve</p

Crédits Photos: Jean-Claude BONNAFÉ
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Saint Roch , mon saint patron

 

CLERMONT L’HERAULT

Une trentaine de personnes sont venues visiter Clermont l’Herault, petit village de 8000 âmes que nous traversons parfois sans jamais nous y arrêter.

Nous retrouvons Laura notre guide, qui nous fait l’historique de ce village. Quelques traces dès l’Antiquité, mais c’est au Moyen Age que la cité se développe autour du château des Guilhem et de son donjon, à l’abri des remparts. Au 14ème siècle, la ville prospère avec l’industrie drapière et la création de la manufacture royale de Villeneuvette. Au 19ème siècle, elle connait son apogée commerciale et industrielle grâce à l’installation du chemin de fer et le commerce du vin. Elle devint la capitale du raisin de table expédié dans l’Europe entière.

Ayant quitté la belle esplanade où se trouve l’office de tourisme (ancienne gare), nous nous arrêtons sur la passerelle aux 4 lions qui traverse le “rhonel”. Nous apercevons le monument aux morts réalisé par le sculpteur Paul Dardé. Nous nous dirigeons vers le quartier commerçant où se tient le grand marché du mercredi matin : Un théâtre, quelques hôtels particuliers et dans la partie haute de la rue, un ancien hôpital, un ancien couvent de la nativité et quelques belles demeures aux façades ornées de cariatides,  construites par de riches marchands drapiers. Nous nous rendons à l’église Saint Paul construite en 1276. Classée monument historique, c’est une église fortifiée avec ses 2 tours qui faisaient corps avec l’ancien rempart. De style gothique médiéval, elle possède une belle rosace et de beaux vitraux qui illuminent l’intérieur. La partie médiévale du village a conservé 3 portes. Les rues longues et étroites semblent à l’abondon quoique habitées. Quelques décorations sur les façades témoignent d’un passé glorieux mais aujourd’hui, tout cela aurait besoin d’une grande rénovation.

Nous avons rendez-vous avec le “Musée de l’Olivier” qui nous accueille dans de belles pièces voutées où un petit film nous explique le procédé de fabrication de l’huile d’olive. La “boutique du moulin” nous attend également pour une dégustation d’olives et des différentes variétés d’huiles d’olives. Certains en profitent pour quelques achats de produits locaux tous dérivés de l’olive.

Visite intéressante de ce village mais comme j’aimerais téléphoner à Stéphane Bern pour qu’il vienne réhabiliter ce village !!!                 Francette POHL

Crédits Photos: René POHL,
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Clermont-L’hérault

 

 

 

Le MOCO

Je vous transmets le ressenti des uns et des autres après notre visite au MOCO.  Francette

Lors de la visite du MOCO,  j’ai eu le privilège de regarder (non sans appréhension) dans la «  boite canon ». Que se cache t il donc derrière ce canon ?
Mystère …… tout comme derrière cette porte rouge qui pourrait servir de fenêtre tant elle est haute ! Et puis il y avait une vidéo ! Surprenante, qui m’a dérangée …….Je ne suis pas sensible, ni réceptive à cet Art peut être ! Heureusement, nous avions les explications du guide.
 Le Moco, blanc, aseptisé, m’a paru froid : il collait bien au thème.                            
Annita Chabalier
 

Notre opinion est contrastée entre l’excellente présentation du guide qui se disait néanmoins inculte sur l’URSS et les oeuvres exposées qui ne correspondent pas tout à fait   à notre sensibilité artistique. La visite était cependant intéressante. Note: 13/20
Jerôme Divol

Merci de nous avoir proposé cette invitation pour découvrir des artistes russes dissidents.  Mais c’est plus une page d’histoire du communisme que nous avons  parcourue, agrémentée par un guide qui a su replacer les “oeuvres” et les “performances” dans le contexte “des belles années” du communisme soviétique.                                                 A l’image des nombreuses expositions baptisées pompeusement d’art contemporain, nous avons vu au MOCO “des expressions” mais pas de l’Art (à part les draps peints ). Les plus beaux exemples sont “La porte rouge” de Mikaïl ROGINSKY  et “le coffre à déchets” de Ilya KABAKOV qui consistent à faire n’importe quoi  et ensuite par un habillage d’explications avec des termes alambiqués de faire croire que c’est une oeuvre d’Art. Ainsi balancé sur une toile un pot de moutarde devient ” l’expressivité unie à l’abandon d’un absolutisme dérisoirement périmé forme une symbiose sévèrement contrôlable par un visionnement d’une acuité adamantine”. 
Une oeuvre d’art doit faire naître chez le contemplateur une émotion immédiate sans autre explication.
Que les “artistes contemporains” s’imprègnent des propos de Pierre Abraham qui disait fort justement “le propre de l’Art consiste en une connivence perpétuelle entre l’artiste et le visiteur, dans cette collaboration de tous les instants, où l’un et l’autre penchés sur le même objet, se sentent pénétrés de la même émotion et traversés du même souffle. une oeuvre d’art c’est un moment de l’Univers fixé par l’un et qui se remet à vivre dès que l’autre y prend garde. L’Art c’est de la vie suspendue qui attend”.
Jean-Claude Bonnafé

Étant assez peu inspirée par l ‘art contemporain, je me suis inscrite à la visite guidée du MOCO, POUR VOIR. (traduction : pour mourir moins bête). Notre sympathique et érudite conférencière, nous a fait découvrir en commentant, la plupart des 138 œuvres exposées. Le rappel de l’histoire de la Russie a, pour ma part, été très profitable. J’ai aimé quelques œuvres ; la pelote de fil transpercée de l’aiguille, le cube présentant une vision panoramique autre que ce qu’on a l’habitude de voir, la sphère avec des collages….J’admire l’ingéniosité de ces artistes, dont la vie était menacée par le pouvoir dictatorial, pour faire passer des messages de rébellion et d’ironie. Sur le plan pratique, il y a peu d’explications pour les visiteurs individuels, et une absence criante de sièges, il est vrai que les salles sont petites.
En résumé, je suis venue, j’ai vu, je ne suis pas sûre que j’y retournerai. Merci à Culture et Convivialité  de m’avoir incitée à faire cette expérience.

Danièle Leclerc

J’ai beaucoup aimé le principe du MoCo de ne pas avoir une collection permanente et ainsi d’organiser des expos temporaires. Notre guide était excellente. Sur l’exposition proprement dite, j’ai beaucoup aimé la partie historique. Pour les tableaux et installations, peu d’émotions se dégagent mais ces artistes non conformistes méritent d’être vus. Et ce vent de liberté recherché les rend très sympathiques. Merci d’avoir organisé cette visite.
Michèle Sautel

C’est une fontaine originale (composée de rangées d’arrosoirs en zinc) qui nous accueille lorsqu’on arrive au MOCO, le ton est donné : nous sommes dans un lieu original. Nous ne serons pas déçus!
Le MOCO n’est pas un musée, mais un centre d’art contemporain, qui réunit une école d’art et deux lieux d’exposition : l’ESBA (École Supérieure des Beaux-Arts) et La Panacée centre d’art contemporain.
Le MOCO accueille actuellement une collection publique russe : la Galerie Nationale Tretiakov de Moscou. 130 œuvres ont été prêtées sur 3000 existantes. Amusantes, étonnantes, éclectiques, les adjectifs ne manquent pas pour qualifier cette « drôle » d’exposition qui témoigne du regard d’une société imprégnée de sa culture et de son histoire politique par rapport au reste du monde. Une libération qui se veut humoristique, mais que l’on ressent douloureuse souvent.
C’est l’art présenté sous toutes ses formes, les plus hétéroclites. Décalées par rapport à nous et notre époque. C’est un incroyable cabinet de curiosités. Pas si léger qu’il semble l’être, finalement.
Un bon moment accompagné d’une jeune guide qui maîtrisait bien un sujet compliqué !
Juliette Saingier
 
Collection russe assez surprenante si on se place sous le regard d’un habitant de l’ouest. 
Il faut se remettre dans le contexte du pays et de l’époque. 
Dominique et Eric Breton
 
J’ai apprécié cette visite, ça m’a fait un rappel historique de l’URSS à la Russie. Heureusement qu’il y avait une guide. J’ai trouvé très intéressant ce cheminement au travers des œuvres de dissidents. Étant allée en URSS la première fois vers 1979, ça m’a fait faire un bond en arrière dans le temps.
Danielle Prétat
 
Le MOCO est un havre de paix, dans un cadre paisible en plein centre ville.J’ai été un peu déconcertée par cette exposition, qui je l’avoue, aurait été très difficile à appréhender sans les explications de notre guide. On est étonné par ces oeuvres déroutantes, complexes, parfois drôles, qui osent tourner en dérision l’image soviétique quand on sait les risques pris par leurs auteurs. Beaucoup de questionnement sur l’art abstrait ???? C’est un peu tout et n’importe quoi !!!!! Mais chacun son avis.
Francette Pohl
 
C’est dans  le tout nouveau musée montpelliérain, le MoCo (Montpellier Contemporain) que notre groupe composé d’une cinquantaine de personnes s’est retrouvé pour y découvrir l’exposition –pour le moins originale et singulière- intitulée « les non-conformistes – histoire d’une collection russe », retraçant l’histoire des arts en URSS et en Russie des années 1960 à 2000, collection constituée par Andreï Erofeev, historien de l’art russe.
Perplexité, surprise, étonnement, incompréhension ? sont peut-être les mots qui viennent aussitôt à l’esprit dès le début de cette visite. La présence de notre guide-conférencier nous a aidé à bien cerner l’ensemble de cette collection, et chaque œuvre ordonnée chronologiquement a permis de retrouver l’influence du régime soviétique en place, témoignant ainsi du besoin de liberté et l’envie de braver tous les interdits.
Cette collection idéologique, politique et même esthétique ne laisse pas indifférent et permet la réflexion sur un courant ou mouvement artistique de l’URSS à l’après chute du mur de Berlin, insufflant un vent de liberté.
Nadine Luap et Jeanne Rouve
 
Crédits Photos:  Beatrice RIGAUD
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Le Palais de Justice

Avec Jean Jacques Régis de Cambacérès, montpelliérain et père du Code Civil (il lui a consacré 10 ans de sa vie) c’est peu dire que le droit et Montpellier sont intimement liés ! Cette visite nous propose une vision globale du droit à Montpellier entre redécouverte des origines théoriques et pratiques, visite des lieux d’enseignement et d’exercice de la justice. L’enseignement du droit est une discipline ancienne à Montpellier qui a eu un grand impact sur la ville. Elle va être enseignée par des Maîtres à partir du XIIeme siècle dans le quartier de Sainte-Eulalie alors qu’auparavant, c’est la justice seigneuriale qui y était rendue.
Le palais de justice, construit en 1846 avenue Foch, est inscrit aux monuments historiques. De style néo-classique, d’une architecture majestueuse, sa façade particulièrement imposante par ses dimensions et ses fresques, d’un style corinthien est une allégorie de la justice. Séparé de la rue par un immense escalier, deux gardiens encadrent la majestueuse porte du palais : la statue de Cambacérès, illustre magistrat montpelliérain et celle du cardinal de Fleury, ministre de Louis XV. Il représente le siège du pouvoir. Il abrite actuellement la cour d’assises et la cour d’appel. Les autres administrations judiciaires ayant été transférées dans le nouveau Palais de Justice (Cité Judiciaire).
L’ancienne maison d’arrêt qu’on appelait le château, fermée en 1990, est adossée et reliée au palais de justice. On y accédait par « le pont des soupirs ».
Visite des différentes salles d’audiences du palais de justice à l’architecture majestueuse. Impressionnantes salles pour qui y pénètre pour la première fois. Belle allégorie de la justice avec des tableaux historiques datant de 1629.
N’oublions pas la « salle des pas perdus » qui historiquement signifie la salle de ceux qui n’ont pas perdu…aux élections!
Passage par le Rectorat rue de l’université qui devint en 1890 le Palais des Universités. Les Facultés sont logées dans ce bâtiment jusqu’en 1939 pour les lettres, 1956 pour le droit et 1966 pour les sciences.
De beaux panneaux en bois peints peuvent y être admirés célébrant pour l’un la création, par une bulle du Pape de l’Université de Montpellier en 1290, le deuxième la célébration des 600 ans de cette création et un troisième panneau célèbre les personnages illustres de tous les savoirs.
Aujourd’hui, ce bâtiment est le siège du Rectorat.
Une incursion passionnante au cœur de la justice.                                                   Patricia SELVA

 

Qui l’eût cru ? Un 3 janvier, 60 inscriptions et 10 personnes sur liste d’attente pour visiter le Palais de Justice de Montpellier, rue Foch! Le Palais de Justice abrite la Cour d’assises et la Cour d’appel. Les autres administrations judiciaires ont été transférées dans le nouveau Palais de Justice (cité judiciaire). Bilan de ces deux heures de visite : une foule d’information donnée par notre excellente guide, madame LECOT, spécialiste de l’histoire de Montpellier, une remontée dans le temps …et une révision de l’histoire de France pour la plupart d’entre nous ! Nos disques durs cérébraux étant parfois défaillants, un petit compte rendu s’impose ….

1ère étape : Arrêt devant le Palais de Justice pour un cours sur l’architecture

L’architecture de la plupart des Palais de Justice s’inspire des temples romains (Thémis déesse de la Justice) et ont été construits fin 18ème début 19ème s. En effet, avant la révolution, pas de système judiciaire national.  Dans les provinces, la justice était rendue par les seigneurs.  L’apparence des Palais de justice répondait à des enjeux idéologiques : le peuple doit craindre la justice. L’objectif était de produire une impression de majesté et de solennité propre à inspirer le respect aux citoyens. D’où l’aspect imposant de ces bâtiments voulu par les architectes tels qu’Etienne Louis Boullée et Claude Nicolas Ledoux. Boullée et Ledoux ont inventé le concept d’une architecture exprimant sa fonction, doctrine qu’ils appelèrent architecture parlante.(Les adhérents qui ont visité Arc et Senans  avec Culture et Convivialité en ont eu de nombreux exemples avec les maquettes de Nicolas LedouxLes symboles de la Justice : le glaive et la balance, le miroir de la vérité sur lequel s’enroule le serpent du mensonge, les Tables de la Loi.La loi et le droit sont gravés sur les murs, peints sur les plafonds ou tissés sur les tapis.
Rappel de la différence entre un temple romain et un temple grec :
– Temple romain : sur podium.
– Temple grec : au ras du sol.
Le Palais de justice de Montpellier est réalisé de 1846 à 1853 par Charles Abric  qui a aussi réalisé le conservatoire anatomique de la faculté de médecine. Deux statues veillent sur le Palais de Justice :
– Le Cardinal Fleury : André Hercule de Fleury, né à Lodève, est un ecclésiastique et homme d’État français, qui, de 1726 à 1743, a été  le principal ministre (sans en avoir le titre officiel) du jeune roi Louis XV.
– Jean-Jacques Régis de Cambacères (1753- 1824), né à Montpellier. Jurisconsulte, il a traversé tous les régimes ! Spécialiste des questions juridiques, il a consacré 10 ans de sa vie à l’écriture du Code Civil qui a été adopté en 1804. Compte tenu de ses nombreuses attributions, on se demande comment il a fait !Un échantillon : Député de l’Hérault, Duc de Parme, Ministre de la Justice, Archichancelier de l’Empire, 2ème Consul, Membre de l’Académie Française, Grand Maître du Grand Orient ….et bien d’autres !

2ème étape Visite de l’intérieur

La salle des pas perdus (l’origine de cette dénomination est très controversée). Cette salle existe dans tous les palais de justice. Même décor qu’à l’extérieur, mais peint en trompe- l’œil. Quatre personnages à chaque angle du plafond :
-Justinien 1er (6ème s. après JC) : Empereur byzantin qui a fait établir les bases du droit (corpus d’environ 500 documents) à partir d’anciennes lois romaines. Le code justinien, redécouvert en Europe occidentale au cours du XIIe siècle, devient la source de l’enseignement du droit romain qui pour une bonne part devient le droit civil de beaucoup de pays européens. 
-Charlemagne : L’empereur voulait un système juridique unifié et a tenté de légiférer dans tous les domaines. Il envoie des missi dominici dans tout le royaume pour imposer son code, hélas sans succès.
-Saint-Louis : Pour les français, St Louis symbolise l’idée de justice (souvenez-vous de nos manuels scolaires…et du chêne !) Saint-Louis décrète que la justice ne peut être rendue que par des juges et qu’elle est la même pour tous. Il voulait que la justice dans son royaume soit au-dessus d’intérêts particuliers, y compris au-dessus des grands du royaume.  Il a réorganisé les procédures judiciaires pour les rendre plus justes quelle que soit la condition du justiciable.
-Napoléon 1er : un grand réformateur ! La loi du 18 mars 1800 réorganise les institutions judiciaires. Cette loi entend rationnaliser l’organisation des tribunaux et mettre fin au désordre engendré par la Révolution (juridictions mal définies, élection des juges, …). En 1804, un Code civil, ou Code Napoléon, fut rédigé, suivi d’une série d’autres codes : Code de Procédure civile, Code de commerce, Code d’instruction criminelle, Code pénal.

La salle des Assises
Elle est moins imposante qu’on ne s’y attendait ! Pas très grande, en fait. Les boiseries (en chêne) semblent bien ternes. Notre guide attire notre attention sur les deux grands tableaux datant du 19ème.
– Un tableau historique (peint par Ernest Michel) qui représente la réunion en 1629 des Comptes, des Aides et des Finances. Richelieu y apparait en bonne place. Sur le tableau, des hommes en robe longue rouge : couleur des élites et des médecins (Noblesse de robe).
-Un tableau allégorique (voir photo).Le tribunal a été bâti sur l’emplacement du château des Guilhem. De tout temps, la justice a donc été rendue au même endroit.
La Cours d’Appel (Chambre correctionnelle) Le tableau au plafond (peint par Jean de Troy) représente Louis XIV écrasant l’hérésie huguenote, évocation de la révocation de l’Edit de Nantes en 1685.
La Chambre civile
Décor plus raffiné : des mosaïques au sol, du marbre de Caunes Minervois. Très belle frise entourant une toile au plafond de Joseph Marie Vien, maître de Jacques Louis David, toile qui représenterait les 7 provinces du Languedoc (Interrogation de notre guide qui n’a pas encore réussi à identifier les 7 provinces).

3ème étape le Rectorat

Après une agréable petite marche, nous pénétrons au 31 rue de l’Université. Un magnifique tilleul de 200 ans trône au milieu de la cour dénommée …Cour Soulages (!). Celui-ci a offert un de ses tableaux au Recteur…d’où cet hommage …mais le tableau n’est pas visible par le public.Les deux autres cours portent les noms de Marie de Montpellier et Rabelais. Dans une salle de conférence, deux immenses tableaux se font face : – Un tableau représente la cérémonie de la création de l’université de Montpellier en 1289, en présence du Pape Nicolas IV et de l’évêque de Maguelone. Nous avons l’honneur d’écouter notre guide nous faire la lecture de la Bulle pontificale,très instructif !  
– Le deuxième tableau représente la fête donnée en 1890 à l’occasion des 600 ans d’existence de l’université de Montpellier, y figurent le Président Sadi Carnot et le Président des étudiants portant la « faluche » (coiffe traditionnelle des étudiants de France).
Dernier arrêt, dans un couloir, devant une peinture murale réalisée par Ernest Michel.Elle met à l’honneur les cinq disciplines enseignées à Montpellier, représentées par de nombreux personnages historiques que l’on s’est amusé à essayer de reconnaître.

Dernière info : les « occupants » successifs   du bâtiment
Ecole Mage : Ecole supérieure des Lettres   de 1461 à 1590                                     Hôpital St Eloi de 1590 à 1890                                                                                    Palais des Universités de 1890 à 1965 : 500 étudiants en 1850 – 20 000 en 1965 Rectorat. Cette petite virée dans le passé fût, comme d’habitude, pleine d’enseignement…

L’histoire du droit
Elle est très ancienne …et Montpellier est la première ville à l’enseigner ! Le plus ancien code connu date de 1750 avant JC : le code de Hammurabi, roi de Babylone.  Il est gravé en écriture cunéiforme et en langue akkadienne sur une stèle en pierre de basalte noire (2 ,25 m de haut et 70 cm de large) que l’on peut admirer au Louvre. Cette stèle a été mise au jour  en 1901 à Suse en Iran, par des archéologues français.  Vient ensuite le Droit romain qui a défini le statut de citoyen romain, avec ses droits et ses devoirs.                                                                                                             L’expérience juridique romaine couvre plus d’un millénaire depuis la loi des Douze Tables autour de 450 av. JC, jusqu’au Corpus iuris civilis de l’empereur Justinien vers 530. Après une longue période d’oubli, au 12ème, des érudits italiens redécouvrent le corpus romain, l’analysent, l’annotent appliquant à la fois des méthodes d’analyse interlinéaire et d’explication des mots (« les gloses »). Parmi ces glossateurs, le sieur Placentin traverse les Alpes pour diffuser son savoir. Il arrive à Montpellier où règnent les Guilhem, érudits et déjà entourés de conseillers juridiques.  Il fonda la première école de droit romain  vers 1190. Une rue, proche du Palais de Justice, porte son nom.
1181 : Le seigneur de Montpellier Guilhem VIII accorde à tous (mais pas aux Juifs) le droit d’exercer et d’enseigner la médecine. C’est le fondement de la faculté de médecine de Montpellier qui sera officiellement créée en 1220.                                                         1249 : Fondation de l’Ecole du Droit et des Arts                                                                  1289 : le pape Nicolas IV adresse, depuis Rome, la constitution apostolique « Quia Sapientia », à tous les docteurs et étudiants de la ville de Montpellier, créant ainsi officiellement l’université de Montpellier, regroupant le droit, la médecine, les lettres et la théologie.
L’histoire du Droit à Montpellier est donc quasiment aussi ancienne que celle de la Médecine. On fêtera, en 2020, les 800 ans de la Faculté de Médecine !!               

Elisabeth Bonnafé

Crédits Photos: René POHL, Elisabeth BONNAFÉ, Daniel LUSSET
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NIMES – MUSEE DE LA ROMANITE

Départ à 6h45 de Saint Georges d’Orques pour 52 adhérents afin de rejoindre Nîmes et retrouver notre guide vers 9 h. Le matin il est prévu un circuit passant par la maison carrée, les hôtels particuliers et les arènes ; l’après-midi sera consacrée à la visite du musée de la Romanité.
L’histoire de Nîmes remonte au VIème siècle av JC. Un peuple celte s’installe autour d’une source au pied du mont Cavalier qui devient oppidum primitif à l’origine de Nîmes où le dieu “nemausus est adoré ». Un sanctuaire en pierre sèche est construit et lui est dédié : “la tour magne” ensuite transformée est intégrée aux remparts romains.

Au 1er siècle av JC, les peuples autochtones accueillent les romains sans résistance et Nîmes devient une colonie romaine qui se couvre de monuments dont la maison carrée.

La maison carrée était un temple hexastyle (6 colonnes) construit par l’empereur Auguste, début 1er siècle av JC, à la gloire de ses petits fils Caius César et Lucius César. C’est le seul temple antique complètement conservé. Il fut tour à tour temple gallo-romain, église, hôtel particulier, monument historique. Engoncé derrière les remparts de la ville qui sont démolis à la révolution, il est au XIXème siècle désenclavé avec un redressement de la place et des ouvertures de rues pour devenir le forum actuel. Pour réhabiliter complètement cette place en 1993, le carré d’art (musée d’art contemporain) est construit sur l’emplacement du théâtre néo classique détruit par un incendie criminel.
La maison carrée et le forum deviennent le cœur médiéval de la ville qui est classée patrimoine remarquable en 1985.

Nous continuons notre balade dans l’écusson nîmois pour découvrir plusieurs hôtels particuliers vestige du XIVème siècle comme :
la maison Jean Nicot qui introduit le tabac en France en 1561
la tour de l’horloge construite en 1752 en lieu et place d’un beffroi du XVème siècle
la cathédrale “Notre-Dame et St Castor”, consacrée par le pape Urbain ll en 1096, ornée d’un fronton à l’antique typique de l’art roman provençal
– l‘Hôtel de Régis avec des sculptures Louis XV qui ornent la façade et sa cour pavée de galets (Calades)
l’Hôtel de Rivet (1786) qui abrite aujourd’hui l’école des Beaux-Arts de Nîmes
l’Hôtel de ville : ancienne trésorerie royale du XVIème siècle, est un bâtiment composé d’une partie gothique et d’une partie renaissance. Dans la cour intérieure 4 crocodiles naturalisés, sont suspendus au plafond. Vers 27 av JC, Nemausus émet une monnaie dite ” l’as au crocodile ” un crocodile enchaîné à une palme qui symbolise la soumission de l’Egypte à Rome à l’issue de la bataille navale d’Actium. L’as au crocodile est devenu l’emblème de Nîmes
Notre périple se poursuit devant les Arènes : amphithéâtre romain construit à la fin du 1er siècle avec une piste centrale ovale de 68m x 38m.
l’Hôtel de Bernis du XVème siècle : concentré architectural de monuments nîmois (fenêtres à meneaux, cour style gothique et Fronton triangulaire comme dans les temples)
l’Hôtel de fond froide du XVIIème siècle : dans la cour trône un magnifique escalier, “à noyau éclaté ” sur 4 colonnes.

Ensuite, c’est le moment de détente au restaurant «Ciel de Nîmes» au Carré des arts : excellent menu.

L’après-midi est entièrement consacrée à la visite du musée de la Romanité
Le maire de Nîmes Jean-Paul Fournier est à l’origine de ce projet suite à la découverte de mosaïques d’une grande rareté lors de fouilles. Situé face aux arènes, le bâtiment, conçu par Élisabeth de Portzamparc, présente une façade de verre translucide ondulé qui rappelle une mosaïque. Il est inauguré en 2018 ; 25 siècles d’Histoire sont mis en scène avec des dispositifs multimédia. La visite se découpe en 4 parties.

Nous commençons par l’ époque gauloise avec la découverte de la vie quotidienne en visitant une maison gauloise entièrement reconstituée ; des statues guerrières et la reconstitution de nécropole complètent cette première période.
L’époque romaine
est matérialisée par la reconstitution d’une villa romaine aux murs très colorés et la magnifique mosaïque de Penthée, s’y ajoutent des décors de monuments publics trouvés lors de fouilles (frises, corniches et chapiteaux)

La période médiévale du Xème au XVème siècle avec des reliefs représentant des combats, des monstres fantastiques et des représentations bibliques témoignant de l’imaginaire médiéval.
Le leg de l’antiquité : collection des monuments romains en miniatures à l échelle 1/1000 transmise par l’archéologue Auguste Pelet.
Le musée de la Romanité nous fait comprendre l’importance de l’influence romaine sur l’architecture et l’organisation de la ville du Ier siècle av.J-C jusqu’à nos jours.
Retour à Saint-Georges après une belle leçon d’histoire.
Anick BILLIET

Crédits Photos: René POHL
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TAPIS D’EXCEPTION à Pierres Vives

L’exposition organisée à Pierres Vives nous a permis de découvrir quelques tapis d’exception destinés aux ambassades, aux monuments nationaux, au palais de l’Elysée, perpétuant une technique de tissage qui se transmet depuis plus de 4 siècles. Au Moyen Age, une tradition drapière existait dans le Languedoc. Au fil du temps, elle a périclité et a été remplacée par cette activité tapissière.
En 1964, un atelier de tissage est installé à Lodève pour favoriser l’insertion de femmes de harkis après l’indépendance de l’Algérie. Cet atelier est rattaché à l’administration du Mobilier National. Après avoir fait des copies de tapis anciens, aujourd’hui, ce sont des cartons de créateurs contemporains, peintres, architectes, designers qui sont créés. Cette exposition nous présente une douzaine de tapis exceptionnels, des outils, des documents d’archives, des laines utilisées qui proviennent de Nouvelle Zélande et d’Australie. (cependant, un approvisionnement en laine des moutons du Larzac est à l’étude)                                                          
Une visite passionnante et enrichissante qui perpétue le savoir faire du tapis à la française. Un bel hommage aux “liciers” lodévois qui créent de véritables œuvres d’art.

Francette POHL

 

LE PAYS BASQUE

Lundi 23 septembre 2019.                                                                      Il est 5h du matin : direction Saint-Jean-de-Luz.                                      Un petit temps libre avant de rejoindre notre guide qui nous attend sur le port. Nous découvrons ce petit port de pêche entouré de riches maisons d’armateurs datant des 17 et 18ème siècle. Nous apercevons le quartier de Ciboure avec son clocher en forme de pagode, la maison natale de Maurice Ravel, la colline de la Rhune dont le sommet est dans la brume environ 300 jours par an. Nous passons devant la maison de l’infante où résida l’infante d’Espagne, future reine de France, pour nous diriger vers la promenade de la magnifique plage de Saint-Jean-de-Luz avec ses jolies maisons à passerelles, ses hôtels particuliers, ses anciennes demeures de riches armateurs et ses villas de style néo-basque. Nous apercevons les digues créées par Napoléon III pour protéger la ville des colères de l’océan.            Nous nous dirigeons vers la place Louis XIV où se trouve la maison occupée par le roi au moment de son mariage et construite en 1643. Dans ces rues piétonnes, nous  ne manquons pas de jeter un oeil sur les spécialités et gourmandises de la ville : les macarons, les manchous, les karrougas (pâtisserie Adam).                                                                              Nous entrons dans l’église Saint Jean-Baptiste caractérisée par son maitre hôtel surélevé, son magnifique retable baroque et ses galeries à balustres  en forme de passerelle de bateaux où seuls les hommes avaient le droit de monter. Cette église a vu le mariage de Louis XIV et de l’infante Marie-Thérèse d’Espagne.                                                                            Saint-Jean-de-Luz. fait partie de la province du Labourd, une des 7 provinces qui forment le pays Basque. Au 15ème siècle, les pêcheurs basques pêchèrent la morue à Terre Neuve et chassèrent la baleine qui arrivait sur leurs côtes : ils contribuèrent à la prospérité de la ville.                 Aujourd’hui, avec ses  15000 habitants, c’est une station balnéaire très réputée de la côte basque.                                                                   Puis promenade en bateau le long des falaises. 45 minutes de promenade, sur une mer calme qui nous a offert une vue panoramique sur la corniche basque et les Pyrénées en arrière plan. Nous avons découvert la baie de Saint-Jean-de-Luz et les falaises de flysh de Socoa.                                    Nous nous dirigeons vers le centre de vacances Azureva à Anglet. Nous découvrons nos “chambres de poupées” où nous déposerons nos bagages pour les quatre nuits à venir. Le restaurant, avec sa vue panoramique, attirera les amateurs d’apéro tandis que d’autres, plus sportifs, iront faire des balades sur la plage située à quelques minutes.                                    Francette

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Mardi 24 septembre 2019.                                                                  Visite de Bayonne (Baiona)                                                           
Après un bon petit déjeuner, nous voilà partis visiter Bayonne, ville située au confluent de l’Adour et de la Nive, distante de 7km de l’océan Atlantique. Ville fortifiée en trois étapes: du IV ème siècle (par les romains) au XVI ème (sous François Ier) et enfin au XVII ème par Vauban. Bayonne, Anglet, Biarritz, regroupées sous le sigle BAB, constituent un bassin démographique d’environ 300 000 habitants. Les quartiers extérieurs aux fortifications n’apparaissent qu’à partir de l’entre-deux-guerres. La Cathédrale Notre-Dame ou Cathédrale Sainte-Marie nous a enchantés avec ses vitraux originaux datant des XIV, XV et XVI ème siècles. Les peintures du chœur restaurées de 2016 à 2018 nous ont émerveillés par la qualité du travail. Le Cloître, qui n’était pas un monastère, avait des fonctions laïques: le maire y rendait la justice; le cloître accueillait le marché. Les habitants y étaient également enterrés selon leur statut social.
La Rhune
Cet après-midi, nous partons à l’assaut de la Rhune. Haute de 905m, elle se trouve à cheval sur l’Espagne et la France. Un petit train à crémaillère datant de 1924 nous amène au sommet. Une purée de pois nous accueille et quelques brebis déçues par la météo s’éclipsent illico, laissant le reste du troupeau errer jusqu’à la prochaine navette. Quelques éclaircies bienvenues nous font découvrir des paysages grandioses et magnifiques. Au sommet nous rencontrons des poneys « Pottok », des moutons à tête rousse. Le retour se fait dans une ambiance très détendue et notre meneuse de revue, Nadine, nous distrait jusqu’au terminus.
Juliette et Philippe

Mercredi 25 septembre 2019.
Ce matin  sous un ciel couvert, nous partons visiter la Villa Arnaga,  la maison d’Edmond Rostand à Cambo-les-Bains. La visite est  prévue à 9h 45 mais nous sommes en avance et c’est dans le car que tout le monde attend  sagement l’heure. Heureusement la pluie a cessé.                     N
ous suivons une grande allée, bordée d’hortensias qui mène à l’imposante demeure. Dans un parc de 15 hectares, où jardins tantôt à la française, tantôt à l’anglaise se marient à merveille avec les bassins, miroirs d’eau et pergolas fleuries. La Villa  Arnaga de style néo-basque, se dresse sur une colline près du ruisseau Arraga qui donnera son nom à la villa. Edmond Rostand a fait appel à l’architecte Joseph Albert Tournaire pour diriger les travaux, mais cette maison c’est son œuvre, secondé par sa femme la poétesse Rosemonde Gérard et inspiré des fermes traditionnelles basques.  Il a pensé la décoration intérieure comme un somptueux décor de théâtre. 40 pièces couvrent les 600 mètres carrés au sol  sur 4 niveaux.    En sous-sol, les pièces de service, au rez-de-chaussée, disposées autour du  grand salon, se trouvent les pièces où les Rostand (Edmond, Rosemonde et leurs deux fils  Maurice et Jean, vivent en journée.                                   Au premier étage, se trouvent les chambres de la famille et des invités : le dernier étage est réservé aux domestiques.  Au rez-de-chaussée, on entre dans le grand hall de style anglais, décoré par Gaston La Touche. Il est divisé en deux parties et sert de salle de théâtre. On peut y voir les portraits de Rosemonde et de Maurice et le seul portrait d’Edmond  Rostand. Puis l’on pénètre dans la bibliothèque qui est aussi le bureau de Rostand. Tout ici rappelle l’œuvre de l’auteur et en particulier Cyrano de Bergerac. C’est d’ailleurs grâce à l’argent gagné avec cette pièce que Rostand a pu réaliser tous les travaux d’Arnaga et du parc. Le salon chinois  est décoré avec de riches laques japonaises et chinoises. Puis on entre dans la salle à manger :  on découvre que la maison possède tout le confort moderne : électricité, chauffage central au sol, porte-fenêtre à galandage avec vitre sur la partie intérieure pour agrandir la pièce et augmenter la lumière. Dans l’office, les carreaux évoquent Chantecler, l’un des chefs-d’oeuvre de Rostand. En empruntant un superbe escalier orné de peintures de Clémentine-Hélène Dufau, on accède aux espaces privés de la famille. La chambre de Rosemonde et son boudoir au décor féérique de Jean Veber (une frise ininterrompue de 20 m de long sur un mètre de haut qui se déroule autour de la pièce), les bureaux , la chambre des enfants, la salle d’hydrothérapie, la chambre d’Edmond Rostand et celles des invités.                                  Le luxe des décors et la vue imprenable sur les jardins à la française et à l’anglaise feront que cette magnifique maison sera classée “monument historique”, labellisée “jardin remarquable”. La visite des jardins se fera sous la pluie et assez rapidement car nous rejoignons le centre pour le déjeuner.  A 13h30, tout le monde est de nouveau dans le car pour la visite d’Espelette. C’est sous le soleil que l’on déambule dans le pittoresque village aux maisons blanches et volets rouges où des guirlandes de piments rouges décorent les façades. Les boutiques se touchent et chacun peut acheter : piments, gâteaux basques, linge basque ou chocolat.                   Il est l’heure de se rendre à la chocolaterie Antton pour découvrir l’histoire du chocolat basque. Le chocolat est fabriqué à partir de la fève du cacaoyer  qui fournit une quarantaine de cabosses par an.
La récolte se fait entre novembre et mars, il faut séparer le fruit de la branche en veillant à ne pas abîmer l’écorce ni les autres fruits. L’écabossage, il faut une vingtaine de cabosses pour 1kg de fèves séchées. Les fèves sont entreposées dans des bacs où elles fermentent pendant 1 à 7 jours.
La fermentation empêche la fève de germer, elle  développe les précurseurs d’arômes.
Le séchage sur des séchoirs  au soleil et retournées régulièrement. Leur taux d’humidité passe de 70 à 7 %, puis elles sont stockées dans de grands sacs en toile de jute, et exportées vers les pays qui les transformeront en chocolat.
La torréfaction, les fèves sont chauffées pendant une demi-heure de 100 à 140° pour développer les arômes. 
Le broyage, les fèves torréfiées sont concassées  pour séparer les coques et les germes. On obtient une pâte semi-liquide appelée masse ou liqueur de cacao, vendue aux chocolatiers.
Le pressage qui extrait le beurre liquide et le tourteau. Celui-ci est concassé pour devenir de la poudre de cacao.
Le malaxage, la pâte de cacao et le beurre sont mêlés pour former le chocolat. Pour le noir on ajoute du sucre, de la poudre de lait pour le chocolat au lait. Dans le blanc il n’y a pas de pâte de cacao.
Le conchage, la pâte est chauffée à 70° et lentement brassée pour développer les arômes et l’onctuosité.                                                      Le trempage, une opération qui consiste à laisser refroidir la pâte à 28° pour qu’elle durcisse puis la réchauffer jusqu’à 32°pour donner l’aspect satiné.                                                                                                  Le moulage, le chocolat liquide est versé dans des moules pour donner la forme définitive. Ils sont légèrement  agités pour chasser les bulles d’air puis réfrigérés : le chocolat se contracte et cristallise.                                      La dégustation des différents chocolats nous  permet d’apprécier  la saveur des produits.                                                                                          Et nous voilà repartis vers l’Atelier du piment situé à 500 m du villageC’est avec beaucoup d’humour qu’un jeune nous raconte l’histoire et la fabrication du piment d’Espelette. Dix villages et 200 producteurs sont regroupés en coopérative pour produire le piment en AOP et AOC. Il est cultivé dans des jardins familiaux qui doivent produire leur semence “espèce gorria”. La densité de plantation est limitée entre 10 000 et 30 000 pieds par hectare et l’irrigation n’est pas autorisée. Le ramassage des piments se fait d’août à la fin novembre. Les piments sont lavés et équeutés manuellement puis séchés dans des fours à 55° pendant 2 jours. Ils peuvent être commercialisés en poudre ou frais par cordes de 20 à 100 piments et sous forme de produits dérivés. Après avoir fait provision de gelées au piment, confitures de piment, caviars de piment, jambons au piment et autres produits dérivés.                                                                                C’est une  autre spécialité basque que nous alors découvrir maintenant à Larressore où la  famille Ainciart Bergara  fabrique uniquement sur commande, depuis plus de 200 ans, le mahkila. Il  s’agit du bâton de berger traditionnel. Le bois utilisé est du néflier germanica. Il est très solide et flexible, dense, son grain est fin, sa croissance est lente ce qui fait sa force et sa robustesse tout en restant un bois léger. La scarification des tiges de néflier se fait sur des tiges de diamètre assez important, puis le bois cicatrise sur pied pendant des années avant d’être coupé. Encore vertes, elles sont passées au four à bois et écorcées  grâce à la chaleur. Seules les tiges bien droites et bien décorées sont conservées. Elles sont ensuite colorées puis mises à sécher pendant au minimum dix ans. La découpe de la tige sélectionnée se fait en fonction de la taille de la personne à qui elle est destinée. On fabrique des viroles coniques qui vont être habillées de plaques de métal gravées au burin. Le montage des différentes pièces (virole, pommeau, dragonne, tresse, pointe, trèfle) est réalisé sans emploi de colle, de résine ou de plomb. Elles sont ajustées par forçage entre bois et métal. Il faut 25 h pour faire un makhila. Les prix varient entre 300 à 700 euros pour les modèles à pommeau d’argent. Le makhila se transmet de génération en génération dans les familles et de nombreuses personnalités en ont reçu en cadeaux. La journée a été bien remplie et nous retrouvons avec plaisir le centre de vacance pour nous poser un peu. 
Aline

Jeudi 26 septembre 2019
Biarritz
Biarritz n’était autrefois qu’un simple village de pêcheurs qui vivaient de la chasse à la baleine au harpon jusqu’à ce que les cétacés finissent par déserter les côtes mettant fin à cette activité en 1686. 
Nous retrouvons l’image de cette chasse sur le blason de la ville.                                     Aux XVII ème et XVIII ème siècles, les bains de mer se développent, réservés au départ aux malades mentaux d’où le nom de «la plage des fous». On leur prêta plus tard des vertus curatives.                                  En 1854, Napoléon III et Eugénie font l’acquisition d’un immense terrain sur lequel ils feront construire un palais qui sera leur résidence d’été de 1855 à 1870 (Le palais actuel en forme de « E » fut construit en 1903 suite à la destruction de l’ancien). Rapidement le simple village de pêcheurs devient le lieu de rendez-vous de la haute société et des têtes couronnées internationales (russes, anglais, américains, chiliens, argentins…). Des infrastructures balnéaires, des promenades, des villas de style néo régional et art déco des années 20, ainsi que des palaces furent construits. Un essor qui continuera après la chute de l’empire en 1870.                             Durant la 2ème guerre mondiale, Biarritz est placé en zone interdite : c’est la fin de son essor.                                                                                   Les premières planches de surf arrivent à Biarritz au milieu des années cinquante et cet art de vivre va réveiller la belle endormie. Biarritz est aujourd’hui une commune de près de 25 000 habitants  en hiver et  110 000 habitants l’été.  L’église Sainte-Eugénie de style néo-gothique fut construite entre 1898 et 1903. Une procession de saints orne les murs qui conduisent au maître autel surélevé (comme dans beaucoup d’églises basques) et derrière lequel trône un magnifique orgue. Les fleurs de lys, motif ornemental sont omniprésentes. Un ex-voto, maquette du brick «La Mathilde», est suspendu au milieu de la nef. Trois bénitiers ont pour particularité d’être des coquilles géantes provenant de Manille (Philippine). Les vitraux qui habillent cette église sont de style art nouveau.                 Au pied de l’église se trouve le port vieux créé artificiellement et ses fameuses crampottes (cabanes typiques de pêcheurs) aux volets colorés. Nous continuons notre visite vers le rocher de la Vierge monument emblématique de la ville, surplombé par une statue de la vierge installée en son sommet en1865 par des pêcheurs reconnaissants.  En face se trouve le musée de la Mer créé en 1871 de style Art-déco à la demande de Napoléon III.

Château observatoire ABBADIA
Hendaye 
Un château de style néo-gothique construit entre 1864 et 1884 par le célèbre architecte Viollet-le-Duc assisté d’Edmond Duthoit autour de l’observatoire, sur un promontoire surplombant l’océan avec une vue à 360°, pour Antoine d’Abbadie, ethnologue, géographe, homme de science… 
Antoine d’Abbadie est né à DUBLIN en 1810 d’un père basque et d’une mère irlandaise, marié en 1859 à Virginie Vincent de Saint-Bonnet, une lyonnaise, polyglotte, artiste (aimant les chants), adorant les animaux (elle se promenait très souvent avec un cacatoès déplumé sur son épaule qui ne répétait qu’un seul mot « purgatoire »).                                                    Le château est bâti en forme de Y. Du vestibule s’articule toute la demeure. Chaque aile a une fonction, une aile Sud destinée aux réceptions et terminée par la tour ronde, une aile Est d’habitation, terminée par la chapelle. L’observatoire, lequel fonctionnera jusqu’en 1975, situé au Nord-Ouest et auquel on accède en traversant une petite tour carrée. La lunette méridienne est située à l’extrémité ouest. Le corps central abrite  la chambre d’honneur au rez-de-chaussée et la bibliothèque à l’étage.                         Le couple d’Abbadie s’est considérablement investi dans la construction de l’édifice. L’influence orientaliste des voyages d’Antoine d’Abbadie en Ethiopie et en Egypte se retrouve très largement dans la décoration intérieure. Partout, des formules en basque, irlandais, guèze, arabe, latin, anglais ou allemand témoignent de la curiosité culturelle et des valeurs philosophiques d’Antoine d’Abbadie. Il fit percer sept trous à travers les murs intérieurs et extérieurs du château jusqu’à son observatoire afin de pointer une immense lunette sur la Rhune mais malheureusement la lumière se perdit dans la succession de trous et il ne vit qu’un trou noir. Voici la phrase qu’il déduisit de son aventure « je n’ai rien vu, je n’ai rien appris ». À la fin de sa vie, la propriété d’Abbadie comptait 415 hectares.
Le château observatoire d’Abbadia classé monument historique est actuellement la propriété de l’Académie des sciences. En 1895, Antoine d’Abbadie lègue sa propriété à l’Académie dont il est membre  puis président  avec comme condition que l’observatoire soit dirigé par un prêtre. Il fait une donation à l’Académie en particulier pour financer des travaux d’astronomie à l’Observatoire d’Abbadia.  Les riches collections scientifiques, d’archives et de mobiliers sont d’origine et représentent un considérable patrimoine culturel représentatif du XIXe siècle. Tous les ans, plus de 55 000 personnes visitent ce château.                                                            Nous terminons cette belle journée par une promenade sur le bord de mer d’Hendaye dernière ville côtière avant l’Espagne.
Anne-Marie et Dorine

 

Vendredi 27 septembre 2019                                                        BIDART (à la croisée des chemins) 
Notre dernier jour de séjour pour découvrir Bidart: un magnifique petit village de 10 000 habitants qui domine l’océan avec comme toile de fond les Pyrénées.                                                                                          Nous empruntons un petit chemin qui nous mène vers la chapelle Sainte-Marie-Madeleine, patronne des marins pêcheurs, des voyageurs et des pèlerins. Elle est construite sur la falaise face à l’est. En contre bas, le mémorial pour la paix où se dressent différentes stèles où l’on retrouve des écrits de la déclaration des droits de l’homme ainsi que les noms des soldats morts pour la liberté: “la paix est fragile, il faut constamment la protéger”.    Nous déambulons dans les rues du village : maisons coquettes très bien entretenues, maçonnées et décorées de faux colombages, volets de couleur rouge « sang de bœuf » (mélange d’huile et de sang) rues propres (comme on aimerait les retrouver dans nos villages du midi !!!).                            Un petit tour dans l’église construite en 1610, surprenante avec son mâchicoulis (pour la protéger des envahisseurs), son patio couvert pour s’abriter en cas de mauvais temps. A l’intérieur, on retrouve toujours les galeries de bois réservées aux hommes. Les fonds baptismaux de style byzantin ont été offerts par la reine Nathalie de Serbie lors de sa conversion au catholicisme.                                                                                 Nous terminons par le fronton de pelote basque: ce jeu très ancien (16 ème siècle) et très populaire, issu du jeu de Paume. Aujourd’hui, le chistera (panier d’osier) permet d’envoyer la pelote plus loin et plus fort.             Petit arrêt à Arcangues où se trouve la tombe de Luis Mariano « le petit prince de l’opérette » mort en 1970 à l’âge de 55 ans. Sa tombe est continuellement fleurie et a fait d’Arcangues un lieu de pèlerinage. Le cimetière domine le golf d’Arcangues : il est étonnant avec ses stèles  discoïdales certaines très anciennes, où figurent des croix basques et les emblèmes du drapeau basque.                                                          Retour sur Bayonne où notre dernier repas se passe dans une cidrerie : cidre à volonté et repas très copieux. Tous les ingrédients sont là pour une bonne sieste dans le bus.                                                             Comment ne pas tomber sous le charme du Pays Basque ? Cette région où il fait bon vivre et où tout est à portée de main: la montagne, la campagne, l’océan (la mer démontée avec ses surfeurs aux silhouettes de rêve), les splendides et paisibles paysages verdoyants, les typiques petits villages aux maisons traditionnelles. 

Je remercie toutes les personnes qui ont contribué à l’élaboration de ce compte-rendu. C’est grâce à elles que nous avons plaisir à revivre notre petit séjour au Pays Basque.                                                                      Francette

LA ROUMANIE

 

Jour 1 : jeudi 6 juin 2019

Le jour le plus long: 2h00 du matin.
Que se passe t-il à Saint-Georges d’Orques ? De petits êtres se déplacent poussant des boites à roulettes dans les rues. Sont-ce des extraterrestres ? Non. Ce sont les adhérents de « Culture et Convivialité » qui se regroupent pour partir en Roumanie. 
Nous arrivons à Bucarest. Il fait 26°. Notre guide Camélia nous attend. Nous réglons le problème de valise d’Odette qui est restée à Frankfort et qu’elle récupérera le lendemain.
Beaucoup de circulation pour quitter la capitale. Nous prenons la route pour la Transylvanie : Sibiel – 309 km – 5h de route.
Nous traversons des paysages de toute beauté, des montagnes majestueuses, des stations thermales, longeons la rivière l’Olt.
1er arrêt et 1er monastère orthodoxe de Cozia, d’architecture médiévale roumaine du 14ème siècle. Ses murs sont entièrement recouverts de fresques.
Arrivée tardive chez l’habitant à Sibiel où un groupe folklorique nous attend devant la maison. Petite ronde pour dégourdir les jambes et attaquer horincă, l’alcool local de prune et le repas du soir. Très bonne ambiance avant de reprendre le car pour Sibiu.

Francette Pohl

Crédits Photos:  Danielle PRETAT & René POHL
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Jour 2 : vendredi 7 juin 2019

Une bonne nuit et un bon petit-déjeuner à l’hôtel de Sibiu nous a permis de bien récupérer des fatigues de la veille. Le temps est avec nous et nous attaquons les premières visites du pays, emmenés par Camélia.

D’abord la ville médiévale de Sibiu que nous parcourons à pied. Située en Transylvanie, la ville a été fondée par des colons allemands au XIIe siècle. Elle était le centre culturel traditionnel des Saxons (nom des Allemands de Transylvanie) jusqu’au milieu du XIXe siècle. Après l’exode massif des Saxons vers l’Allemagne, la ville est devenue en grande majorité roumaine. Elle est toujours très active dans le domaine culturel puisqu’elle a été nommée capitale européenne de la culture en 2007. Pour info, le président actuel de la Roumanie, Klaus Iohannis, a été maire de cette ville. 
Ensuite, sous la ferme conduite de notre chauffeur Radu, nous allons à Alba Julia, située à 75 km, à une heure de car. Sans doute l’une des plus anciennes villes de Roumanie, Alba Julia a gardé des traces de sa période romaine. Nous visitons la citadelle Alba Capitolina, la plus grande forteresse de type Vauban de la Transylvanie, avec ses cathédrales orthodoxes et catholiques. Nous avons le privilège d’assister à la relève de la garde. Les soldats, à pied et à cheval, ont des uniformes de l’armée autrichienne médiévale : magnifique et impressionnant, surtout avec la mise à feu de canons d’époque.
Nous reprenons le car pour Turda où nous déjeunons dans un restaurant local. Nous visitons ensuite l’ancienne mine de sel Salina Turda. L’exploitation du sel a été arrêtée en 1932. La mine a été rouverte au public en 1992 dans un but touristique et curatif,  elle est devenue un parc d’attractions souterrain. La cavité principale fait près de 110m de hauteur. Malgré la température de 12°, nous sommes nombreux à la descendre (et à la remonter) par des escaliers en bois pour aller voir le lac tout au fond.

Nous allons ensuite à Cluj-Napoca. Plus importante ville de Transylvanie, c’est un centre culturel important pour ses deux grandes communautés de langue roumaine et hongroise, avec de grandes universités et d’importants centres de recherche scientifique. Nous visitons le centre ancien. Nouveau transfert en car de 150 km, pour aller à Baia Mare, chef-lieu de la province des Maramures, au sud de l’Ukraine. Notre hôtel nous y attend et nous attaquons notre dîner roumain de bon appétit à 22h passées.

Ce fut une très grosse et belle journée. Notre guide nous a enchantés par sa grande connaissance de son pays, sa passion pour son histoire, sans oublier sa maitrise parfaite de notre langue, sa gentillesse et sa bonne coordination avec le chauffeur. Elle nous a même gratifiés en fin de journée d’une chanson populaire et d’une poésie.

Jean-Paul et Anne

Jour 3 : samedi 8 juin 2019

La grande ville minière de BAIA MARE, se développe depuis 1991 grâce au tourisme. Des subventions de l’Europe ont permis de restructurer le centre ville. Le 20 janvier 2000, la région a connu l’une des pires catastrophes écologiques, cyanure et métaux lourds d’une mine aurifère se sont déversés dans les rivières jusqu’au Danube.
En quittant notre hôtel, nous nous dirigeons sur les routes montagneuses des Carpates orientales. Les forêts magnifiques sont riches d’essences variées. Les forêts d’Etat n’étant pas clôturées, leur exploitation n’est pas toujours légale. Cèpes, fruits des bois, escargots sont vendus sur les bords de route. Attention aux ours et aux loups à la nuit tombée !
Nous continuons notre chemin vers les villages agricoles, un retour vers le passé. Pas de mécanisation mais des carrioles tirées par un cheval à pompons rouges, les champs sont fauchés manuellement. Les supports en bois pour sécher le fourrage donnent au paysage un aspect très particulier. Et si dans un campement on voit des casseroles rouges accrochées aux branches d’un arbre sec, c’est un signe : il y a dans cette famille une ou plusieurs filles à marier…Les porches d’accès aux demeures sont décorés de portails en bois sculptés de grande hauteur, une tradition héritée des peuples du Nord (Viking) passés aux 7e et 8e siècle. Nous sommes dimanche: les dames vont à l’office religieux en tenue appropriée : Jupe au genou et fichu dans les mêmes motifs. Petit sac en laine fait main en bandoulière, en damier noir et blanc ou rouge et blanc, chapeau de paille.
Dans cette région passée sous domination de l’Autriche des Habsbourg en 1699, les monastères et lieux de culte ont pu être protégés des invasions et des incendies à partir du 18ème siècle. Ces églises remarquables, patrimoine de l’Unesco, sont en bois sombre dominées par un clocher. Elles sont décorées de peintures bibliques mais sans sculptures ni fresques. Les offices se déroulent sans instrument de musique. L’autorité dépend du Patriarche de Constantinople, chef des chrétiens orthodoxes. Ces églises sont protégées et visitées mais ne sont plus des lieux de culte. A proximité ont été édifiées des églises modernes, plus grandes. Nous avons visité l’église restaurée de BAGBODAN et le monastère de la fin du XXème de BARSANA. Le repas de midi est pris dans une auberge accueillante et ombragée à SIGHET. Nous goûtons aux spécialités culinaires; 
Toshitura  différentes viandes grillées et polenta.
Papanashi : dessert sous forme de beignet, fromage blanc et confiture de myrtilles ou cerises.
SIGHETU MARMATIEI
Nous sommes attendus pour une présentation et une visite du mémorial des Victimes du communisme et de la Résistance. Ancienne prison construite en 1897 par les autorités austro hongroises, elle est en 1918 un pénitencier de droit commun.

De 1947 à 1974 c’est dans ce lieu que seront interrogés et emprisonnés 200 opposants au régime communiste. Dans le hall d’entrée, les portraits des victimes mortes dans ces cellules mais enterrées au cimetière des pauvres à 2 500 km de là. Ce fût un centre d’extermination de l’élite politique, des évêques et religieux grecs catholiques, des paysans anticommunistes et des artistes dissidents de la fin de la monarchie jusqu’à la fin du communisme. 
Sur 3 étages les cellules sont autant de lieux de mémoire des différents aspects de la répression. Des fiches en plusieurs langues rappellent l’horreur des méthodes de la « SECURITATE » pour éliminer la conscience des détenus.
En 1997, le bâtiment a été restauré et est devenu lieu de recueillement et de prière : la cour intérieure donne accès à une chapelle souterraine. Sur un mur de granit sont inscrits les noms des défunts martyrs.
Dans la 2ème cour, une sculpture « Le cortège des sacrifiés » rend hommage aux détenus.Le pape François s’est rendu sur place en mai 2019 : 7 évêques martyrs ont été béatifiés.
En longeant la frontière avec l’Ukraine, nous arrivons au « cimetière joyeux ». Le prêtre du village Sapanta, a eu l’idée de donner aux défunts une sépulture en bois peinte en bleu avec une sculpture reprenant un caractère marquant de la vie passée. Un poème personnel est inscrit sur chacune des 800 tombes. Lors d’un concours lancé aux USA en 1998 sur les monuments funéraires, ce cimetière classé au patrimoine de l’UNESCO, est arrivé en seconde position après la Vallée des Rois en Egypte.
Une journée riche en émotions et en découvertes.

Lila Ghiglione

Jour 4 : dimanche 9 juin 2019

Après une bonne nuit à Sighetul Marmatiei, nous partons vers la vallée de la Bucovine. Nous allons traverser la partie nord des Carpates, longer la frontière ukrainienne. Mais à peine le bus démarré, voilà que notre charmante guide Camélia reçoit une douche inattendue, une bouteille d’eau mal refermée s’est vidée dans le porte-bagage au-dessus de sa tête !!! Rires !!!

 Nous roulons sur une route de montagnes en lacets : ancienne voie forestière. Camélia  nous sensibilise aux conditions difficiles de vie des habitants de cette région rurale, à l’architecture typique de bois et aux toits très pentus, à cette forêt qui abrite de nombreuses espèces protégées dont l’ours carpatin. Nous longeons l’ancienne voie ferrée devenue circuit touristique sur laquelle circule encore un train à vapeur. Puis le col de Prislop franchi à 1416 m, nous redescendons vers la vallée de la Bucovine, province moldave au Nord-ouest de la Roumanie. Nous traversons, grâce à l’habileté de notre chauffeur Radu, de nombreux ponts au passage difficile car en cours de rénovation. Nous admirons le paysage au son de la flûte de pan du virtuose Roumain Gheorghe Zamfir et nous croisons parfois une silhouette vêtue du costume traditionnel. Notre attention est attirée par des camions ruches très colorés permettant la transhumance ; le pays est quatrième producteur européen de miel. Nous nous arrêtons à Ciocanesti pour admirer les maisons ornées en façade de belles ceintures florales stylisées, caractéristiques de la région. Nous prenons notre déjeuner en terrasse à la Pensionnea Valcan, et faisons une photo de groupe dans le jardin du restaurant. De nombreux champs alentour s’animent des silhouettes si particulières de meules de foin dressées sur des barrières horizontales, comme des animaux préhistoriques paissant dans le pré. 
Nous voilà enfin arrivés au monastère de Moldovita construit par le prince Petrus Rares en 1532. Le monastère affiche encore son lointain passé de forteresse, comme le monastère du Voronet, par la présence d’un reste de fortifications. Nous commençons la visite guidée avec un personnage extraordinaire en la personne de la Révérende Mère Tatiana au talent de prédicatrice hors du commun. Les fresques restaurées par l’UNESCO, grand livre d’images destiné au moyen-âge aux illettrés prend soudain toute sa force !!!
Nous repartons vers Vama où nous visitons le Musée de l’Oeuf. Une collection extraordinaire d’œufs décorés de tous les continents s’offre à notre regard. Puis Letitia Orsivschi- fille de la fondatrice du Musée – professeur et artiste fait une démonstration des différentes techniques de décoration typique (trempage ou décoration au stylet). Elle explique les motifs et couleurs symboliques de la tradition roumaine pascale. Le succès de son travail est grand, nous repartons chargés de ces fragiles souvenirs.
Et nous voilà enfin arrivés au monastère du Voronet surnommé « la Sixtine de l’orient ». Un magnifique monument de la religion orthodoxe, édifié en trois mois et trois semaines sous le règne d’Etienne Le Grand ! Le monastère, reconnu patrimoine mondial par L’UNESCO, est couvert de fresques extérieures du XVI° siècle à dominante bleue (pigment azurite). Bleu devenu célèbre sous le nom de bleu Voronet. Camélia assure la visite et fait une lecture magistrale du jugement dernier. Notre attention est attirée sur la présence d’une avant–nef, puis nef, et autel richement décoré, un magnifique iconostase sépare l’espace des fidèles de l’espace sacré réservé au clergé.
La fin de cette riche journée arrive, nous reprenons la route vers Piatra Neamt. Je reste subjuguée par la beauté et la diversité de l’expression de la foi populaire du peuple roumain.

Monique Berthet Rayne

 Jour 5 : lundi 10 juin 2019

De bon matin Camélia nous donne un cours de géographie dans le bus qui nous conduit vers les Carpates : les gorges du Bicaz. Notre guide avec un grand rire nous informe : “Si vous avez peur, fermez les yeux. Le chauffeur les ferme aussi ” Car la route surnommée Gorges du Diable est très resserrée par endroits et est surplombée de falaises pouvant atteindre 1240 mètres de haut. Nous serpentons le long de la rivière avec au-dessus de nos têtes des roches si hautes qu’elles semblent vouloir toucher les nuages. Nous débouchons, après 6km de route impressionnante, sur le Lac Rouge, eau paisible et thermale, à 980m d’altitude entouré de belles forêts. 
Pour agrémenter le parcours Camélia nous offre du gâteau broché, spécialité du lieu et de l’alcool de mure fait par sa maman. Cela permet de faire passer les 110 km de routes très tortueuses et boisées qui nous mènent à notre déjeuner à Praid.
Notre route vers Sighisoara traverse de nombreux villages agricoles. Cette ville médiévale est une citadelle classée monument historique. Elle abrite la maison natale de Vlad Dracul plus connu sous le nom de Vlad III, l’empaleur ou Dracula. Né en 1430, il régna de 1456 à 1476 et fut tué par son frère. Nous avons eu droit à une dégustation d’alcool de fruits pendant qu’à l’extérieur un orage de grêle s’abattait sur la ville. Le soleil et la chaleur revenus nous ont permis de regagner notre hôtel à pied, mais le compte n’y était pas, d’aucun ayant voulu sans doute  profiter un peu plus des jolies ruelles aux maisons colorées de…Rouge.

Sylviane Seugnet

La Piatra Altarului (1120m)

Jour 6 : mardi 11 juin

Bienvenue dans le pays de Dracula : Château de Bran (castelul Bran)

Cela va certainement décevoir le lecteur mais Dracula de son vrai nom Vlad Tepes Voïvode (comte) de Valachie n’avait en réalité rien d’un épouvantable et sanguinaire vampire. Il était juste porté sur l’empalement et selon les historiens essentiellement sur les Ottomans dont il avait été esclave étant enfant. Mais qu’importe la légende est là. L’association château Bran/Dracula trouve son origine dans l’imaginaire de l’écrivain irlandais BRAM STOKER qui a créé le personnage du Comte Dracula à la fin du XIXème siècle. Si la figure du vampire fait bien partie de la mythologie slave, la situation du château de Bran correspond bien à l’image du Comte Dracula. Si l’on ajoute à cela que pour créer son personnage l’auteur s’est inspiré du surnom du père de Vlad Tépes Dracul qui fait référence à son appartenance à l’ordre du Dragon, la légende est bien ancrée dans l’imaginaire collectif. Avant cela le château de Bran a connu une histoire somme toute classique.

A l’origine ce n’était qu’une construction en bois dont la tour de garde brula entièrement suite à l’invasion des Mongols en 1242. Une nouvelle forteresse est construite en 1337 pour les chevaliers Teutoniques afin de contrôler la route commerciale nommée la passe « Rucar Bran. Les tours sont rajoutées vers 1410, avant de devenir la propriété des Voïvodes de Transylvanie. En 1699 le château fut possédé par de nouveaux propriétaires : Les Habsbourg. Après l’effondrement de l’empire Austro-Hongrois en 1918, c’est à la famille Royale de Roumanie que le château échoit durant 27 ans. Résidence d’été royale confisquée par les communistes et restituée au petit fils (Dominique de Habsbourg) de la Reine Marie en 2006 l’actuelle propriétaire. Chaque année des milliers de visiteurs viennent au château de Bran découvrir la demeure du Comte Dracula. La légende et le mythe persistent. 
Promenade en carriole jusqu’au restaurant pour déjeuner et après-midi visite de Brasov, ville médiévale connue comme la ville de la « couronne », ville des marchands et des artisans. Visite de la place du conseil et de l’église noire, où nous assistons à un concert d’orgues imprévu et apprécié par tous, la première école et l’église Saint Nicolas, les portes Ecatenna et Schei qui séparaient les Roumains des Saxons autrefois les patrons de la ville. Une fois dans sa campagne contre les marchands de Brasov, Vlad Dracula (fils de…) a fait brûler la ville et les a empalés sur les collines environnantes. Quelle histoire…

SELVA Patricia

 

Jour 7 : mercredi  12 juin 2019

Après une nuit reposante à l’hôtel luxueux Kronwell, un petit déjeuner fastueux et quelques montées et descentes involontaires dans les 2 seuls ascenseurs de l’hôtel, en route pour Sinaia (fille du mont Sinaïe), la perle des Carpates, station de montagne où Carol I et Elisabeth firent construire en 1873 leur résidence d’été, le château de Peles. Par une belle route de montagne en lacets, bordée de sapins et de hêtres, nous traversons plusieurs stations : Azuga et son vin mousseux, Busteni, admirons la croix la plus haute au monde (2291 m).
Dans le parc naturel qui escalade les pentes des monts Furnica et Piatra Arsa se trouve le petit Peles, Pelisor, petit château aux tuiles colorées offert à Ferdinand (neveu et fils adoptif de Carol I) et à son épouse Maria. Ici repose le cœur de la reine dans une boîte dorée… Ils y vécurent en famille, dans un cadre somptueux. 
Le château de Peles, lui, est remarquable par son architecture, sa modernité (1er château électrifié avec ascenseur), ses pièces innombrables et luxueuses : marquèterie, tableaux d’influence italienne, œuvres d’Ernst et Gustav Klimt, salles florentine, rococo (cinéma), salons mauresque, français, turc, bibliothèque emplie d’ouvrages précieux… Un château remarquable, perché à 900m d’altitude, tout en dédales et riche en œuvres d’art qui, malgré l’afflux de touristes, vaut vraiment la peine d’être visité. Quelques emplettes et nous reprenons le bus pour Bucarest.Déjeuner à l’heure espagnole, puis visite de la maison de la famille Ceausescu
Nicolae Cauesescu, né en 1918 d’une famille de paysans, puis cordonnier devient en 1965 le secrétaire général du parti communiste roumain. D’abord adulé, fils aimé du peuple, il sombre dans le pouvoir absolu et personnel et devient le tyran, le despote. Exécuté le 25 décembre 1989 avec son épouse pour génocide.
La résidence privée de Nicolae et Elena Cauesescu et de leurs 3 enfants est à l’image de leur mégalomanie : 3600m2, 82 pièces somptueuses, appartements privés, piscine, balnéo, objets d’arts inestimables payés par l’argent de l’état roumain… Une maison qui apparait comme une provocation face à la misère et aux restrictions infligées au peuple roumain.
Nous parcourons ensuite les grandes artères de Bucarest : rue de la victoire (3,2 km, plus longue et plus large que les champs Elysées !), découvrant le palais de la musique, le siège de l’académie roumaine, le musée des collections d’art, bâtiments fin XIXe siècle, de style haussmannien, puis des bâtiments plus modernes construits à l’époque du communisme, l’église blanche, le siège philharmonique circulaire, le palais royal, le siège du comité central du parti communiste, le siège de la Securitada, pour nous arrêter devant la maison du peuple ou maison du parlement, construite sous Cauesescu de 1984 à 1989, inachevée, symbole de la folie d’un homme. Dernière visite à l’église de la patriarchie, fondée en 1668, belle église orthodoxe en forme de croix.
L’après-midi s’achève par une visite piétonne du centre ville de Bucarest, animé et bruyant et le diner dans un restaurant traditionnel avec orchestre et danses folkloriques.
Arrivés à l’hôtel, suspense !!! nous n’accédons à nos chambres qu’après avoir déposé nos passeports à l’accueil…nouveauté !!! Une belle journée encore, riche en visites et en découvertes…

Maryse Vedel

 

Jour 8 : jeudi 13 juin 2019

Nous retrouvons les grandes avenues qui nous mènent vers un grand parc de la capitale de 14 hectares : une oasis de calme et de verdure, loin du bruit de Bucarest. 
Nous visitons le musée du village roumain, le plus grand musée en plein air d’Europe où l’on découvre la vie traditionnelle rurale à travers le temps et les différentes régions du pays. Nous découvrons les étonnantes reconstitutions des différents bâtiments : habitations – granges – églises – tombes etc… construits dans leurs formes et leurs matériaux d’origine (murs de bois, torchis – toits de tuiles, de chaume).


I
l est l’heure de partir pour l’aéroport. Un au-revoir plein d’émotions à Camélia que nous avons tous beaucoup appréciée. L’avion est retardé d’une demi-heure. Déjà certains s’inquiètent. Aurons nous notre correspondance à Francfort ? Que va t-il nous arriver ? A Francfort, une course effrénée dans les couloirs pour tomber sur un contrôle des sacs, des corps. Une longue attente…… On n’y arrivera jamais !!! Et bien si, on nous a attendus. Merci René qui est allé prévenir qu’un groupe de 41 personnes arrivait. Ouf! Nous sommes sauvés et atteindrons bien Marseille ce soir.
Après une semaine passée en Roumanie, je réalise le fossé entre l’image de ce pays souvent réduite à sa seule minorité « Rom » et la réalité beaucoup plus belle et riche : paysages, villes, villages, architecture, populations. 

J’ai aimé découvrir son histoire tumultueuse, les villages pimpants avec ses fleurs et ses géraniums, les cigognes qui nichent sur les poteaux électriques, les chiens qui divaguent, les carrioles des paysans, les meules de foins aux formes variées, les paysannes en fichus avec une fourche sur l’épaule, les villes en pleine évolution avec leurs immeubles modernes en construction, les superbes bâtiments du 19ème qui côtoient les maisons délabrées et les énormes monuments datant du communisme. 
Grace à notre charmante guide Camélia, nous avons découvert un pays beau, authentique et d’une grande richesse culturelle. Un pays qui mérite qu’on le découvre.

Francette

Abbaye de Cassan – les écluses de Fonseranes

Sortie du 16 mai 2019
Le matin nous commençons par la visite du château abbaye de Cassan.
Après le rituel passage aux toilettes, le guide  arrive et nous regroupe dans le jardin du cloître d’où nous voyons la lanterne de l’espérance. Nous nous sommes concentrés sur ses propos. Le prieuré a été édifié autour d’une source. L’histoire du château débute en 1066 avec 5 chanoines venus du chapitre de Béziers. Sous la direction de Guiraud, le Prieuré acquiert en 15 ans notoriété et richesse par les dons. L’église sera consacrée en 1115.
Au XIIIeme siècle, Le château abbaye de Cassan est rattaché au Saint -Siège et se donne à la couronne de France puis en 1671 est rattaché à l’abbaye Sainte Geneviève de Paris.
Les chanoines dont le nombre s’est restreint, furent chassés à la Révolution. De nombreuses histoires galantes s’y étaient tramées .
Devenu un centre d’apprentissage, le château devient privé en 1995.
La visite intérieure commence par l’herboristerie, puis la cuisine, le grand escalier, la salle à manger, le salon bibliothèque, le grand salon de musique et la chambre de l’évêque .
Puis, un tour dans le jardin sur trois niveaux pour voir l’ensemble de la façade de 65 mètres de long et ses 57 fenêtres. Au fond du jardin, un pavillon de billard est construit pour les loisirs de la communauté religieuse.
Nous finissons par l’église. Au XIIe siècle, celle-ci avait un clocher côté nord, lequel a été détruit après la révolution. A l’origine, elle ne se terminait pas en abside unique mais par une abside principale flanquée au nord et au sud de deux toutes petites absidioles, symbole de la sainte trinité. La nef unique jette sa voûte sur 11,40 mètres de portée et sur 43 mètres de long ! La clef de voûte culmine à 15 mètres.
Nous reprenons le car pour rejoindre le parking des écluses de Fonseranes. Après un petit chemin piétonnier, nous montons sur la péniche “cap au sud” afin de naviguer sur le canal du midi.
Un buffet nous attend et chacun a pu se restaurer dans une ambiance sympathique.Tout en naviguant, nous découvrons les  écluses de Fontseranes.
Paul Riquet a offert à Béziers cet ouvrage qu’il a baptisé « escalier de Neptune ». A l’origine, il y avait  9 écluses sur 300 mètres, avec un dénivelé de 21,36 mètres : seules 7 écluses sont encore en service. Elles ont une forme ovoïde afin de mieux résister à la puissance des eaux bouillonnantes.
Nous en avons franchi 6 avant d’emprunter le pont canal construit en 1858 : large de 28 mètres et  long de 240 mètres. De ce pont la vue sur Béziers et la cathédrale est magnifique.
Une petite visite dans le centre de  Béziers récemment rénové  termine cette belle journée bien réussie.
Danielle
Diaporama de RPL : Cliquez sur la photo
 
 

LES CAVES BYRRH – CASTELNOU – ILL SUR TET

THUIR
Départ à 6 h 45 de Saint-Georges-d’Orques pour 53 Adhérents. Une arrivée aux environs de 9 heures où notre guide nous attend pour la visite des caves Byrrh.

Cette histoire débute comme un conte de fées aux environs de 1860. Deux jeunes frères Simon et Pallade VIOLET, issus d’une famille modeste de cinq enfants dont le père était muletier, décident de quitter leur village natal de Corsavy pour la plaine du Roussillon. Les 2 frères vont exercer le métier de marchand ambulant et vendre des articles de mercerie, des étoffes et du vin. Après une longue expérience itinérante, ils décident de se fixer à Thuir où ils ouvrent une boutique. Le 14 septembre 1866, Simon et Pallade VIOLET se constituent en société. C’est le début d’une belle aventure. Ils livrent eux mêmes la marchandise avec un modeste attelage et ne disposent que de quelques petits fûts qu’ils remplacent un peu plus tard par des foudres plus importants achetés d’occasion. Leur sens inné des affaires va les inciter à développer leur commerce et à élargir leur activité de négoce de vins importés d’Espagne (Malaga et Tarragone).

Les Caves Byrrh à Thuir sont l’une des plus grandes entreprises françaises du XIXe siècle. C’est ici qu’est élaboré depuis 1866 un apéritif à base de quinquina, le Byrrh : une recette inventée par Simon Violet. Le succès est immédiat et jamais démenti.

L’hologramme du Chevalier Printemps, création de la star de l’illustration Georges Léonnec dans les années 30, vous accueille à votre arrivée. Au fil de la visite, il vous explique l’élaboration du Byrrh, l’aspect social, la grande cuve décrite par le directeur… Dans une ancienne citerne d’une contenance de 680 000 litres transformée en salle de projection, un film est visionné, retraçant l’histoire de l’industriel Byrrh, l’arrivée des deux frères violet à Thuir, le démarrage de leur activité. La visite se poursuit au « grenier à outils » où sont exposés d’anciens pressoirs, des sertisseuses d’époque, de vieux outils. Nous cheminons dans l’allée des peupliers qui n’en a que le nom. Des photographies en noir et blanc, accrochées aux murs, montrent le quotidien de l’entreprise à ses débuts. Nous pénétrons dans la salle nommée «  la cathédrale » Elle contient soixante dix foudres représentant 15 millions de litres. C’est aussi dans cette immense pièce très haute de plafond que trône la plus grande cuve du monde en chêne qui peut contenir 1000 200 litres. Elle mesure 10m de haut et 12 m de diamètre. Il a fallu 15 ans pour la construire. Cerclée de rondins d’acier, elle pèse 17 tonnes à vide et 100 tonnes lorsqu’elle est pleine.

Le hall d’expédition appelé aussi gare Eiffel, demeure inaccessible au public pour des raisons de sécurité. Un diaporama donne l’illusion d’entrer directement dans la gare et d’effectuer la visite. De là sont expédiés plus de trente millions de litres de Byrrh aux détaillants et grossistes : plus de 350 000 clients dans toutes les directions de la terre… La visite se termine par une dégustation dans le kiosque historique datant de 1891. Entièrement en bois, il a fait toutes les foires universelles de Paris, de Moscou… Un joyau magnifique.

Là, nous goûtons aux trois Byrrh : le traditionnel (datant de 1966) vieilli 3 ans en fût de chêne à l’étiquette blanche et rouge. Le Millésimé contient les meilleurs crus, vieilli entre 15 et 20 ans en fût de chêne (étiquette blanche et bleue) et enfin le Grand Quinquina. Ce dernier sert essentiellement de base à la confection de cocktails. Son étiquette est délicieusement vintage.

VILLAGE DE CASTELNOU

Devant le Massif du Canigou, un village d’exception a eu l’audace de rester intact depuis 10 siècles.
Castelnou, « Château neuf » en catalan, se situe à 35 min du littoral. La route grimpe en lacets doucement à partir de Thuir : puis surgit le promontoire où s’accrochent les maisons imbriquées, au pied de la douce crénelure des fortifications. En toute saison, l’image ressemble toujours à une carte postale. Voici l’un des Plus Beaux Villages de France. L’accès au village est marqué par deux imposantes tours qui protégeaient les habitants face à l’ennemi. On parcourt la ceinture fortifiée et on rejoint le château vicomtal que nous n’avons pas visité puisqu’il est actuellement en restauration.
Nous découvrons des petites ruelles fleuries et charmantes, peu de commerce, pas d’échoppes décalées, des artisans d’art. Une particularité de ce petit village : des excroissances font saillies sur les murs de plusieurs maisons … ce sont en fait des fours à pain de forme semi-circulaire greffés sur les façades. Pas un seul hôtel à l’horizon mais plusieurs espaces à louer chez l’habitant. Castelnou est occupé par 70 habitants et reçoit 500 000 visiteurs par an car sa réputation attire principalement en été.

LES ORGUES D’ILLE-SUR-TÊT

Le site est un peu caché. Impossible de l’observer sans payer son entrée Cela se mérite, il faudra marcher environ 15 à 20 min sur un petit chemin depuis la billetterie de l’accueil. Il est en grande partie ombragé, pour l’été c’est plus agréable, plusieurs sculptures très drôles jalonnent ce chemin. La visite dure 45 min à 1h environ. Géré par la mairie d’Ille-sur-Têt, le site des Orgues est un lieu unique en France : un paysage de cheminées de fées de 10 à 12 mètres à la beauté fragile. Il présente aux intempéries des falaises de sables et d’argiles que les pluies ont patiemment ciselées. L’érosion a travaillé comme un artiste, sculptant la matière pour donner à la roche cet aspect presque lunaire. Cerise sur le gâteau, une vue cadrée sur le Canigou, montagne emblématique du pays Catalan encore un peu enneigé. Je suis restée en contemplation tant c’était magnifique avec l’option d’un rayon de soleil. On parcourt ce site des labyrinthes, de la végétation sur les hauteurs des cheminées « impressionnant dame nature est là » Ce paysage est considéré comme un patrimoine exceptionnel ; classé en 1981 comme monuments naturels et des sites à caractère artistique, historique, scientifique, légendaire. Ce site est protégé, il est limité par un droit d’entrée.                                                                                                 Et tant mieux ! !!                                                                               Nadine

Nadine a eu la chance d’être tirée au sort pour faire ce compte-rendu. Je pense que vous attendez tous ce moment avec impatience. 
Francette

Diaporama de Janine PARES: Cliquez sur le lien
C&C_THUIR-CASTELNOU-ILLE

Diaporama de RPL : Cliquez sur la photo

BYRR

 

TERRA VINEA – ABBAYE DE FONTFROIDE

53 personnes sont présentes aujourd’hui pour venir découvrir Terra Vinea, cette ancienne mine de schiste fermée en 1992 et transformée en chai avec ses 800 mètres de galeries souterraines. Lorsque cette mine ferme, les vignerons de Rocbère décident de la racheter, d’en faire un chai de vieillissement et de débuter l’aventure Terra Vinéa.                                Nous embarquons dans le petit train “express” pour une balade dans la garrigue environnante  qui nous conduit à la porte d’entrée du chai souterrain. Une immense galerie boisée nous emmène 80 mètres sous terre (attention aux marches, n’est-ce pas Jacques ?) où vieillissent dans des futs de chêne, les meilleurs vins de Rocbère. Nous découvrons d’immenses galeries, au volume impressionnant. La machine à voyager dans le temps nous plonge dans l’antiquité de la Rome antique à travers la transposition du quotidien des romains : la réplique d’une rue de Pompéi avec ses peintures murales où nous découvrons différents commerces : bar, boulangerie etc.. nous mène à l’Atrium : la pièce d’apparat où la table est dressée. Puis une autre pièce, avec une reconstitution grandeur nature de l’art de boire et bien manger à l’époque médiévale : la table du seigneur est bien garnie. L’histoire du vin et de la gastronomie sont à l’honneur. D’autres galeries où sont exposés les outils traditionnels des vignerons : charrues, échaudeuses, sulfateuses, les outils nécessaires au travail de la vigne, la reconstitution d’une mine des années 1950 qui rend hommage aux mineurs ainsi que celle d’un artisan tonnelier.                                                                        Après avoir parlé autant de vin, nous ne pouvions que nous diriger vers la boutique pour la dégustation des crus d’appellation Corbières : blanc, rouge, muscat terminent agréablement cette visite. Juste un étage à monter pour découvrir le restaurant “Terra Vinea” où le cassoulet régional est très apprécié.                                                                                          Départ pour une autre ambiance : l’abbaye de Fontfroide située dans un site sauvage propice à la prière et au calme. Cette abbaye cistercienne du 12e siècle, à la sobriété architecturale où les moines vivaient sous la règle de Saint Benoit : pauvreté, austérité, chasteté, silence. Grace aux donations, cette abbaye fut très riche. Au Moyen Âge, sous François 1er, l’abbaye devint une résidence secondaire pour les nobles et les évêques, peu soucieux de la vie monastique. Ils transforment les lieux – cour d’honneur, frontons, jardins en terrasse. En 1908, l’abbaye est rachetée par Gustave Fayet. Il restaure et redécore l’abbaye. Aujourd’hui, ses descendants entretiennent toujours l’abbaye grâce aux 90 000 visiteurs par an.        Notre guide nous rejoint dans la cour d’honneur. Il nous décrit les lieux où ont vécu jusqu’à 80 moines et 250 convers. Il faut savoir que ceux-ci ne se rencontraient jamais. Une aile réservée aux convers avec réfectoire, dortoirs (les convers étaient des religieux non-prêtres qui aidaient les moines dans les gros travaux). À part, se trouvaient les logements des moines cisterciens. Nous découvrons différentes parties de l’abbaye : le cloître, cet espace clos qui enserre un petit jardin et son puits. Il est magnifiquement conservé avec ses arcades posées sur des colonnes de marbre dont les chapiteaux sont finement ciselés de feuillages. Les galeries du cloître sont lumineuses, éclairées par des “oculi”. L’église avec ses magnifiques vitraux de l’artiste Richard Burghtal qui illuminent l’église de leurs couleurs. D’une hauteur de 21 mètres, elle impressionne par son gigantisme, par sa sobriété et son austérité. De style roman, elle se confronte au style gothique des 5 chapelles du 14e siècle. Dans la chapelle Saint-Bernard attenante, on découvre les vitraux peints du Père Kim En Joong qui filtrent la lumière. La salle capitulaire où se réunissaient les moines pour la prière du matin. On y lisait le “chapitre” de la Règle du saint du jour dont on célébrait la fête. Un escalier monumental conduit au dortoir des convers long de 25 mètres avec sa voute en berceau brisé. C’est une splendide salle aux murs de grès aux tonalités ocres-orangés. Le silence y était obligatoire. On remarque de magnifiques vitraux réalisés avec la récupération de débris de verres de cathédrales et églises bombardés en 1914-1918. Nous avons fait un court passage dans la roseraie.                                                               Gustave Fayet a su restaurer avec goût cette belle abbaye. C’était un artiste peintre, grand collectionneur, qui devint le plus grand propriétaire du Languedoc au début du 20e siècle. Classée monument historique en 1843, cette abbaye accueille aujourd’hui des musiciens et programme des concerts estivaux notamment dans le domaine des chants grégoriens.
Francette

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Crédits photos: Jacques GROSSE
Crédits photos: RPL

Saint-Roch

NOUVELLE FACULTE DE MEDECINE

4 visites ont été programmées (soit environ 80 personnes) pour la visite de cette nouvelle faculté de médecine située au coeur du campus Arnaud de Villeneuve.

A la descente du tram, nous découvrons une vaste esplanade derrière laquelle se dresse un bâtiment en arc de cercle, ultra moderne, de verre et d’acier. D’immenses poteaux blancs s’élèvent vers le ciel. Cet édifice de 12000 m2, sur 6 niveaux, a été conçu par l’architecte François Fontes et inauguré en octobre 2017. Il peut accueillir 8000 étudiants qui se destinent à la médecine, l’odontologie (dentaire), la maïeutique (sage-femme), la pharmacie. Des salles sont consacrées également à la recherche, la formation etc…. Nous pénétrons dans un immense hall d’entrée (quelle folie!) où nous découvrons une forêt de poteaux élancés  dont certains supportent la structure et d’autres creux, permettant de récupérer l’eau de pluie. Des trous au plafond font éclater la lumière sur le sol et les parois. A l’arrière, un vaste espace élaboré en jardin est en attente de plantations et donne sur des bâtiments tous rattachés à la recherche ou la santé. De ce côté, la façade comporte des blocs de granit du Tarn, du verre, des tentures de maille en inox qui cachent les cages d’escalier en vulgaire béton.  Des escaliers et des passerelles nous emmènent vers les 5 amphithéâtres du 1er étage ayant tous une capacité de 250 places. Au plafond, sont reproduits sur toiles tendues rouges, les maitres du passé tels Rondelet, Léonard de Vinci, Rabelais, Saporta etc…. au sol, des moquettes assorties où sont écrits les noms d’illustres  médecins et chirurgiens montpelliérains. Ces amphithéâtres jouissent de lumière naturelle, d’une bonne acoustique et des dernières techniques de vidéo transmission. Ils sont équipés de caméras, ainsi que les salles de travaux dirigés où les cours sont filmés et mis à la disposition des étudiants. Les 4ème et 5ème étages sont consacrés à la formation pratique: une plateforme de formation médicale de haute technologie, des répliques de bloc opératoire, de salle de réanimation où les étudiants peuvent s’exercer à des accouchements ou dissections en situation réelle sur des mannequins informatisés.
Les derniers étages sont réservés aux profs et personnes munies de badges. Une grande salle où se réunit le conseil de la faculté est utilisée pour des séminaires, conférences et autres évènements. De superbes terrasses donnent sur des toits végétalisés, sur une magnifique vue de Montpellier, le pic Saint-Loup et les alentours.

Cette faculté a été financée à 98%  par la région pour un budget d’environ 45 millions d’euros. C’est une des facultés les plus modernes d’Europe et c’est un formidable outil au service de l’enseignement de la médecine du 3ème millénaire.
Francette

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Crédits photos: RPL

LE MUSEE D’ART BRUT

Ce jeudi 10 janvier 2019, notre petit groupe a rendez-vous au musée d’Art Brut dans le quartier des Beaux Art à Montpellier. Ce musé privé existe depuis avril 2016 et est construit autour de l’atelier de Fernand Michel.
Patrick Michel et son frère Denys sont les fondateurs de ce musée. C’est le peintre Jean Dubuffet qui a inventé la notion d’Art Brut en 1945 après avoir découvert les collections des asiles de Berne et de Genève. La 1ère partie du musée nous plonge dans la folie créatrice de 250 artistes reconnus internationalement bien qu’exempts de toute culture artistique : autodidactes, malades psychiatriques, prisonniers, marginaux, naïfs mystiques ou des gens que les épreuves de la vie ont abîmés. De nombreuses oeuvres étonnantes et émouvantes faites à partir de bois, d’os, ciment, feutres, coquillages, laine, peinture, collages, mots etc……  Dans la 2ème partie du musée, nous découvrons la maison familiale de Fernand Michel, relieur d’art de son métier, qui s’est fait un nom dans l’Art Brut et Singulier. “L’artiste zingueur” créait des paysages à partir de plaques de zinc oxydé, de boulons, de vis, des couchers de soleil en “ferraille”, de drôles de personnages teintés d’érotisme et d’humour.
Quelle belle découverte! Ce musée hors norme est le 2ème de France après le LAM de Lille. Il invite les visiteurs à découvrir des oeuvres surréalistes. Pour les personnes qui n’ont pu nous accompagner, allez découvrir ce lieu surprenant vous ne serez pas déçus.
Francette

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Crédits photos: FPL&RPL

RPL

HÔTEL HAGUENOT – Montpellier

Pour le mois de décembre, 3 visites sont organisées pour découvrir   l’hôtel HAGUENOT  à Montpellier. Madame de Perseval, la propriétaire des lieux, nous a présenté elle-même sa demeure.
L’hôtel fut construit entre 1751 et 1760 à la demande de Mr Haguenot doyen de la faculté de médecine. Comme il soignait gratuitement les pères de la Merci, ceux-ci lui donnent le terrain contre une rente annuelle qui ne s’arrêtera qu’au moment où les pères quittent Montpellier pour revenir en Espagne. Mr Haguenot fit construire par l’architecte Giral (celui  qui construisit également le Peyrou) une “folie” c’est à dire une maison des champs au milieu des feuilles avec une décoration axée sur la Nature dans une perceptive Nord/Sud. L’architecte de retour d’Italie, va s’inspirer de ce séjour lors de la construction.
L’ex-libris de M.HAGUENOT fait référence à l’astronomie, à Notre-Dame des Tables (patronne de Montpellier), au blason des seigneurs GUILHEM avec au dessus, une pile de livres faisant penser à une couronne.
Le groupe de 25 personnes commence la visite par les jardins extérieurs où trône un immense cèdre datant de 1800. Deux fontaines de part et d’autre de la maison, agrémentent les jardins avec une symétrie dans la rosace et les sculptures de dauphins. Un théâtre de verdure, inspiré à l’italienne, servait aux Arts: musique, théâtre, poésie, jardinage. Nous pouvons admirer les façades de la bâtisse décorées de  différents médaillons représentant les âges de la vie, les saisons, ou des miniatures de personnes souhaitant la bienvenue aux visiteurs.
Le professeur HAGUENOT va organiser l’hôtel en fonction de ses passions : la partie Nord dédiée à son amour des sciences avec la bibliothèque, la terrasse d’observation astronomiquel, la partie Sud dédiée à ses appartements personnels et la partie ouest  réservée aux pièces de réception.
La visite intérieure va permettre au petit groupe de découvrir une 1ère pièce avec un  plafond de 6 mètres de hauteur présentant 4 angles décorés de gypseries différentes représentant les quartiers de lune. Les meubles et les gravures ne sont pas tous de la même époque car ajoutés par les différents propriétaires. La 2ème pièce visitée est la salle de réception aménagée sous Napoléon III avec de grandes glaces agrandissant la pièce. Et enfin la salle à manger, avec des meubles flamands, décorée aux 4 coins de la pièce par les représentations des 4 Arts et aux murs les 4 saisons. Un mur entier est ornée d’assiettes et de plats.
La visite se termine sur la terrasse d’astronomie qui offre une vue dégagée sur tout Montpellier. Le temps très clair de cette journée permet de bien observer tous les lieux emblématiques de la ville.
Nous avons été ravis de découvrir cet espace protégé en contrebas des jardins du Peyrou, proche du centre de Montpellier, qui en été doit être un havre de verdure. 

Thérèse Combes

Un article concernant l’Hôtel Haguenot paraitra en janvier 2019 dans le magazine “Vieilles maisons françaises”

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Credits photos: RPL

SAINT-MONTAN & Palais des Evêques de BOURG-SAINT-ANDEOL

Pour cette deuxième sortie de la saison, 57 adhérents nous accompagnent  en Ardèche et découvrent ce petit village médiéval de Saint-Montan. Complètement en ruine il y a 40 ans, 9700 bénévoles lui ont redonné vie. Entièrement reconstitué tel qu’il était au Moyen Age avec les matériaux et les techniques d’autrefois, il est aujourd’hui habité par une vingtaine de familles. Ceci, grâce à l’association “Les amis de Saint-Montan” et des milliers de bénévoles venus du monde entier qui ont reconstruit pierre à pierre ce site exceptionnel.                                                                     Au Moyen Âge, c’était un gros bourg qui s’est développé grâce à la proximité du Rhône et sa situation aux confins de routes commerciales desservant Marseille, Puy-en-Velay. Les populations vivaient des plantations de mûriers pour les vers à soie, de la vigne, des oliviers. 3 portes dotées de systèmes de défense permettaient de pénétrer dans la partie médiévale.                     On découvre des petites ruelles caladées, des passages voûtés sous les maisons, des maisons seigneuriales, des escaliers et porches qui mènent au château construit sur son éperon rocheux. Un bâtiment primitif construit au XIIesiècle servait de tour de défense. Au XIVe siècle, il est agrandi avec de nouvelles constructions ayant une vocation résidentielle. Des remparts assurent la protection des maisons. De là haut, une vue exceptionnelle sur le Vivarais et les toits du village.  Nous nous dirigeons ensuite vers la petite église Sainte Marie Madeleine construite en bas du vieux bourg. Elle possède de  jolis vitraux et un tableau restauré qui rappelle un épisode de la vie de Saint-Montan. Le village est classé village de caractère depuis 1998. Nous sommes surpris par l’ampleur, la qualité des réalisations et la belle unité de sa construction. Bravo à tous ces passionnés qui ont su faire revivre ce village.  Francette

Départ pour  Bourg-Saint-Andéol où notre déjeuner sera servi dans le “grenier d’abondance” du palais des évêques.

Visite du Palais des évêques de Bourg-Saint-Andéol                          Un peu d’histoire pour vous présenter le palais des évêques :

  • Au début du XIIIesiècle (1218) l’évêque de Viviers fait l’acquisition du château des seigneurs de Bourg Saint-Andéol pour en faire le palais des évêques
  • Au XIVe siècle le palais des évêques devient palais épiscopal.
  • En 1450 la salle de banquet et les grandes cuisines sont construites. Elles restent aujourd’hui toujours fonctionnelles. Il est possible de participer à un banquet médiéval éclairé à la bougie et au feu de cheminée, le tout accompagné de troubadours.
  • Au XVIIe siècle, l’évêque Louis-François de la Baume de Suze fait aménager dans sa chambre un magnifique plafond iconographique. Dans une de ses chambres, il y recevra le cardinal de Mazarin.
  • Au XVIIIe siècle, le palais abrite le petit Séminaire réputé pour ses études de philosophie.
  • Au XIXe siècle, le petit Séminaire ferme définitivement en 1852. L’ancien palais est vendu en 1854 à la congrégation des Sœurs. Elles y resteront 150 ans jusqu’à la fermeture de leurs écoles en 1998. Durant cette période, de nombreuses pièces, sols, annexes seront cimentées.
  • Aux XXe et XXIsiècles, le palais des évêques devient monument historique (1946). Le plafond de la chambre épiscopale devient mobilier historique (1973). En 2000, le bâtiment est vendu à un particulier. Une association est créée. La restauration débute rapidement.
  • La chapelle, laissée à l’abandon par la congrégation des sœurs, est restaurée sous l’impulsion du maître René Margotton, élève du peintre Fernand Léger en 1948.
  • Le Palais, composé de plusieurs niveaux, comprend 103 pièces à restaurer. Le propriétaire estime terminer la restauration du rez-de-chaussée d’ici 2 à 3 ans.                                                           Philippe Saingier  

Ce palais, classé monument historique depuis 1948, est un vaste édifice chargé d’Histoire. Devenu propriété privée  en 2000, le propriétaire aidé d’une équipe de bénévoles “le palais des évêques” mène des campagnes de restauration avec le souci constant du respect de l’identité du lieu et de son histoire afin de lui redonner ses lettres de noblesse.                               Je vous invite à regarder la vidéo sur le site du palais des évêques, dans la rubrique Presse, et voir le petit film de 18 mn, passé dans l’émission “Des racines et des ailes” qui retrace tout le travail de restauration du palais.         Francette

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L’ALSACE

Le 1er octobre 2018,
51 personnes sont présentes pour un départ matinal  (5h00) et prêtes à découvrir cette magnifique région qu’est l’Alsace. Après 11 heures de route, nous arrivons à Obernai, petite ville de 11 000 habitants située à 25 km de Strasbourg et découvrons cette bourgade aux coquettes façades colorées, ses jolies maisons à colombages ornées de géraniums. Nous sommes tous en admiration devant ce village fleuri. Puis nous nous installons au VVF d’Obernai situé dans un cadre arboré où chacun découvre sa chambre où il s’installera pour 4 nuits.                                                                       (Un conseil  pour vos prochains voyages : n’essayez pas d’innover une nouvelle recette en déposant votre valise sur les plaques de cuisson dans la cuisine – le résultat n’est pas digeste – : une bouillie innommable de vêtements et plastiques)                                                               Francette                                                                          

Mardi 2 octobre –  Strasbourg                                                        Journée très chargée, nous sommes partis très tôt d’Obernai en direction de Strasbourg.                                                                    Ce n’est pas un hasard si nous rejoignons le centre en tramway : les bus et les voitures sont en périphérie, le plan de circulation est bien étudié.                                                                                Strasbourg préfecture du Bas-Rhin est depuis le 1 janvier 2016 le chef-lieu de la région Grand Est, région historique, ville frontière avec l’Allemagne. Elle a été par les différentes administrations, germanique et française.                                                                       Patrimoine architectural remarquable, son centre ville situé sur la Grande Ile est inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO depuis 1988.                                                                     Lors de la visite de la Cathédrale gothique Notre-Dame (la plus vieille du monde) à notre grand regret, l’horloge astronomique était en réparation. Très belle abside romane, à voir le Pilier des Anges, orgue à tribune en nid d’hirondelle.                                                              Le grès utilisé lors de la pose sur l’édifice provient des Vosges., sa couleur varie du rouge au jaune.                                                      Visite du centre ville Quartier de la Petite France où en 2017, ce périmètre a été classé quartier « Neustadt ». Notre guide nous fait découvrir les différentes rues et places de la cité. (rue des tanneurs,  rue des moulins la grand rue, place Gutenberg , l’Aubette et la place Kléber,  la Grande Boucherie, la Place du Marché aux Cochons de Lait , place Broglie et la place St Etienne qui regroupe de belles maisons à colombage)                                                                                      Nous avons pris notre repas à l’Ancienne Douane transformée en restaurant où nous avons mangé la traditionnelle choucroute qui est un véritable régal.                                                                            Dans l’après-midi nous embarquons sur un bateau mouche.  Passage obligé par l’écluse à bateaux où les eaux des quatre canaux se rejoignent et du pont tournant dans la Petite France. Découverte de la ville au fil de l’eau : hôtel du département, musée d’art moderne et contemporain jusqu’au Parlement Européen et le bâtiment de la chaîne de télévision « ARTE ».                                                                  
En fin d’après-midi, promenade autour de la Cathédrale et rencontre fortuite d’une chimère (mi homme, mi animal) représentant  un tailleur de pierre contemplant l’édifice.                                              Strasbourg, capitale européenne est une très belle cité fleurie alliant l’ancien et le moderne dans une parfaite harmonie.

Françoise et Jean-Paul Decoène

Mercredi 3 octobre – La route des vins – Colmar                                 Ce matin nous accueillons à Obernai notre guide Michel passionné et passionnant pour la matinée qui va nous faire découvrir la route des vins d’Alsace la plus ancienne de France (inaugurée en 1953) et ses magnifiques villages . Elle traverse 5 territoires aux paysages, aux villages et aux vins bien particuliers. En effet, l’Alsace compte 15 600 ha de vignoble, sur 170 km du Nord au Sud sur 119 communes, situés entre la grande plaine céréalière d’Alsace et la forêt des Vosges.La minéralité du sol et l’exposition de la parcelle déterminent le choix du cépage planté, il en existe 7 : le pinot blanc, gris et noir, le sylvaner, le riesling, le gewurztraminer, le muscat, obligatoirement embouteillés dans la région de production depuis 1972.  
L’alsace compte 51 grands crus (orientés sud/sud-est) sur 55 ha et sur lesquels les vendanges se pratiquent toujours manuellement.
Sur cette célèbre route se trouve des citées médiévales, certaines en très bon état de conservation que nous allons visiter.

    • Riquewihr (perle du vignoble) ville blottie à l’entrée d’un vallon gratifié du label «des plus beaux villages d’Alsace », nous commençons notre visite par de petites ruelles qui aboutissent dans la rue principale, nous découvrons de nombreuses et belles maisons abondamment fleuries à colombages des 13ème et 18ème siècles (certaines inscrites à l’inventaire des monuments historiques) parmi lesquelles la plus haute d’Alsace.  La maison Alsacienne typique du vignoble comprend un rez de chaussée en pierre (qui protège le bois de l’humidité) et des étages en pan de bois apparent très souvent en châtaignier.
      Kaysersberg (cité qui a remporté l’édition 2017 du village préféré des français) début de la visite près de la maison natale du Dr Albert SCHWEIZER prix Nobel de la paix en 1952. Nous passons ensuite sur le pont fortifié de grès rose pour descendre la rue principale pavée, bordée de magnifiques maisons colorées d’une palette de couleurs vives et multicolores, décorées et fleuries. Nous aboutissons à l’église Sainte Croix, où nous allons découvrir à l’intérieur, un monumental Christ triomphant suspendu sous la voute de la nef de 4m10, un magnifique retable de 1518 œuvre de Jean BONGARD et du côté gauche un très beau Saint Sépulcre daté de 1514 avec pour particularité une cavité à la place du cœur du Christ où l’on dépose les hosties pendant la semaine sainte. Pause déjeuner au VVF d’Orbey.

* Cet après-midi visite de COLMAR, préfecture du département du Haut-Rhin et une des communes les plus sèches de France. Nous allons découvrir le riche patrimoine architectural de son centre historique.  La maison des têtes, très originale, doit son nom aux nombreuses têtes sculptées (106 masques grimaçants) sur sa façade. Elle fût bâtie en 1609 pour un riche marchand. Nous continuons dans une des nombreuses rues où nous admirons de belles maisons en pan de bois avec de superbes enseignes réalisées en fer forgé, accrochées à un long bras fixé au mur qui décorent les façades des commerces ouverts sur la rue. Elles nous donnent des indications sur l’activité commerciale mais servent aussi de pièces ornementales. Nous entrons dans la cour de la maison natale de M.BARTHOLDI (1834-1904) sculpteur et créateur de la statue de la liberté de New-York, une copie en modèle réduit (12 m de haut) a trouvé sa place dans un rond-point à l’entrée Nord de la ville.  Notre promenade se poursuit dans des rues animées et toujours aussi colorées. Dans la rue des Marchands la maison Pfister construite en 1537 : sur sa façade se côtoient différents styles architecturaux. Dans la rue des Augustins se trouve la réplique de la statue du Manneken-Pis de 1922 offerte par la ville de Bruxelles pour célébrer le 4ème anniversaire de la libération de la ville de Colmar, et un peu plus loin la place de l’ancienne douane avec sa fontaine Schwendi (œuvre de Mr Bartholdi). Nous arrivons ensuite dans le quartier de la petite Venise, où nous empruntons le petit pont qui passe sur la Lauch. Cette rivière permettait jadis aux maraîchers l’irrigation des terres et l’acheminement de leur production de légumes en barques traditionnelles à fond plat vers le marché couvert. La rue des tanneurs : les maisons traditionnelles sont étroites, profondes et hautes, surmontées de greniers ouverts encore visibles dans lesquels séchaient les peaux.La Collégiale Saint-Martin et son tympan en arc brisé gothique comprend une adoration des mages et un jugement dernier dans sa partie haute.Cette journée fut très riche en découverte.                                                                  Dorine Bertrand et Anne-Marie Rossignol

Jeudi 4 octobre                                              
Départ un peu plus tardif qui nous permet de gagner une heure de sommeil. En ce jeudi matin un peu frisquet, nous nous dirigeons vers  le château du Haut Koenisbourg. Ce château de grès rose, se dresse sur un éperon rocheux à 757 mètres d’altitude, au-dessus de Sélestat. Il est situé à 26 km au nord de Colmar et à 55 km au sud de Strasbourg, dans le département du Bas Rhin (67 ).                                                                              Edifié au 12ème siècle par les Hohenstaufen, il était un observatoire des principales routes commerciales : route du blé et du vin au nord, route du sel et de l’argent au sud. Cette forteresse fut assiégée, détruite, pillée puis abandonnée pendant des siècles. Elle voit se succéder d’illustres propriétaires dont la dynastie des Hasbourg et l’empereur Guillaume II de Hohenzollern qui entreprend sa restauration. La direction de la restauration est alors confiée en 1900 à Bodo Ebhardt, architecte et archéologue berlinois. Cette restauration s’étalera de 1901 à 1908. L’objectif est de restaurer le château tel qu’il se présentait vers 1500. Pour cela Bodo fit une lecture précise de l’architecture encore visible, du matériel archéologique trouvé sur place et des textes d’archives des 16e  et 17e siècle. Cette restauration sera marquée par 2 ans de préparatifs et 6 ans de chantier. Le nouvel édifice est inauguré en 1908, mais les finitions et les achats de collections se poursuivront jusqu’en 1918. La reconstruction a couté 2 millions et demi de marks or. Cette restauration très controversée à l’époque est restée dans les limites de la vraisemblance. Pour cette visite, nous rentrons par la cour basse où se trouve le pont levis. Nous arrivons dans une cour intérieure qui dessert le logis nord, froid et sombre, des salles en enfilade décorées de lambris qui permettaient d’isoler les pièces du froid chauffées par des poêles en faïence dans les pièces de vie et des cheminées dans les chambres. Le logis sud conduit vers la salle des trophées et salle d’armes. La décoration intérieure, d’inspiration médiévale est d’une grande richesse.                                                                                                                  Classé monument historique en 1862, le site et ses ruines sont rachetés 3 ans plus tard par la commune de Sélestat.  Ils sont aujourd’hui, la propriété du département du Bas Rhin.                                                                  Le Haut Koenigsbourg apparait comme un musée. Il évoque une forteresse et résume aussi l’histoire de l’Alsace.                                                    Cette visite a été faite en 45 minutes, au pas de charge, mais entre temps le soleil s’était imposé sur place, la brume recouvrait encore la plaine d’Alsace et les lointains.                                                                                Odette Tschudi

Le Mont Sainte Odile
Le Mont Sainte Odile situé à 764 mètres d’altitude dans les Vosges, est le haut lieu spirituel de l’Alsace très cher aux alsaciens où se retrouvent chrétiens et touristes. Il est surmonté d’une abbaye : couvent qui surplombe la plaine d’Alsace. A la fin du 7ème siècle, à l’époque mérovingienne, le duc Adalric et sa femme Bererswinde ont une fille qui nait aveugle. Le duc décide de la faire tuer mais elle est cachée par sa mère dans un monastère. Selon la légende, à ses 12 ans elle est baptisée par son oncle  et retrouve la vue miraculeusement. Elle fut nommée Odile “Enfant de lumière”. En 680, Sainte Odile, patronne d’Alsace, fonde l’abbaye qui connut un essor exceptionnel au cours du 12ème siècle. Cette abbaye est entourée d’un mur païen de 11 km datant du 2ème siècle avant J.C. Sainte Odile est morte le 13 décembre 720. On retrouve plusieurs chapelles sur ce site :
–  la chapelle sainte Odile avec son sarcophage contenant les reliques de la sainte.                                                                                                    – la chapelle de la Croix où se trouve le tombeau de ses parents.                  – la chapelle Saint Jean Baptiste où  l’on trouve de nombreuses fresques sur les murs illustrant la vie du saint.
– la chapelle des larmes bâtie à l’emplacement d’un cimetière au Moyen Age. On y voit des tombes mérovingiennes taillées dans le roc. Sainte Odile y aurait pleuré la mort de son père.                                                              – La chapelle des anges qui surplombe un rocher en saillie où, à l’époque romaine se trouvait une tour de surveillance.                                         Dans les chapelles, les mosaïques ont été réalisées en 1920 par les architectes Robert et Franck Danis, père et fils. La terrasse panoramique offre une superbe vue sur la plaine d’Alsace. Par temps clair, on aperçoit la croix de la cathédrale de Strasbourg, le massif alpin, la forêt noire. Sur cette terrasse, un cadran solaire du 17ème siècle permet de lire l’heure dans de nombreux pays. De nos jours, 3 soeurs résident encore au couvent : une congolaise, une indienne et une alsacienne. On y pratique l’adoration perpétuelle : des groupes d’hommes et de femmes se relaient jour et nuit pour assurer l’adoration devant le Saint Sacrement de l’Eucharistie.            13 décembre 720 – 13 décembre 2020 : on fêtera les 1300 ans de la mort de sainte Odile.                                                                               
Louise Tannières – Irène Bonenfant

vendredi 5 octobre                                            
Avant notre retour sur Montpellier, dernier arrêt au musée Lips, fabricant de pains d’épices à Gertwiller. Depuis 2 siècles, la maison Lips fabrique artisanalement le pain d’épices selon d’anciennes recettes transmises de génération en génération. Nous découvrons une maison dont les façades sont peintes en “trompe-l’oeil”, décorées de pains d’épices et de personnages de contes. Après avoir fait une dégustation de différentes variétés toutes aussi délicieuses les unes que les autres (pomme-cannelle, orange, gingembre confit, figues, à l’ancienne) nous découvrons la collection de Michel Habsiger, située dans le grenier du 18ème siècle, au dessus de la fabrique, où plus de 1000 objets retracent l’histoire du pain d’épices et toutes sortes d’objets qui accompagnaient la vie rurale en Alsace (moules, anciennes images, emporte-pièces, faïences, outils divers etc…..) véritable caverne d’Ali Baba. Passage obligé dans la boutique où chacune et chacun en a profité pour remplir son panier de délicieuses douceurs.                       

5 jours ont été bien trop courts pour découvrir cette superbe région au passé douloureux. Nous n’avons pas tout vu mais nous garderons le souvenir de ces montagnes, forêts, châteaux, villages admirables et typiques avec leurs colombages mais aussi fameux pour leurs spécialités renommées : choucroutes, flammekueches, vins réputés et autres spécialités locales.                                                                          J’espère vous avoir donné l’envie d’y retourner !  Merci à tous ceux qui ont bien voulu  faire les compte-rendus de ces journées.        
Francette Pohl

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PICASSO

Ces 20 et 21 septembre 2018, 50 personnes ont pu voir l’exposition “Donner à voir” au musée Fabre de Montpellier qui propose un panorama de l’oeuvre de Picasso de 1895 à 1972. Elle s’articule autour des années charnières où il invente de nouveaux procédés et codifie un style nouveau. Elle propose des oeuvres radicalement différentes par leur style, du classique au plus étrange qui se cotoient dans le temps.
La carrière de Picasso est scandée par une série de ruptures qui correspondent à des périodes : période bleue empreinte de douleur et de tristesse – période rose plus positive et romantique – période africaine empreinte de l’art africain – le cubisme avec la recherche de la géométrie et des formes décomposées en multiples facettes et le surréalisme avec des créatures difformes.
C’est un ensemble exceptionnel d’oeuvres prêtées par le musée national Picasso, des grands musées français et étrangers et de grandes collections privées.
Picasso a produit près de 50 000 oeuvres dont 1885 tableaux – sculptures – dessins – céramiques. Ses oeuvres ont atteint des prix extraordinaires et ont profondément marqué l’art du 20ème siècle.  

Francette

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LA NORVEGE (8 au 15 juin 2018)

Nous étions tous impatients de partir en Norvège pour admirer les merveilles de “Dame Nature”.  Ce jour est enfin arrivé et nous sommes 42 adhérents à attendre notre vol pour Oslo. Nous arrivons à l’aéroport où surprise !! les valises ne sont pas au rendez-vous. Elles nous seront livrées le soir même. Nous faisons connaissance avec notre guide Hélène qui nous accompagnera toute la semaine. Il fait un temps magnifique et elle nous fait découvrir la capitale en flânant dans les rues. Nous faisons un tour à la citadelle d’ Akershus érigée dans le but de défendre Oslo et qui offre une très belle vue sur le Fjord. Nous découvrons l’hôtel de ville avec ses 2 tours massives, décoré de peintures liées à l’histoire et la culture du pays. Il jouxte le centre du prix nobel de la paix. Nous nous promenons dans le quartier moderne Aker Brygge accolé au centre historique, quartier des anciens docks transformé en quartier commercial avec son port de plaisance, ses bars, ses restaurants.On se balade au bord de l’eau en regardant les voiliers  et les norvégiens qui se dorent au soleil.
Francette                                                                

2ème jour

Après une nuit un peu agitée pour ceux qui n’avaient pas leurs valises à l’arrivée à l’aéroport d’ Oslo et qui les ont récupérées dans la nuit, nous quittons l’ hôtel Thon Munch vers 8h30. Le soleil est avec nous. C’est Jean-Pierre un guide local qui nous accompagne pour la visite d’ Oslo. Nous passons la rue Karl Johans (les Champs Elysées d’ Oslo) puis devant le Théâtre National, le Palais Royal et traversons un quartier résidentiel (Briskeby) où nous pouvons voir de belles demeures dont la maison du sculpteur norvégien Gustav Vigeland (1869-1943). Arrivés au parc Frogner, c’est parti pour une “marche découverte” des statues de Gustav Vigeland qui à 52 ans signa un étrange contrat avec la ville d’ Oslo, l’engageant à céder la totalité de ses oeuvres à la ville. Il eut toute liberté d’utiliser chaque section du parc Frogner pour y installer ses statues. Après avoir franchi les grilles en fer forgé, nous voici devant le pont Vigeland jalonné de 58 statues en bronze : hommes, femmes et enfants dont le fameux Garçon en colère. Vient ensuite la fontaine à la vasque géante soutenue par 6 hommes. Obsédé par le cycle de la vie, Vigeland l’a illustrée de 20 reliefs sculptés au bord du bassin. Surplombant la fontaine, entouré de statues en granit, un Monolithe de 17 m de hauteur sculpté de 121 figures dans un même bloc, domine le parc. Nous pouvons remarquer que Gustav Vigeland s’est inspiré de nos sculpteurs français Rodin et Maillol. Et c’est reparti en bus pour la visite du musée des bateaux Vikings sur la presqu’ île de Bygdoy. Celui–ci présente trois drakkars enterrés il y a 1000 ans sous des tertres royaux. Ils furent protégés par l’argile. Pour construire un bateau, il fallait 100 chênes. Et pour terminer notre visite d’ Oslo, nous nous rendons, toujours en bus, au musée Munch. Sur le trajet, nous apercevons le nouvel Opéra recouvert de marbre blanc, et près de la gare quelques immeubles futuristes. Le musée Munch expose le plus grand ensemble d’ oeuvres de Munch, léguées par l’ artiste lui-même. La vie et la peinture d’ Edvard Munch (1863-1944) sont marquées par la maladie. Il verra mourir sa mère et sa soeur. Ses peintures expriment la mélancolie, la mort, la tristesse et la difficulté d’ aimer. Enchaînant les dépressions, Munch revient s’installer en Norvège après avoir passé l’essentiel de sa vie artistique à Paris et Berlin.Nous n’avons toutefois pas vu son célèbre tableau le “fameux” Cri.
Après le déjeuner pris à Oslo (grâce à une erreur de service, nous avons profité d’une entrée avec saumon fumé), nous quittons la capitale vers 14h pour rejoindre Geilo.  Nous longeons le Tyrifjorden (le cinquième plus grand lac de Norvège) avant d’ atteindre à Fla la vallée de Hallingdal. La vallée est d’ abord boisée puis bordée de pâturages et de cultures. Les lupins fleurissent même les bordures des routes. En passant à Torpo, arrêt pour découvrir notre première église en bois debout ou “Stavkirke”. La Norvège en comptait 1000, il n’en reste plus que 28. Nous sommes surpris aussi par le simplicité du cimetière qui entoure                                                                                          Arrivée à Geilo (800 mètres d’altitude) vers 17h30. Geilo situé dans le Comté de Buskerud est une station de ski. “La ville de Geilo organise au mois de janvier un festival pas comme les autres. Il s’agit du Festival de Musique de Glace ou Ice Festival. Cet événement musical met à l’honneur des musiciens qui jouent sur des instruments taillés dans la glace. On trouve de tout : flutes, harpes, tambours, cornes, guitares, etc. Ces instruments sont construits quelques jours avant le festival, avec des blocs de glaces prélevés sur des plans d’eau. Il est impossible de connaître à l’avance la tonalité que donnera l’instrument, parce que ceci dépend de la qualité de la glace. Ce festival insolite accueille un grand nombre de spectateurs chaque année.
No
us nous installons dans notre hôtel : Ustedalen. Ce sont de très jolis appartements aménagés dans de petits immeubles. Nous sommes en pleine  montagne. Le paysage est magnifique.Une averse vient nous surprendre au moment d’aller diner. Ceci ne nous empêchera pas d’aller faire une petite balade digestive avant d’aller dormir. Nous n’attendrons pas la nuit car ici, elle  vient tard et ne s’attarde pas ! Le jour revient rapidement.
Béatrice Rigaud

3ème jour

Départ de l’hôtel vers 7h 40 direction Bergen. Heureusement le soleil est avec nous et nous allons pouvoir admirer les magnifiques paysages du Hardangervidda . C’est le plus grand parc national de Norvège continentale, il est situé à plus de 1000m d’altitude, au-dessus de la zone boisée et s’étend sur 3422 km2 .La plus grande partie est vallonnée et l’on voit sur des km les lacs et les collines recouvertes de landes, de tourbières et de lichens. Les premiers habitants de Norvège les Sami y élevaient des rennes et vivaient de la pêche dans les nombreux lacs.                                                                                  Actuellement les norvégiens, grands amateurs de nature et de sports y possèdent des « hyttes », petites cabanes en bois recouvertes d’écorce de bouleau et de tourbe où ils viennent passer le weekend pour s’adonner à la randonnée, à la chasse aux rennes ou aux lagopèdes et au ski en hivers                                                                                Après avoir traversé de vaste étendues sauvages par la route 7, franchi de nombreux tunnels et de profondes vallées, nous voilà devant une impressionnante cascade, la Voringfoss , c’est la plus haute de Norvège 183m de chute. Puis la route continue sinueuse et verdoyante vers le Hardangerfjord 1350m de profondeur et 170km de long (le 2ème plus grand fjord de Norvège). Nous allons visiter une ferme marine d’élevage de saumons .Ces fermes au nombre de 250 à 280 sont contrôlées par l’état.Un jeune étudiant français en stage pour 2 mois, nous commentera la visite. Les saumons restent en moyenne 2ans dans la ferme. Ils pèsent 120g lorsqu’ils arrivent et repartent lorsqu’ils atteignent le poids de 5kg et plus. Ils sont élevés dans des cages en filets immergées en forme d’entonnoir à 20m de profondeur (les filets permettent l’arrêt des algues, ils sont changés toutes les 2semaines). Chaque cage contient 12500 saumons. Leur nourriture est distribuée par air comprimé dans des tuyaux qui tournent pour mieux la répartir. La grosseur des granulés varie suivant la taille des saumons et est composée 70% d’algues 30% de reste de saumon. Des caméras en profondeur contrôlent la distribution de nourriture et la croissance des saumons. Un aspirateur est branché en permanence dans le fond des cages pour récupérer les poissons morts et les déchets. Ils n’utilisent plus de pesticides, des petits poissons bleus sont chargés de nettoyer les saumons.    
Après cet intermède très instructif, nous repartons vers le restaurant, une ferme, où nous dégusterons un repas composé d’une soupe traditionnelle (légumes et mouton) et d’une mousse au chocolat. La soupe n’a pas fait l’unanimité, certains ne l’on pas appréciée du tout.                                                                                                  Dernier départ vers Bergen, où nous passerons la nuit. La route longe le fjord et franchit de nombreux tunnels. Premier arrêt sur le port où se tient le marché aux poissons où les nombreux touristes peuvent déguster, langoustes, saumons et assiettes composées de divers produits de la mer. Nous retrouvons notre guide, qui nous fera d’abord visiter la ville en car puis à pied dans différents quartiers. D’abord le port, puis le vieux Bergen et enfin le quartier de Bryggen sur le vieux quai avec ses célèbres maisons en bois colorées classées au patrimoine de l’Unesco. Bâties vers 1350 par les marchands allemands qui avaient le monopole du transport de céréales entre l’Allemagne, la Pologne et la Norvège. Ils créent la Hanse. Les pécheurs norvégiens vendaient aux hanséates les morues pêchées dans la mer du nord et séchées autour des îles Lofoten. Se met alors en place une véritable navette commerciale qui fera la richesse des marchands et de la ville de Bergen. L’immunité des hanséates persiste jusqu’au XVIème siècle : en 1560 ils sont obligés de prendre la citoyenneté norvégienne sous peine d’expulsion. Ces maisons de bois ont été maintes fois détruites par les incendies. Après le dernier incendie en 1702 elles ont été reconstruites dans le style et selon les techniques d’alors. Il n’en reste que 58 avec leurs façades peintes d’ocres et de couleurs vives, le rez de chaussée est désormais occupé par des boutiques ou es galeries. Nous reprenons le car pour rentrer à l’hôtel après une journée bien remplie en découverte et beaux paysages.
Aline Bourrier

4ème jour

Nous partons de Bergen et empruntons la route aux 33 tunnels avec un arrêt pour photographier les cascades jumelles les Twynnfossen. Nous arrivons ensuite à Gudvangen où nous pique-niquons avant de prendre le ferry pour découvrir le Naerøyfjord inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est le plus étroit des fjords, parfois 250m de large et là nous enchaînons pendant 2 heures et demie des paysages merveilleux : montagnes dont la plus élevée culmine à 1800 m neige, cascades immenses et verticales, petites fermes parfois haut perchées,moutons. La Norvège compte près de 1000 fjords

Puis nous arrivons à Kaupanger afin de prendre la route du massif glacier: le Jostedalbreen étendu sur 482 km2. Nous allons nous approcher de la langue glaciaire le Bøyabreen un des 3000 glaciers du pays. Celui-ci est blanc presque aussi blanc que les Tshirts donnés par la Lufthansa. Il y a même des reflets bleus et puisque nous sommes au glacier ” le patron de la cafétéria est glacial”. Nous repartons vers l’hôtel situé à Nordfjordeid au bord du Fidsfjorden.
Daniele Prétat

5ème jour

Nordfjordeid à Alesund                                                                     Après une bonne nuit, un bon petit déjeuner buffet, nous sommes prêts pour attaquer une nouvelle journée, mais une rumeur court notre Francette est prisonnière dans sa chambre, une fois libérée par son prince charmant, rassurés, nous pouvons prendre la route
Nous quittons cette petite ville nichée au fond du Nordfjord pour Geiranger, 284kms, 16 tunnels (bravo Nobel). Nous allons retrouver la A63, route touristique à 1000m d’altitude, passer le col Stranda bordé d’un superbe lac de haute montagne. Nous redescendons par la route des boîtes à sel pour finir par une série de lacets sur la ville de Geiranger. Le clou de la journée c’est la visite d’une heure du fjord Geirangerfjorden en bateau. C’ est l’un des plus beaux, profond de 300 m, destination obligée des navires de croisière, il constitue une saignée de 18kms au pied de parois à pic de 1000m d’où dévalent de superbes cascades. Par manque d’eau du à la sécheresse dans la région, nous ne compteront que 4 sœurs au lieu de 7, mais nous en avons pris plein les yeux. Retour sur terre « place aux dents », nous avons enfin du saumon en plat principal.
Sur la digestion, nous attaquons la route des aigles. Marius est toujours aussi fort au volant. La route n’est que lacets très serrés en montée cette fois, d’où son surnom d’aigle, classée au patrimoine de l’Unesco. Pour varier les plaisirs, une petite traversée en ferry du Norddalsforden de Eidsdal à Linge. Enfin c’est l’arrivée vers la ville d’ Alesund. Hélène (notre guide), à eu la bonne idée de faire passer l’autocar par le mont Aksal, vue exceptionnelle sur la ville et les archipels qui d’habitude se mérite du haut de ses 418 marches que seul Jean-Luc à gravi après dîner. Honneur a lui !!!
Une fois installés au magnifique hôtel Scandic Alesund, notre guide “bien-aimée”, nous accompagne pour visiter le cœur de cette ville qui vit principalement de l’océan grâce au cabillaud séché le “stockfisch”” mais qui est aussi intéressante par son passé historique. Elle fut détruite par un terrible incendie en 1904, reconstruite en dur grâce aux fonds de Guillaume ll dans un style <Art Nouveau>. C’est très agréable de se balader dans ces rues avec ces façades décorées et peintes dans des tons pastel, un mouvement artistique qui s’appuie sur l’esthétique des lignes courbes. Retour à l’hôtel pour le dîner ,du cabillaud, excellent ,enfin une journée poisson de Norvège ! Le soleil veut se coucher mais l’obscurité ne veut pas arriver. Nous avons pu faire de superbes photos. Encore une belle journée en SOUVENIR !  Merci Francette, merci Elisabeth.
Marie et Michel Beynet

6ème jour

La route des TROLLS  Après un bon petit déjeuner, la bande de Culture et Convivialité quitte la ville d’Ålesund, grand port sur une des six îles qui va fêter les feux de la St Jean avec une tour bûcher (en construction) de plus de 25 mètres, pour prendre la route des Trolls.   On emprunte la vallée de Valldal, productrice de fraises et de cerises puis un premier arrêt à Gadbrandsjuvet où un bel aménagement avec des passerelles en fer suspendues au-dessus d’une superbe cascade et d’un torrent en furie.  Au point culminant de la route (Stigrora :alt 852m ) des passerelles en bois et des plates-formes panoramiques permettent de visualiser les 11 lacets de la descente de Trollstigen (échelle des Trolls), des cascades et la vallée de la Rauma qui mène à Andalsnes.

Les TROLLS ? Qui c’est quoi ?? royance, religion, près de 10 000 ans que les Norvégiens en parlent.   Lutins, génies des eaux, les Trolls sont dans les montagnes. Ils ont 4 doigts, 4 orteils, un long nez et une queue de vache. Ils sont très âgés avec des arbres dans les cheveux. Ils ne vivent que la nuit sinon ils sont transformés en pierre. Si l’homme ne les respecte pas, les Trolls se mettent en colère et deviennent violents. Ils sont assimilés à la mythologie Norvégienne. Dès le début du christianisme, les adeptes des Trolls sont pourchassés. Saint Olaf les transforme en pierre.En bas de la route des Trolls, commencée en 1928 et inaugurée en 1936, après des virages dignes de l’Alpes d’Huez négociés avec dextérité par notre chauffeur Marius, sous les recommandations du capitaine Marleau, nous faisons un  arrêt pour une photo de groupe avec le Trolls à trois têtes.   Dans le bus, petit historique fait par Hélène sur le peuple Sami. Ils ont obtenu l’indépendance et un parlement. Leur drapeau est bleu pour l’eau, rouge pour le soleil, jaune pour la lune et vert pour la forêt. Elle nous parle aussi de la vie des Norvégiens avec leur salaire moyen (45000 couronnes pour les hommes, 36000 pour les femmes) auquel il faut retirer 36% de taxes (il faut diviser par 10 pour faire le rapprochement avec les euros). Ils ont 1,86 enfant par couple et la retraite est à 67 ans. out ceci nous emmène à Gala (Golo) où un hôtel au milieu des pistes de ski, dans un beau paysage, nous proposera un superbe buffet avec des mets locaux… Bonne nuit !!!
Eliane et Alain MULLER

7ème jour

 VINSTRA – LILLEHAMMER – OSLO

Après une nuit passée dans un hôtel agréablement situé en pleine campagne, à 900 m d’altitude, donnant sur le grand lac GALA – nous   prenons la route E 6 en direction de LILLEHAMMER.

Premier arrêt à RINGEBU pour admirer son église en bois debout (stavkirke) datant de 1220 puis remaniée en 1630. Aujourd’hui  28 églises en bois debout existent encore sur le millier construites au Moyen Age. Nous n’avons pas visité l’intérieur. L’extérieur est sobre, les façades et les charpentes sont colorées en camaïeu d’ocre ; le clocher est enduit de peinture rouge dite de Falun. Tout autour de l’église sont plantées des stèles de petite taille, fleuries à leur base comportant pour certaines, des petites lanternes et   des objets fétiches. En 1981, des fouilles furent entreprises et l’on mis à jour des stèles qui sont aujourd’hui exposées, 900 pièces de monnaie et surtout les vestiges d’une première église datée de 1100.
Nous reprenons la route en direction de LILLEHAMMER (Petit marteau) sous un ciel très menaçant. Les Jeux Olympiques de 1994 ont rendu célèbre cette petite ville étagée sur une pente qui domine le lac MJOSA. Le site des J. O. comprend de nombreuses installations, entre autre le tremplin à sauts qui fut une prouesse technique. L’utilisation de l’inclinaison naturelle du terrain permet aux deux rampes de se fondre dans le paysage boisé. Dans une ambiance survoltée, la Norvège remporta 26 médailles et se classa 2ème nation. Le ski moderne a vu le jour en Norvège au siècle dernier, mais il y a 4 000 ans, les Sames (ancêtres  des norvégiens) se déplaçaient déjà à ski. Nous avons fait quelques pas dans la rue commerçante “Storgata”   puis photographié le monument représentant le Birkebeiner (homme aux jambes recouvertes d’écorce de bouleau). Ce partisan royaliste sauva l’héritier au trône, Haakon âgé de 2 ans. L’enfant dans les bras, il franchit les montagnes de LILLEHAMMER sous une tempête de neige. Chaque année, la course du Birkebeiner commémore l’évènement.
Après   le repas pris au réputé SANDIC  Hôtel, nous nous dirigeons vers le musée en plein air de MAIHAUGEN , le plus grand d’ Europe. Il nous fait voyager dans le temps avec sa collection de maisons en bois des 18ème et 19ème siècle. Ouvert en 1904, 13O bâtiments en bois sont regroupés sur un terrain boisé de 370 hectares. Grâce à l’initiative du Dr SANDVIG, défenseur du patrimoine, ces maisons furent reconstruites pour illustrer la diversité architecturale de la région et recréer une commune rurale. 
Nous sommes entrés dans une petite église en bois debout, transportée de GARMO près de LOM et reconstruite telle qu’elle était au 18ème siècle. On remarque les fonds baptismaux datés de 1100, le retable et la chair sculptés et peints de couleurs vives, le bateau en ex-voto, le transept et ses assises compartimentées. Ensuite, une avenante fermière nous invite à découvrir l’intérieur de sa maison et nous fait connaître les us et coutumes du quotidien au 19ème siècle. Puis un jeune instituteur nous présente sa salle de classe, nous donne un bref cours d’écriture, chante l’hymne national   et nous commente la vie d’enseignant d’alors …la sortie de l’école, nous nous sommes éparpillés autour de quelques habitations mais en raison de la pluie nous avons rapidement réintégré le musée. Au premier étage, certains d’entre nous ont pu admirer les ateliers d’artisans de tous corps de métiers et l’art populaire de la GUDBRANDSAL par des meubles peints et sculptés, des tapisseries et de superbes traîneaux. Nous reprenons la route E 6 en direction d’OSLO, un peu dépités par cette pluie qui n’a cessé de tomber   après de si belles journées chaudes et ensoleillées. Néanmoins la  journée a été très instructive.
Jocelyne Serpentini

En résumé, nous avons aimé les grands espaces, les paysages composés de forêts, de douces collines, de prairies verdoyantes, de hautes montagnes escarpées bordant des fjords aux eaux émeraudes, les points colorés des chalets de bois, peints de frais, toujours impeccables enfin des paysages de carte postales à couper le souffle. Ce fut un beau voyage !!!!
Merci à celles et ceux qui ont bien voulu faire ces compte-rendus et nous ont communiqué leur ressenti sur ces quelques jours passés en Norvège.
Francette

Pour en savoir plus

Livres et films cités par notre guide Hélène COLOT

Bibliographie

La Hanse de Philippe Dollinger  (Ligue allemande de commerçants du XIIieme au XVIIème siècleLe Roman de Bergen de Gunnar Staelesen  
Chaussures italiennes de Mankel 
Lièvre de Vatanen d’Arto Paasilinna  
Petits suicides entre amis d’Arto Paasilinna
100 ans    d’Herbjorg Wascmo (vie de plusieurs générations de femmes sur les îles Lofoten)  
Les Vikings  de Régis Boyer Le Catalogue de l’exposition sur les Vikings qui a eu lieu à Paris en 1992.

Loi de Jante (voir page suivante)

 

Cinématographie

  • La bataille de l’eau lourde de Jean Dréville (1948) – film franco-norvégien                   
  • Les héros du Télémark d’Anthony Man (1966)- USA

Site internet

Alesund et son paysage Art Nuveau:
www.horizon-nomade.com/project/norvege-alesund

Recette norvégienne de dessert :
Le voile de la paysanne: Voir recette jointe, écrite par notre guide, dessin à l’appui !!!

La loi de Jante
C’est un concept peu connu dans nos pays latins, mais très répandu dans les pays scandinaves, d’où il tire son origine. Jante (prononcer yannte) est le nom d’une petite ville fictive de province au Danemark, décrite par un auteur danois, Aksel Sandemose, dans son roman de 1933 intitulé

“En flygtning krydser sit spor” (Un fugitif dépasse ses limites). Ce roman, en partie autobiographique, décrit l’état d’esprit de cette bourgade provinciale, Jante, évoquant sans aucun doute Nykøbing, la petite ville natale de l’auteur, avec son atmosphère suffocante de petitesse et de mesquinerie, et dans laquelle la médiocrité et l’anonymat sont les meilleurs choix. Dans ce roman, Sandemose dépeint cette ville comme vivant sous le joug de règles tacites, qu’il présente sous forme d’un décalogue, appelé la loi de Jante :

  1. Tu ne dois pas croire que tu es quelqu’un !
  2. Tu ne dois pas croire que tu vaux autant que nous !
  3. Tu ne dois pas croire que tu es plus malin ou plus sage que nous !
  4. Tu ne dois pas t’imaginer que tu es meilleur que nous !
  5. Tu ne dois pas croire que tu sais mieux que nous !
  6. Tu ne dois pas croire que tu es plus que nous !
  7. Tu ne dois pas croire que tu es capable de quoi que ce soit !
  8. Tu ne dois pas te moquer de nous !
  9. Tu ne dois pas croire que quelqu’un s’intéresse à toi !
  10. Tu ne dois pas croire que tu peux nous apprendre quelque chose !

Les sociologues scandinaves semblent être d’accord sur le fait que cet état d’esprit a profondément marqué la mentalité des pays nordiques. Dans l’ouvrage “Pour une analyse comparative du leadership : les « maires » dans les « contrastes dramatiques » français et suédois” (Anne Couvidat et Julien Dewoghelaere), nous pouvons lire : “Luther est passé par chez nous, nous ne croirons jamais que quiconque est sublimement brillant. En Suède, il n’est pas bien vu d’être fier et pompeux” expliquait une maire, élue d’une ville moyenne. L’influence du passé luthérien et de l’ancienne morale paysanne des pays du Nord, où des qualités telles que la discrétion, le sens du travail et de la modestie étaient considérées comme les plus hautes vertus, peut être avancée comme un élément d’interprétation du profil de modestie associé au leadership des maires.

À peu près tous en Scandinavie connaissent la Loi de Jante, et la plupart y adhère. C’est donc assez mal vu de se mettre en avant, et cela explique aussi la réserve et l’apparente froideur des Scandinaves. Elisabeth

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en attendant le diaporama de Janine :

Crédit photos: René P.                Cliquez sur l’appareil photo puis  sur la 1° photo

 

 

MUSEE DALI – FIGUERAS

Pour cette dernière visite de l’année, nous avions choisi le musée Dali que nous avons pu découvrir ou redécouvrir avec un guide.

Le musée Dali est le deuxième musée le plus visité d’Espagne. Il a été créé par l’artiste lui-même sur les vestiges d’un ancien théâtre et inauguré en 1974. La visite commence à l’extérieur avec une façade étonnante aux murs de couleur rouge brique recouverts de petits pains catalans jaunes, surmontée d’oeufs géants et de statues dorées qui ornent le pourtour supérieur du musée.

L’intérieur du musée est une oeuvre d’art à part entière : nous pénétrons dans un monde captivant et unique. C’est un lieu  extraordinaire qui nous plonge dans les méandres du cerveau torturé et génial de l’artiste catalan. L’oeuvre de Dali est complexe : On y retrouve les influences du pointillisme, du cubisme, de l’hyper réalisme bien avant que le surréalisme ne devienne sa marque de fabrique. Des sculptures, meubles en tous genres, objets, décorations, énormes peintures sur les plafonds et les murs se côtoient dans les différentes salles. J’avoue que nous sommes un peu déboussolés !!!!!

Ce musée est à l’image de l’artiste : un peu fou, un peu démesuré, totalement mégalo. Dali, ce fantaisiste théâtral pour les uns, ce génie pour les autres, nous a permis de découvrir son parcours artistique tout au long de sa vie.

Puis nous faisons un petit tour au musée des bijoux dessinés par le maître catalan entre 1941 et 1970. Il les a dessinés sur papier avec une grande précision de formes et de couleurs puis ont été fabriqués à New York. Ce sont des oeuvres uniques dont les matériaux de fabrication ont été choisis par Dali : Or, argent, diamants, rubis, émeraudes, saphirs, topazes, aigues marines, perles, coraux. Une petite merveille que cette exposition de 39 bijoux : collection qui a été rachetée à un organisme japonais qui en était propriétaire.

Nous rejoignons la Jonquière pour le déjeuner au “Grand Buffet”. Les estomacs vides ont su faire honneur aux montagnes de nourritures qui nous attendaient. Les magasins du centre commercial ont eu un franc succès et nous ne dirons pas ce que contenaient les cartons subrepticement rangés dans la soute du bus.

Je vous donne rendez vous pour d’autres aventures dès la nouvelle saison. Francette   

RODEZ

Jeudi 12 avril 2018

LA VIEILLE VILLE

Une jeune guide dynamique nous rappelle l’historique de la ville.

Au V° siècle av. J-C. s’installe une peuplade venant d’Ukraine, les Rutènes. Au cours des siècles suivants la ville se romanise vers 50 av. J-C. Bien que capitale de La Narbonnaise, peu de  vestige en aérien ne subsiste aujourd’hui , contrairement à Arles, Orange et Narbonne. A partir du XI° siècle, selon les archives , RODEZ se divisait en deux quartiers : le quartier du Bourg avec ses riches commerçants (pouvoir économique) et le quartier de La Cité où régnait l’évêché (pouvoir temporel). Une porte en pierre séparait ces deux quartiers. Ce n’est qu’à partir de la Guerre de Cent ans que cette porte fut détruite afin de réunir ces deux quartiers pour combattre l’envahisseur .

La période la plus florissante de la ville s’étend de 1450 à 1550. Chaque année, durant 3 semaines, se tenaient 4 foires de renommée nationale pour la vente entres autres des peaux d’animaux élevés en Aveyron. Aujourd’hui, on recense 70 % de maisons d’origine médiévale dont certaines furent   restaurées au XV° et XVI ° siècle selon   le style en vogue dit de Renaissance Française. La guide nous a commenté   quelques maisons historiques :                

– Maison de l’Annonciation XVI° siècle, boutique au rez- de- chaussée et logis dans les étages.              

– Maison dite d’Armagnac XVI° siècle, place de l’Olmet (orme) de style gothique pour les encorbellements et renaissance pour les 32 médaillons et les lucarnes. Nous empruntons la rue du Touat qui nous mène aux halles couvertes dites Le Mazel.

– Maison Guitard XIV° siècle , une des plus anciennes et la plus grande qui soit conservée, sa tour haute de 17 mètres était accolée à un corps de logis. Cette maison est classée aux monuments historiques.

– Maison de Benoît XV° siècle, maison de chanoine en grès rouge et calcaire blanc qui possède une belle cour intérieure ornée d’une balustrade de style gothique flamboyant.

Actuellement, RODEZ compte 25 000 Rhuthénois.

LA CATHEDRALE   NOTRE DAME DE L’ASSOMPTION

Puis , nous nous acheminons vers la cathédrale Notre Dame de l’Assomption de style gothique méridional et renaissance. Imposante, toute en grès rose à l’allure de forteresse dont la construction s’est étalée sur 300 ans. Elle mesure 107 m de long, 36 m de large, 30 m de hauteur sous voûte. C’est l’une des plus grandes du sud de la France. La façade principale côté Ouest ne comporte pas de portail d’entrée car ce mur faisait corps avec les remparts de la ville. Cette cathédrale avait un rôle défensif et religieux. Suite à des effondrements et des incendies, différents clochers se sont succédés. Le clocher actuel   de style gothique flamboyant, commandé au début du XVI° siècle, fut bâti en seulement 13 ans. Construit à coté de la cathédrale ce clocher qui culmine à 87 m fait la fierté des Ruthénois.

A l’intérieur nous sommes surpris par la séparation de la nef en deux parties au niveau du transept. Dans l’une des 27 chapelles, celle du Saint Sépulcre, on admire la Mise au Tombeau, sculpture datée de 1523 – œuvre majeure de la cathédrale. Sont à remarquer également les 76 stalles en chêne du XV° et du XIX° siècles, l’orgue du XVIII° siècle de 20 m de haut comprenant 4 claviers et 3 155 tuyaux, les vitraux de la rosace ( les plus anciens de la cathédrale ) et les quatre vitraux modernes posés en 2006.

AU RESTAURANT

Au restaurant « La table Ruthénoise », nous avons apprécié les spécialités Aveyronnaises : farçous, aligot et gâteau à la broche.

MUSEE SOULAGES

Etant Montpelliérains, nous pensions connaître ce peintre des Outrenoirs puisqu’il est exposé au Musée FABRE depuis 2OO7. Mais à RODEZ nous allons approfondir nos connaissances.  

L’après-midi fut consacré à la visite du MUSEE SOULAGES. Ce bâtiment implanté dans sa ville natale, conçu par trois architectes catalans, se compose de cubes couverts d’acier corten qui se déploient sur 6 000 m². Le musée qui présente l’œuvre du peintre   de 1934 à 2015 fût inauguré le 30 Mai 2014. La création de ce musée est liée à l’importance de la donation de Pierre et Colette SOULAGES comptant 250 œuvres et 500 pièces au total.
SOULAGES veut « mettre en évidence le processus de création artistique et la part de l’inattendu dans la recherche » ; toutes les techniques et recherches sont présentées : l’Outrenoir, l’emploi du brou de noix (50 tableaux), la lithographie, la sérigraphie et la sculpture à partir des eaux fortes. La couleur noire est le sujet de son œuvre mais la lumière qui la révèle permet d’atteindre un au-delà du noir, c’est l’Outrenoir ou noir-lumière principal objet de ses recherches à partir de 1970. Il n’utilise pas de pinceaux traditionnels mais des racloirs de tanneur, différentes brosses voire des outils de sa fabrication. Selon la mise en place du tableau, la réflection de la lumière sera différente. Pierre SOULAGES n’apporte pas de message, n’indique aucun titre qui pourrait influencer le spectateur et imposer une lecture.  SOULAGES déclare « Ce que l’on voit devant mes toiles , c’est de la lumière transformée, transmutée par le noir ».
S’ajoutent   les travaux préparatoires des 104 vitraux en verre translucide et non transparent, destinés à l’Abbatiale Sainte- Foy de Conques  et inaugurés en 1994.

Enfin, une vaste salle d’exposition temporaire accueille des œuvres d’art moderne ou contemporain; ainsi nous avons pu voir l’exposition de LE CORBUSIER.

Cette visite nous a permis de satisfaire notre curiosité tant sur la découverte de la ville, de la cathédrale que sur l’Outrenoir et la lumière – le travail de recherche spécifique à ce peintre. Il nous reste à contempler ses vitraux dans l’église abbatiale romane de CONQUES…

Régine et Jocelyne

 


Crédits photos:  Jacques Grosse    
cliquer sur l’appareil photo et René Pohl

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LE MUSEE DE LA GLACE ET SAINT-MAXIMIN-LA-SAINTE-BAUME

Jeudi 15 mars 2018 

Une journée pluvieuse et un peu fraîche. Le groupe de 51 personnes de “Culture et Convivialité” se retrouve dans le bus et se dirige vers le massif de la Sainte-Baume (département du Var).
La matinée se passe au musée de la glace de Mazaugues. La météo ne nous permettra pas de nous rendre sur le terrain pour visiter la glacière de Pivaut, seule glacière entièrement restaurée.
Notre guide nous fait un exposé détaillé sur la glace : la glace peut être naturelle, sauvage, naturelle ,artisanale, artificielle (fin du XIXe siècle). Dans ce musée on peut admirer de la vaisselle de Moustiers qui servait de rafraichissoirs, les ancêtres des thermos, les premières sorbetières et les premières armoires à glace ancêtres du réfrigérateur. A partir du XVI-XVIIe siècle ce sont les aristocrates qui bénéficient du commerce de la glace “l’or blanc”: un tableau en est le témoin. Au XVIIIe siècle, ce privilège est transmis aux communes et les glaciaires seront gérées par des particuliers. L’invention des usines à glace plus proches des villes entrainera la fin de l’activité artisanale de la glace.
Une maquette de la glacière de Pivaut permet de comprendre l’activité de la production et de la distribution de la glace. Le massif de la Sainte-Baume très pluvieux, humide et froid dans sa partie nord, permet de récupérer l’eau de pluie et de source favorisant ainsi la formation de glace naturelle sur des bassins de congélation. Durant l’hiver celle-ci sera cueillie et conservée dans les glacières. Le système prévoit l’évacuation des 20% d’eau qui pourraient fondre. Des portes de chargement et de déchargement permettaient le travail saisonnier des ouvriers. En hiver, ceux-ci remplissaient progressivement la glacière et au printemps ou en été venaient récupérer des blocs de glace pour les transporter en ville la nuit.
De nos jours la plupart des glacières sont abandonnées ou transformées en habitation. Après un repas très agréable au restaurant l’Evidence à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, l’après-midi est consacrée à la visite de la vieille ville de Saint Maximin, son abbaye et son cloître (la pluie s’étant calmée).
L’importance de la ville de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume est liée à Marie-Madeleine. La tradition provençale place la fin de vie de Marie-Madeleine (arrivée en barque aux Saintes- Maries-de-la-mer avec 5 autres disciples de Jésus) à Saint-Maximin. La découverte de ses reliques et de sarcophages aurait conduit Charles II d’Anjou à lancer la construction de l’abbaye en 1250. Parallèlement commence la construction d’un couvent et d’un cloître pour héberger l’ordre des Dominicains. De nombreux pèlerins vont affluer et enrichir la ville. Ce lieu est déclaré le 3e tombeau de la chrétienté après Jérusalem et St Pierre de Rome.
Lors de la construction de l’abbaye, de style gothique, la lumière est favorisée par l’installation de vitraux. La construction s’étale dans le temps. L’ensemble est sobre et imposant sans décorations excessives. Au XVIIe siècle, l’abbaye s’enrichit d’une chaire avec 7 médaillons représentant les 7 étapes principales de la vie de Marie-Madeleine. L’embellissement continue par la fabrication d’un orgue au XVIIIe siècle. L’abbaye et l’orgue seront toujours protégés par les habitants de la ville qui s’opposeront chaque fois à leur destruction (révolution…). Le chœur liturgique est “une église baroque” au sein d’une église gothique avec des stalles en noyer surmontées de médaillons. On peut y admirer une gloire en stuc doré. Un retable de la Passion datant de 1717-1720 est une peinture en bois avec les personnes représentées en habit d’époque. La crypte renferme 4 sarcophages. Le crâne (relique) de Marie-Madeleine est conservé dans un buste en bronze doré placé derrière des grilles. D’importants travaux de rénovation sont en cours dans l’abbaye.
A l’extérieur, le cloître du couvent royal est construit pour accueillir la communauté des frères dominicains qui vont l’occuper à différentes époques. Ce cloître a été surélevé pour devenir un collège, puis en 1791 les cellules ont été transformées en prison puis le cloître est à nouveau occupé par les dominicains qui le quittent en 1957. Actuellement, propriété du Conseil Général du Var c’est une hôtellerie qui occupe les lieux : ce qui ne nous a pas permis de visiter l’intérieur.
Pour compléter la visite de ces monuments, la déambulation dans l’ancienne ville nous permet de comprendre l’importance de la vie organisée autour de l’abbaye. Charles II d’Anjou donne de nombreux privilèges à tous ceux qui veulent s’installer dans la ville. Les juifs, population persécutée, viennent s’y établir en grand nombre en 1300. Au cours de notre promenade, nous découvrons les halles, une école, une ancienne citerne, une tour de 1470 avec sa cloche, les remparts de l’ancienne ville sur lesquels ont été adossées les maisons, la maison où a vécu Louis Bonaparte qui avait épousé une fille de la région, l’ancien hospice et un ancien couvent des sœurs dominicaines.
Cette journée de visites nous a fait découvrir à la fois une région et une ville au riche passé qui n’étaient pas connues de beaucoup d’entre nous.

Therèse

Ci-après, le diaporama de Janine.
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LE MUSEE DE LA PHARMACIE

Ce jeudi 8 mars, nous sommes 45 personnes venues découvrir le musée de la pharmacie. Ce musée fondé en 1972 par Albert Ciurana, pharmacien d’officine, offre une plongée dans l’histoire de cette discipline enseignée à Montpellier depuis le XIIIe siècle et assure la sauvegarde du patrimoine pharmaceutique ainsi que la mémoire de la profession.

Nous découvrons tout d’abord des reconstitutions d’officines datant de 1925 avec leurs boiseries d’époque, révélant les pratiques pharmaceutiques du début du 20ème siècle : les pots en verres avec leurs capuchons métalliques, les affiches de réclames (la ouate thermogène – le pierrot cracheur de feu) les plaques émaillées (pastilles valda), les réclames pour bébé (cadum, phosphatine), les huiles de foie de morue, les bascules, les autovisiomètres pour la lecture, les aides auditives, les pots et vases en porcelaine etc…

Nous passons aux différentes vitrines : là un buste de Galien : Galien est à la pharmacie ce qu’Hippocrate est à la médecine (médecin grec -100 ans apr. J.-C.) : les épiciers apothicaires montpelliérains du Moyen Age étaient réputés pour leur savoir faire et une formation initiale leur permettait de préparer des décoctions, potions, sirops, suppositoires etc. dont la célèbre thériaque de Montpellier : vrai médicament miracle sensé guérir toutes les maladies constitué de 83  composés naturels extraits de plantes, d’animaux et de minéraux. A partir de 1572, ils accueillent les compagnons apothicaires qui sont les ancêtres des pharmaciens. En 1803, Napoléon créa une école de pharmacie : la formation passa d’un système d’apprentissage à une formation universitaire. Les premiers professeurs étaient les maitres apothicaires de la ville et des savants comme Balard (découverte du brome) et Planchon (lutte contre le phyloxera) vont illustrer cette école.

Riche des quelques milliers d’objets provenant de dons, nous y trouvons des documents puisés dans les archives de la faculté, des costumes de pharmaciens, des pots à pharmacie,mortiers utilisés pour broyer les substances, faïences du XVIIIe siècle, herbiers, décorations de services de santé, médaillers, maquettes, appareils servant à fabriquer les cachets, instruments scientifiques, bustes, tableaux, lunetterie et acoustique, instruments de physique-chimie etc….et une superbe boite à homéopathie datant du XIXe siècle avec sa multitude de petits tubes en verre, fermés par un bouchon de liège et portant une étiquette sur laquelle le contenu est écrit.

Dans le couloir qui nous mène à la salle du Conseil, nous découvrons une grande quantité d’objets qui ne sont plus utilisés aujourd’hui : Trébuchets, balances, pilules, cachets, gélules, suppositoires, objets officinaux nécessaires à la vaccination, des cornues, seringues, canards, oeillières, ventouses, mortiers, mâche bouchons etc….. Dans la salle du Conseil, nous découvrons les portraits des doyens des professeurs de chimie et pharmacie.

Un grand merci à Madame Guibert qui nous a raconté la longue histoire de la pharmacie à Montpellier, les découvertes des maitres de cette faculté, l’enseignement et l’évolution du médicament. Ce fut passionnant.   Dommage que nous n’ayons pu visiter la droguerie de la faculté.

Francette

PIERRES VIVES

11 Janvier 2018

En 1999 les archives départementales du centre ville de Montpellier n’ayant plus de place il fut décidé de créer un centre pour les archives une médiathèque.et Hérault sports sur un ancien terrain militaire acheté par le conseil général. 
En 2002 l’architecte iranienne Zaha Hadid gagne le concours architectural avec un projet de bâtiment unique.
Son message est un un arbre couché Arbre de la connaissance le tronc sera les archives et les feuilles constitueront 5blocs architecturaux
L’ensemble a une longueur de 135 m une largeur de 46 m et mesure 24m en hauteur un bloc est suspendu à 10m en porte à faux et est maintenu par un équilibre des poids.
Les matériaux sont le béton le métal et le verre le plafond a été réalisé par plus de 1000 panneaux de béton et la vague faite de plâtre avec les lumières encastrées sur le côté.
3 ans, 600 ouvriers et 125 millions d’euros auront été nécessaires pour réaliser l’ensemble.
La partie des archives contient 35 km de documents et des originaux datant de 1793 la consultation des archives se fait sur place et il y a des ateliers organisés de paléographie.
Le cœur du bâtiment de couleur noire comprend un amphithéâtre de 210 places et une médiathèque dont l’accès est libre au public.La consultation des documents se fait sur place.
En bas à côté du hall d’entrée l’ exposition temporaire de Shepard Fairey artiste qui a démarré par de la sérigraphie en 1989 en utilisant le visage du géant André que l’on retrouve dans toutes ses affiches, artiste de street art dont les couleurs favorites sont le rouge le noir et un peu le vert.Ses thèmes sont variés antigouvernemental,la monnaie l’écologie ,la musique ,le skate sa première passion ,Obama , et surtout la paix

En conclusion nous dirons avec Rabelais :
Je ne bâtis que pierres vives, ce sont hommes. Je ne bâtis que pour leur permettre de s’élever

A méditer….

Nelly et Danielle

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PIGNAN

    7 décembre 2017.                                                                       

Notre visite de Pignan s’est essentiellement centrée sur le 17ème siècle ; cependant Pignan a un passé bien plus ancien : 200 sites archéologiques y sont répertoriés.

La Mairie et le château du comte de Turenne

Le bâtiment est édifié sur un ancien château. Il date de l’époque Louis XIII. Aspect austère et géométrie rigoureuse, des remaniements lui confèrent un aspect plus gai (ouvertures, fenêtres et nouvelles pièces). A l’intérieur se dévoile un bel escalier ; le plafond du hall laisse à penser qu’il devait s’agir d’une chapelle. Sous le château, de belles caves aux voutes médiévales ; l’une d’elles, de forme arrondie servait de glacière. Plus bas, on trouve des puits, des citernes et des canaux mystérieux. Puis, on parvient dans la cuisine, voute romane et grande cheminée, les arches du fond sans clé de voute, étaient montées sur gabarit de bois.

Comme le plus souvent, la mairie servait d’école, coté filles, coté garçons bien sûr. L’arrière donne sur un grand parc arboré. La visite se poursuit par la Tour carrée haute de 30 mètres, édifiée en pierre de Pignan ; l’on y voit une façade renaissance et un puits. Trois arcs boutants s’appuient sur l’ancienne église.Par la gauche, nous voici sur le Plan de la chapelle, ancienne église Notre Dame de l’Assomption jusqu’au 19ème siècle qui a subi de graves déboires lors des guerres de religion. Actuellement, c’est une ruine qui sert de salle de concerts et spectacles en été.

Nous arrivons dans la rue de la Villette, nous passons sous la porte Notre Dame, ancienne entrée du vieux Pignan également nommée Font Viel. On y voit deux têtes sculptées et les traces d’un ancien mur d’enceinte. Puis, c’est la rue des Porches qui suit l’ancien rempart et nous amène au bas de la Grand Rue. C’est ensuite la Tour de l’Horloge, entrée de Pignan au 14ème siècle  qui se poursuit vers Montpellier. Sur cette petite place, c’est l’ancien hôtel de ville qui a servi de poste, de bibliothèque, de la maison de l’agglomération et qui est maintenant abandonné.

Remontons la Grand Rue, l’on voit une belle fenêtre à meneaux à l’angle de la rue des Casernes et un peu plus haut, la rue des Petits Escaliers qui marque l’extrémité du premier rempart. Au numéro 10 de la Grand Rue, la maison Jourdan montre un très bel escalier de l’époque du château. En face, c’est la maison Burlon qui est dotée d’une échauguette et d’une porte taillée en pointe de diamants.

Nous revoici devant la mairie, allons vers la rue des Acacias où l’on aperçoit les vestiges de l’orangerie du château et peu après dans l’impasse des Acacias une cour remaniée au 17ème siècle avec une jolie fenêtre renaissance. (anciennes écuries du château)

L’on peut regretter que ce riche patrimoine n’ait pas été mieux protégé et suffisamment mis en valeur.                                                             Michèle Baudin

 

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AIX EN PROVENCE

Par ce petit matin frisquet du 30 novembre 2017, 46 courageux nous ont suivis pour découvrir l’hôtel de Caumont à Aix où se déroule l’exposition “Botéro, dialogue avec Picasso” : les oeuvres de cet artiste colombien sont présentées sous un angle inédit explorant ses affinités artistiques avec Pablo Picasso. Nous sommes tout d’abord séduits par ce bâtiment en pierre de taille entièrement rénové. Nous entrons dans le hall où un escalier d’honneur semble être soutenu par 2 robustes atlantes. Les salons ont retrouvé le charme et l’ambiance de ces belles demeures bourgeoises du 18ème siècle : le salon de musique, la chambre de Pauline, un élégant salon de thé, une salle de restauration, la librairie ainsi que les jardins à la française : tout est magnifique.

Puis nous découvrons les réalisations de Fernando Botéro dont les personnages aux formes généreuses l’ont rendu célèbre dans le monde entier. D’immenses tableaux, aux couleurs chaudes, aux personnages volumineux et sensuels attirent le regard et font le parallèle avec les  peintures de Picasso. On retrouve différents thèmes : le cirque, la tauromachie, la musique, les natures mortes, les nus, les auto portraits. Les 60 oeuvres de Botéro cotoient les  20 oeuvres de Picasso : ces 2 grands maitres du 20ème siècle.

Nous nous amusons de ces formes rondes, de ces visages impassibles, de ces détails burlesques que Botéro continue de peindre depuis 50 ans.

Puis départ pour Eguilles où nous attend un délicieux repas au restaurant Oligrill.

Petite heure de sieste dans le bus avant de rejoindre les “Carrières de Lumières” aux Baux de Provence. De grandes images lumineuses sont projetées sur les parois de pierres et les sols des immenses galeries creusées dans le roc  qui servent d’écran. Nous sommes immergés dans un univers visuel et musical où nous pouvons explorer le monde des 3 artistes du 16ème siècle : Bosch – Bruegel et Arcimboldo. Nous découvrons les triptyques de Bosch tels le “jardin des délices”, les étonnantes compositions d’Arcimboldo faites de fleurs et de fruits, les fêtes villageoises de Bruegel. Nous retrouvons des univers hallucinés, des visages improbables, des créatures fantastiques et effrayantes prises  dans des situations cocasses, les plaisirs, les tentations, les vices avec un sens aigu du détail.

Ce beau spectacle “son et lumière” avec ses 2000 images projetées sur 7000 m2 de surface dure une trentaine de minutes. Ce moment de magie, d’images et de musique, nous a fait voyager dans l’univers de ces grands peintres.

Puis un documentaire sur Jean Cocteau, d’une quinzaine de minutes, retrace sa vie, sa jeunesse, ses rencontres, ses passions, son travail. Ce film rend hommage  à cet artiste qui lia son oeuvre à ce lieu.

Beaucoup d’entre vous ne connaissaient pas ces lieux : ce fut une belle découverte !                                                                                  Francette

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BORDEAUX du 16 au 19 octobre 2017

Lundi 16 octobre 2017
Malgré l’heure matinale ce lundi 16 octobre 2017, nos 44 adhérents toujours ponctuels, sont prêts à une petite échappée de 4 jours pour découvrir la région bordelaise. Les prévisions météorologiques sont bonnes et nous roulons sous le soleil pour rejoindre la citadelle de Blaye qui se situe au nord de Bordeaux.
La citadelle de Blaye : Conçue au 17ème siècle par le célèbre architecte militaire Vauban comme une véritable ville close pour protéger Bordeaux des invasions maritimes, l’imposante citadelle de Blaye,  fièrement campée sur son promontoire rocheux, surplombe l’estuaire de la Gironde. 30 hectares de fortifications avec le Fort Pâté et le Fort Médoc qui font partie du verrou Vauban. Nous découvrons les vastes espaces fortifiés entourés de courtines puis les souterrains qui permettent de comprendre le système de défense mis en place par Vauban et comment pouvait se dérouler une attaque au 17ème siècle. Cette citadelle majestueuse, construite en 3 ans pouvait loger jusqu’à 600 soldats. Elle n’a jamais été attaquée.
Petit arrêt à Bourg en Gironde : petite ville médiévale construite aux abords d’une falaise. Nous découvrons la partie basse de la ville avec son port, son lavoir couvert et la partie haute avec son château de la citadelle. Puis nous arrivons à Château Moulerens : notre port d’attache pour 3 nuits. Nous sommes accueillis dans un parc boisé de 40 hectares, un ancien domaine viticole ayant appartenu à une grande famille bordelaise. Nous découvrons des chambres confortables, apprécions les repas copieux servis dans une ambiance familiale et la gentillesse du personnel.
Francette

Mardi 17 octobre 2017 – Bordeaux
Croisière sur la Garonne : nous voici en route sur les rives de la Garonne, accompagnés de Bruno, guide exceptionnel en tous points (seuls les participants apprécieront tout le sens de cette phrase !!!).
Dès le départ nous admirons le Pont de Pierre, érigé en 1822, il permet pour la première fois de relier les deux berges de la Garonne. Constitué de 17 piliers correspondants aux 17 lettres de Napoléon Bonaparte.
Nous passons devant la Façade des Quais de la rive gauche (XVIIIème  siècle) dont la fonction à l’époque était destinée au négoce des vins (cette façade est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco). Aujourd’hui, lieu convivial très prisé des bordelais où se côtoient restaurants et boutiques. La croisière se poursuit devant l’ensemble monumental de la Place Royale de Bordeaux qui deviendra plus tard la Place de la Bourse.
Nous abordons le Quartier des Chartrons, berceau historique des négociants en vin dont l’origine s’explique par la présence d’un couvent de l’ordre des Chartreux.
Nous nous retrouvons face à la Cité du Vin (2016), monument particulier à l’architecture audacieuse et moderne inspirée par « l’âme du vin ! »
Nous passons le Pont Jacques Chaban-Delmas (2013) dont le tablier central s’élève en circulant sur des piliers gigantesques, bordé par la Tour de Contrôle au mât d’acier, situé entre le Pont d’Aquitaine et le Pont de Pierre.
Ne dites surtout pas aux bordelais que l’eau de la Garonne est sale ! Sa couleur est liée au phénomène des marées qui véhiculent des sédiments et du sable.
L’appellation des vins de « l’Entre Deux Mers » correspond à une zone située entre la Dordogne et la Garonne, limitée au sud par le département du Lot et Garonne.Nous passons devant des Carrelets, ravissantes petites cabanes de pêcheurs, hautes sur pattes, propriétés de l’Etat.Bordeaux « Port de la Lune », nom donné par la forme de la Garonne, en croissant de lune. Ville inscrite sur la liste du Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis 2007, elle possède la plus grande surface urbanisée protégée du monde (1810 hectares). Bordeaux accueille 6 millions de touristes par an.

A midi, déjeuner au restaurant « Le Beau Lieu », situé dans le complexe « Maison Saint-Louis Beaulieu », où les carmélites installèrent le carmel de Bordeaux en 1865.
Après ce bon repas arrosé d’un Bordeaux Graves de la cuvée diocésaine, nous abordons la deuxième partie de notre visite guidée en compagnie de Xavier et Nicolas.
En commençant par la cathédrale Saint-André, lieu de culte le plus imposant de Bordeaux, lieu de décor du mariage d’Aliénor d’Aquitaine et du futur roi Louis VII en 1137.
Le Palais de Rohan, architecture néo-classique construit en 1771, a connu plusieurs destins, jusqu’à devenir l’Hôtel de Ville en 1835. Il abrite le Musée des Beaux-Arts. A proximité, se trouve la rue Sainte-Catherine, présentée comme la plus longue rue commerçante et piétonne d’Europe (1,3km).
La Porte Cailhau ou Porte du Palais érigée à la fin du XVième siècle. Petit détail : les archères donnent du côté du fleuve, mais aussi du côté de la ville, ceci pour lutter d’une part, contre les assaillants, d’autre part contre les éventuelles révoltes internes.
Le Quartier Saint-Pierre et la Place de la Bourse représentent le berceau de Bordeaux (IIIième siècle de notre ère). Les noms des rues évoquent les métiers d’autrefois :
Rue des Argentiers : orfèvres ;

Rue des Bahutiers : coffres ;
Rue du Chai des farines : entrepôts à céréales, etc.
Le « Miroir d’eau » (2006) est un véritable spectacle où se reflète la place de la Bourse.
Le Grand Théâtre, commandé par le Maréchal de Richelieu au XVIIIième siècle, exemple parfait du théâtre à l’italienne. Ce bâtiment évoque un temple avec ses neuf muses : Euterpe, Uranie, Calliope, Terpsichore, Melpomène, Thalie, Polymnie, Erato, Clio.
La ville de Bordeaux est également la ville des 3 M : Michel de Montaigne (XVIième siècle),Charles-Louis de Montesquieu (XVIIIième siècle), François Mauriac (XXième siècle).
Fait exceptionnel, les différents guides ont unanimement plébiscité le travail et l’engagement d’Alain Juppé, maire de la ville et régulièrement réélu à chaque élection.
Juliette et Philippe Saingier

Mercredi 18 octobre 2017
Saint-Emilion et Château de Montaigne à Saint-Michel-de-Montaigne
Fondée au VIIIème siècle par Emilion, moine bénédictin breton, Saint-Emilion n’est pas seulement un vignoble de renom, mais aussi une ville au patrimoine religieux exceptionnel.
Par exemple : dans l’ermitage de Saint-Emilion creusé dans le calcaire, on peut voir son lit, une source et un siège dit de la fécondité. Cet ermitage se situe sous la Chapelle de la Trinité, du XIIIème siècle, dont un mur est orné de fresques du XIVème. Des cénotaphes y sont aussi exposés.
Ensuite, ce sont les catacombes, cimetière souterrain pour les nobles, le clergé et les enfants mort-nés. A l’entrée de celles-ci, une coupole ainsi que l’église monolithe auraient été commandées par Pierre de Castillon à son retour de la première croisade en 1099. L’église monolithe, a été creusée par le haut, les pierres vendues pour construire des maisons. Plus tard, un clocher pesant 4500 tonnes fut construit entre les XII ème et XVème siècles. Actuellement, à cause d’infiltrations d’eau, les piliers de l’église sont consolidés par des corsets métalliques.
Après ces visites particulièrement enrichissantes, il fallait se restaurer, alors, hésitation entre l’HEPAD ” Les vergers d’Anna” et le restaurant “Le Melchior” à Sainte-Terre. C’est donc au Melchior que nous nous sommes régalés.
L’après-midi était normalement consacré à la visite du Château et de la Tour de MontaigneHélas, pour nous, pas question de visiter le château, les lieux étant loués par FR3 pendant un  mois, pour filmer un épisode de la série “Mongeville” avec Francis Perrin. C’est donc dans la Tour de Montaigne que nous avons suivi la guide. Nous avons visité ses appartements, la chambre, la garde-robe, la bibliothèque et son cabinet de travail, là où il a écrit “Les Essais” etc… Maintenant nous savons presque tout sur la vie de Montaigne!!! Redescendus de la Tour nous avons fait une petite promenade dans le parc, pour finir autour d’une table de dégustation des vins du domaine: Bergerac blanc, rosé et rouge .
Et comme nous voulions perfectionner notre savoir sur les vins de bordeaux, une halte à l’Union des Producteurs de Saint-Emilion nous a permis d’apprendre que la plupart de ces vins sont composés de 60% de Merlot, 30% de Cabernet Franc et 10% de Cabernet Sauvignon. A consommer avec modération. Une magnifique journée sous le soleil. 
Roselyne et René Brisset

 
Jeudi 19 octobre 2017
La dune du Pyla ou (Pilat)

Il fut difficile d’accéder à la dune du Pyla à cause d’un embouteillage qui nous a fait perdre un temps précieux. Nous découvrons enfin  cette dune unique en Europe de 2,9 kilomètres de long, 115 mètres de haut, 66
mètres de large, toujours en mouvement puisqu’elle se déplace de 1 à 5 mètres par an. Courage !! il nous faut monter les 160 marches pour découvrir un extraordinaire panorama, une vue incroyable sur l’océan et la forêt des Landes: un désert de sable qui domine le bleu de la mer et le vert de la forêt. C’est grandiose !!!
Mais il nous faut reprendre la route pour notre dernier repas pris en commun à Pessac puis retour sur Montpellier.

Ce petit séjour dans cette belle région française que certains découvraient, s’est déroulé dans une ambiance chaleureuse. Cette escapade nous a permis de profiter de l’été indien. Notre France est belle et nous continuerons à la visite.
Merci à toutes les personnes qui ont contribué à ce compte rendu.

Francette

Crédits Photos: C. Malinowski -A.Muller-J .Grosse- RPL

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MARTIGUES – LA COTE BLEUE

Pour notre dernier voyage de la saison, nous sommes 54 adhérents prêts à aller à la rencontre des martégales et martigaux: les habitants de Martigues.                                                                                        Notre guide nous attend et nous  reprenons le bus pour nous diriger vers la chapelle des marins : petite chapelle bâtie sur la colline qui domine la ville. On y découvre un remarquable panorama sur la ville de Martigues, l’étang de Berre, le canal de Caroute, le golfe de Fos, Port de Bouc. C’est la gardienne de la cité datant  du 17ème siècle.                                             Puis nous visitons Martigues, composée de 3 quartiers : Ferrières, l’ile sur le canal et Jonquières. Nous déambulons dans les petites rues avec ses  maisons aux façades pittoresques le long des quais pour arriver sur la place “maritima” où nous découvrons “in situ” les restes d’un village primitif gaulois: (vitrine archéologique du 5ème siècle avant J.C.). Des maisons reconstruites selon les données archéologiques et ethniques avec tracé des rues et objets ici et là.                                                                            Le long du canal Saint-Sébastien, nous découvrons la “maison au chapeau de gendarme” à cause de la forme de sa toiture où a été tourné le film “La cuisine au beurre” avec Bourvil et Fernandel.                                         Nous nous arrêtons devant l’église Sainte-Marie-Madeleine, de style baroque dont l’intérieur est richement orné de peintures murales et d’un plafond peint en bois. Son imposant orgue est classé aux monuments historiques.                                                                                        Nous arrivons au “Miroir aux oiseaux”, plan d’eau situé en plein coeur de la ville avec ses maisons de pêcheurs du 17ième siècle, ses barques colorées, ses restaurants qui ont inspiré de nombreux peintres comme Duffy ou Ziem.                                                                                           Cette jolie petite ville de Martigues est aussi appelée “la Venise provençale” grâce au charme de ses canaux et de ses ponts. Elle est aussi labellisée “ville d’Art et d’Histoire” et depuis peu a obtenu le classement  ville fleurie “4 fleurs”.                                                                                Nous arrivons au restaurant “Le Palatino” qui domine la plage de  Carro.  Au port de  Carry-le-Rouet, nous embarquons à bord de “l’Albatros” pour découvrir les beautés de la “Côte bleue”: 22 km de côte à l’ouest de Marseille avec son paysage unique, sauvage et préservé : une succession de ports de pêche, de criques aux eaux turquoises et plages bordées de pinèdes verdoyantes. Une belle promenade le long du fameux sentier des douaniers en allant jusqu’à l’ile d’Erevine. Une balade très agréable, sur une mer calme, qui nous donne un sentiment de liberté. Nous nous sommes laissés porter par les vagues de la Méditerranée pendant 1h15.                               Tout a une fin : retour sur Montpellier vers 19heures.  

  Francette

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NEW YORK – 10 au 16 mai 2017

Nous sommes tous à l’heure à l’aéroport de Montpellier pour embarquer pour New York : 41 personnes en pleine forme qui ont rêvé de découvrir la “Grosse Pomme”. Mais petit incident, l’Esta de notre ami Michel ne passe pas : il faut le refaire. Cela ne passe toujours pas, nous nous énervons et redoutons déjà de devoir laisser un des nôtres sur le carreau. Miracle !!! nous réussissons enfin et nous précipitons vers les contrôles car il n’y a plus une minute à perdre. Nous sommes soulagés et pouvons enfin dé-stresser. La suite du voyage se déroule normalement.                                                        Francette

Mercredi 10 mai  

15h15 heure locale. Nous posons le pied sur l’aéroport JFK à New-York. Premier contact avec les U.S.A “les cerbères” annoncés de l’immigration. Agréable surprise, l’accueil sans être extrêmement chaleureux, fut loin de celui que réservaient aux éventuels clients, les vigiles gardant les portes des enfers. Cela étant surement dû aux recommandations laissées à sa concitoyenne descendance par le plus saint-georgien des américains, Thomas Jefferson “himself”, souhaitant que l’on ménage les habitants d’un village français proposant une boisson autrement plus agréable au palais que le coca-cola, si toutefois il existait déjà.

Les bagages posés à l’hôtel, premier contact avec la ville, 7ème avenue ,  Times Square; sous la houlette de notre guide René* (* René, s’il te plaît la prochaine fois remplace ta casquette noire par une de couleur fluo cela diminuera l’angoisse de nous égarer. On te laisse le choix de la couleur). “The” choc, probablement le temple de la nuit américaine, une incroyable effervescence malgré l’heure tardive. La réputation de New-York, ville qui ne dort jamais, trouve là sa plus parfaite illustration. Foule très dense, publicité omniprésente sur des écrans géants recouvrant les façades des immeubles**, voitures, séries télévisées , comédies musicales, derniers films, pièces de théâtre, produits de beauté, tous les domaines de la consommation trouvent là un exceptionnel vecteur de communication et touchent dans ce lieu un immense public. Cette ambiance lumineuse est accompagnée d’animations : spectacles de rues, super héros déambulants, artistes…  bref l’Amérique quoi!…

Anik et Henri

**renseignements pris Times Square est le seul quartier dans lequel on demande aux gérants et aux propriétaires d’afficher des publicités lumineuses

 Jeudi 11 mai                                                                                                      Direction, les îles au sud de Manhattan. Simone, notre guide nous prévient: soyez vigilants dans le métro, c’est l’heure de pointe, ne vous dispersez pas. On imagine déjà le tableau : une cohue phénoménale, des bousculades pour arriver à se glisser dans un wagon ; ce qui nous met en tête la chanson d’un de nos célèbre fantaisiste : “qu’est ce qu’on est serrées au fond de cette boîte chantaient…” en fait, les sardines avaient dues être pêchées à Palavas ou à Sète car elles étaient presque toutes saint-georgiennes.

Nous embarquons au “Battery Park” cap sur Liberty Island vers l’un des monuments les plus emblématiques des Etats Unis : la statue de la Liberté. Cette statue est la première que les immigrants arrivant en bateau voyaient en accostant aux Etats-Unis. Outre le fait que la statue soit un monument, elle est sensée représenter l’une des valeurs que l’Amérique a voulu faire sienne, vivre libre loin de toute forme d’oppression.

Notre égo franchouillard s’est senti considérablement flatté car cette statue, conçue en France par Auguste Bartholdi pour la sculpture et Gustave Eiffel pour la structure interne, a été offerte par le peuple Français, en signe d’amitié pour célébrer le centenaire de la déclaration d’indépendance américaine. Elle fut inaugurée le 28 octobre 1886 par le Président des Etats Unis: Grover Cleveland

Deuxième étape: Ellis Island, à proximité directe de Liberty Island, c’est sur elle que les flux d’immigrants étaient dirigés. Entre le 1° janvier 1892 et 12 novembre 1954 le centre fédéral de l’immigration a vu passer plus de 22 millions de migrants. Pour certains l’espoir, le rêve d’une vie meilleure fut rapidement brisé ; ceux qui présentaient des signes de maladies graves, contractées ou non durant le trajet en bateau, se voyaient refuser l’accès au pays et étaient renvoyés. D’autres présentant des symptômes moins graves étaient mis en quarantaine.                                                                    Le nombre de renvois se situe approximativement à hauteur de 2 à 3%. Il n’est pas uniquement dû à la maladie; d’autres raisons pouvaient en être la cause : passé criminel, absence de qualification susceptible de conduire au chômage. Sélection critiquable ou non selon les sensibilités, mais qui avait pour but de n’accepter sur le sol que des personnes pouvant contribuer à la grandeur du pays et non des individus nécessitant une assistance.

A la fermeture du centre, les locaux ont été murés et laissés à l’abandon. Un projet de rénovation du bâtiment principal vit le jour avec pour objectif la création du musée de l’immigration. Les travaux furent budgétisés par la levée de fonds publics. Le musée ouvrit en 1990.                                      Le musée est riche de portraits d’immigrants en costume traditionnel de leur pays d’origine, de photos retraçant des scènes de la vie quotidienne, la vie de famille, les conditions d’accueil et le parcours d’intégration des migrants, de leurs effets personnels, des tests et questions auxquels ils devaient se soumettre.                                                                                              A l’extérieur a été érigé un mur sur lequel sont gravés les noms de 700 000 personnes ayant transité par le centre.                                                 Visite chargée d’émotion. Seule remarque, le temps imparti nous a paru un peu trop bref vu la richesse de l’exposition.

L’après-midi, changement d’embarcadère, nous prenons le bus et entamons une découverte plus globale de la ville. Pêle-mêle, nous traversons:

Chinatown ou réside la plus grande communauté de population chinoise en dehors de l’Asie. Ce quartier fut fondé par les immigrants chinois venus pour construire le chemin de fer transcontinental américain. Little Italy, qui connut autrefois une forte population d’immigrants italiens, cette communauté se dispersa au début du XX° siècle vers d’autres quartier de la ville, ce qui favorisa l’extension de Chinatown.

Soho et son commerce de luxe quartier également très touristique, Wall Street abritant la plus importante et influente bourse du monde.

Nous parcourons Greenwich Village : quartier résidentiel fréquenté par les artistes, très axé sur la culture, l’art et la musique. Quartier considéré comme contestataire, avant-gardiste. Il a joué entre autre, un rôle important par son implication dans le mouvement de libération Gay. Ensuite, Washington Square Park nous accueille, parc bordé par les bâtiments de la plus grande université des U.S.A. Quelques tables de jeu d’échecs y sont installées : les parties sont suivies par des promeneurs curieux ou de fins connaisseurs. Un arc de triomphe trône à l’entrée du  parc : il symbolise le centième anniversaire de l’accession de Georges Washington au pouvoir.

Nous faisons ensuite quelques pas sur la High Line, ancienne voie ferrée aérienne, désaffectée et réhabilitée sous forme d’espace vert linéaire qui s’étend sur 4.8 km de long.

Grand Central Station se proposera ensuite à nous. Cette gare, probablement l’une des plus grandes au monde accueille au quotidien 400 000 personnes, voyageurs, touristes, promeneurs.                                   Sa transformation au début du XXème siècle en fit un bijou du romantisme, romantisme qui à cette époque allait de pair avec voyage en train. Le plafond voûté d’un de ses paliers présente une grande particularité, si deux personnes se placent en diagonale , se tournent vers le mur et que l’une d’entre elles chuchote au pied de la voûte, l’autre perçoit le message malgré le bruit ambiant.                                                                                Grand central Station faillit disparaître dans les années 1970. A cette époque,  elle était délabrée, squattée, laissée à l’abandon. La concurrence avec l’aviation a failli lui être fatale. Elle échappa à la destruction grâce au soutien de l’ancienne Première Dame Jacqueline Kennedy-Onassis, et à sa reconversion en gare desservant les banlieues.

Notre première journée se termina au restaurant à Heartland Brewery, à proximité de l’Empire State Building et de Times Square ; ce qui permit à certains d’entre nous, après le repas, de se replonger dans l’extravagante effervescence de la nuit “Times Squarienne”                                           Anik et Henri

Vendredi 12 mai                                                                               Après avoir satisfait au contrôle sanitaire….. du centre d’immigration d’Ellis Island la veille, nous prenons ce vendredi 12 mai, le métro à la 7ième avenue pour gagner le “Down Town”, le sud de Manhattan. Cette visite débute par une immersion dans le “Financial District“, coeur de la haute finance internationale avec la mythique “wall street” perdue au milieu des gratte ciel, rue qui doit son nom au fait qu’elle fut à l’origine du mur “wall” qui protégeait les premiers occupants hollandais  puis anglais des indiens. Outre les grandes instances financières, la Bourse, la Réserve Fédérale (stockage de l’or….) se trouve la statue de Georges Washington devant le bâtiment, où il déclara en 1786, accepter de devenir le premier président des Etats-Unis. Après avoir remonté le début de la célèbre avenue de Broadway (22 km de long) sur laquelle se déroula la célèbre parade des “héros” (tel Lindberg, Jess Owens, Amstrong…), nous avons atteint Grand Center “Ground Zéro” lieu du dramatique attentat du 11 septembre 2001. Moment d’émotion à la mémoire des 3000 victimes, dont 343 pompiers dans la seule caserne située à proximité. Désormais, à la place des “Twins Towers” détruites, sont érigés 4 nouveaux “gratte ciel” dont la One tower – 1776 pieds de haut, par référence à la date de création des Etats-Unis.

Le groupe termina cette matinée par l’ascension de l’Empire State Building et ses 86 étages, vue à couper le souffle sur New York  (360° et environ 50 km)

Après une brève collation, style New Yorkais, l’après-midi fut consacrée à la découverte de Brooklyn et de ses différents quartiers personnalisés à travers les différentes vagues d’émigration , italienne, juive, chinoise, russe, portoricaine, Afro-Africaine etc….et l’évocation dans des registres différents de résidents célèbres tels Al Capone… et Meryl Streep. Mais Brooklyn sans avoir parcouru quelques mètres sur le célèbre pont, impensable !!! (pont suspendu avec haubans) ce fut donc chose faite.La conception du pont revient au cabinet d’architecture de John Augustus Roebling. Dès le début de la construction, en 1869, Roebling est sérieusement blessé au pied lors d’un accident sur le chantier : il est amputé des orteils mais meurt du tétanos deux semaines plus tardSon fils Washington lui succède mais est victime d’un accident de décompression alors qu’il travaille dans le caisson sous-marin, il reste lourdement handicapé. Son épouse, Emily Warren Roebling, assure alors le relais entre lui et ses ouvriers tandis qu’il reste confiné dans son logis et observe la construction avec des jumelles!!!

Enfin, nous terminons cette journée par trois quartiers particulièrement typés, Bed-Stuy (Bedford Stuyvesant – 1er quartier noir des USA), le très résidentiel Park Slope où eut lieu en 1776 la première bataille face aux anglais pour l’indépendance (voir les rôles des français et en particulier celui du Duc de Castries, ministre de la marine de Louis XVI) et enfin le quartier hassidique de Williamsburg (quartier très pauvre où les fidèles endimanchés se rendaient à la synagogue).

Puis nous regagnâmes notre hôtel en empruntant l’opulente Fifth (5°) Avenue.                                                                                           Brigitte et Daniel

Samedi 13 mai : journée libre sous la pluie                                     Simone nous avait bien dit qu’il pleuvrait et qu’il faudrait acheter des bottes. Elle ne s’était pas trompée. Une journée de pluie qui ne nous a pas empêchés de parcourir New York dans tous les sens. Pour certains ce fut le MOMA (musée d’art moderne) pour d’autres, les boutiques, la 5ième avenue, la bibliothèque, la gare centrale, la cathédrale Saint Patrick, la Trump Tower, etc…..                                                                                           Francette

Dimanche 14 mai : Gospel à Harlem 

lundi 15 mai : journée libre                                                              Lundi matin, il ne reste que quelques heures pour profiter de New York.                                                                                                  Nous décidons de quitter le quartier de la 33ème rue pour visiter Chelsea et Meatpacking.

Nous descendons la 8ème avenue, très vite le flot incessant des véhicules et les trottoirs encombrés de la foule diminue progressivement pour laisser place à une vie de quartier.                                                                   Les gratte-ciel sont remplacés par des immeubles d’ habitation de type HLM avec des entrées fleuries, et des commerces de proximité.                     Entre la 15ème et la 16ème nous découvrons Chelsea Market. Cette ancienne fabrique de biscuits a été transformée en marché couvert. L’aspect usine a été conservé, les murs sont en briques, avec les anciennes portes des fours de cuisson et les tuyauteries, le sol est en béton.                       Ce marché couvert accueille une cinquantaine de cafés, restaurants, épiceries, bar à soupe, pâtisseries, glaciers, une immense poissonnerie avec dégustation de coquillages huitres, clams ….qui côtoient boutiques de mode et de déco et un marché de jeunes créateurs.

Vers la 20ème rue, nous nous trouvons dans le Chelsea bourgeois des années 1850 avec son alignement de maisons en brique bordé d’arbres. Arrivés de nouveau vers la 5ème avenue, la frénésie New-Yorkaise reprend ses droits.                                                                                       Chantal et Dany

Mardi 16 mai

Nous avions rêvé d’arpenter les avenues de cette mégapole américaine, découvrir le nez en l’air les fameux gratte ciel, ces colosses de béton, d’acier et de verre. Nous avons pu toucher du doigt cette ville cosmopolite avec ses centaines de nationalités, ses différentes cultures, ses différentes cuisines. Nous avons visité les différents quartiers de la ville, flâné dans les rues animées et bruyantes, traversé Central Park, écouté du Gospel à Harlem, goûté aux spécialités new-yorkaises (hot dog, donuts, bagels), découvert cette ville de légende, promesse de grandeur, de démesure, de réussite. Nous avons pu nous  griser de gigantisme   et faire les boutiques, temples de la consommation.  Voilà, c’est fait !!!!!! Et “Big apple” n’a laissé personne indifférent !!!!! 

Merci à Anik et Henri, Brigitte et Daniel, Geneviève et Nadine, Chantal et Dany qui ont gentiment accepté de me faire un compte rendu.                        Francette

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LA CAVERNE du PONT D’ARC

Ce jeudi 20 avril, nous sommes 57 personnes à prendre la direction du sud de l’Ardèche où nous allons visiter la caverne du Pont d’Arc, réplique de la grotte Chauvet découverte en 1994 par 3 spéléologues: Jean Marie Chauvet – Eliette Brunel et Christian Hilaire. La grotte originale étant interdite à la visite dans un but évident de conservation, un extraordinaire ensemble a été construit pour faire partager l’héritage universel légué par nos ancêtres préhistoriques.

Un fort mistral nous accompagne et nous sommes transis de froid en attendant l’heure précise de la visite. Une jeune guide nous équipe d’oreillettes et nous donne quelques explications. Soudain, les portes  s’ouvrent et apparaissent les parois de la caverne aux éclairages doux et chaleureux : l’ambiance est réussie. Voilà ! nous sommes plongés 36000 ans en arrière au milieu des stalactites et stalagmites. Des jeux d’ombres et de lumière animent les parois. Nous découvrons, dans un décor naturel de calcite et d’argile, les oeuvres des artistes : des centaines d’animaux d’espèces différentes peints à l’ocre rouge, gravés au silex, tracés au doigt ou au fusain en suivant par endroits les reliefs et les arêtes de la pierre. Le bestiaire prend vie tant les techniques de l’estompe et de la perspective sont maitrisées. Tous les animaux qui peuplaient la région pendant l’ère glaciaire sont représentés : ours des cavernes, rhinocéros laineux, mammouths, panthères, chevaux, hibou. Ici et là, des paumes de main d’enfants et d’adultes ainsi que la partie inférieure d’un corps féminin. Nous nous déplaçons le long d’une passerelle : en 50 minutes de parcours et une dizaine de stations, la guide nous détaille les oeuvres à découvrir. Nous sommes émerveillés devant ces réalisations uniques figées pour l’éternité.       La grotte a été inscrite au patrimoine mondial de l’humanité en juin 2014 où l’on a reconnu sa dimension unique et universelle grâce à 3 caractéristiques rarement réunies : l’ancienneté, la qualité de la conservation et la richesse de la représentation artistique.

Puis nous nous dirigeons vers la galerie de l’Aurignacien qui est complémentaire de la caverne. C’est un vaste espace de 800 m2 qui permet de mieux comprendre les hommes et les femmes qui vivaient à cette époque.Le parcours débute par un film qui plonge le public dans une scène de l’époque aurignacienne. Des reconstitutions grandeur nature de mammouths ou rhinocéros laineux, de mégacéros évoluent dans des décors minéraux et végétaux. Des panneaux interactifs, des bornes, des écrans  retracent l’histoire du paysage, des techniques de peinture et de l’évolution du site.

Nous avons tous apprécié la découverte de ce site remarquable financé par la région Rhône-Alpes, le département de l’Ardèche, l’état et l’Europe. Cette reproduction à l’identique de ce  chef d’oeuvre de l’humanité, unique au monde, a créé chez nous une grande émotion.

C’est l’heure du repas : Nous nous dirigeons vers le  restaurant du site, “la Terrasse” qui propose une halte gourmande issue du terroir ardéchois.

Le retour se fait par la route panoramique des gorges de l’Ardèche. En partant de Vallon Pont d’Arc et sur environ 40 km, nous suivons une route sinueuse, qui surplombe les gorges. C’est une succession de petits tunnels creusés dans la roche, un défilé de falaises pouvant atteindre 300 mètres de hauteur, au milieu d’une nature sauvage et préservée. En contre bas, nous apercevons les canoës-kayakistes, nombreux en cette période de vacances. Quelques belvédères sont aménagés sur le bord de la route, mais pas facile d’y arrêter le bus pour admirer les splendides et incroyables points de vue.

Bravo aux artistes, peintres, architectes, sculpteurs qui ont pris part à la construction de ce joyau et qui ont su fidèlement reproduire la grotte Chauvet. Cette réalisation contribue au développement de la région et permet de faire partager au plus grand nombre ce sanctuaire pariétal préhistorique.

Francette

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LE CAMP DE RIVESALTES

Ce 8 mars 2017, nous sommes 54 adhérents à découvrir les vestiges d’un  camp qui s’étend sur 612 hectares (19 îlots comprenant des centaines de baraques) et le mémorial de Rivesaltes, ce bloc de béton massif pigmenté d’ocre dans la masse, semi enterré aux couleurs de la terre “d’ici”, imaginé par l’architecte Rudy Ricciotti et inauguré en octobre 2015.

En 1939, ce camp était un camp militaire.  Cependant,dès 1941-1942, il  accueille les réfugiés espagnols de la “Retirada” qui fuient la répression franquiste, des tsiganes d’Alsace-Moselle et des juifs avant leur déportation vers les camps de la mort                                            .                           Après la guerre en 1944, le camp devint un camp pour les collaborateurs, les prisonniers de guerre allemands, italiens et autrichiens.                           En 1962, il devint un lieu d’hébergement pour les harkis et leurs familles dans l’attente d’un reclassement et un camp de rétention et de régularisation jusqu’en 1964.                                                                 De 1986 à 2007, un centre de rétention administratif.Plus de 60 000 personnes y ont transité.                                                                           Les conditions de vie y sont effroyables : le froid, les vents violents qui s’engouffrent dans les baraques, la faim, la soif, toutes les maladies dues au manque d’hygiène (absence d’égouts, de douches). Des oeuvres de secours s’organisent (YMCA – CIMADE – Quakers) qui répondent aux urgences : distribution de vivres, soins aux malades, soutien moral, des ateliers et des activités professionnelles.                                                                       Le camp était promis à la destruction, mais en 1998, Christian Bourquin, président du conseil général des Pyrénées Orientales décide d’en faire un lieu de mémoire. Le projet aboutit à la construction du mémorial.                 Nous pénétrons dans ce bloc de béton austère, de 220 mètres de long, 20 mètres de large et d’une superficie de 4000 m2. Sans fenêtres, il est juste éclairé par des puits de lumière. Il abrite des expositions temporaires et une vaste salle d’exposition permanente qui présente la chronologie du camp, des témoignages, des objets, des documents retraçant l’internement des différentes populations qui y ont séjourné. Cela permet de visualiser le parcours de l’ensemble des populations civiles ou militaires. De grands panneaux lumineux replacent les évènements dans le contexte historique.Un espace interactif facilite la consultation de cartes, d’entendre les témoignages d’anciens internés, de voir des films et archives.                        Ce lieu très émouvant, ouvre une réflexion sur cette page “noire” du 20ème siècle de l’Europe et de la France où les destins de ces “indésirables” se sont croisés au gré d’évènements tragiques. Il amène des questionnements sur le présent et l’avenir où nous avons comme l’impression que l’histoire se répète.                                                                                                 Ce site est classé monument historique par le ministère de la culture. Il a couté 23 millions d’euros financés par l’état, la région Languedoc Roussillon et le département des Pyrénées Orientales.                               

Nous avons déjeuné au restaurant “le moulin de Fitou” où le service, long, très très long nous a mis en retard pour le reste de l’après midi.

Nous arrivons enfin au château de Raissac situé aux portes de Béziers, où Mr et Mme Viennet nous reçoivent dans leur demeure d’exception.         Nous découvrons un château de style néo-classique, bâti sur les vestiges d’une villa romaine, un parc agréable avec étang et serre. A l’entrée, 2 lions accueillent les visiteurs et invitent à pénétrer dans cette demeure familiale de prestige remarquablement meublée.                                           Christine Viennet, céramiste de renom, a créé le musée de la faïence et des arts de la table au sein d’anciennes écuries où des faïences des 19ème et 20ème siècle sont exposées.                                                                 Elle s’inspire de l’oeuvre du naturaliste  Bernard Palissy  pour reproduire avec réalisme la faune et la flore aquatique. Ses sculptures et ses trompe l’oeil reproduisent des serpents, grenouilles, fleurs, végétaux, insectes, d’incroyables créatures marines ou terrestres.                                       Jean Viennet, portraitiste plein de fantaisie, élève de Salvador Dali, expose ses peintures et fresques dans les salons du château.                                 Il nous reste très peu de temps pour visiter la cave du château perchée sur la colline, bâtisse datant du 17ème siècle dont le chai est creusé dans la roche calcaire. Le domaine viticole de 80 hectares produit des cuvées de 11 cépages différents dont la presque totalité de la production est exportée  jusqu’aux Etats Unis. Malheureusement, nous n’aurons même pas le temps de les goûter !!                                                                                         Nous avons été accueillis par des propriétaires charmants, vivant dans un lieu atypique, entourés d’objets divers, du plus raffiné au plus surprenant. Le tout donne un lieu plein de vie, de curiosité et d’humour.

Francette

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LA GRANDE-MOTTE

Quelle chance d’avoir pu bénéficier d’un après midi “presque ensoleillé” ce jeudi 16 février  après ces journées pluvieuses des vacances de février!!! Notre guide nous attend devant le Pasino. Nous allons découvrir cette ville nouvelle qui a été le projet fou d’un architecte humaniste et philosophe : Jean Balladur. La Grande Motte est sortie de terre dans les années 1960. Le général De Gaulle voulait aménager sur le littoral du Languedoc Roussillon une station balnéaire pour accueillir les vacanciers du nord de l’Europe qui partaient en vacances en Espagne. Jean Balladur mit en place un projet architectural d’une audace inouïe, inspiré des temples précolombiens du Mexique : il ose les pyramides. C’est le projet “Racine” né sur des terrains marécageux infestés de moustiques, impropres à l’urbanisation.                                                                                       On commence par creuser le port et l’étang du Ponant. La future ville est ainsi remblayée  et rehaussée de 2 mètres par rapport au niveau de la mer grâce aux 1 million de mètres cubes de sable.                                      Nous déambulons dans les allées boisées pour atteindre la place du 1er octobre 1974 où se trouvent la mairie et son esplanade, l’église Saint Augustin toute en courbes, tournée vers la mer avec ses magnifiques vitraux fabriqués par les maitres verriers de Chartres. Nous nous enfonçons dans les sous bois vers la “coulée verte” et découvrons une cité-jardin entre les immeubles : paradis des  piétons et des cyclistes. ça et là,  des sculptures ayant trait aux différents vents de la région.                                         Nous nous dirigeons vers la mer et le point zéro (point de départ de la Grande Motte) où nous avons une vue sur les pyramides construites en béton : toutes les façades sont différentes (modénatures) et confèrent à chaque bâtiment sa personnalité propre. Ici, tout a une signification : la grande pyramide fait référence au pic Saint Loup et est la liaison entre la partie mâle de la ville (du levant) et la partie femelle (du couchant) avec ses formes  courbes et arrondies. L’immeuble “Concorde” qui est face au port, possède des séparations entre les balcons qui ont la forme du nez du général De Gaulle.                                                                                     Très décriée au moment de sa construction, 50 ans après, la Grande Motte séduit tous ceux qui la découvrent. Petite ville de 8500 habitants l’hiver, elle reçoit 120 000 touristes l’été attirés par son port de plaisance, ses plages, ses commerces, son golf, son palais des congrès.                                   C’est un havre de verdure avec ses 43 000 arbres plantés : 70% de l’espace urbain est occupé par des bois, des bosquets, des pins, des zones naturelles, des haies fleuries qui encadrent les voies de circulation.                 Beaucoup d’entre nous ne connaissaient que le côté mer de la Grande Motte et avons été agréablement surpris  par cette ville la plus verte d’Europe. Nous comprenons aisément pourquoi elle a obtenu le label “Patrimoine du 20ème siècle” en 2010.

Francette

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LE LYCÉE GEORGES FRECHE

Le vent fripon – Prends garde à ton jupon : On aurait pu chanter la chanson de Brassens  ce 13 janvier 2017 lors de notre visite au lycée G. Frêche tellement le vent glacial  nous poussait à nous abriter dans le hall.                                                                                                    Tout d’abord, nous apprécions le repas servi au restaurant d’application par les élèves de 2ème année préparant le bac technologique. Ceux-ci, un peu intimidés, un peu gauches dans certains de leurs gestes apprennent au contact de la clientèle leur futur métier. Ils sont confrontés à la réalité des métiers qu’ils découvrent : mais ils s’en sortent avec brio sous l’oeil bienveillant de leur responsable.

Puis nous sommes pris en charge par 2 jeunes étudiantes en BTS qui nous présentent et nous font visiter leur établissement. Nous découvrons ce lycée dont la construction fut décidée par Georges Frêche en 2006. Il lance le projet d’un lycée hôtelier d’enseignement professionnel et technique qui propose à 1000 élèves, un enseignement d’excellence tourné vers l’ensemble des métiers de l’hôtellerie et du tourisme : de la seconde aux BTS, en passant par les CAP et les bacs Pro. Tous les niveaux de formation et toutes les voies (classique – alternance – continue) sont proposés.                                                                                                               Construit par l’architecte italien Massimiliano Fuksas et inauguré en septembre 2012, c’est une structure complexe au design étonnant, d’allure futuriste, aux courbes fluides définies par des lignes horizontales et des diagonales. Les façades habillées d’aluminium sont  recouvertes  de 17 000 triangles de métal et de  verre : aucun n’est semblable – aucun n’est transposable – chacun a sa place. (chaque triangle est un reflet qui donne de l’espoir à l’avenir –  M. Fuksas). L’ensemble comprend 2 bâtiments principaux imbriqués et 3 bâtiments abritant 1 gymnase, 1 internat et des logements de fonction. Le lycée comprend 1 brasserie, 1 restaurant gastronomique et 2 restaurants d’application. Nous déambulons dans les couloirs et découvrons dans la partie publique de l’établissement la décoration proposée par la “designer” (femme de M. Fuksas) : une ligne originale de mobilier qui s’intègre parfaitement à l’architecture. Son projet intitulé “Emulsion” part d’un ustensile de cuisine “le fouet” qui se retrouve dans une série d’objets de décoration et de luminaires. Le tout, contribue à créer une ambiance des plus insolites dans ces volumes baignés de lumière naturelle.                                                                                               La partie hôtel comprend 12 chambres. Nous en visitons une : très spacieuse, disposant d’un mobilier “design” et fonctionnel.  Au rez de chaussée, pains, gâteaux, pizzas, tous  les produits confectionnés par les futurs boulangers, pâtissiers  sont en vente. Nos gourmandes et gourmands se sont précipités.                                                                                Cet établissement a coûté plus de 80 millions d’euros entièrement financés par la région. Le lycée porte le nom de son initiateur dont la statue mesurant 2,50m de haut est érigée à l’entrée du lycée.                      L’ombre de l’ancien président de région planera pour toujours sur ce bâtiment futuriste. Espérons que les élèves comprendront la chance qu’ils ont de pouvoir apprendre dans de telles installations.

LA CATHEDRALE ET LA FACULTE DE MEDECINE DE MONTPELLIER

Au programme de ce bel après-midi ensoleillé de ce  premier jour de décembre : la visite de la cathédrale Saint-Pierre et de quelques salles remarquables de la Faculté de Médecine

Pourquoi visiter en même temps la Cathédrale et l’école de Médecine de Montpellier ? Tout simplement parce que leurs destins sont liés. La Cathédrale est pratiquement mitoyenne de l’école de Médecine : en effet, l’école s’est installée en 1795 dans l’ancien monastère Saint-Benoît  dont la cathédrale était l’ancienne chapelle. La cour d’honneur de l’école correspond d’ailleurs à l’ancien cloître qui était logiquement adossé à son église. C’est ainsi que la Cathédrale Saint-Pierre se retrouve avec sa façade sur la rue de l’école de Médecine.

Le fort  Saint-Pierre

Situé dans l’écusson, centre de la vieille ville, le bâtiment de l’église est le plus grand de la région du Languedoc-Roussillon, ce qui n’est pas étonnant, vu que Montpellier en est la capitale.

L’église était à l’origine la chapelle du monastère bénédictin de Saint-Benoît Saint-Germain fondée en 1364 à la demande du pape d’Avignon Urbain V, et sera érigée en cathédrale en 1536, lorsque Montpellier devint le siège épiscopal de la région. Urbain V voulut ainsi honorer la ville où il étudia et enseigna. L’imposante architecture de l’église n’est pas le fruit du hasard. Elle était munie de défenses importantes, ce qui en fait une forteresse. À la fin du XVIe siècle on la surnomme d’ailleurs le « fort Saint-Pierre ». Quatre tours s’élèvent aux angles de la nef, dont l’une fut abattue lors des mouvements iconoclastes de 1567. L’une des façades était couronnée par des mâchicoulis surmontés de créneaux, derrière lesquels devait courir un chemin de ronde dans l’épaisseur du mur. L’entrée est précédée d’un porche massif, composé de deux piliers cylindriques et d’une voûte reliant les piliers à la façade de l’église.

Nous pouvons encore voir aujourd’hui les vestiges de ce système de défense, assez étranges pour une église de style gothique. En effet, les guerres de religion qui ravagèrent Montpellier et toute la France firent de nombreuses victimes, dont la cathédrale Saint-Pierre. En 1567, la cathédrale subit les assauts des protestants qui cette fois vont s’attaquer au bâtiment. Une tour s’effondre entraînant avec elle l’ensemble du bâtiment. Les chanoines de la cathédrale se réfugièrent à Villeneuve-lès-Maguelone et à Frontignan ou ils restèrent jusqu’à la fin du siège de Louis XIII en 1622. Le roi fit aussitôt reconstruire la cathédrale. La voûte, le pavement de la nef et la façade sont refaits. Au XIXe siècle (de 1855 à 1875), les travaux  lui donnent l’aspect que nous lui connaissons aujourd’hui, beaucoup plus grande que l’édifice originel avec la reconstruction de la tour clocher et l’ajout de chapelles rayonnantes au sein du chœur. La toiture du chœur fut ornée de tuiles vernissées « à la mode bourguignonne ». Auguste Baussan refait le décor sculpté de la tour et du tympan ; les verrières du transept et du chœur, exécutées par Edouard Didron  et Paul Nicod, sont posées entre 1870 et 1872. Dans le bras droit, un tableau de  Sébastien Bourdon représente La chute de Simon le Magicien (1657), épisode apocryphe de la vie de Saint-Pierre.

Seuls auront survécu du Moyen-âge, le porche avec ses deux tours reliées à la façade. Une chance, car ce sont les éléments les plus emblématiques de cette curieuse cathédrale, très inspirée des châteaux forts.

On a une petite idée de ce que pouvait être le Montpellier médiéval en venant à l’Écusson, même si les ravages des guerres défigurèrent la ville. Voir au bout d’une petite rue, les grandes tours carrées avec ce porche et son baldaquin, c’est être transporté au plus profond du Moyen-âge, ce que les structures défensives, avec les contreforts, les meurtrières ou les mâchicoulis de la cathédrale nous rappellent vivement. En 1795, le siège épiscopal, l’ancien monastère Saint-Benoît, devient le siège de l’école de Médecine

Après avoir monté les  204 marches qui nous amènent en haut d’une des tours, nous avons admiré Montpellier et ses environs.

La Faculté de Médecine

La faculté de Médecine de Montpellier est la plus ancienne faculté de médecine en activité au monde (celle de Salerne  a disparu au début du XIXe siècle). Sa devise fait référence à la tradition hippocratique dont elle se réclame : Olim Cous nunc Monspeliensis Hippocrates « Jadis Hippocrate était de Cos, maintenant il est de Montpellier ».

Elle fut fondée dès 1220. A cette époque, les cours sont donnés un peu partout dans la ville. Les médecins arrivent du monde entier en même temps que les pèlerins se rendant à Saint Jacques de Compostelle et selon la doctrine édictée par Guilhem VIII, tout le monde est autorisé à enseigner la médecine à Montpellier quelle que soit son origine. 

De nombreux médecins arabes et juifs, chassés d’Espagne, arrivent donc à Montpellier. Ils représentent un grand intérêt car ils sont alors les seuls à connaître la langue arabe qui leur permet de traduire ce qui a notamment été écrit à l’université de médecine de Bagdad, l’une des plus anciennes du monde. Dès le XIVe siècle, les cours d’anatomie dispensés à l’université de Montpellier sont célèbres dans toute l’Europe. Jean-Antoine Chaptal y fait construire un théâtre d’anatomie. Médecine et Chirurgie sont réunies. La période 1794-1803 correspond à une phase féconde de re-formation et à l’enseignement des idées scientifiques nouvelles. Le décret du 11 mars 1803, soumet l’exercice de la médecine à l’obtention d’un doctorat.

1795 : la faculté quitte des locaux anciens et vétustes pour ses locaux actuels. Nous pénétrons dans ce lieu exceptionnel en empruntant l’entrée qu’ornent  les statues de Lapeyronie et Barthez.

Le musée d’Anatomie

Véritable ” temple » de la médecine”,  dans un cadre majestueux rythmé par des colonnades, des plafonds  peints par l’artiste montpelliérain Jean-Pierre Montseret, le conservatoire présente, sous l’égide de médecins célèbres et d’allégories de diverses sciences, une succession de vitrines déclinant la description du corps humain ainsi que ses pathologies, grâce à l’exposition de plus de 5000 pièces. Nous découvrons d’étonnantes pièces anatomiques, des moulages en cire et en plâtre, (notamment ceux du florentin Felice Fi-ontana), des spécimens rares de monstruosités et malformations congénitales, des pathologies de squelettes, instruments de chirurgie, matériel orthopédique, etc….Une grande partie de la collection, classée au titre des monuments historiques en 2004, est constituée de préparations anatomiques déposées par les professeurs et les étudiants en médecine au XIXe et au début du XXe siècle.Des collections corollaires, ayant trait à l’anatomie comparée et à la zoologie d’une part, à l’archéologie d’autre part, viennent encore s’agréger à cet ensemble, qui a été un outil pédagogique incomparable pour des générations d’étudiants en médecine avant que n’existent les techniques actuelles d’exploration du corps humain.

La salle des anciens musées Delmas-Orfila-Rouvière

En 2014, le musée s’est agrandi et a accueilli  les collections Delmas-Orfila-Rouvière, du nom des trois professeurs de médecine et d’anatomie. Autrefois elles étaient situées dans les locaux de la Faculté de médecine de Paris V-Descartes. L’arrivée de cet ensemble à Montpellier constitue un événement majeur pour l’histoire de l’anatomie : ce sont en effet plus de    7 500 pièces d’anatomie réelles ou artificielles, classées au titre des monuments historiques, qui sont désormais réunies à l’Université de Montpellier : seule une petite partie de la collection est présentée au public dans le cadre de l’exposition “De chair et d’Os”. La présentation actuelle, conçue comme première introduction, met d’une part en valeur les anciens musées universitaires Delmas-Orfila-Rouvière, et évoque d’autre part une collection anatomique particulière, celle de l’ancien musée forain du Docteur Spitzner. On y découvre “3 écorchés” dont un singe en papier mâché, tous muscles saillants à nu, des squelettes d’oiseaux composés de pièces articulées détachables, un foetus pétrifié resté 56 ans dans le ventre de sa mère, des femmes de cire grandeur nature en train d’accoucher, des siamois italiens Tocci, etc…

Toutes ces pièces sont des chefs d’oeuvre. Elles relatent deux cents ans de l’histoire de l’enseignement de la médecine mais également des maladies. Espérons que le déménagement de la faculté prévu sous peu permettra la restauration des collections de la faculté pour préserver ce patrimoine scientifique montpelliérain.

L’ancienne chapelle privée des évêques est transformée en salle des actes ornée de nombreux portraits d’anciens savants et professeurs : un buste d’ Hippocrate, offert par l’empereur Napoléon 1° y trône toujours. Les anciens salons d’apparat de l’évêque du rez-de-chaussée sont transformés en trois parties :

  • La salle du conseil, richement décorée de lustres et de staff est ornée de portraits de savants du XVIIIe siècle, dont le célèbre portrait de François Gigot de Lapeyronie réalisé par Hyacinthe Riga
  • Le vestiaire des professeurs, une salle ornée de portraits d’anciens élèves de la faculté des XVIe et XVIIe siècle. On peut y voir notamment un portrait de Rabelais et de Guillaume Rondele. La toge de Rabelais y est également conservée.
  • Le cabinet décanal, ou bureau du doyen,  décoré de boiseries, de livres anciens et d’un mobilier de style Louis-Philippe et style Second Empire n’est pas ouvert à la visite.

 

Espérons que le deuxième groupe qui fera la même visite que nous avec une semaine de décalage sera tout aussi enthousiaste que nous devant cette découverte.                                                                                        René Pohl

Diaporama de Janine

    Visionnage film “C&C_FAC MED-CATHEDRALE”

 

 

 

 

 

 

BEAUCAIRE

Jeudi 3 novembre 2016 

Nous sommes 53 personnes  à quitter Saint Georges pour Beaucaire. Nous avons rendez vous à la maison du Patrimoine : bâtiment classé à l’inventaire des monuments historiques. Cette demeure construite au 15ème  siècle par le sieur Fournier de Beauregard, négociant en sel, constitue un ensemble sur 1000 mètres carres au sol (sa visite est gratuite).
Notre guide Nathalie nous conduit  au bord du Rhône, sur le champ de foire, ancien oppidum gaulois, pour nous conter l’histoire de Beaucaire.

UGERNUM du temps des romains est le port exutoire de Nîmes, c’est aussi le point de départ de la voix Domitienne vers l’Espagne.

9ème siècle: elle devient ville médiévale, lieu de résidence des Comtes de Toulouse (c’est Raymond 6 qui fit construire le château)

1067 : BELCAIRE (belle pierre : référence aux pierres extraites dans les carrières) remplace Ugernum et devient BEAUCAIRE.

1229 : Beaucaire est rattaché au domaine royal.

1464 : Le roi confirme les privilèges de la foire de la Madeleine
– elle est exempte de taxes fiscales
– tous les délits commis durant la foire sont exemptés de peines. Les négociants et gens d’affaires désireux de bénéficier de ces avantages sont de plus en plus nombreux.

17ème siècle : la foire devient internationale (grâce à la voix fluviale)
– les épices, le riz, l’ivoire, la soie, le thé viennent d’Inde
– le café, le cacao, le sucre du Nouveau Monde,
– l’horlogerie de Suisse,
– les tapisseries des Flandres,
– le vin, les vermicelles, la verrerie d’Italie,
– les bouchons du Portugal,
– les sardines d’ Espagne,
et divers produits bois, animaux…. des provinces de France
Il était bon ton de ramener la bague «aie»  très fine en verre qui se cassait blessant le doigt et faisait crier « aie ! »

Cela va transformer la ville qui doit s’agrandir pour accueillir de plus en plus de monde : la population passe de 16 000 à 100 000 personnes cette semaine là. Les notables ont construit de belles demeures, commerces en RDC, appartements privés à l’étage. Ils louent pendant la foire tout ou partie de leurs logements jusqu’aux paliers qui disposent de cheminées et partagent mème  de grandes pièces avec des tentures pour optimiser la location.

La foire se tenait la semaine du 22 juillet à la Sainte Marie-Madeleine.

Notre visite se poursuit dans la ville. Nous nous arrêtons devant divers monuments, cherchant le soleil ou nous abritant du vent froid.

– La place de la république et ses arcades qui protégeaient les commerces

– L’hôtel de Margallier du 17ème avec ses grandes ouvertures en rez-de-chaussée (toujours pour les commerces) encadrements rectilignes décorés de têtes d’hommes ou atlantes devant les commerces et de têtes de femmes ou cariatides à l’étage réservé à la vie intime.

– L’hôtel De Clausonnette, plus simple, du 18ème, avec des arrondis au dessus des fenêtres et un fronton en triangle, nous entrons dans la cour (aujourd’hui c’est un HLM.)
– L’église Notre Dame De Pommiers construite au 18ème pour remplacer une petite église romane et dont subsiste une magnifique frise placée sur le mur en hauteur pour la préserver : levez les yeux !

– L’hôtel de ville construit sous Louis XIV. Il servait de bureau de médiation pour avoir le passeport de franchise, pour trouver des hébergements, pour vérifier les mesures étalon de vente. Seuls subsistent la canne de Montpellier(1.92m) et l’aune de France (1.34m) 2 barres en fer scellées dans le mur et les médaillons du roi.

– La chapelle Saint-Paul (14ème -15ème siècle): enserrée au milieu de petites maisons de rapport que les cordeliers firent construire pour les louer pendant la foire.

La vieille ville de Beaucaire est protégée des crues du Rhône par une large digue, des portes coulissantes qui permettent le franchissement en temps normal. Le marché actuel n’a pas drainé le pays. Les commerces sont fermés. Les rues sont vides, balayées par le vent. Seuls les petits qui sortent de leur école mettent un peu d’animation. Les hôtels particuliers sont nombreux : un programme de ravalement de façade les met en valeur. Sur ces façades, il reste de nombreux crochets qui permettaient de tendre des vélums au dessus des rues, pour se protéger du soleil.

Notre repas à “l’épicerie de Cécile” fut à la hauteur et nous a bien réchauffés avec la soupe aux cèpes.

Merci Francette, ce fut une bien belle découverte.                                Annita Chaballier

Après le copieux et délicieux repas de “l’Epicerie de Cécile”, nous nous dirigeons vers l’Abbaye troglodyte de Saint-Roman située à quelques kilomètres de Beaucaire. Nous accédons au monastère par un sentier aménagé d’environ 600 mètres qui serpente à travers les chênes, les pins et plantes de la garrigue méditerranéenne.                                         L’abbaye est installée sur une colline qui domine toute la Provence. Nous avons une vue magnifique sur la vallée du Rhône, les Alpilles, le Luberon et le mont Ventoux.  Creusée dans le calcaire par des ermites disciples de Saint-Roman,  des moines bénédictins s’y installèrent à la fin du 5ème siècle et l’occupèrent pendant près de 1000 ans. Ils adoptèrent un style de vie monastique qui s’inspire des moines de l’Orient Chrétien comme en Egypte ou en Cappadoce.                                                                                  Sur ce lieu émouvant et surprenant, nous découvrons  de grandes salles, la chapelle avec les sièges de l’abbé et du prieur, les cellules des moines avec les supports de lampes creusés dans la masse et sur la terrasse supérieure, une nécropole à ciel ouvert. Au 14ème siècle, le pape Urbain V utilise cette abbaye pour y dispenser une instruction à des jeunes, pauvres et riches, doués pour les études. Puis, c’est le déclin. L’abbaye est vendue à différents particuliers.

Le site, longtemps à l’abandon, a été acquis par la commune de Beaucaire en 1988 et a été classé monument historique en 1991. A partir des années 1960, La Société d’Histoire et d’Archéologie de Beaucaire, entreprend des fouilles et son déblaiement. La connaissance du site doit beaucoup à ces passionnés.

Francette

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LE JURA

Ce lundi 26 septembre 2016, de bonne heure et de bonne humeur, nous sommes 42 adhérents à rejoindre le bus qui nous emmènera vers le Jura, cette belle région française que nous allons découvrir pendant 4 jours.  Après 7 heures de route, nous atteignons  la région des lacs. Le restaurant est le bienvenu (le petit déjeuner est loin) et après un repas bon et copieux , nous chaussons les baskets pour une promenade digestive de 3,7 km. Nous nous enfonçons dans les sous bois pour suivre le “Hérisson”, petite rivière qui prend sa source au niveau du lac de Beaulieu dont le  parcours est jonché de cascades. Dommage, en cette saison il y a peu d’eau, mais c’est une très jolie promenade, dans une atmosphère reposante. Quelques personnes ont fait demi tour, mais nous nous retrouvons pour rejoindre Lons le Saunier où nous passerons les 3 nuits. Pas facile d’arriver à la maison diocésaine de Montciel : notre chauffeur doit assurer entre les marche arrière, les routes étroites avec un bus de 12 mètres, surveiller les rétroviseurs. C’est étroit, très étroit, ouf ! ça passe !!! mais le côté droit s’avançait dangereusement de l’angle du mur !!!. Il ne faut pas manquer de concentration. Enfin, nous prenons possession de nos chambres avant de nous retrouver dans la salle à manger pour le repas du soir.                                                                                          Francette

mardi 27 septembre

Après une bonne nuit de repos (la précédente avait été très courte) départ à 8h pour Arbois. Petite cité vigneronne, c’est la capitale des vins du Jura. C’est à pied que nous partons à la découverte d’Arbois, flânant sur une place rythmée d’arcades, des rues où les maisons vigneronnes qui montrent la richesse des habitants côtoient les hôtels particuliers, jusqu’à la tour Gloriette et l’église ST Just du XII siècle.

Puis nous reprenons le car direction Salins-les-Bains pour une visite guidée de la Grande Saline et du Musée du sel.

La Grande Saline de Salins-Les-Bains, comme toutes les salines de la région de Franche-Comté, utilisait les sources d’eaux salées comme matière première. Depuis le VIII siècle, la ville a acquis sa prospérité grâce au sel “l’Or Blanc”, c’est un sel « ignigène » obtenu par évaporation artificielle de la saumure par le feu
Au Moyen Age, on se contentait de chauffer l’eau des sources car on croyait que si l’on creusait en profondeur on arrivait en enfer .Aussi on n’obtenait que 30g de sel par litre de saumure .Peu à peu on a puisé l’eau de plus en plus profond, augmentant ainsi la teneur en sel. Différentes techniques se sont succédées dans le temps pour puiser puis pomper cette saumure .Pour pratiquer l’évaporation de ces saumures, pendant plusieurs siècles, le bois a servi de combustible. Mais pour des raisons calorifiques et économiques le charbon fut adopté au début du XIXème siècle .A cette époque on avait compris l’origine de cette eau salée et on puisait l’eau à 240m de profondeur augmentant ainsi la teneur en sel à 330g par litre.

La Grande saline de Salins-les-Bains est un rare exemple de site industriel antérieur au XIXe siècle. Elle occupe une superficie de 15 500 mètres carrés au cœur de la ville. Seuls 20% des bâtiments existent encore aujourd’hui : la porterie du XIXe siècle désormais occupée par l’office de tourisme, la galerie souterraine, deux tours de fortifications, et l’un des anciens bâtiments d’exploitation où se trouve le musée du sel. Pendant la visite nous avons pu imaginer le dur labeur des sauniers dans la galerie et dans la salle des «  poêles » (nom donné aux chaudières). L’eau salée était chauffée pendant 17 à 18 heures pendant ce temps le sel se déposait au fond de la poêle, puis était retiré et placé par les sauniers sur des plans inclinés où il s’égouttait pendant 6 heures (tout cela dans la chaleur des fours et les vapeurs acides de sels).

L’exploitation a cessé en 1962. Les salines ont été rachetées par la commune 4 ans plus tard. En juin 2009 les salines de Salins-les-Bains ont été reconnues patrimoine mondial par l’Unesco tout comme la Saline royale d’Arc-et-Senans que nous devons visiter cet après midi.

 Il est temps de reprendre le car direction Arc-et-Senans pour rejoindre le restaurant « le Relais ».

Après un bon repas nous repartons pour visiter la Saline royale impressionnante par son corps majestueux et la taille de ses bâtiments. La saline royale d’Arc-et-Senans est une des plus importantes salines d’Europe. Elle a été édifiée par l’architecte visionnaire Claude –Nicolas Ledoux de 1775 à 19779 en bordure de la forêt de Chaux. Elle fonctionnera en complément de la saline de Salins-les-Bains grâce à 2 Saumoducs (conduites de bois puis de fonte) longs de 21km qui amenaient la saumure depuis Salins-les-Bains. Elle constitue un témoignage rare de l’histoire de l’architecture industrielle du XIII siècle. Elle est aujourd’hui plus célèbre pour l’architecture de ses bâtiments que pour son activité industrielle. En effet, les constructions et les bâtiments industriels ne sont pas liés, les 11 bâtiments indépendants sont construits en arc de cercle autour de la grande cour des bois.

Le bâtiment d’entrée du site permettait de contrôler les entrées et sorties.il comportait un poste de garde , une prison, un lavoir et four banal

La maison du directeur, située au centre du demi arc de cercle permet de surveiller l’ensemble des bâtiments et des ouvriers (présence d’un oculus sur le fronton). Le centre du bâtiment (escalier et péristyle) servait de chapelle à l’ensemble du personnel, la galerie au-dessus de l’entrée permettait aux autorités de suivre l’office sans côtoyer les ouvriers.

Actuellement elle abrite une exposition sur la culture du sel et des salines à travers tous les continents. De très beaux clichés restituent la lumière et les couleurs des paysages du sel et d’autres sont tournés vers les hommes et leurs gestes au travail

Derrière la maison du directeur un petit bâtiment abritait les écuries.

Les bernes deux immenses bâtiments symétriques situés de part et d’autre de la maison du directeur servaient à faire chauffer la saumure dans les poêles.

Les bâtiments de commis eux aussi au nombre de deux, situés aux extrémités du diamètre. L’un portait le nom de gabelle. (impôt sur le sel)

Les berniers deux bâtiments symétriques servaient à loger les ouvriers et leurs familles. Comme les autres édifices ils étaient disposés le long du demi-cercle.

Actuellement l’un d’entre eux abrite le Musée Claude Nicolas Ledoux où une soixantaine de maquettes nous présentent cet architecte visionnaire .Ces projets d’architecture néo-classique, de développement économique et social, souvent futuristes et utopiques (projet d’atelier des cercles, atelier des charbonniers, cimetière, maison de plaisir, ville idéale de Chaux…) nous permettent de mieux connaitre l’œuvre de cet architecte avant-gardiste.

La maréchalerie et la tonnellerie situées de part et d’autre du bâtiment d’entrée servaient l’une à la fabrication et la réparation des poêles, l’autre au cerclage des tonneaux utilisés pour transporter le sel.

Les jardins situés sur le pourtour extérieur de la saline étaient autrefois cultivés par les ouvriers. Ils abritent maintenant une exposition « Festival des jardins » que nous avons parcourus à la fin de la visite

Retour au car pour la dernière visite : une cave des vins du Jura.

Chez Paul Benoit et Fils à Pupillin, la propriétaire nous explique l’élaboration du vin jaune et du vin de paille et nous fait déguster les différents cépages de la région (Chardonnay et Savagnin pour les vins blancs, Ploussard Trousseau et Pinot noir pour les rouges). Le vin jaune est vinifié uniquement avec du Savagnin sans ouillage, c’est-à-dire sans combler par du vin l’espace qui se crée sous la bonde dans les tonneaux de bois, il se forme alors un voile de levures sur le liquide qui protège le vin de l’oxydation et lui confère ses arômes caractéristiques. Certains n’ont pas pu résister à la tentation et sont repartis avec quelques bonnes bouteilles pour les offrir ou les déguster entre amis

La journée s’achève il est temps de rentrer, merci à Francette pour cette belle journée.                                                                                                  Aline Bourrier

mercredi 28 septembre

Au programme de cette journée, BAUME LES MESSIEURS, le château d’ARLAY, CHATEAU CHALON.

A l’issue d’une nuit calme agrémentée d’une grâce matinée, d’une T° de 12° et d’un ciel parfaitement dégagé, le thème de cette demie journée est axé autour du mot « MESSIEURS » …sans aucun doute ce choix a été fait pour rééquilibrer l’insuffisance représentative des hommes présents au sein du groupe soit 13 pour 30 femmes … !!! Mais comme chacun sait : le nombre ….

A l’issue d’un court déplacement en bus, nous découvrons des falaises blanches aux parois verticales qui bordent une magnifique vallée glacière partiellement noyée dans la brume d’où émerge un long clocher…et de cette brume émane aussi la première interrogation du matin : où se situe l’abbaye ? où se situent les grottes ? Faut-il y aller en bus ? à pied ? le doute levé, nous débutons la visite de l’abbaye St PIERRE de BAUME-LES-MESSIEURS ;

Ancienne abbaye bénédictine datant du IX° siècle, elle fut d’abord « mère de CLUNY » avant d’en devenir la « fille » au XII° siècle. Elle répond à la maxime…… « Comtois rends toi, nenni ma fois !! »

Appelée « BAUME LES MOINES » jusqu’au XVIII° siècle, elle est soumise à CLUNY, puis l’abbaye évolue. Ainsi à partir de 1759, les 40 moines respectent la règle de St BENOIT et deviennent les chanoines : cette évolution se répercute sur la toponymie du village qui devient «  BAUME-LES-MESSIEURS ». A la révolution, les maisons canoniales deviennent biens de l’état et sont vendues à 15 propriétaires privés. La collégiale devient église paroissiale, à présent classée aux monuments historiques.

L’église abbatiale St PIERRE de style roman se caractérise par une grande nef de 45 m de long et 14 m de haut avec alternance de 3 piliers -1rond -1carré -1 orthogonal. Elle possède derrière l’autel un retable tryptique de 15 scènes immortalisant la passion du Christ. Il fut offert par la ville de GANT. Dans la chapelle attenante gisent 4 tombeaux dont celui de Renaud de Bourgogne mort en 1421.

Visite des grottes de Baume-les-messieurs ;

Après être passés devant les magnifiques cascades des tufs, nous visitons les grottes découvertes en 1610 à présent classées  Natura 2000. Longues d’environ 500 m de galeries, situées à 120 m sous terre, irriguées par une rivière souterraine et un lac, les grottes actuelles se visitent uniquement 6mois de l’année et nous avons clôturé la saison… ! les 360 marches et quelques passages bas et étroits ont éliminé DAIA.. ! Ce qui n’est pas le cas des chauves-souris « FEMELLES » qui prennent possession des parois de la 1ère salle en cette période afin d’y passer un hiver confortable et de laisser leurs empreintes personnelles sur les parois. Au fur et à mesure de notre progression, nous découvrons de nombreux « drapés » dont notre imagination (bien guidée par celle de notre guide) transpose en draperies, marmites, voir éléphants …blancs ! etc.…sans oublier les fameuses stalactites et mites.

Après l’effort…le réconfort sous la forme d’un… bon repas pris au restaurant des grottes, bien sur,  et dont la digestion sera effectuée pendant le transfert vers la 1ère visite de l’après midi.

Visite guidée du château d’Arlay

C’est le Comte Alain de La Guiche (himself) qui nous accueille. Il sera notre guide pour la visite de son château et nous narrera surtout l’historique de son arbre généalogique.

Le château d’Arlay est une construction privée du XVIII°siècle qui prend pied sur les ruines du château fort précédent datant du XIII°siècle ; classé monument historique, il est réputé être le plus ancien « château-vignoble » de France. Je ferai une synthèse de son histoire car très riche et très mouvementée elle serait longue comme en témoigne l’introduction faite par notre  « noble » hôte … !

Le premier château fut construit au XIII°siècle par les comtes de Chalon qui exploitent les mines de sel de Salins les Bains et …pas que …. ! Par la suite et au gré des mariages entre gens du « même rang » notamment avec les héritiers de la Principauté d’Orange, ou par filiation (maison Nassau), le comté étend ses tentacules au delà du Jura, de la Bourgogne, voire de la Franche Comté…jusqu’à la révolution ou la comtesse du Grand Lauragais, propriétaire des lieux est guillotinée à Paris et les biens dispersés. En 1825, le prince d’Arenberg, son petit-fils, reprend possession des biens qu’il transmet à ses héritiers jusqu’à ce jour. A partir de 1960, le comte Renaud de Laguiche suivi par son fils Alain (notre guide du jour) exploitent le domaine viticole vieux de plus de 1000 ans et exportent annuellement environ 90000 bouteilles de vin du Jura sur les 5 continents.

La visite de l’intérieur du château se limite au rez de chaussée principalement axée sur les appartements de la princesse (d’Arenberg), du prince, de la salle de bain, de la bibliothèque, du grand salon équipé notamment d’un fourneau à cheminée enfouie dans le plancher et d’une cheminée en « trompe l’œil » à l’intérieur de la bibliothèque.

LA FRUITIERE DE LAVIGNY

Entre 2 visites, un arrêt quasi obligatoire à la fruitière (fromagerie) de Lavigny à permis d’éviter une rébellion tant la tentation d’achat était forte … !!! Cette halte à permis à 90% des participants(es) d’acquérir quantité de …comté, morbier, tomme etc …à des prix défiant toute concurrence et qui ont permis de parfumer les soutes du bus avant d’embaumer pour longtemps encore le frigo  de tout un chacun.

Visite libre du village de Château Chalon.

CHATEAU CHALON est un village médiéval classé parmi les plus beaux villages de France mais aussi commune viticole du Jura dont le vignoble produit du vin jaune très réputé. Perché sur un éperon rocheux (altitude 560m) il surplombe la vallée de la Haute Seille et offre des vues panoramiques exceptionnelles à partir de 2 belvédères. Son bâti se caractérise par un château fort du IX°S, des vestiges de fortifications, d’une église alliant art roman et premier gothique avec un toit de « laves » ou lauzes.

Déambuler dans les ruelles de ce village procure une sensation de calme, de bien vivre, d’incitation à la flânerie et à une certaine dévotion au vin du Jura dont il n’est pas utile, ici, de rappeler le nom des cépages …. mais hélas il est déjà l’heure de reprendre le bus pour retourner vers notre pied à terre !!!

AH quelle belle journée ! Comme on aimerait tant en vivre plus souvent, n’est ce pas MESDAMES …avoir vu BAUME LES MESSIEURS et repartir avec autant de baume au cœur !!!                                                              Jean Claude Horens

jeudi 29 septembre

Jeudi, dernier jour de notre voyage dans le Jura. Après avoir remercié le directeur et son personnel très accueillants, nous quittons avec regret la Maison Diocésaine de Montciel pour nous rendre à Beaune en Bourgogne. Nous traversons le nord de la Bresse et, à notre habitude, nous arrivons à l’heure pour visiter l’Hôtel-Dieu qui était destiné aux “pauvres” malades.

Cet hôpital, fondé par Nicolas Rolin et sa femme Guigone de Salins… les Bains ! (la route du sel continue !), a été rendu célèbre entre autres, par le tournage du film « La Grande vadrouille ».

C’est le monument moyenâgeux le plus emblématique des Hospices de Beaune qui sont également propriétaires d’un important patrimoine dont 60 ha de vignes. La vente aux enchères des vins des hospices de Beaune est mondialement connue. Les prix s’envolent car certaines cuvées peuvent parfois atteindre plus de 1000 euros la bouteille ! Les producteurs de Saint-Georges font des vins de qualité, mais la concurrence est difficile !

Notre guide Catherine nous accueille dans la cour d’honneur. Nous nous trouvons face à un magnifique bâtiment dont le toit recouvert de tuiles vernissées, colorées, aux formes géométriques et richement orné de nombreuses lucarnes, girouettes, gargouilles, galerie avec des colonnettes etc.. en font un monument d’une beauté exceptionnelle.

Ce bâtiment comportait de nombreuses salles : laboratoire, pharmacie contenant de nombreux pots en faïence (notre guide nous énumère plusieurs médicaments dont “l’huile petit chien” ancêtre du viagra !), cuisine, mouroir où les opérations étaient effectuées par un barbier au milieu des mourants. Super avant d’aller au restaurant ! Une salle plus petite, réservée aux malades plus aisés, était la seule à être chauffée !

Lui faisant face, un bâtiment beaucoup plus sobre et couvert  d’ardoises était réservé aux pauvres (pôvres en vieux français) offre un contraste saisissant. Nous entrons dans la salle des « pôvres » où des religieuses soignaient les malades indigents. Cette salle immense, richement décorée, 620 m² et 16 mètres de haut (hauteur voulue à l’époque car on pensait que la maladie se propageait par les odeurs), était occupée de chaque côté par une trentaine de lits à rideaux rouges. Un polyptyque de 15 panneaux représentant le jugement dernier était accroché  au fond de la salle pour être visible de tous les malades.

Nous terminons la visite de l’Hôtel-Dieu par le grand polyptyque que nous regardons à la loupe !

Nous partons ensuite vers le restaurant « La bâche » situé près de Beaune. Bon repas bourguignon terminé par le traditionnel « Ban bourguignon ».

Peu après le départ, silence dans le car : digestion oblige !

A l’arrivée remerciements à la présidente et au bureau de C & C pour l’organisation de ce circuit qui a fait l’unanimité.                                                                                      Daniel Lusset

C’est avec beaucoup de plaisir que nous avons découvert cette région sous le soleil avec ses lacs, ses vignobles, ses sites naturels exceptionnels, ses reculées, ses grottes, ses abbayes, ses cités de caractère et ses magnifiques paysages.

Je remercie les participants qui ont bien voulu faire le compte rendu de chaque journée.                                                                         Francette

diaporama de Janine

      visionnage film “C&C_JURA”

 

BAZILLE

Le 22 septembre, 50 personnes ont eu le plaisir de découvrir l’exposition “Frédéric Bazille – La jeunesse de l’impressionnisme”. Les oeuvres de l’artiste ont été regroupées compte tenu de leur dispersion à travers le monde (New York – Washington – Chicago – Berlin – Tokyo – etc….

L’exposition s’articule autour de thèmes différents : les natures mortes, le paysage en plein air, le nu, les fleurs, les portraits, etc…. Le parcours  se poursuit également avec la présentation de nombreux chefs d’oeuvre de ses amis et contemporains tels Monet, Manet, Corot, Renoir, Delacroix, Sysley…..

Frédéric Bazille est né à Montpellier en 1841 au sein d’une famille de la grande bourgeoisie protestante Languedocienne. En 1870, il s’engage dans un régiment et part à la guerre contre la Prusse. Il meurt lors de son premier combat à la veille de ses 29 ans.

Bazille est rattaché au courant impressionniste : il aime peindre la lumière, ses reflets, son influence sur les couleurs. Sa mort prématurée ne lui a pas permis d’atteindre la maturité artistique mais ses tableaux attestent de dons exceptionnels et d’une volonté de s’inscrire dans les courants les plus novateurs de son époque.

BERLIN – mai 2016

Plusieurs personnes ont contribué au compte rendu de notre voyage. Je vous laisse le découvrir ci-après : 
                                                 
Mercredi 25 mai
Départ matinal pour Marseille pour 42 adhérents : 4h du matin. Vol via Munich pour Berlin où notre guide Volker nous accueille à l’aéroport pour une visite panoramique de la ville. Nous ne savons trop à quoi nous attendre. Il fait gris et la première impression est une impression d’espace : des grandes avenues, des grands espaces verts, des pistes cyclables (attention vélo), des grues et des travaux partout, des gratte-ciel : géants d’acier et de verre qui s’enchevêtrent. Nous nous dirigeons vers la colonne de la Victoire avec ses fûts de canon dorés qui brillent au loin, atteignons le quartier français des casernes du quartier Napoléon (où Jean-Claude s’est revu 40 années en arrière), les aéroports, passons devant le mémorial des juifs, le Reichstag, la porte de Brandebourg, le mémorial soviétique, le château de Bellevue, le Sony Center, Postdamer Platz, Tiergarten l’immense parc.                                                                                  Le guide nous explique la séparation de la ville en 2 états : Berlin Ouest avec ses 3 secteurs : anglais français et américain  et Berlin-Est avec le secteur   russe. Aie, aie, aie, où est l’est, où est l’ouest ????  Je perds le nord !!! difficile de s’orienter, mais nous avons 1 semaine pour nous y retrouver.   Nous atteignons notre très bel hôtel situé vers l’église du Souvenir surnommée “la dent creuse” par les berlinois.
Francette POHL
 
Jeudi 26 mai
Après notre première nuit berlinoise, notre groupe est prêt pour une journée de visites  dans le centre ville. Il est 9h, tout le monde rejoint le guide et le car démarre vers la gare centrale.

Berlin Hauptbahnhof est située au coeur de Berlin, sur les rives de la Spree. Dès notre entrée dans le hall, nous sommes impressionnés par le gigantisme des lieux et la lumière qui passe à travers le toit de verre incurvé constitué de 15 000 vitraux.
L’immense «cathédrale de verre» est inaugurée le 26 mai 2006 après plus de onze années de travaux. Tous les trains grandes lignes traversant Berlin ou y arrivant y passent. Environ 1200 trains transitent quotidiennement et 300 000 passagers peuvent y emprunter 54 escaliers roulants et 34 ascenseurs.
Les voies sont construites sur 5 niveaux : les 6 lignes d’est en ouest passent sur un viaduc à 10 mètres au dessus du sol alors que l’axe nord-sud qui passe à 15 mètres dans un tunnel sous la Spree comporte 8 voies.

Un grand centre commercial et de nombreux bars et restaurants sont à la disposition des voyageurs.
Notre prochaine étape est le Mémorial du mur de Berlin, un lieu chargé d’histoire et d’émotions. Il est dédié aux victimes de sa construction et de la division de l’Allemagne.
La majeure partie du mur qui séparait Berlin Ouest de Berlin-Est a été démolie. Toutefois on a conservé certaines parties dont une section de 220 mètres de long sur la Bernauer Strasse qui fait partie intégrante d’un mémorial qui s’étend sur 1,4 km de long. Une exposition en plein air fournit des informations sur son histoire et sur la vie des habitants vivant près de lui.
Un centre de documentation est inauguré dix ans après la chute du mur. Nous observons l’ensemble du Mémorial en grimpant sur la tour d’observation prévue à cet effet.
La chapelle de la Réconciliation, que nous visitons ensuite est de style moderne. Lieu de culte protestant, elle a été construite à la place de l’ancien temple qui se trouvait sur la zone interdite . A l’intérieur ont été conservés les cloches et l’autel de l’ancienne église.
La fin de la matinée est consacrée au Mémorial de l’Holocauste inauguré en mai 2005. Situé dans le centre de Berlin sur un terrain de 19 000 m², il est constitué de 2711 stèles de béton. Elles mesurent de 0 à 4,7 mètres de hauteur et sont censées reproduire une atmosphère de malaise et de confusion, représentant un système supposé ordonné qui a perdu le contact avec la raison. Sous ce champ de stèles se trouve la « Place de l’information » que nous ne visiterons pas. Elle contient le nom de toutes les victimes juives recensées par le musée israélien Yad Vashem.
Après le repas servi dans un restaurant situé dans une ancienne laiterie, nous nous dirigeons vers Babelplatz. En arrivant à proximité, nous passons avec le car devant la statue équestre de Frédéric II qui a régné comme Roi de Prusse de 1740 à 1786.

L’ensemble des bâtiments sur Babelplatz a été détruit pendant le seconde guerre mondiale et reconstruit le plus fidèlement possible dans les années 60. C’est le cas de l’Opéra, inauguré en 1743, il sera reconstruit une première fois en 1843 après avoir été détruit par un incendie.
C’est le cas également de l’ancienne bibliothèque qui aujourd’hui fait partie de l’Université Humboldt. La forme incurvée de sa façade baroque grandiose lui a valu le surnom de « commode ». Au milieu de la place entièrement pavée, une petite plaque de verre permet aux visiteurs de voir en dessous des étagères vides : symbole du 10 mai 1933 où Joseph Goebbels, ministre nazi de l’information, a fait brûler plus de 20 000 livres au milieu de la place.
Nous visitons ensuite la cathédrale Sainte Edwige, inspirée par le Panthéon de Rome. Datant de 1747, elle fut la première église catholique construite en Allemagne. Après la guerre, le dôme détruit sera reconstruit avec un nouvel intérieur moderne qui a la particularité de posséder un choeur situé à un niveau inférieur par rapport aux sièges.

Les visites se poursuivent vers Gendarmenmarkt (Place du marché des gendarmes) , une des plus belles places d’Europe sur laquelle ont été érigés 3 bâtiments importants :
– La salle de concert (Konzerthaus) qui a été construite sur les ruines du théâtre national en 1817. Après la guerre, sa reconstruction a été terminée en 1984 et elle abrite maintenant l’orchestre symphonique de Berlin.
– La cathédrale française et la cathédrale allemande qui sont 2 églises réformées identiques d’apparence situées face à face de chaque côté de la salle de concert. Il faut signaler que la cathédrale française a été construite par les Huguenots. Persécutés en France à l’époque, ils s’étaient réfugiés en Allemagne.
Devant la salle de concert trône une statue de marbre représentant Friedrich Schiller, un poète très célèbre en Allemagne.

Non loin de là, nous arrivons dans le quartier Saint Nicolas, la partie la plus ancienne de Berlin, qui ne compte pourtant que peu de monuments authentiques. Après les bombardements de la dernière guerre, le quartier est resté longtemps en ruine avant d’être reconstruit à partir de 1979. Le projet prévoyait de recréer un quartier historique mais aucun des bâtiments n’a été reconstruit à son emplacement d’origine. Le résultat est tout de même une belle zone touristique avec de nombreux cafés et restaurants, très fréquentée par les touristes.
A u centre, on trouve l’église St Nicolas qui a donné son nom au quartier. Reconstruite en 1987, elle abrite maintenant un musée retraçant l’histoire de la ville. En face, on peut voir la fontaine des armoiries sur laquelle se dresse une statue d’ours, le symbole de la ville. Au cours de notre promenade dans le quartier, nous pouvons aussi admirer le magnifique Palais Ephraïm, de style rococo, utilisé aujourd’hui pour des expositions temporaires.

Enfin, au détour d’une ruelle, sur une petite place au bord de la Spree, nous découvrons une statue de Saint Georges terrassant le Dragon : les Saint-Georgiens présents reconnaissent la statue qui est aussi le symbole de leur village.
Notre journée de visite se termine par la cathédrale de Berlin ( Berliner Dom). Il s’agit de l’église protestante principale de la ville, située sur l’île aux musées à Berlin-Mitte. Le corps central est coiffé d’une imposante coupole. La crypte réunit 95 sarcophages où reposent les membres de la dynastie des Hohenzollern. Des rois de Prusse, il n’y a que Frédéric 1er et sa deuxième épouse Sophie-Charlotte de Hanovre et aussi Frédéric-Guillaume II de Prusse qui est à l’initiative de la construction de la cathédrale.

Des images plein la tête et des fourmis dans les jambes, nous rentrons à notre hôtel vers 17h. Demain, d’autres histoires tout aussi passionnantes nous attendent.             Christiane MALINOWSKI

 
Vendredi 27 mai 
Le château de SCHONHAUSEN est situé au Nord-Est de Berlin dans l’ancienne commune de PANKOW. Construit en 1664, de style baroque, il fut acheté par le Prince Electeur de Prusse Frédéric en 1691 qui le restaura en 1704. On y accède par une belle allée ombragée au milieu d’un parc à l’anglaise que nous n’avons pas parcouru. Cette belle demeure ressemble à ce que nous appelons chez nous une “folie”. Frédéric II de Prusse l’offrit à son épouse la reine Elisabeth-Christine qui en fit sa résidence d’été.Le château resta possession de la famille royale de Prusse jusqu’à la moitié du XIXème siècle. Il servit alors de garde-meubles royal et devint propriété de l’état prussien.  Après le conflit 1914/1918 c’est la République de Weimar qui en devint propriétaire. Sous le IIIème Reich, il fut modernisé pour  présenter différentes expositions notamment de peintures. Pendant la seconde guerre mondiale, lorsque Berlin fut bombardé, le château ne fut que légèrement endommagé. Sa position géographique le situant en zone soviétique, il fut utilisé par les occupants pour loger les militaires et ensuite comme internat pour les enfants de fonctionnaires soviétiques. Quand la RDA fut créée en 1949, le château devint la résidence officielle du premier Président de la République Wilhem PIECK jusqu’à sa mort en 1960. Il servit ensuite pour recevoir les chefs d’état amis du régime communiste. Le dernier fut Mikhail GORBATCHEV en octobre 1989, juste avant la chute du mur. Les occidentaux continuèrent dans cette voie et de nombreux chefs d’état y furent accueillis. Au cours de notre visite, nous avons parcouru les différentes pièces du château et admiré en particulier le magnifique double escalier en bois peint. A vrai dire, le mobilier et les ornements ne présentent pas un grand intérêt. L’intérêt de la visite est dû à l’histoire de ce lieu et à la présentation d’une rétrospective photographique, très bien réalisée, des évènements qui s’y sont déroulés. D’ailleurs la vocation future du château est d’être le siège d’une exposition permanente sur les évènements cités plus haut et sur la Reine Elisabeth-Christine, épouse du Roi Frédéric Le Grand. 
Cette visite nous a permis de faire la connaissance d’un nouveau guide très agréable.
Yves GIBERTI
 
Après-midi libre 
Certains ont fait le zoo, d’autres ont découvert les innombrables et immenses centres commerciaux qui sillonnent la ville.
 
Samedi 28 mai

l’anse de Paulilles – Elne

Ce 2 juin, nous sommes 55 personnes à partir vers les Pyrénées Orientales. La journée s’annonce belle et nous pourrons ainsi profiter pleinement de cette belle région qui nous attend.                                                     L’anse de Paulilles, sur la côte catalane, a hébergé une ancienne dynamiterie qui a été réhabilitée en 2008 grâce au Conservatoire du littoral et au Conseil général des Pyrénées Orientales qui ont racheté un domaine foncier de 31 hectares.                                                                       Nous sommes en 1870 ; partout en Europe résonne le bruit des bottes. Dans le monde, de grands travaux de génie sont en cours. Alfred Nobel, inventeur de la dynamite, décide d’y implanter son usine de poudres et explosifs dédiée à l’armement, l’industrie et le bâtiment. Nous traversons  l’accueil, l’ancienne maison du directeur, pour découvrir un bassin circulaire entouré de plantes exotiques venues des contrées visitées par les navires transportant les explosifs. Un guide nous explique le passé de cette friche industrielle qui aura fonctionné durant 1 siècle avec 300 ouvriers, des logements, des jardins ouvriers, une école.  Elle fermera en 1984. Nous découvrons ce superbe site  et nous dirigeons vers la plage, véritable havre de paix, puis vers un atelier de restauration de barques qui a pour but la sauvegarde, la conservation et la mise en valeur des embarcations et appareils de pêche qui font l’histoire maritime des Pyrénées Orientales.     On peut considérer que cette réhabilitation de friche industrielle est un grand succès puisque le site accueille environ 250 000 visiteurs chaque année.

Nous nous dirigeons vers Elne où le restaurant “Le Roy Toqué” nous a préparé un délicieux repas.

Puis visite de la maternité d’Elne située dans le château d’En Bardou construit vers 1900. La Retirada1 avait poussé les républicains espagnols à fuir le régime dictatorial de Franco. Ils furent parqués dans des camps de rétention sur la côte et y vivaient dans des conditions déplorables où la misère avait toute sa part. Les femmes enceintes accouchaient sur place, à même le sol : 90 % des enfants y mouraient. C’est une femme de la Croix Rouge suisse, Elisabeth Eidenbenz, qui prit la direction d’une équipe médicale et accueillit les femmes à la maternité. Des femmes juives, tziganes en faisaient partie également. 600 enfants de 22 nationalités différentes y naquirent et furent sauvés. La maternité fut fermée par les allemands en 1944.                                                                                                   Un grand respect pour cette femme qui fut un exemple d’humanité dans une période aussi trouble. La ville d’Elne a su préserver cet endroit, en a fait un lieu de mémoire chargé d’émotion.

Puis, il nous reste le cloître d’ Elne à visiter. Nous déambulons dans cette petite ville chargée d’Histoire pour atteindre la cathédrale et son cloître.    Au 11ème siècle, Elne était le siège épiscopal du Roussillon et possédait une cathédrale romane et un cloître de marbre blanc veiné de bleu de Céret. Ce cloître magnifique,  remarquablement conservé, retrace l’évolution de la sculpture médiévale en Roussillon du 12ème au 15ème siècle. Les 4 galeries forment un carré dont l’espace central est occupé par un jardin. Les chapiteaux sculptés arborent des motifs variés représentant des personnages bibliques, des animaux, des végétaux. A chaque angle du cloître subsistent les statues des 4 évangélistes sur lesquelles on trouve des traces de couleur. La pierre tombale de l’évêque Guilhem, décédé en 1186, est enchassée dans le mur du cloître. Nous n’avons pu visiter la cathédrale car des obsèques s’y déroulaient.    

1:  La Retirada, du mot « retraite (des troupes) » en espagnol et catalan, est l’exode des réfugiés espagnols de la guerre civile. À partir de février 1939, ce sont plus de 450 000 républicains qui franchissent la frontière franco-espagnole à la suite de la chute de la Seconde République espagnole et de la victoire du général Franco.

Les autorités françaises ont sous-estimé l’ampleur de l’exode. En mars, ce sont 264 000 Espagnols qui se serrent dans les camps des Pyrénées-Orientales quand la population départementale s’élève à moins de 240 000 personnes

Francette            

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  •  F.Pohl  Paulilles15- Atelier de restauration de barques
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  •  F.Pohl  Paulilles17- Elisabeth Eidenbenz
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NOS ADHÉRENTS ONT DU TALENT

Une fois n’est pas coutume, le 9 avril 2016, lors d’une exposition à Saint-Georges d’Orques, l’association a voulu mettre à l’honneur ses adhérents qui ont du talent.
Ainsi 11 personnes ont répondu à notre invitation. De belles oeuvres ont été présentées dans des domaines très variés : peinture, sculpture, moulage, encadrement, peinture sur soie, patchwork, scrapbooking virtuel, pergamano, maquette de bateaux, tapisserie, vitrail, rénovation de fauteuils. 
Le vernissage de cette exposition a rassemblé de nombreuses personnes qui ont beaucoup apprécié le travail de nos artistes. Un grand merci à tous ceux qui nous ont permis de passer cette belle journée.

Francette POHL

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ORANGE – CARPENTRAS

Le 7 avril 2016, nous étions 54 personnes à visiter 2 villes dont la réputation n’est plus à faire : Orange avec son théâtre antique d’une conservation exceptionnelle, son arc de triomphe et ses chorégies, ce festival lyrique qui lui confère un prestige international. Carpentras, cette ville chargée d’histoire dont les demeures ont été restaurées dans la plus pure tradition provençale : riche de son passé romain, de 4 siècles d’administration papale, de la présence des juifs arrivés dès l’époque romaine.                                Francette

Marylène vous a fait le compte rendu de cette agréable journée.

ORANGE

La Ville d’Orange conquise par les romains à une tribu gauloise « les Tricastins »devint une colonie Romaine « Arausio ». Elle s’organisa à l’image de Rome.

Deux axes furent construits : le Cardo Maximus (axe Nord Sud) et le Décumanus (axe Est Ouest). A la croisée de ces voies se trouvait le Forum.

Le temple et le théâtre furent construits au 1er siècle de notre ère et dédiés à l’empereur Auguste. Cet ensemble est situé en contrebas de la colline Ste Eutrope qui servit par ailleurs de carrière pour extraire les pierres servant à son édification. Le temple comprenait un podium et huit colonnes.

Le théâtre est composé  comme suit :

  • Le mur de façade d’une longueur de 103 m et d’une hauteur de 37 m est divisé en 3 niveaux dont le premier comporte 3 portes rectangulaires (porte royale au centre et de chaque côté celles des hôtes) .   Statues et colonnes décoraient le mur à l’origine
  • La scène est recouverte d’un plancher de bois sous la laquelle se trouvait la machinerie.
  •  L’orchestra cette partie, en demi cercle, était équipée de sièges mobiles pour les spectateurs de hauts rangs.
  •  La cavéa pouvait recevoir 9000 personnes réparties selon leur rang social, 37 rangées de gradins divisés en 3 zones formaient la maenianum , la média-cavéa et la summa cavéa.

Une toile protégeant du soleil était tendue par un système de cordes attachées sur la façade extérieure du mur`.

On y jouait des tragédies, comédies et des farces de la vie quotidienne (4 sentiments de pitié émergeaient toujours : le bossu, le niais, l’affamé et le vieillard. Les distrions (comédiens) portaient des masques de plâtre ou des perruques (leur couleur indiquait l’âge ou la qualité du personnage représenté).

Découverte de la ville avec la place aux herbes autrefois nommée mazel (boucherie en italien, on y vendait alors viandes et poissons), la rue fisturie qui doit son nom aux fustiers (menuisiers, charpentiers), l’hôtel de ville ancien hôtel particulier classé monument historique. Sur la place de la république est édifiée la statue du comte d’Orange qui participa à la 1ère croisade.

Le blason de la ville : 3 oranges surmontées d’un cornet.

Orange fut d’abord un comté puis une principauté (maison des baux, des Chalons des Nassaux) ensuite elle passa sous domination hollandaise . C’est pendant le règne de Louis XIV qu’elle fut à nouveau annexée à la France.

La cathédrale de style roman provençal fut construite au XII ème siécle et reconstruite après les guerres de religion. Le décor est antique. Une nef unique et ses 7 chapelles. Le peintre Saneti peint l’assomption de la vierge au dessus du maître-autel

L’Arc de Triomphe fut construit au 1er siècle. Il est classé monument historique. Ses dimensions H 19 m, L 19 m épaisseur 8 m. Il comprend 3 niveaux d’élévation : 1er niveau –voûtes et arc plein centre posés sur des colonnes-, 2ème niveau –fronton triangulaire-, 3ème niveau d’attique –décor de combats démontrant la supériorité des romains-

L’autre face de l’arc de triomphe nous montre la puissance de la flotte romaine. La voûte est tapissée d’hexagones sculptés.

CARPENTRAS

Découverte de la ville, de la cathédrale et de la synagogue.

 La cathédrale Saint-Siffrein est une église catholique romaine construite au début du VIème siécle à l’initiative de l’évêque Siffrein.( un moine venu du monastère des îles de Lérins qui eut une vie de prière, guérissait les malades et exorcisait les « endiablés »).

En 1215 un édifice roman fut construit sur ses ruines. En l’an 1400 à la demande de Benoît XIII une cathédrale gothique le remplaça. Plus tard une façade à l’architecture Renaissance fut plaquée sur la façade gothique. Sur son fronton est écrite la mention « liberté, égalité, fraternité » et rappelle que cet édifice devint propriété de l’état en 1905. Son clocher est de style néo-gothique.

 La porte Notre Dame ou porte Juive (côté latéral) de style gothique flamboyant richement décorée, servait autrefois de porte d’entrée. Elle doit très certainement son nom aux sermons qui y étaient prononcés lors de la conversion des juifs.

Au dessus du blason « la boule aux rats symbolise le temps qui ronge le monde chrétien ».

Le palais épiscopal est attenant à la cathédrale. Il contient plusieurs peintures italiennes. Actuellement il abrite le palais le palais de justice.

Le cœur de la cathédrale est séparé de la nef par une grille en fer forgée (ferronerie des frères Milles). Les murs latéraux sont décorés de tribunes. Sur le côté droit se trouvent les grandes orgues. Le côté gauche est orné d’un tryptique représentant le couronnement de la vierge entourée de Saint-Siffrein et Saint-Michel. Le maitre autel en marbre blanc est orné des deux anges de l’adoration (œuvre de Jacques Bernus). Les chapelles sont au nombre de huit.

La chapelle de l’Annonciation possède un vitrail représentant Saint-Siffrein, Saint-Michel et Sainte-Catherine. Un autre tableau représente la mère de l’empereur Constantin remettant le St Mors à son fils.

L’oratoire abrite le reliquaire contenant le Saint Mors. La mère de l’empereur Constantin fit réaliser un mors pour le cheval de son fils avec l’un des clous de la passion du christ. Il devint l’emblème de la ville de Carpentras.

La salle au trésor renferme une vierge polychrome, les statues de deux anges encadrant Saint-Siffrein, deux bras reliquaires, calices et ciboires, le trône de la sagesse : vierge à l’enfant, moule à hosties et bien d’autres merveilles encore.

La synagogue : Son édification fut commencée dés 1367. Elle est la plus ancienne de France. La présence juive date de l’époque romaine. Cette communauté s’agrandit avec l’arrivée des juifs chassés de Provence et du Languedoc. Carpentras était alors le deuxième pontificat de France avec Avignon. Les juifs étaient protégés. Un quartier de la ville leur fut octroyé « la carrière » (le sentier)                                                                     On distingue les séphorades : juifs d’Afrique du nord et les Akénases venant de l’Europe de l’est.

A partir du XIVème siècle « la carrière devint ghetto » On imposa aux juifs de porter  « la rouelle » signe distinctif et la perte de leurs droits notamment celui de commercer. Pogrom en 1458 où 58 juifs furent tués.

La synagogue fut reconstruite au XVIII sur les anciennes fondations.

Dans la salle de prière se trouve le tabernacle qui contient la Torah (parchemin où sont inscrits les textes sacrés), la téba (table servant à déposer la torah pour sa lecture), le fauteuil symbolisant la présence d’Elie le messie, le chandelier à 7 branches (Ménorah), une lampe à huile à huit branches et la Mézouza étui contenant des textes sacrés et fixé au chambranle de la porte d’entrée de la pièce.

Il n’existe pas de représentation physique de Dieu.

Le rez-de-chaussée se composait comme suit : une salle de réunions où l’on expédiait les affaires courantes. On y enseignait aussi l’hébreu. Se trouvait également une salle réservait aux ablutions rituelles qui comprenait le pédiluve et le mikvé (bains juifs servant à se purifier) L’eau provenait toujours d’une source naturelle.

II existait deux boulangeries : l’une fabriquait le pain quotidien, l’autre le pain sans levain commémorant la fuite de l’Egypte.

La cour intérieure servait à l’abattage rituel (la viande devait être complètement saignée). La synagogue était un véritable lieu de vie communautaire. 

Dans la ville ne subsiste qu’un seul monument antique : la partie d’un pilier de l’arc de triomphe marquant l’entrée de la ville.

Marylène Deligne

Diaporama:   ORANGE-CARPENTRAS par Janine Parès 

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AUBAGNE

Jeudi 7 Mars : Sur les traces de Marcel Pagnol

Aux aurores et dans le froid (1° au thermomètre) nous voilà partis sur les traces du petit monde de Marcel Pagnol. Arrivée à Aubagne vers 10 heures, notre guide Joseph nous attend au 16 Cours Barthélémy devant la maison natale de Marcel Pagnol. Il va tout au long de la journée, en guide féru de Pagnol nous faire découvrir sa vie et son œuvre. Il nous contera mille et une anecdotes sur Pagnol, qu’il a  connu puisqu’il a joué le rôle d’un enfant de chœur dans Manon des sources. Dans l’œuvre de Pagnol transparait l’amour qu’il a porté à la Provence, la vie des habitants si proches de nous, si vivants et si vrais. Pagnol disait : « Tout ce que je raconte est vrai, simplement j’y mets des habits du dimanche. »

Pour l’instant départ en car pour un circuit qui nous permettra de découvrir la route qu’empruntait Marcel enfant pour se rendre à la Bastide neuve au-dessus du village de La Treille. Pendant le trajet notre guide nous présente la famille de Marcel Pagnol : Joseph le père né en 1869, instituteur, anticlérical, la mère Augustine née en 1873, couturière (de santé fragile morte très jeune en 1910 à l’âge de 37ans et que Marcel vénèrera toute sa vie) son frère le petit Paul né en 1898, sa petite sœur Germaine née en1902 et enfin le petit frère René né en 1909.

En passant nous admirons le Garlaban piton rocheux qui domine Aubagne, puis les différents châteaux : La Reynarde, Château Régis (avec Paul ils l’avaient baptisé le château de la Belle au bois dormant). Toute la petite famille traversait ses belles propriétés en longeant le canal depuis que Bouzigue avait fourni au père de Marcel la fameuse clé qui leur faisait gagner 1heure ½ sur le long trajet vers les vacances. Nous passons devant le bar des 4 saisons et la croix où Lili des Bellons venait attendre Marcel.

Nous voilà arrivés au bas du village il faut continuer à pied car le car ne peut pas aller plus haut. La route est bonne mais du temps de Marcel ce n’était qu’un chemin caillouteux qui montait vers les vacances « ils devaient caller la charrette chargée de tout leur bric-à-brac avec des pierres à chaque arrêt pour éviter qu’elle ne recule » Augustine vêtue de jupes longues et de bottines à talons avait bien du mal à suivre.

Première station devant l’église de La Treille. C’est là que Pagnol a tourné Jofroi en 1933 puis Cigalon en 1935. Il a été le premier à tourner des films parlants , Nous ferons un arrêt devant la fontaine où toute la famille se désaltérait puis à travers le village nous monterons jusqu’à La Pascaline villa que Pagnol a louée pour loger sa femme jacqueline quand il tournait Manon des Sources. Il y a écrit La gloire de mon père, premier tome Des souvenirs d’enfance.

En redescendant visite du cimetière où il repose depuis 1974 dans une tombe toute simple sans croix auprès de sa mère adorée ainsi que de sa fille morte à l’âge de 3 ans. Plus loin se trouve le caveau du reste de la famille (son père ses frères et sa sœur) plus bas celui de son ami Lili des Bellons mort à 20ans pendant la guerre de 14-18

Il est midi, nous rejoignons notre car direction le restaurant. Nous devons manger rapidement, il faudra repartir à 14 heures pour visiter le Château de La Buzine. Mais le repas va être interminable 1heure d’attente entre l’entrée et le plat principal (une des serveuses a fait un malaise) Nous sortirons du restaurant à 15 heures.

Le Château de La Buzine est situé au cœur d’un vallon entre Saint-Menet et les Camoins, dans le 11ème arrondissement de Marseille. C’est à Henry de Buzens, noble propriétaire du domaine au XVIIème siècle, que le domaine doit son nom. Marcel Pagnol achète sans le voir La Buzine en 1941. Son projet : en faire une Cité du Cinéma, et créer ainsi un véritable “Hollywood Provençal”. Il reconnaît le château dont le gardien et le chien effrayaient sa mère durant son enfance sur le chemin des vacances.  « Le Château  de ma mère ».

Aujourd’hui, dans un vaste parc de 4 hectares entouré de 7 collines, Le Château de la Buzine rend hommage au plus célèbre de ses habitants.

Au 2ème étage, grâce à la contribution de passionnés nous entrons dans l’univers pagnolien : son enfance, son rapport aux collines, ses premiers poèmes sa filmographie.

Au rez-de-chaussée dans des salles obscures nous découvrons la diversité du cinéma méditerranéen à travers des extraits de nombreux films. Dans la dernière salle est retracée et commentée la filmographie de Pagnol. En1929 il assiste à Londres à la projection de Broadway Melody premier film parlant et décide de se consacrer au cinéma parlant. Alexander Korda réalisera son premier film Marius en 1931.Suite au succès phénoménal du film il achète dans les collines au-dessus du village de La Treille un domaine où il tournera en tant que réalisateur avec les plus grands acteurs français de l’époque (Raimu, Fresnay, Fernandel) César, Regain, La femme du boulanger, Angèle et tant d’autres films.

Retour à Aubagne pour la visite de la maison natale de Marcel Pagnol. Là encore un petit film nous retracera la vie et l’œuvre de Pagnol qui a reçu tous les honneurs de son vivant : le succès, l’argent, la gloire et la reconnaissance (élu à l’Académie française en 1946). Au rez-de-chaussée de la maison, on y découvre également, le reconstitution de l’appartement de l’instituteur avec des mobiliers et objets d’époque.

Et pour finir visite éclair du Petit Monde de Marcel Pagnol. C’est une crèche de Noël réalisée par des santonniers aubagnais qui ressuscitent les personnages et les décors créés par Pagnol dans ses livres et dans ses films.

La visite est terminée, il est 18 heures, retour en car après une agréable journée ensoleillée. Merci à notre organisatrice, rendez-vous à la prochaine sortie.

Aline Bourrier

Diaporama: Sur les traces de PAGNOL par Janine PARES

HÔTEL DE LUNAS

Ce mardi 19 juin 2016, nous sommes une trentaine de personnes venues découvrir l’hôtel de Lunas. Un deuxième groupe est prévu le 26. Avec notre guide, nous traversons la place de la Comédie et faisons un arrêt devant les magnifiques immeubles haussmanniens. A la fin du 19ème siècle, la ville de Montpellier entame une période de prospérité grâce au rendement de la viticulture. Jules Palesy, alors maire de Montpellier, est à l’origine d’une architecture haussmannienne remarquable, telle que la place de la Comédie, la rue Foch, la rue de la Loge……..C’est l’époque des grands travaux, de l’arrivée du chemin de fer, de l’ouverture des grands magasins, des grandes artères dites “hygiénistes”,où l’air circule. Après avoir cheminé dans les rues piétonnes, nous découvrons l’hôtel de Lunas, situé à proximité de la promenade du Peyrou, rue de la Valfère. Cette magnifique demeure de la grande bourgeoisie du 19ème siècle est acquise par Félix Sabatier d’Espéran en 1845. A l’origine, c’était une petite maison adossée aux remparts de la ville. Les différents propriétaires effectuèrent des travaux d’agrandissement et d’embellissement pour lui donner sa physionomie actuelle. Le hall de l’immeuble est monumental avec sa balustrade en marbre rose de Caunes Minervois. Le plafond est orné d’une grande fresque en stuc à médaillons d’angles. Les familles Sabatier d’Espéran, étaient de grands bourgeois, marchands drapiers qui fournissaient aux troupes de Louis XIV les toiles nécessaires aux uniformes, draps, couvertures, toiles de tentes. Ils font fortune en se tournant vers l’élevage, le commerce avec les Indes, les mines de charbon, le chemin de fer, les banques. Nous pénétrons dans un beau jardin à la française d’environ 1200 m2 qui donne sur les salons du rez de chaussée aménagés à la manière des grandes demeures parisiennes avec leurs dorures, leurs laques et miroirs. Les meubles sont chargés, les lustres imposants. La salle à manger est décorée de scènes de chasse, de décors en terre cuite, de trophées de chasse. L’ensemble du mobilier et de la décoration est encore en place. Nous entrons dans le salon rouge avec ses meubles noirs, ses bronzes dorés, des objets d’origine orientale et même un bureau Boule, des rideaux rouges, des portraits et les fameux livres de comptes ou la moindre dépense était répertoriée. Le salon de musique est aussi richement décoré. Seules ces salles sont ouvertes au public. Nous regrettons de ne pouvoir avec accès à l’étage où une immense salle des fêtes rappelle la galerie des glaces à Versailles où les murs représentent les signes du Zodiaque ainsi que les 12 mois de l’année. Ces salles ne sont pas sécurisées mais seront visibles par le grand public dans un futur proche espérons le. Cette visite nous a permis de découvrir les richesses patrimoniales de notre ville et de remonter le temps dans un lieu où celui-ci semble s’être arrêté il y a plus d’un siècle.

Merci à Pierre Sabathier d’Espéran  qui a légué ce bien en 1974 aux monuments nationaux. (il a continué de l’habiter jusqu’en 1989, date de son décès).

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VOEUX 2016

Je vous souhaite une belle année 2016 : beaucoup de bonheur et la santé pour nous accompagner tout au long de nos sorties.                                                                         Francette

Un récapitulatif de toutes nos sorties de l’année élaboré par Janine                           “voeux 2016 C&C”

Le Musée Saharien du Crès

Visite du musée saharien  du CrèsSans titre13 décembre 2015

Sans titre2Il fait un peu frisquet ce jeudi 3 décembre devant le Musée du Sahara au Crès.

Nous sommes près de quarante à attendre sagement, blottis dans nos manteaux, le changement radical de climat que nous promet notre visite.

A 14 h30, le miracle se produit. Les portes s’ouvrent enfin sur un univers captivant, haut en couleurs. Bernard Adell, le maître des lieux nous y accueille. C’est son œuvre et il peut en être fier. Mécanicien de formation, ce qui l’a parfois aidé au cours de ses périples, il est tombé amoureux du désert et il l’a parcouru en tous sens, de l’Algérie à la Mauritanie, en passant par le Mali et le Niger, à la rencontre des peuples nomades qui en sont les gardiens et avec qui il a noué des contacts chaleureux. Il connaît tout de leur histoire, de leurs coutumes et de leurs traditions.

Sans titre4C’est de là qu’il a ramené un à un, et dans des conditions qui seraient aujourd’hui impensables, la plupart des trésors qui peuplent son musée. Intarissable, il s’attarde longuement sur chacun d’eux pour nous en expliquer les origines et la manière dont les nomades les utilisaient. Il illustre ses explications de multiples anecdotes qui leur donnent vie.

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Les lances, les épées et les boucliers imposants en peau d’Oryx des Touareg ainsi que de multiples fusils à canon long dont certains finement ouvragés, viennent nous rappeler que ces « hommes bleus », ainsi nommés du fait de la pigmentation bleu indigo de leurs turbans, sont un peuple rude, dont l’histoire a été jalonnée de comSans titre6Sans titre7bats.

Le musée fourmille d’objets artisanaux anciens les plus divers, soigneusement rangés dans des vitrines. Certains sont l’œuvre des Dogon, peuple animiste qui vit dans les vallées. Les sculptures en bois d’acacia et de tamarinier viennent du Niger, les poteries en terre cuite de Mauritanie. On y trouve aussi un étrange « verre libyque », gemme façonnée par la chute d’une Sans titre11météorite qui a vitrifié le sable du désert libyen.

Dans cette caverne d’Ali Baba, nous remarquons aussi des bâts de dromadaire, des burnous, des sacs, des Sans titre8instruments de musique (coras) une collection exceptionnelle de fanions de régiments parmi les prestigieux, et même des morceaux de l’avion du Général Laperrine, qu’une panne de carburant a contraint de se poser en plein désert. Mais le plus impressionnant, après le dromadaire grandeur nature qui trône avec son chamelier à une place d’honneur, est sans doute cet alignement unique de soldats revêtus de l’uniforme de leur régiment : zouaves, spahis, chambas, tirailleurs sénégalais…

Tous ces uniformes impeccables, élégants, colorés témoignent du soin particulier qu’on apportait à l’apparence qui marquait l’identité et faisait la fierté de chaque régiment.Sans titre17

Un dernier regard sur les magnifiques photographies sahariennes qui ornent les murs. Elles ont été prises par Alain Sebe, Jean-Marc Durouet par Bernard Adell lui même.Sans titre12

Bernard Adell n’est plus propriétaire du garage qui jouxte le musée et qui porte son nom. Il l’a vendu à ses salariés et se consacre désormais à sa passion. Vraiment, quelqu’un de remarquable.

Et un après-midi qui restera gravé dans nos mémoires.

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Merci à Christian Toulza pour son compte-rendu et ses photos.

 

 

 

 

 

NARBONNE

De bon matin, comme d’habitude, départ de 50 adhérents pour la plus ancienne colonie romaine en Gaule : Colonia Narbo Martius , aujourd’hui Narbonne. Elle était située sur la (voie domitienne), la première route romaine en Gaule, qui permettait de relier l’Italie et l’Espagne.                                                                                                Fondée par les Romains en -118 avant JC, cette ville vit passer romains (-118 avant JC à 463), wisigoths (463 à 719, sarrasins (719à 759)…Elle est donc riche d’histoire mais le thème de notre visite en ce 5 novembre est centré sur la partie médiévale de Narbonne .

A l’Office du Tourisme nous formons deux groupes. Ces quelques lignes relatent la visite menée par Christophe CABRIER ( info. à l’attention de ceux qui ont exprimé le souhait de faire appel à nouveau à lui …)                                                                                                                              Notre guide nous présente le Pont des Marchands reliant le bourg à la cité et qui permettait, à l’origine, le franchissement de l’Aude par la Via Domitia. Ce pont bâti, rare en Europe, était constitué de 7 arches (difficile à imaginer aujourd’hui !). Depuis que l’Aude a quitté son ancien cours et que son lit accueille le canal de la Robine (pléonasme, nous rappelle notre guide, car robine veut dire canal !), classé par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité, une seule arche suffit au passage de l’eau, les autres servant de caves aux maisons bâties des deux côtés du pont. C’est un des très rares ponts habités de France. Quelques péniches amarrées au quai, coquettement décorées, apportent une note bien sympathique. 

Direction ensuite Place de l’Hôtel de Ville (ou Place aux Herbes ou Place du « caulet » – chou en Occitan ! ). Au centre de la place, un espace creux dans le pavé découvre un tronçon de la Via Domitia dans son état de la fin du IVe siècle. Ce vestige daterait de 120 av. J.-C., soit deux ans avant la fondation de la Colonia Narbo Martius. A Narbonne, la Via Domitia rencontrait la Via Aquitania, ouverte en direction de l’Atlantique par Toulouse et Bordeaux, attestant du rôle de carrefour tenu par la ville. Le vestige découvert le 7 février 1997 lors du réaménagement de la place, présente une portion de voie dallée de calcaire dur, marquée par de profondes ornières. Elle est bordée de trottoirs et on aperçoit la base d’une fontaine…

Sur la Place de l’hôtel de Ville, le Palais des archevêques de Narbonne. Il est le second ensemble archiépiscopal après le Palais des Papes d’Avignon. Il est composé du Palais Vieux d’origine romane et du Palais Neuf de style gothique… Les deux parties de ce palais sont séparées par une charmante petite ruelle pavée, le passage de l’Ancre. La façade du Palais Neuf comporte trois tours carrées datant des XIIIe et XIVe siècles. La partie centrale de la façade a été restaurée par Viollet-le-Duc (il a beaucoup travaillé cet homme !). 

Le palais accueille depuis le XIXe siècle la mairie de Narbonne, le musée d’art et d’histoire et le musée archéologique. En face du palais, un magnifique bâtiment de type haussmannien, témoignage de l’âge d’or viticole, porte sur sa façade …..« Les Dames de France » ! Il date de 1907. Les coupoles encadrant la façade ont été copiées sur celles réalisées pour le Printemps à Paris (1885).

Nous quittons la place pour emprunter le passage de l’Ancre et atteindre la Cour de la Madeleine dont la configuration permet d’y organiser des spectacles. Nous avons une belle vue sur la cathédrale . Notre guide attire notre attention sur ce qui pourrait être le vestige d’une porte de Mosquée du VIIIème siècle, époque à laquelle Narbonne dépendait de Cordoue .

Puis, petite visite rapide de la Cour d’Honneur du Palais Neuf qui donne accès aux deux principaux musées de la ville : le musée Archéologique et le musée d’Art et d’Histoire. Ce dernier est situé dans les anciens appartements de l’archevêque. Le musée Archéologique, qui occupe une grande partie du Palais Vieux, rassemble une collection de vestiges gallo-romains de la ville. Il possède notamment une importante collection de peintures romaines dont notre guide nous vante la beauté (une autre visite à envisager ?). Le Musée archéologique sera transféré dans le futur Musée régional de la Narbonne antique qui devrait être ouvert au public début 2019.

Nous prenons la direction du Cloître de la Cathédrale Saint-Just-et-Saint-Pasteur.

Ce Cloître est en cours de restauration (il date du 14ème siècle) et fait actuellement l’objet de fouilles préventives . De superbes gargouilles (plus ou moins menaçantes !), accrochées aux contreforts des galeries, semblent veiller sur la quiétude du cloître . Nous entrons dans la Cathédrale par une porte latérale …mais la vue est stoppée par un mur ! Aucune vision d’ensemble de l’intérieur ! En fait la cathédrale n’a pas de nef. Seul le chœur a été construit. La première pierre de la Cathédrale, spécialement envoyée de Rome par le pape Clément IV, ancien archevêque de la cité, fut posée le 12 avril 1272…. La construction du chœur s’acheva en 1332 mais pour continuer, il aurait fallu démolir en partie le rempart qui pouvait encore se révéler utile dans ces temps troublés, ce à quoi s’opposèrent les Consuls de la Cité. La cathédrale ne fut jamais terminée. Compte tenu de ses dimensions, on imagine aisément ce qu’elle aurait pu être. En effet la cathédrale est la quatrième plus haute de France, après celles de Beauvais (48 m) d’Amiens (45 m)et de Metz (41 m). Elle possède le plus haut chœur gothique du sud de la France avec une hauteur de voûtes à 40 mètres.                                                                                           

Des orgues impressionnantes par leurs dimensions (25 m de haut, 12 m de large, 8 m de profondeur) s’offrent à nos yeux …. En fait ces orgues sont les plus grandes de France !  

Des vitraux du 14ème siècle, placés très haut, éclairent faiblement la cathédrale qui, au moyen âge, était complètement peinte . Quelques pans de murs en témoignent. Dans le Chœur, 131 stalles, datant du 18ème siècle, permirent à certains d’entre nous de se reposer pendant les explications de notre guide qui rappela la particularité de ces sièges: ils sont pliants et comportent une petite console fixée à la partie inférieure du siège, appelée « miséricorde ». Elle permettait au clerc ou au moine qui participe à l’office de prendre appui sur elle lorsqu’il se tient debout et que son siège est relevé.   Nous nous dirigeons vers la Salle du Trésor située à l’étage. On y accède par un escalier en colimaçon.

La salle du Trésor servit au Chapitre pour ses réunions et pour conserver les archives. Le plafond est une coupole en briques ellipsoïdale, à l’origine d’un curieux phénomène acoustique  : si l’on parle à voix basse dans un angle, tourné vers le mur, on est entendu parfaitement du côté diamétralement opposé, sans que personne dans la salle ne vous entende … !!

Le Trésor contient un grand nombre d’objets précieux: Évangéliaires, ivoires, verreries, ostensoirs, calices, tapisseries; le regard est attiré par l’une d’elles, absolument remarquable, qui représente la Création du monde. Tissée de fils de soies et d’or, elle mesure 7,90 m de long sur 4,25 m de haut. La Manufacture Nationale des Gobelins l’attribue à un atelier bruxellois du XVème siècle. Parmi les manuscrits enluminés, un bréviaire renfermant les Saints Évangiles passe pour avoir appartenu à Charlemagne.

Notre guide attire notre attention sur une superbe petite boîte en ivoire avec fermoir d’argent, gravée de caractères arabes. Appelée pyxide, elle daterait du XIème siècle. Initialement destinée à contenir des parfums et des onguents, elle fut ensuite utilisée à la conservation des hosties .

Nous redescendons dans la cathédrale pour admirer le grand Retable de la Chapelle Notre Dame de Bethléem. C’est en 1981 que la dépose de la statue de Notre Dame de Bethléem a permis de redécouvrir, dissimulé derrière un décor du XIXème siècle, le Grand Retable du XIVème siècle. Ce décor entièrement polychrome occupe trois pans de la chapelle et s’étend sur 26 m². Ce Retable est exceptionnel par son ampleur, la délicatesse des figures, les polychromies que l’on devine. Y sont représentés de façon saisissante l’Enfer, le Purgatoire, les Limbes, le Léviathan et des scènes de la vie du Christ .

Après cette immersion dans le passé médiéval, nous nous dirigeons vers notre lieu de rendez vous avec l’autre groupe, le restaurant l’Estagnol .

Notre guide nous conseille fortement d’aller admirer les Halles type Baltard à proximité du restaurant . Ce que nous faisons… et certains d’entre nous s’immiscient dans le 2ème groupe que le guide, archéologue de formation et passionné, entraîne dans l’église Notre-Dame de Lamourguier, qui abrite le musée lapidaire : impressionnantes allées constituées de blocs sculptés antiques, retirés des remparts de Narbonne où ils avaient été réemployés. Le musée lapidaire de Narbonne est le second après celui de Rome. Ce musée sera également transféré dans le futur Musée régional de la Narbonne antique.

Après un très agréable repas, nous allons flâner sous un soleil ardent (mais oui, le 5 novembre !) dans le marché qui s’étend le long des quais de la Robine …quelques emplettes pour certains et nous prenons la route pour remonter le temps : nous voilà à l’époque gallo-romaine.

Près du village de Loupian, en bordure du bassin de Thau, entre Montpellier et Béziers, le long de la Via Domitia, nous découvrons une villa gallo-romaine riche de six siècles d’histoire.

Ce musée de site est un des très rares exemples français de conservation et de présentation in situ. Il est l’aboutissement de plus de trente années d’études et de travaux qui ont permis de sauvegarder et de présenter au public l’important patrimoine que représentent les mosaïques, vestiges de la villa gallo-romaine…

L’histoire et le fonctionnement du domaine agricole sont présentés dans deux salles où sont exposés des objets archéologiques et des maquettes. Le site est parfaitement représentatif de ces grandes villae (domaines agricoles) qui couvraient les campagnes de l’empire romain. Les fouilles du site archéologique occupent 3 hectares. La moitié reste encore à fouiller.                                                                                                 La principale activité agricole était la viticulture, pour laquelle a été construit un chai capable de contenir 1500 hectolitres de vin stocké dans de grosses jarres (dolia), retrouvées sur place.

À cette période a été aussi construit un petit port au nord du bassin de Thau, destiné à l’exportation du vin. On a également retrouvé un atelier de potiers pour la fabrication d’amphores destinées au transport de ce vin. Ces amphores sont estampillées « M A F », initiales du propriétaire.

Une petite séance cinéma complète nos connaissances en matière d’amphores …

La visite se poursuit sous un bâtiment qui protège les restes de la villa et des mosaïques polychromes de toute beauté qui décoraient la résidence au Ve siècle de notre ère. Le bâtiment couvre une surface de  1000 m2. Sa conception permet de sauvegarder les couches archéologiques existantes et de présenter les mosaïques . A l’intérieur le public circule sur un réseau de passerelles au niveau du sol puis sur une galerie haute qui permet une vue d’ensemble de la résidence. Magnifique spectacle qui laisse pantois devant la créativité et le savoir faire tout en délicatesse des mosaïstes de l’époque !                                                                                               13 mosaïques s’offrent à nos yeux, les motifs sont divers : quelques représentations humaines, des végétaux mais surtout, les plus remarquables, les motifs géométriques ! Nous avons même un « trompe l’œil », façon Vasarely !

Les mosaïques avaient été sévèrement endommagées lors de l’abandon du site et de la mise en culture des terres. Pour les sauvegarder définitivement, il a fallu les déposer, les transférer sur un support sain puis combler les parties manquantes, soit par reconstitution de la trame du décor par des tesselles blanches, grises et noires, soit par le dessin des lignes de force avec des tesselles noires, posées sur un béton clair. Elles ont été ensuite remises à leur emplacement d’origine. Cette restauration permet une bonne lecture de l’ensemble sans risque de confusion avec le pavement original.

En théorie, une équipe de quatre mosaïstes met un an pour couvrir une surface de 500m2. À Loupian, deux équipes travaillant simultanément ont pu recouvrir les 450 m2 entre six mois à huit mois environ. Les travaux de restauration ont été réalisés par une entreprise spécialisée implantée à Loupian, …mais qui, malheureusement, a fermé !

Voilà , le voyage dans le temps est terminé ! Nous repartons vers le monde moderne …et ses embouteillages (retour tardif pour certains !!!), les yeux encore émerveillés par ce patrimoine que nous ont laissé nos prédécesseurs !

Avē Cæsar !!                                                                                                        Elisabeth Bonnafé

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La Côte d’Azur (du 5 au 8 octobre 2015)

 lundi 5 octobre, nous prenons la route tôt le matin. Quatre belles journées nous attendent : les prévisions météorologiques sont bonnes. Je suis un peu stressée. Les jours précédents des trombes d’eau se sont déversées sur la région méditerranée provoquant d’énormes dégâts et une vingtaine de morts. Je crains surtout les routes coupées. Heureusement, tout se passe bien. Nous arrivons comme prévu à 11 H. au centre de vacances Bélambra de la Colle sur Loup, niché dans la verdure, au cœur d’une pinède de 20 hectares. Nous prenons possession des chambres avant de nous rendre au restaurant où un buffet nous attend.

L’après midi nous visitons Saint Paul de Vence : célèbre pour ses peintres et ses joueurs de boules. Nous avons rendez vous avec notre guide sur la place du jeu de boules où aimaient se retrouver Yves Montand et Lino Ventura face au restaurant “La Colombe d’or” où étaient accueillis les grands artistes du 20ème siècle : Matisse, Chagall, Picasso, Braque, Léger, Follon.                                                                                                       Au 16ème siècle, François 1er renforce la défense de la ville en construisant des remparts qui épousent l’éperon rocheux sur lequel est construit le village. Nous entrons par la porte de Vence, tour à machicoulis , un des rares vestiges de l’enceinte médiévale. Nous déambulons dans les petites ruelles si pittoresques, admirons les façades en pierres des 16ème et 18ème siècle, nous arrêtons à la chapelle des pénitents blancs décorée par Folon qui est une merveille : couleur légère des peintures et des vitraux, richesse des murs recouverts de mosaïques, pureté des lignes de l’hôtel et du bénitier. Nous arrivons au donjon, seule partie du château qui demeure et qui est aujourd’hui l’hôtel de ville (là où se marièrent Yves Montand et Simone Signoret en 1951). Puis nous atteignons la place de la grande fontaine, centre du village, où les lavandières venaient battre le linge et où la population s’approvisionnait en eau. Nous atteignons le cimetière où repose Marc Chagall : le panorama superbe  donne  sur la campagne plantée de vignes, d’oliviers et sur la Côte d’Azur. Dans la “rue Grande”, nous flânons au milieu des ateliers d’artistes, des galeries de peinture, des boutiques et des échoppes de produits artisanaux.                                 Saint Paul de Vence reste à la hauteur de sa réputation : un site exceptionnel.           Nous rentrons au centre, participons aux jeux Apéro puis partageons le dîner: agapes et vins à volonté.

mardi 6 octobre : Après un copieux petit déjeuner (où certaines cassent les assiettes), nous nous dirigeons vers Grasse : capitale mondiale de la parfumerie de renommée internationale. Le centre ville qui fait l’objet d’une réhabilitation, présente une architecture à la fois génoise et provençale. Les vestiges des remparts du 16ème siècle, les maisons à arcades, les ruelles tortueuses, les escaliers, les passages voutés , les maisons médiévales donnent une impression de délabrement.                                                       Au Moyen age, la ville de Grasse était spécialisée dans le tannage du cuir. C’est en parfumant ses gants de cuir qu’elle développa l’industrie du parfum. Les hôtels particuliers du 19ème (hôtel de Cabris, de Pontèves), sont les témoins d’une bourgeoisie prospère.   La cathédrale Notre Dame du Puy construite au 12ème siècle, est de style roman provençal : On y trouve un véritable trésor : des toiles de Rubens et un tableau de Fragonard. L’hôtel de ville est installé dans un ancien palais épiscopal.                       Puis nous découvrons l’usine historique de  la parfumerie Fragonard : étape incontournable de la ville. La fabrique a été établie en 1782. La visite guidée propose la découverte de l’histoire du parfum et  des différents procédés de fabrication. Pour capturer les odeurs,  des alambics de cuivre permettaient la distillation qui grâce à la vapeur d’eau captait  les huiles essentielles. Aujourd’hui, on utilise beaucoup de produits de synthèse. Nous terminons bien sur par le passage obligé : le magasin de vente ou nous pouvons trouver  parfums,  eaux de Cologne, cosmétiques,  bougies, savons. Qui n’a pas craqué devant cet étalage ?                                                                                              Un bon déjeuner réparateur, puis départ pour les villages perchés de l’arrière pays. Nous traversons des collines couvertes d’oliviers, des paysages magnifiques pour rejoindre Gourdon. Perché sur un pic vertigineux de 760 mètres qui domine la vallée du Loup, il offre un panorama exceptionnel. C’est un des plus beaux villages de France qui a gardé d’imposants remparts et un château médiéval.C’était un lieu de refuge et de défense aux époques les plus reculées. Puis nous rejoignons Tourrettes sur Loup, autre village médiéval appelé “cité des violettes” dont on découvre les secrets une fois franchies les portes fortifiées situées de chaque côté de la place. Il surplombe des précipices dont les maisons construites au bord du ravin servent de remparts. Elles sont articulées autour d’une artère centrale en demie lune. Ce petit village avec ses vieilles façades de pierres, est restauré avec goût. C’est un centre touristique qui abrite un artisanat d’art réputé (tissages, poteries, sculptures) et dont l’économie tourne autour de la culture de la violette (fleurs cristallisées). Nous regagnons le village Bélambra où les plus courageux termineront la soirée sur des rythmes endiablés.

mercredi 7 octobre : Difficile d’atteindre Eze. Le tunnel de Monaco est fermé : il faut  affronter les embouteillages de Nice, grimper la colline en lacets avec un bus qui ne passe pas partout. Notre guide nous attend, nous fait entrer dans le village par une double porte fortifiée du 14ème siècle qui nous plonge dans l’ambiance médiévale du village avec ses ruelles étroites et ses maisons atypiques, son chemin de pierres polies par le temps (attention, il ne faut pas glisser). Nous continuons vers le jardin méditerranéen, joyau du village tant par ses compositions florales que par le panorama qu’il propose. Perché à 429 mètres au dessus du niveau de la mer, créé après la 2ème guerre mondiale, le jardin exotique avec sa diversité de cactées (les coussins de belle mère, les figuiers de barbarie, les cierges à tête de vieillard), d’ agaves (les plantes les plus élégantes du jardin avec leurs bandes jaunes ou leurs lisérés blancs), les aloes, les yuccas venant du monde entier, d’Afrique, d’Amérique est un des plus exceptionnels de la Riviera. Les nombreuses sculptures de Jean Philippe Richard, aux formes et aux lignes gracieuses, fluides, élancées, aux  visages esquissés, aux traits réguliers, harmonieux semblent veiller sur  le jardin. La 1ère qui accueille le visiteur s’appelle Isis, en souvenir des