LE CAMP DE RIVESALTES

Ce 8 mars 2017, nous sommes 54 adhérents à découvrir les vestiges d’un  camp qui s’étend sur 612 hectares (19 îlots comprenant des centaines de baraques) et le mémorial de Rivesaltes, ce bloc de béton massif pigmenté d’ocre dans la masse, semi enterré aux couleurs de la terre “d’ici”, imaginé par l’architecte Rudy Ricciotti et inauguré en octobre 2015.

En 1939, ce camp était un camp militaire.  Cependant,dès 1941-1942, il  accueille les réfugiés espagnols de la “Retirada” qui fuient la répression franquiste, des tsiganes d’Alsace-Moselle et des juifs avant leur déportation vers les camps de la mort                                            .                           Après la guerre en 1944, le camp devint un camp pour les collaborateurs, les prisonniers de guerre allemands, italiens et autrichiens.                           En 1962, il devint un lieu d’hébergement pour les harkis et leurs familles dans l’attente d’un reclassement et un camp de rétention et de régularisation jusqu’en 1964.                                                                 De 1986 à 2007, un centre de rétention administratif.Plus de 60 000 personnes y ont transité.                                                                           Les conditions de vie y sont effroyables : le froid, les vents violents qui s’engouffrent dans les baraques, la faim, la soif, toutes les maladies dues au manque d’hygiène (absence d’égouts, de douches). Des oeuvres de secours s’organisent (YMCA – CIMADE – Quakers) qui répondent aux urgences : distribution de vivres, soins aux malades, soutien moral, des ateliers et des activités professionnelles.                                                                       Le camp était promis à la destruction, mais en 1998, Christian Bourquin, président du conseil général des Pyrénées Orientales décide d’en faire un lieu de mémoire. Le projet aboutit à la construction du mémorial.                 Nous pénétrons dans ce bloc de béton austère, de 220 mètres de long, 20 mètres de large et d’une superficie de 4000 m2. Sans fenêtres, il est juste éclairé par des puits de lumière. Il abrite des expositions temporaires et une vaste salle d’exposition permanente qui présente la chronologie du camp, des témoignages, des objets, des documents retraçant l’internement des différentes populations qui y ont séjourné. Cela permet de visualiser le parcours de l’ensemble des populations civiles ou militaires. De grands panneaux lumineux replacent les évènements dans le contexte historique.Un espace interactif facilite la consultation de cartes, d’entendre les témoignages d’anciens internés, de voir des films et archives.                        Ce lieu très émouvant, ouvre une réflexion sur cette page “noire” du 20ème siècle de l’Europe et de la France où les destins de ces “indésirables” se sont croisés au gré d’évènements tragiques. Il amène des questionnements sur le présent et l’avenir où nous avons comme l’impression que l’histoire se répète.                                                                                                 Ce site est classé monument historique par le ministère de la culture. Il a couté 23 millions d’euros financés par l’état, la région Languedoc Roussillon et le département des Pyrénées Orientales.                               

Nous avons déjeuné au restaurant “le moulin de Fitou” où le service, long, très très long nous a mis en retard pour le reste de l’après midi.

Nous arrivons enfin au château de Raissac situé aux portes de Béziers, où Mr et Mme Viennet nous reçoivent dans leur demeure d’exception.         Nous découvrons un château de style néo-classique, bâti sur les vestiges d’une villa romaine, un parc agréable avec étang et serre. A l’entrée, 2 lions accueillent les visiteurs et invitent à pénétrer dans cette demeure familiale de prestige remarquablement meublée.                                           Christine Viennet, céramiste de renom, a créé le musée de la faïence et des arts de la table au sein d’anciennes écuries où des faïences des 19ème et 20ème siècle sont exposées.                                                                 Elle s’inspire de l’oeuvre du naturaliste  Bernard Palissy  pour reproduire avec réalisme la faune et la flore aquatique. Ses sculptures et ses trompe l’oeil reproduisent des serpents, grenouilles, fleurs, végétaux, insectes, d’incroyables créatures marines ou terrestres.                                       Jean Viennet, portraitiste plein de fantaisie, élève de Salvador Dali, expose ses peintures et fresques dans les salons du château.                                 Il nous reste très peu de temps pour visiter la cave du château perchée sur la colline, bâtisse datant du 17ème siècle dont le chai est creusé dans la roche calcaire. Le domaine viticole de 80 hectares produit des cuvées de 11 cépages différents dont la presque totalité de la production est exportée  jusqu’aux Etats Unis. Malheureusement, nous n’aurons même pas le temps de les goûter !!                                                                                         Nous avons été accueillis par des propriétaires charmants, vivant dans un lieu atypique, entourés d’objets divers, du plus raffiné au plus surprenant. Le tout donne un lieu plein de vie, de curiosité et d’humour.

Francette

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