CARPENTRAS – 4 avril 2024

Le départ est matinal, mais les aléas de la circulation et des lectures de GPS un peu imprécises font que nous arrivons en retard pour la visite prévue au cimetière juif. Nous nous retrouvons dans le centre de Carpentras et nous nous dirigeons vers la synagogue.

Nous découvrons cette synagogue qui est l’une des plus anciennes de France en activité. Edifiée au 14ème et remaniée au 18ème siècle, elle a été entièrement restaurée. Elle est d’un style architectural typique de l’époque avec des influences baroques et mauresques : des balcons en bois sculpté, des murs décorés de motifs floraux et géométriques. Un groupe écoute les explications de la personne qui nous reçoit et nous donne les détails sur la religion juive, ses traditions, ses rites, ses coutumes. Un deuxième groupe se dirige vers le mikvé alimenté par une source d’eau naturelle. Ce lieu est utilisé par les femmes lors de la purification rituelle avant les fêtes juives, la conversion au judaïsme, le mariage ou lors des périodes de menstruation ou de naissance. Le troisième groupe écoute les explications concernant les 2 boulangeries destinées, l’une à cuire le pain du shabbat pour les jours ordinaires et l’autre pour la fabrication du pain azyme.
La synagogue est classée au titre des monuments historiques.

Le temps du déjeuner est arrivé. Notre restaurant est situé à 3 kilomètres de Carpentras à Pernes les Fontaines mais comme Jésus multipliant les pains, les kilomètres défilant au compteur sont triplés à l’arrivée. Heureusement un repas copieux nous attend dans ce restaurant italien et on oublie ces petits contre temps.

L’après midi est consacré à la visite de Carpentras. Située dans le Vaucluse, cette ville d’environ 30 000 habitants possède une riche histoire qui remonte à l’antiquité. Au cours de l’époque romaine, elle était un important centre économique dotée de nombreux monuments. Au Moyen Age, elle devient le fief des comtes de Toulouse avant de passer sous l’autorité des papes d’Avignon au 16ème siècle. Cette période a laissé de nombreux vestiges architecturaux dont la synagogue visitée le matin. Nous déambulons dans les ruelles au gré des fontaines et des façades colorées à la recherche des  témoins du riche passé de Carpentras.
– la cathédrale Saint Siffrein construite entre le 14ème et 16ème siècle de style gothique provençal est dédiée au patron de Carpentras
– la chapelle des Jésuite transformée aujourd’hui en salle d’exposition
– L’hôtel Dieu fondé au 18ème fut un ancien hôpital. C’est aujourd’hui le musée Linguimbertine
– le Palais de Justice datant du 18ème est l’ancien palais épiscopal : ce bâtiment imposant est le symbole de l’autorité judiciaire de la ville
– le passage Boyer avec sa verrière et ses boutiques
– la porte d’Orange érigée au 14ème siècle. Cette imposante porte fortifiée était une des principales entrées de la ville. C’est un exemple de l’architecture médiévale qui témoigne de l’importance de Carpentras dans le passé.

Malgré son riche passé, Carpentras a été confrontée au déclin économique et démographique, à la disparition de ses commerces. Aujourd’hui des efforts sont faits pour attirer les touristes. Elle reste très réputée pour ses fraises et ses berlingots.
Francette

Photos: JP LANDRIEUX

Photos: RPL

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LODEVE

Sortie du 7 Mars 2024 : Lodève

Départ en bus depuis St Georges d’Orques (2ème étape avant la destination terminale), sous un beau soleil : direction Lodève par l’autoroute A750.
Arrivés  à destination après 45 minutes de trajet sans encombre.
2 groupes, d’égale importance en nombre, sont alors constitués ; ils visiteront tour à tour :

  • La Manufacture de la Savonnerie ;
  • Une exposition d’art brésilien au Musée de Lodève.

A – La Manufacture de la Savonnerie
Situé à l’entrée Est de la ville de Lodève, la manufacture est implantée dans des bâtiments construits en 1989 ; les façades sont à l’heure actuelle en cours de rénovation.

2 espaces composent le lieu qui se visite :

  • Le RDC dédié à l’exposition d’œuvres achevées ;
  • Le 1er étage lieu de confection des tapis et tapisseries.

Un peu d’histoire : pourquoi Manufacture de la Savonnerie ?
C’est LOUIS XIII, roi de France, qui développe la manufacture  royale des tapis en installant les ateliers de fabrication sur les bords de Seine, au pied de la colline de Chaillot, dans les bâtiments d’une ancienne fabrique de savon, d’où le nom de Savonnerie, qui depuis désigne les tapis réalisés selon la technique du point noué, dit « de Turquie ».
La manufacture nationale de tissage de tapis de Lodève s’est établie en 1964 dans une région de tradition textile très ancienne (drap de laine). Lodève se spécialise et obtient le monopole de la production des draps pour l’armée et les administrations 2 siècles durant (XIXe et XXe siècle).  Cette industrie disparait définitivement en 1960.
En 1964, le service de reclassement des Français musulmans du ministère de l’intérieur établit à Lodève un atelier  de tissage de tapis de haute laine, pour employer, après formation,  les femmes de Harkis rapatriés dans le cadre « d’un complément de revenus ».
En 1966, l’atelier de Lodève est rattaché à l’administration du Mobilier National, service de l’Etat crée en 1964 par André MALRAUX dépendant du Ministère des Affaires Culturelles.
Les licières, après avoir suivi une formation de 4 ans après le baccalauréat, sont depuis lors fonctionnaires d’état.
Les tapis de savonnerie sont exécutés sur un métier vertical dit « de haute lisse ».
Le tissage d’un tapis nécessite l’enchainement d’un grand nombre d’opérations ; la réalisation, selon les œuvres à reproduire, dure de 12 mois à ….7 ans !
Le licier travaille devant le métier à contre-jour, sur l’endroit du tissage de manière à voir le « carton » (dessin de l’œuvre à reproduire), et l’ouvrage face à la lumière. Le modèle en grandeur réelle est placé au dessus de sa tête ; pour la réalisation du tissage, celui-ci s’appuie sur des calques (écriture technique de l’œuvre) qui lui permettent de reporter l’essentiel du carton à l’encre sur les fils de chaîne.
La succession des points noués de laine, reliés entre eux par une boucle, construit, à chaque nouvelle rangée l’image tissée du tapis. Le licier passe et noue la laine au moyen d’une broche. Une armature de lin tissée horizontalement ou entre chaque rang de nœuds permet de boquer ces derniers.
Ensuite vient la tonte ; ce n’est qu’une fois les boucles coupées que le velours apparait. A l’aide de ciseaux, le licier opère alors un démêlage des brins de laine et procède à une première tonte pour étêter les boucles avant de réaliser la tonte finale en s’appuyant sur des planchettes en bois (gabarit) pour obtenir la régularité du velours souhaitée.
La dernière étape est le travail de finition réalisé l’aide de la pointe de ciseaux ; cette étape ultime, longue et délicate, va remettre tous les brins de laine de couleur à leur place.
Les tapis réalisés à la manufacture de Lodève portent tous le monogramme L et sont réservés à l’usage exclusif de l’ameublement des Palais de la République (Elysée, Sénat, Matignon), Ministères, Préfectures, Sous-Préfectures et Ambassades).
A noter qu’une œuvre terminée, commandée par l’Elysée,  se trouve être en exposition au 1er étage, à la « tombée des métiers » de la Savonnerie avant livraison imminente.

B – Art Brésilien au Musée de Lodève
Réparties en 7 lieux, 100 œuvres d’art brésilien du XXe siècle (peintures et poteries), appartenant à un collectionneur privé, étaient exposées au sein du Musée de Lodève.

La collection montre les multiples facettes de l’identité du Brésil.
Une cinquantaine d’artistes, au moyen d’un art libre et inventif (Art Naïf) nous livrent leur rapport intime avec un territoire qui les a forgés.
Sont ainsi évoqués :

  • La foret amazonienne (COLACO, RANCHINHO, SILVIA) ;
  • La ville (RANCHINHO, SILVIA)
  • Le travail de la terre : aridité et déforestation (IVONALDO)
  • La Religion (MIRANDA peintre qui a commencé sa carrière d’artiste à l’âge de 61 ans) et Les rassemblements (Mariages, Jeux (football)
  • La musique et les danses (Carnaval, Samba, Frévo)
  • L’art populaire matérialisé par des poteries
  • L’imaginaire imprégné de culture indienne et africaine.
    L’exposition est un véritable voyage coloré dans l’immensité du Brésil.
    Murielle et Robert Carmona
 
Jacques vous conseille de regarder la vidéo sur écran d’ordinateur ou sur tablette plutôt que sur smartphone.
J’ai gratifié La Savonnerie de musique brésilienne plus naturelle pour les peintres naïfs. Les 2 morceaux sont extraits du légendaire CD “Soul Bossa Nova de Quincy Jones & his orchestra”. Le 1er titre est “Soul BOssa Nova”, le 2ème titre est “Manha de carnaval”.
cliquer sur le lien suivant
 
Jacques Grosse
 
Quelques photos de Jean Claude Bonnafé

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Quelques photos de René Pohl

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CHÂTEAU DE CASTRIES – 8 février 2024

Nous avions rendez-vous par cette belle après midi ensoleillée, au square
Victor Coste où nous sommes accueillis par Margaret devant l’entrée de la cours des
écuries.
Le château, classé monument historique au XVIIe siècle, domine la ville de
Castries et est surnommé ¨le petit Versailles du Languedoc.
Les jardins à la Française et son aqueduc sont aménagés par André Le Nôtre, avec
des bassins, des cascades et de grands espaces verts, avant qu’il aménage les jardins
du château de Versailles.
Le premier propriétaire du château est le seigneur Dalmace. Ce dernier meurt en
croisade et le château revient à Guilhem VII, seigneur de Montpellier.
En 1495, Guillaume de la Baronnie de Castries achète le château qui appartenait à la
famille Jean de Pierre. En 1520, le château est rasé et reconstruit en pierre de Castries
style renaissance, tel qu’il est aujourd’hui. L’histoire du château restera toujours liée à
celle du village de Castries.
Au XVIIe siècle, René Gaspard de la croix de Castries, reconnu par le roi Louis XIV,
change la baronnie en marquisat.
A la révolution le château est pillé, les archives et les meubles brûlés : le château
est confisqué en bien national, puis redevient la propriété du Duc de Castries.
En 1985, le Duc lègue le château à l’académie Française. En septembre 2013, le
château est racheté par la ville de Castries qui le fait restaurer pour un montant de 2,5
millions d’euros.
Vu de la cours d’honneur, le château forme aujourd’hui un quadrilatère. L’aile gauche
et la façade ont été créées par l’architecte d’Orléans et l’aile droite a été rajoutée par
Isabeau de Castries pour fermer la cour.
Les tours, coiffées de toits à brisis et couvertes de tuiles vernissées ont été rénovées en 1990.
A l’intérieur, le rez-de-chaussée est consacré au personnel du château, domestiques,
jardiniers, servantes, cuisinières, etc… et l’étage aux châtelains.
Nous commençons par une grande cuisine du XIXe siècle, décorée avec des cuivres
d’Edmond Delacroix et une horloge commandée par la Duchesse de Cassagne.
En prolongement, une belle salle à manger avec des plafonds à la française pour
l’organisation des banquets, suivie de l’immense salon très lumineux inspiré de la
galerie des glaces du château de Versailles et appelé ¨salle des états du Languedoc¨.
Nous pouvons aussi admirer une cheminée très originale inspirée de l’art Alsacien.
Vient ensuite le salon à l’italienne, devenu bibliothèque, contenant environ 8000
livres.
Dans la partie nord, 7 salons en enfilade de couleurs différentes avec au bout
l’orangerie et une grande terrasse donnant sur les jardins.
La visite se termine pour ceux qui le souhaitent par une promenade dans les jardins
du château.
Claude DURAND

Jacques Grosse
Je rajoute un montage une vidéo avec une musique d’Erik Satie (Pièces froides).

 
Merci à tous les deux pour votre participation.

Un commissaire de justice – 11/01/2024

Aujourd’hui Jean Michel, commissaire de justice à la retraite (on ne dit plus huissier de justice) et ancien directeur de l’école nationale des commissaires de justice, nous reçoit à Pérols dans des locaux servant de musée. Nous sommes accueillis par des mannequins habillés en costumes de différentes époques et entourés d’archives, documents et gravures, certains datant de la révolution française. Jean Michel nous retrace l’historique du métier de commissaire de justice.
Au Moyen Age, les officiers royaux faisaient respecter les ordres du roi. Ces hommes de confiance étaient chargés de faire exécuter les jugements. Ils pouvaient saisir un bien et même envoyer en prison. Chaque province mettait en place sa propre organisation judiciaire. Les huissiers partaient à cheval : un des éléments caractéristique de leur autorité était “la verge” : une petite baguette ronde, longue d’une trentaine de centimètres.
Sous l’Ancien Régime, ils devaient en plus exécuter diverses missions administratives.
A la Révolution Française, l’ordonnance du 27 novembre 1790 a réglementé la profession, établissant des règles pour leur nomination, leurs compétences, leurs responsabilités.
Au 19ème siècle, la profession a continué d’évoluer. Le rôle de l’huissier de justice, dans l’exécution des décisions de justice a été renforcé et des règles plus strictes ont été mises en place pour garantir l’intégrité de la profession.
du 20ème siècle à nos jours, des réformes ont été faites pour s’adapter aux évolutions de la société et du système juridique. Les technologies modernes ont été intégrées dans les pratiques professionnelles.
Aujourd’hui, ils jouent un rôle essentiel dans le système judiciaire. Leur mission principale est de signifier et exécuter les décisions de justice tout en respectant les droits des parties impliquées.

Principales missions d’un Commissaire de Justice :
– signification des actes judiciaires (assignations – jugements – convocations)
– recouvrement des créances. Il peut procéder à la saisie des biens ou des salaires
– constats ou vérifications pour des litiges locatifs, troubles du voisinage, état d’un bien       (malfaçons)
– saisies ou expulsions en cas de non paiement de dette
Il tente de trouver un accord amiable avant de saisir les tribunaux. C’est avec beaucoup de diplomatie qu’il essaie de gérer les situations délicates.

Pour être Commissaire de Justice :
Diplôme de notaire ou commissaire de justice
stage professionnel sous la supervision d’un commissaire de justice puis
examen professionnel
puis demande l’inscription au tableau des commissaires de Justice ce qui permet d’être officiellement autorisé à exercer la profession.

Expressions amusantes nées dans les salles d’audience
Sous l’Ancien Régime, les documents étaient écrits sur des rouleaux de papier et mis dans des sacs de jute. Tant que l’affaire était en cours, les sacs étaient accrochés au mur et on disait que l’affaire était pendante.
Une fois l’affaire jugée, les différentes pièces du procès étaient archivées dans un sac et classées et on disait l’affaire est dans le sac.
L’avocat au moment de plaider pour défendre un client, sortait les documents de son sac de jute et on disait vider son sac.

Nous avons passé un excellent après-midi  avec une personne passionnée et passionnante. Nous avons appris beaucoup de choses mais toutefois, nous éviterons d’avoir affaire à un commissaire de justice dans le cadre de sa fonction.
Merci Jean-Michel.
Francette

LA VILLA DES CENT REGARDS

Ce jeudi 7 Décembre, nous partons à la découverte de la villa des 100 regards au cœur du quartier d’Aiguelongue à Montpellier.
Alain notre guide, nous attend devant la fameuse villa. Accueillant et passionné, il nous raconte l’histoire de cette construction incongrue et de son bâtisseur. Il nous entraine sur les pas de Victor Grazi et de sa famille, ménageant le suspens, oubliant de répondre à nos questions pour mieux nous dévoiler les réponses au moment opportun, au gré de la visite.

Victor Grazi nait en Lombardie en 1896, il épouse Ilda Boldoni en 1921. Ils quittent l’Italie en 1922, fuyant le fascisme. De cette union naitront 2 enfants, Louis et Electra.
En France où ils s’installent, il devient maçon tout en suivant des cours de l’école supérieure de béton armé de Rome, le soir, par correspondance.
Arrivé à Montpellier, le ménage achète en 1937 un terrain de 2000m2 à Aiguelongue en pleine campagne, car à l’époque, après Saint Lazare, c’est la campagne…
Sur ce terrain planté de vignes, Victor débute la construction de sa maison. La journée, il travaille comme maçon aux ordres d’un contremaitre, le soir il devient le patron.
Ilda son épouse, qui travaille la vigne dans la journée, devient son manœuvre, gâche le béton, remplit les seaux de ciment, les hisse à l’aide de cordes et de poulies. C’est une femme forte, solide qui seconde son mari. La vie n’est pas facile à l’époque, il n’y a pas l’eau à la maison et il faut aller à pied jusqu’au cimetière Saint Lazare et remonter les seaux à bout de bras ou avec un tombereau jusqu’au terrain.
Tout l’argent du ménage est investi dans la construction. Ils ramènent toutes sortes de matériaux de récupération, graviers ramassés lors de promenades, ferrailles et autres jusqu’aux ressorts de sommiers quand la ferraille manque pour armer le béton !…Ecologie avant l’heure ou économie domestique ??
Victor construit une cave pour le vin, les cuves y sont en béton (on remarque au plafond les marques de planches incrustées dans le béton). Peu à peu, l’étrange maison voit le jour, flanquée d’une tourelle crénelée, surmontée d’une pointe, flèche ou mat de navire. Du sommet de la tour, on voit la mer..
Guidés par Alain, nous découvrons les cuves pour préparer le sulfate pour la vigne, les décorations sur les murs, le cube de béton où Victor garait sa Lambretta..
A l’étage , l’intérieur de la maison évolue ( de 1948 à 1954 ) : entrée, couloir carrelé avec des carreaux de récupération, porte en béton armé aux lourdes ferrures et gonds solides, chambre de Ilda et Electra, leur fille.
Aucun plan, aucun croquis, aucun papier : Victor a tout dans la tête et ne dévoile à personne son projet. C’est son œuvre…
En 1954, Ilda meurt.
Après le décès de son épouse, Victor, jour après jour, continue son rêve et s’efforce de finir sa maison, ajoutant des éléments décoratifs, au gré de sa fantaisie : tour de Constance et remparts d’Aigues Mortes, une réplique de l’hôtel particulier de la Coquille ( place de la Canourgue ), statues, éléments végétaux, sapins fusées, boules de buis.
Au fronton de sa maison, il inscrit : « VILLA DES CENT REGARDS « , on peut compter dans l’ensemble des constructions 100 petites fenêtres comme autant de regards..
Un matin de 1970, Victor est hospitalisé pour une intervention bénigne. Il ne retrouvera plus ses outils.
Electra, sa fille, mariée, ne vit plus dans la maison qui reste alors à l’abandon.
Pendant 14 ans, la maison est ouverte à tous vents, enfants rêvant de chevaliers et de châteaux, jeunes gens squattant le lieu pour des fêtes, des rencontres et parfois des rendez-vous amoureux..
Des visiteurs indélicats pillent, volent, saccagent, vandalisent, les buis en béton sont rasés,les murs couverts de tags.
En 1984, la mairie achète la maison qu’elle revend en 2005 à un particulier qui, amoureux du lieu, crée l’Association pour l’animation de la villa des cent regards.
La villa devient alors le lieu d’activités culturelles : ateliers/expositions/conférences/édition de livres d’artistes.
La Villa est à nouveau vandalisée en 2017, pour voler les tuyaux, les murs et les constructions tagués.. Depuis 2019, notre guide Alain, membre actif et passionné de l’Association, retape la maison, la restaure, nettoie toute la villa au karcher, découvrant ainsi de nombreuses sculptures (petits lapins etc..) sans doute destinées aux petits enfants de Victor.

Aujourd’hui, la Villa ouverte au public pour des visites et des conférences, est un lieu vivant et animé incontournable.
Construction d’un maçon au talent méconnu, création d’un illuminé (on l’appelle aussi la maison du fada) ou œuvre d’une vie d’un homme tenace, passionné et particulièrement imaginatif, la Villa aux cent regards appartient entièrement au patrimoine montpelliérain. Elle nous invite au rêve et à la découverte..
Ne manquez pas d’aller jeter un regard curieux sur cette villa surprenante, au cœur du quartier d’Aiguelongue.
Maryse Vedel

 

 

AGDE – 16 novembre 2023

50 personnes sont impatientes de découvrir la Villa Laurens, ce monument historique de la “Belle Epoque” ouvert au public depuis le mois de juin qui a demandé 16 ans de rénovation. Nous traversons les espaces extérieurs qui sont en cours d’aménagement. Il faudra patienter pour que la nature s’installe.
En 1897,  Emmanuel Laurens, ce jeune aventurier passionné de musique et de voyages, qui hérite à 25 ans d’une fortune colossale, entreprend la construction de ce palais où l’orientalisme, l’Art Nouveau, les influences grecques se répondent dans une explosion de couleurs et de décors de théâtre foisonnants.
Nous arrivons sur le perron avec ses colonnes en marbre qui font penser à l’entrée d’un temple. Elles font face à un immense magnolia centenaire. Nous visitons les appartements privés du rez de chaussée, le cabinet de travail au plafond décoré où un splendide vitrail recouvre tout un mur donnant sur la terrasse. Nous nous dirigeons vers un magnifique escalier de marbre qui mène au 1er étage de l’atrium : un puits de lumière, une explosion de couleurs, des décors peints, des boiseries raffinées, des ferronneries délicates, des céramiques : tout est magnifique !!!. Puis nous découvrons un salon mauresque, un salon de musique ressemblant à une chapelle avec ses magnifiques vitraux de 10 mètres de hauteur, des appartements privés. Ce lieu de plaisir, de fêtes, de réceptions somptueuses nous a enchantés. Nous sommes ébahis devant tant de beauté !!!!.
Malheureusement, la crise de 1929 verra le déclin d’Emmanuel Laurens qui sera contraint de vendre en viager le domaine et le château qu’il occupera jusqu’à sa mort en 1959. La propriété restera à l’abandon pendant une trentaine d’années.
Grace aux subventions de l’Europe, de l’Etat, de la Région, du Département, ce petit joyau, ce chef d’oeuvre architectural, a retrouvé sa splendeur d’antan. Cette restauration aura couté 17 millions d’euros et aura été le plus gros chantier de restauration du patrimoine de la région Occitanie.
Francette

AGDE
Agde  est surnommé « perle noire de la méditerranée » en raison de ses bâtiments construits  en pierres basaltiques. Les phocéens y furent présents au VIème avant Jésus Christ. Agde est donc considérée ville portuaire depuis l’antiquité.
LE MUSEE DE L’EPHEBE
C’est le seul musée de France consacré à l’archéologie et paléontologie sous-marine et sub-aquatique : Site proto-historique situé entre la Méditerranée et l’étang de Thau.
En 1964 fut découvert dans le fleuve Hérault  un navire «  le Jeanne Elisabeth » qui fit naufrage en 1755. Les plongeurs vont mettre à jour son contenu.
Dans  le département « navigation » nous découvrons des amphores servant à transporter du vin mais  également l’armement des navires : ancres en pierre ou plomb et sondes
Dans le département « antique » un tableau en céramique  représentant : « le jugement de Marsyas qui défia Apollon »
Dans le département des « bronzes »  statue représentant Eros ou Cupidon dieu de l’amour. Avec l’enfant royal, il faisait partie d’un chargement d’oeuvres d’arts destinées à une riche villa romaine.
En 1992 fut découvert  une cargaison de lingots de plombs, amphores et céramiques sigillées.
Espace Figuerolles : statue d’un jeune garçon représentant l’un des fils de Cléopâtre VII et Jules  César.
Département des bronzes : en 1964 découverte de l’Ephébe dans le lit de l’Hérault. Elle reste à ce jour le seul grand bronze hellénistique. Les spécialistes voient en cette statue une effigie d’Alexandre le Grand;
Département Proto-Histoire : (1er âge du fer) Un dépôt  de bronzes a  été prélevé dans un habitat  construit sur les bords du fleuve érodé par les crues et les courants. 326 objets en bronze dont des bijoux ont été mis à jour ainsi que du mobilier.
Des plongeurs de la société  archéologiques de Béziers sortent de l’eau 690 kilos de lingots de cuivre, de plaques d’étain et de plomb.
Tous ces objets illustrent le commerce des bronzes qui circulent dans la société locale au cours du VIème siècle avant notre ère.
Marylène

Direction Marseillan où la maison Noilly Prat connue dans le monde entier, élabore un des premiers vermouths français depuis 1813.
Une guide passionnée et très professionnelle nous conduit dans le chais (le plus important foudre a une capacité de 40200 litres). Elle nous explique que le fameux Noilly Prat est confectionné à partir de 2 cépages blancs : le picpoul et la clairette. Le vin vieillit dans des foudres en chêne du Canada pendant 8 mois et est transvasé dans des fûts de chêne du Limousin dans un enclos à ciel ouvert pendant 1 an. Il rejoindra le hangar où le précieux liquide va macérer avec un mélange d’herbes aromatiques  (coriande, cardamone, cannelle, oranges amères, iris, boutons de roses). Dans  la “chambre des secrets” il sera remué  (selon les rites ancestraux) uniquement à la main à l’aide d’un grand fouet  2 minutes tous les jours et pendant 3 semaines.
Le circuit nous fait découvrir l’historique de la famille Prat et l’évolution du packaging des étiquettes dans le temps.
Puis le moment que tout le monde attend : la dégustation. Un bar en forme de cercle nous attend où nous pouvons déguster les différents vermouths :  l’original Dry, l’Extra Dry, le rouge et le Ambré.
Puis passage à la boutique où de nombreuses personnes sont reparties avec des sacs bien lourds. (je ne donnerai pas de noms)
Belle découverte que cette  maison Noilly Prat. Nous avons fait une visite très intéressante et très complète dans un cadre agréable.
Francette

Merci à Jacques qui agrémente nos récits de ses
PHOTOS

 

 

MARSEILLE – 5 octobre 2023

Après un départ matinal, nous voici arrivés à Marseille, prêts à découvrir la grotte Cosquer.
Située sur le port, à côté du Mucem, la reproduction à l’identique de la fameuse grotte sous-marine nous a tous enchantés. Bien installés dans de petits wagonnets, nous avons pu observer les moindres recoins de la cavité dans une atmosphère proche de celle de la grotte originale.
Sur ses parois apparaissent des dessins, des gravures, des empreintes de mains.
Grâce au plongeur Henri Cosquer (1985), la grotte sous la mer oubliée depuis des millénaires nous a livré ses secrets. Le bestiaire représenté sur les parois avec des chevaux, des pingouins et des phoques ainsi que des empreintes de mains témoigne d’une présence d’Homo Sapiens il y a 30 000 ans.
Très belle matinée aussi bien enrichissante qu’enchanteresse.
Puis, nous longeons à pieds, sous un soleil radieux, le vieux port.
Nous nous dirigeons vers le « Queen Victoria » notre restaurant. C’est dans la bonne humeur que nous avons partagé ce déjeuner dans un décor très British.
En début d’après-midi, nous retrouvons notre bus pour la visite panoramique de Marseille.
Une sympathique guide de l’office de tourisme nous accompagne pendant deux heures et nous fait découvrir sa ville avec passion.
D’abord le Vieux Port entouré du centre historique de Marseille, fondé dans l’antiquité. Jadis, port de commerce et aujourd’hui port de plaisance.
Nous passons devant l’Hôtel de Ville où se tiennent les bureaux du maire et de son premier adjoint. Nous parcourons la célèbre Cannebière.
Nous découvrons le Jardin des Vestiges reste du port antique.
Nous nous dirigeons vers la corniche Kennedy où nous admirons les superbes « villas » de villégiature de la haute bourgeoisie marseillaise du XIXème siècle.
Puis, viennent les petites criques et les plages où les marseillais se font bronzer.
Et la circulation se densifie, car ce soir, il y a un match de foot à Marseille…Alors c’est un peu la pagaille !
Nous longeons la gare Saint Charles et la Porte d’Aix édifiée à la gloire de Napoléon.
Nous terminons notre tour par le Palais Longchamp, superbe monument du Second Empire avec ses cascades d’eau arrivant de la Durance et entouré de part et d’autre du musée des Beaux Arts et du musée d’histoire naturelle.
Puis, comme tout a une fin, nous rentrons sur Montpellier, heureux de cette journée de
belles découvertes.
Isabelle

Merci Francette, Elisabeth et Gisèle

LA CHAMPAGNE – 11 au 15 septembre 2023

Bienvenue en Champagne !
La plupart d’entre nous n’en connaissait que ce prestigieux vin et la cathédrale de Reims “la ville du sacre des rois” mais après ce petit séjour, nous avons pu découvrir un peu de cette belle région.
Nous arrivons en pleine vendange et c’est la grande effervescence dans les vignes où des centaines de vendangeurs sont en plein travail.

mardi 12 septembre 2023
Le rendez-vous est fixé à 9h30 pour la visite guidée de la ville de Reims. Dés l’arrivée de nos guides, 3 groupes se forment pour déambuler dans le cœur de ville.
Notre première étape se situe devant la Maison dite « des Tourelles » édifiée en 1898. Elle est construite à partir de fragments d’un édifice Renaissance. Ainsi démarre notre parcours « Art Déco » qui va nous conduire à la découverte de nombreux édifices construits à partir des années 1920, après la première guerre mondiale qui avait détruit 80% de la ville. La bibliothèque CARNEGIE, un des plus beaux édifices de la ville,  est inaugurée en 1928 par le Président Gaston DOUMERGUE
Nous arrivons à la place Royale où est situé l’édifice de la Sous Préfecture dont la façade et la toiture sont inscrites au titre des monuments historiques depuis 1953. Une statue dédiée à Louis XV en empereur romain trône au centre de la place.
Nous poursuivons jusqu’à la place du Forum où se trouve le  Musée-Hôtel Le Vergeur ou Maison Hugues Kraft dont la façade est constituée de pans de bois. Au centre de la place du Forum, se situe les cryptoportiques gallo-romains qui se visitent et servent de lieu d’exposition.
Un peu plus loin, nous admirons la Maison des musiciens dont la façade est ornée de statues de musiciens avec leurs instruments : fifre, tambourin, harpe, viole. La maison TAITTINGER ainsi que des mécènes publics et privés sont à l’origine de cette renaissance. Elle a été restaurée cent ans après les bombardements de la guerre 1914-1918.
Adjacent à la façade de l’hôtel de Ville, le Cellier d’expédition MUMM est un ancien lieu d’élaboration du champagne, actuellement lieu culturel de Reims. Une grande porte circulaire évoque la forme des foudres. De quatre mètres sur trente, la partie supérieure présente en 5 scènes les étapes de l’élaboration du champagne. Depuis 2010, le Cellier est devenu la propriété de la ville.
Nous voici arrivés devant l’Hôtel de Ville de Reims terminé en 1820. Détruit par le feu en 1917, il est reconstruit et inauguré par Gaston DOUMERGUE le 10 juin 1928. La façade est coiffée d’un campanile octogonal qui possède une horloge. La porte d’entrée est surmontée d’une statue équestre de Louis XII foulant deux prisonniers.

La visite guidée du cœur de ville se termine  par la Cathédrale Notre Dame de Reims. Elle est connue pour avoir été le lieu de la quasi-totalité des sacres des rois de France : 33 couronnements en un peu plus de 1000 ans. La construction de l’édifice actuel a commencé au début du XIIIème  siècle et s’est achevée au XIVème siècle.
La cathédrale Notre Dame de Reims est l’une des réalisations majeures de l’art gothique en France dont les mesures sont hors norme : longueur totale 149 m, hauteur de la nef sous voûte 38 m, hauteur des deux tours de façade 81,50 m, hauteur du clocher (tour de l’ange) 87 m. Elle compte 2303 statues inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1991. Parmi les statues des saints et des martyrs, la statue de « l’ange au sourire » sur le portail nord, est devenu l’emblème de la ville.
La cathédrale possède encore de nombreux vitraux du XIIème siècle ainsi que des vitraux contemporains dont les plus célèbres sont les trois fenêtres de Marc Chagall de 1974.
Le Grand Orgue de la cathédrale est actuellement en restauration totale. Les 6600 tuyaux sont vérifiés un par un.
Il est l’heure de quitter notre guide pour retourner à l’Ethic Etapes de Reims  car le repas de midi nous attend.

A 14h c’est sous une averse que le car nous conduit vers la « Villa Demoiselle » : joyau de l’architecture du début du XXème siècle.
En 1904, Henri Vasnier, directeur de la maison POMMERY, commande la construction d’une villa exceptionnelle sur 2000 m2 et 7 niveaux destinée à devenir un lieu d’habitation. Vasnier meurt en 1907, un an avant la fin des travaux. Le nouveau directeur de POMMERY, Louis Cochet baptise la villa de son patronyme et y réside jusqu’en 1936. La villa Cochet est habitée jusqu’en 1970 par les cadres de la maison POMMERY, puis elle connait une période d’abandon et de pillage. Alors que la villa est menacée de destruction, elle est rachetée par le couple VRANKEN en 2004 qui entreprend sa restauration pendant 5 ans. Les nouveaux propriétaires écument les antiquaires et les salles de ventes pour lui redonner sa splendeur d’antan. Pour exemples : la cheminée en acajou sculptée, démesurée et grandiose est le principal élément du grand hall d’entrée. Le grand lustre de la montée d’escalier mesure 9,4 mètres et pèse 300 kgs. Les essences de bois utilisées sont le padouk, le frêne, le sycomore et le chêne ; 24 luminaires composent le lustre Zénith de Baccarat ; 49 appliques demi gouttes sont créées et réalisées par les Métalliers Champenois et la cristallerie Saint Louis ; 20 000 feuilles d’or sont utilisés par le doreur ; pour la réalisation du parquet de la salle à manger,  quatre foudres  d’une contenance de 70 000 litres sont utilisés. Le grand escalier en frêne de 12 m de haut, fait l’objet d’une protection des monuments historiques. L’ensemble du bâtiment est inscrit au patrimoine de l’Unesco depuis 2015. La villa « Demoiselle » qui a pris ce nom en 2004, offre aujourd’hui aux yeux de ses visiteurs, une trentaine d’oeuvres d’art.
Pour terminer cette visite en beauté, nous avons le plaisir de participer à une dégustation de Champagne Vanker dans le cellier CARNOT en face de la villa DEMOISELLE.  Un foudre de 75 000 litres soit l’équivalent de 100 000 bouteilles, trône dans l’immense cellier.

Aujourd’hui, la marque POMMERY est rachetée au groupe LVMH en 2002 par le groupe VRANKEN Monopole, ainsi qu’une trentaine d’hectares de vignobles, part mineure du domaine de POMMERY. Le groupe change immédiatement de nom pour s’appeler désormais VRANKEN-POMMERY MONOPOLE.
Nous rejoignons notre car avec le soleil revenu, heureux et ravis de cette journée si bien remplie.                   
Christiane Malinowski

mercredi 13 septembre 2023
Avenue pétillante à Epernay, village typique à Hautvillers
Deux cents millions de bouteilles sous nos pieds ! Tel est le caractère extraordinaire de l’Avenue de Champagne, l’emblématique voie qui traverse Epernay, berceau historique des vins de champagne. C’est ce bijou que nous découvrîmes le mercredi, deuxième jour de notre visite en terre champenoise.
Notre guide nous raconta l’histoire de la ville, depuis l’origine de la forteresse du XIe siècle et ses foires aux tanneurs, jusqu’à nos jours. Nous apprîmes la vie du moine Dom Pérignon, le début de la saga Moët et Chandon (1743), l’hôtel particulier de la famille Moët, œuvre de l’architecte Victor Lenoir aujourd’hui l’Hôtel de Ville du plus pur style art-déco, l’hôtel Chandon, la création et le style architectural, de art-déco à art nouveau, de tous ces hôtels particuliers, plus flamboyants les uns que les autres.
Nous marchions sur la « route numéro 3 », selon une vieille plaque de rue, l’axe royal Strasgourg-Paris qu’empruntèrent plusieurs têtes couronnées et l’empereur Napoléon.
Rectiligne et longue de 1,5 km, inscrite depuis 2015 au patrimoine mondial de l’humanité, l’Avenue de Champagne est une succession d’élégantes demeures et de châteaux, de cours d’honneur pavées et de jardins opulents qui racontent l’âge d’or du Champagne et l’histoire des premières « maisons » de négoce champenoises qui s’y sont installées à partir du XVIIIe siècle.
Le spectacle continue dans les sous-sols où se déploient sur une centaine de kilomètres plusieurs niveaux de caves et de galeries creusées dans la craie, qui abritent toujours les secrets de fabrication des vins de Champagne. Il y a donc 200 millions de bouteilles qui dorment là, dans les innombrables galeries appartenant aux plus prestigieuses « maisons ».
Heureux Sparnaciens (nom des 22 000 habitants d’Epernay) qui vivent sur un trésor !
Notre guide nous raconta par le menu l’histoire de ces « maisons », une trentaine juste sur cette avenue (Moët et Chandon, Boisel, Leclerc Briant, Pol Roger, Perrier-Jouët, Vranken-Pommery, Canard-Duchêne, de Benoge, etc.), et surtout l’histoire de leurs fondateurs, hommes et femmes passionnés qui crurent en leur destin et à celui d’une région.
Le clou fut bien évidemment la visite de la « maison » des champagnes Mercier, fondée en 1858 par l’intuition visionnaire d’un génie du commerce et du vin, Eugène Mercier. Dès l’entrée, un foudre pesant 20 tonnes et contenant l’équivalent de 200 000 bouteilles accueille les visiteurs. Ceux-ci sont ensuite invités à découvrir les 18 kilomètres de galeries souterraines 30 mètres plus bas (descente en ascenseur) répartis sur 249 hectares à une température constante de 10 degrés qui préserve toutes les qualités gustatives du champagne.
Retour sur une saga. Sous le Second Empire et le règne de Napoléon III, Eugène Mercier, âgé de seulement 20 ans, fonde sa propre « maison » à Epernay et révolutionne le monde du champagne. Son défi ? Faire du vin des élites de l’époque un champagne accessible à tous, sans renoncer à la qualité. A partir de 1871, il travaille sur la construction de ses caves. Six ans pour construire 18 km de gigantesques tunnels. Lors de l’ouverture, Mercier les fait parcourir en calèche tirée par 4 chevaux. Un parcours exceptionnel renouvelé avec le Président Sadi Carnot à l’occasion de sa visite en 1891.
As de l’innovation et visionnaire dans ses communications, Eugène a toujours su comment surprendre et étonner le public. Comme en 1900, lors de l’Exposition Universelle de Paris, où un ballon captif emmène les visiteurs à 300 mètres d’altitude !
Pensées et décorées pour impressionner, les caves Mercier sont parmi les plus visitées de la région avec plus de 100 000 visiteurs par an.
Autant dire que les touristes saint-georgiens apprécièrent le moment attendu de la dégustation où les flûtes tintèrent au bonheur partagé de ce doux et fameux nectar. Brut, demi-sec, rosé, blanc de noirs, millésimé… Il y en eut pour tous les goûts et les porte-monnaies.
Après quelques achats à la boutique, et un bon repas dans un restaurant des environs, nous partîmes vers Hautvillers, entre Epernay et Reims. Cet attrayant village de moins de 700 habitants (les Altavillois) est la patrie de Dom Pierre Pérignon, dont la pierre tombale se trouve au pied de l’autel de l’église abbatiale. Le groupe saint-georgien arpenta les charmantes rues typiques et très pittoresques de l’endroit en admirant notamment les nombreuses enseignes en fer forgé ornant les façades des maisons traditionnelles
champenoises.
Le retour en car vers l’hôtel se passa dans la bonne humeur habituelle de Culture et convivialité dont chaque adhérent tentait de se rappeler le nom des 350 grandes maisons de champagne et des 140 caves coopératives répertoriées en Champagne. Autant dire, mission impossible. Mais qu’importe le flacon, nous partageâmes du plaisir gustatif et culturel en guise d’ivresse !
Luc Danos.

jeudi 14 septembre 2023
CHÂLON EN CHAMPAGNE
Châlon sur Marne devient Châlon en Champagne en 1997.
La Duduchotèque
Un espace où l’on découvre comment k-bu est devenu le dessinateur de presse Jean Cabut dit CABU (1938-2015).

C’est dans cet ancien Hôtel de l’Ecu de France ouvert en 2018 que tous les ans une exposition temporaire permet de découvrir une période thématique de l’univers de l’artiste. Cette année la période « Dorothée et Cabu » nous permet de retourner dans les années 80 et la fantastique émission Récré A2.
C’est à travers son fabuleux coup de crayon que Cabu fait passer les messages qui lui tiennent à cœur : Défense de l’environnement, lutte contre les discriminations, violences faites aux femmes …
C’est à Châlon en Champagne où il passe sa jeunesse que son personnage du Grand Duduche voit le jour. Il est mort assassiné dans l’attentat terroriste contre Charlie Hebdo, il est inhumé dans l’intimité à Châlon, sa ville de naissance et de cœur.
La Collégiale Notre Dame en Vaux
Construite du XIIème au XVème siècle, cet édifice desservi par un collège de chanoines, ce qui lui valut le titre de Collégiale est inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO au titre des Chemins de St Jacques de Compostelle.

De type Roman et Gothique, il abrite un carillon de 56 cloches (rajouté au 19è s) et de fabuleux vitraux (signés de l’artiste Mathieu Bleville, où dominent les rouges et ors) représentant des scènes de la vie de St Jacques.
A l’intérieur, la nef gothique présentant 4 niveaux permet à la lumière de pénétrer de manière exceptionnelle dans l’édifice.
Avec ses grandes flèches couvertes de plomb visibles à des dizaines de kilomètres, elle s’impose comme l’un des monuments illustrant le riche patrimoine chalonnais.
La découverte de la ville
A travers cette visite guidée nous découvrons l’architecture et son évolution, de l’habitat à pan de bois (façades en traverses de bois visibles et encorbellement nécessaire à la protection des échoppes situées en dessous) vers l’habitat en pierre calcaire, craie ou brique (employées dans les constructions du XVI et XVII siècle notamment pour les hôtels particuliers).
L’ église gothique St Alpin
Le bâtiment construit du 12e au 16e siècle à l’emplacement de la chapelle dédiée à St André (saint patron des pêcheurs) devient  face à l’importance de ce quartier très commerçant, une église aux cœurs des habitations.

Au IXe siècle, les reliques de St Alpin (8ème évêque de Châlon en Champagne et seigneur de Baye) sont transférés dans la chapelle).
A l’intérieur de cet édifice classé au titre des monuments historiques,  nous découvrons de riches vitraux anciens du 16ème siècle (dont l’un d’eux raconte la légende de St Alpin face à Attila), des verrières en grisaille et un ensemble de dalles funéraires.

Après un bon repas, une petite visite commentée en son et lumière à bord d’une barque (la chalonaise) au gré de petits canaux bucoliques, nous permet de découvrir différemment cette ville.
Nous remontons dans notre bus direction le parc de la montagne de Reims où une petite promenade pédestre va nous faire découvrir les Faux de Verzy ces hêtres tortillards aux branches et aux troncs sinueux.Ce site unique au monde, réserve biologique depuis 1981, qui comporte près de 800 faux représente une des principales réserves mondiales de Faux. Les chercheurs savent aujourd’hui que cette particularité est due à une mutation génétique dont il reste à expliquer le fonctionnement précis.
Dernier arrêt au phare de Verzenay (25 mètres de haut, 101 marches) qui surplombe une mer de vignes. Il fût construit en 1909 par Joseph Goulet pour promouvoir sa marque de champagne, et en faire un lieu de réception. Ce phare offre une vue imprenable à  360° sur le vignoble de champagne et la ville de Reims comme certains d’entre nous (les plus courageux et téméraires) ont pu le constater.
Notre pétillant séjour en Champagne se termine sur ce fabuleux tableau, et nous continuerons à le vivre en buvant une coupe de ce merveilleux vin.
Dorine et Anne-Marie

vendredi 15 septembre 2023
On rentre à la maison avec de jolis souvenirs et d’excellents moments vécus sous le soleil de Champagne. Nous avons apprécié les paysages aux charmes méconnus et les villages authentiques.
Le monde entier connait la Champagne pour ses vins pétillants et ses bulles festives. Nous aussi, avons gouté à cette “friandise pétillante” et bu à la santé de tous.
Francette

 

Merci à nos petites plumes volontaires pour faire les comptes-rendus de nos journées passées en Champagne (Christiane -Luc – Dorine et Anne Marie)

(cliquer sur les photos)
Merci à nos reporters photos :
Jacques

et Jean-Claude

CAP D’AGDE

C’est sous un ciel menaçant que nous quittons Saint-Georges pour nous rendre à Agde. Notre guide nous conduit vers la cité antique. Les Phocéens venus de Marseille fondent la cité d’Agde. Ils la prénomment Agate Tchiche ( la belle fortune).
Située à la jonction du canal du Midi, du fleuve Hérault et de la Méditerranée, les Grecs feront prospérer les échanges et les commerces maritimes. Agde sera l’un des plus importants ports de commerce de la Méditerranée.
Au Ve siècle, s’installe un puissant évêché jusqu’à la révolution française. Les remparts ceinturent la ville dès le IVe siècle avant Jésus-Christ. le XIXe siècle, connaîtra une extension de la ville avec démolition des remparts. En 1837, mise en service d’un pont suspendu qui nécessitera le percement du bâtiment de l’évêché. En 1926, il sera remplacé par le pont métallique.
Puis sous une pluie battante, nous nous arrêtons place Molière. L’Espace Molière où ont lieu des expositions de créateurs XXL a été citadelle, couvent, caserne, théâtre, cinéma. Nous découvrons une partie du rempart vestige médiéval. On y aperçoit le blason d’Agde sur lequel sont incrustées 3 vagues : l’Hérault, le canal du midi et la mer.
Nous poursuivons notre visite dans la vieille ville composée de vieilles ruelles pavées. Agde est surnommée la perle noire à cause de la roche basaltique qui habille les façades. En parcourant les ruelles, nous découvrons des placettes, des portes anciennes en ogive de style renaissance, des motifs persans…
Agde compte une vingtaine d’hôtels particuliers ayant appartenu aux familles agathoises issues de la noblesse et de la haute bourgeoisie, dont celui des frères Barrier transformé en appartements.
On aperçoit au loin la fontaine allégorique de la belle agathoise (1858) construite par Auguste Bassan  puis la place de la glacière, la place capitulaire, les façades en trompe-l’œil et la maison consulaire.
Nous visitons l’église Saint-Sever de style gothique, aux orgues romantiques et sa statue du Saint Christ en bois dur et vernissé. Enfin la cathédrale Saint-Étienne, église fortifiée en 1773, qui est une forteresse de basalte dont le donjon culmine à 35 mètres. A l’intérieur un retable en marbre.
Après un bon repas au Grau d’Agde, nous embarquons pour la croisière sur l’Hérault. Au fil de l’eau, nous découvrons les différentes habitations, la criée aux poissons, des thoniers, chalutiers….
En remontant le fleuve jusqu’à Agde, nous apercevons la place de la Marine, la statue d’Amphytrite, déesse de la mer et la villa Laurens : Folie architecturale de la fin du XIXe siècle.
Au barrage, nous faisons demi-tour et franchissons l’écluse ronde unique au monde. Le sas possède trois portes. Les bateaux manœuvrent à l’intérieur du sas pour choisir leur sortie par simple rotation.
Nous naviguons maintenant sur le canal du Midi (242 km et 60 écluses) conçu par Paul Riquet. Il relie l’Atlantique à la Méditerranée et est classé au patrimoine mondial de l’humanité. Il servait au transport des marchandises et des voyageurs. Aujourd’hui, les activités principales sont le tourisme fluvial et le transport d’eau pour l’irrigation agricole.
Nous traversons la réserve ornithologique avec ses 260 espèces d’oiseaux. Les platanes sur les berges ont été abattus et remplacés par d’autres espèces.
Tout au fil de l’eau, on aperçoit le chemin de halage, écluses, pistes de vélo, maisons des éclusiers, vignobles. Enfin les parcs à huîtres de Marseillan puis Meze puis les cabanons de fortune des pêcheurs, l’étang de Bouzigues,  Balaruc, l’étang Tabouriech, véritable aquarium vivant menacé par le dérèglement climatique et la pollution humaine.
Notre sortie se termine à Marseillan, où nous attend le bus pour un retour sur Saint-Georges.
Danielle et Juliette
 
 

LA CROATIE – 24 au 31 mai 2023

mercredi 24 mai 2023
Quelle malédiction s’est acharnée sur nous ce mercredi 24 mai ?
 Quel mauvais oeil nous a été jeté ?
Quelle malchance de tomber sur un chauffeur de bus qui confond heure de départ et heure d’arrivée !!
Obligés d’attraper un bus en “vol” et de faire appel à des taxis qui “crèvent” en route : mais la chance nous rattrape et nous avons  notre vol à Marseille à 11h35. La “scoumoune” ne s’arrête pas là car 3 valises sont manquantes à Split. Nos malheureux amis passeront la semaine sans leurs bagages.

Notre guide Yvan nous attend à l’aéroport pour la visite de Split. Cette grande agglomération de 300 000 habitants nous surprend par ses tours à perte de vue en sa périphérie. Cette station balnéaire est entourée d’un côté par la mer et de l’autre côté par de très hautes montagnes. C’est la plus grande ville de la côte adriatique croate créée au 2ème siècle après J.C.  Nous longeons une des plus belles promenades “La Riva de Split”  bordée de magnifiques palmiers, de terrasses et hôtels ombragés et de son  port. Nous nous dirigeons vers le palais Dioclétien classé au patrimoine mondial de l’Unesco : majestueux centre médiéval de la ville. Il est construit en calcaire blanc  et a la forme d’un castrum entouré de remparts. Dans les petites rues, vivaient l’armée, les domestiques. Certains bâtiments étaient réservés à la famille impériale.
Aujourd’hui, ces petites ruelles sont occupées par des boutiques et de nombreux restaurants.
En route pour notre hôtel situé à 90 kms mais pour plus de 2H de route. Nous avons le temps d’admirer la beauté du littoral.
Francette

jeudi 25 mai 2023
2ème jour de notre périple Croate
Notre première étape de la journée fut Trogir ville de Dalmatie, située à 30
kilomètres de Split. Elle fut fondée au troisième siècle avant Jésus Christ par
les Grecs et plus tard fut occupée par les Romains. Ultérieurement, la ville fut
reconstruite dans un style de type Renaissance.
Drnis fut crée en 1906, les Vénitiens et plus tard Napoléon l’envahirent à
plusieurs reprises. Sa richesse est alors dans l’exploitation de ses sous sols
riches en Bauxite et en minerai de fer.
Le tourisme deviendra ensuite la première ressource financière de cette
région, les habitants quittent alors plaines et montagnes et abandonnent
leurs villages pour occuper les villes.
Yvan Mestrovic (1883-1962) fut le plus célèbre sculpteur Croate du XXème
siècle, né dans un petit village sans école ni médecin, il est berger dès son
plus jeune âge et commence alors à tailler le bois et la pierre. Il est reconnu
pour son art et part à Split où il apprend la sculpture et intègre les beaux
arts.
Ses oeuvres majeures sont la Fontaine de la vie (dont il fit don à la ville de
Drnis), la sculpture de Saint Antoine de Padoue et la statue de Grégoire Le
Nin érigée à l’entrée du palais de l’empereur dioclétien.
Il réalise également le mausolée d’Octavica dédié à toutes les religions, la
famille de Mestrovic y est inhumée.
Il travaille également sur de nombreux site internationaux, Paris, Zagreb,
Belgrade…et expose dans de nombreuses villes européennes ainsi qu’aux
Etats Unis.
Il fit la connaissance d’Auguste Rodin avec qui il se lia d’amitié.
L’église orthodoxe de Dnris achevée en 1908 sur l’emplacement d’une
ancienne mosquée est inscrite au patrimoine de la Croatie.
Dnris fut occupée par les Ottomans de 1522 à 1583, cinq mosquées y furent
alors édifiées ainsi que des écoles coraniques.
L’après midi nous avons visité le jardin botanique privé à l’ethno-village Stella Croatica.Nous avons pu déguster liqueurs, vins, huile d’olive et olives, biscuits et même fromages. C’était l’occasion de faire l’achat de produits locaux.
Ce fut une belle et riche journée, accompagnée d’une météo clémente.
Marylène

vendredi 26 mai 2023
« C’est dans le magnifique parc national de KRKA que nous nous ressourçons dans la verdure, loin des villes.
La rivière KRKA, d’où le nom du parc, se déchaîne en flots tumultueux impressionnants
et bruyants. Des passerelles et ponts en bois de chataigners nous permettent de suivre où traverser ses multiples bras qui se terminent souvent par une cascade.
Le long des berges, des iris d’eau jaune, des libellules aux ailes bleues, des grenouilles, des poissons, il y a même des serpents paraît-il et tout cela à l’ombre fraîche des arbres.
Il y aurait 17 cascades, dont une géante, type Niagara, 10 m de haut, avec les embruns qui vont avec.
Sur les zones plus sèches, de petits marchands proposent des produits locaux, de l’huile d’olive, des amandes grillées, des écorces d’orange et citron confits etc….
Un peu plus loin, on peut voir la toute première turbine de la centrale hydroélectrique mise en fonction en 1895 qui produisait de l’électricité pour la ville de SIBENIK.
SIBENIK
Ville médiévale située au bord de la mer Adriatique, SIBENIK (CHIBENIK), fut fondée par les rois croates durant les IV et Xème siècles, ce royaume passe ensuite dans les mains des rois hongro-croates et vénitiens. VENISE en fait un riche port marchand qui se développe rapidement. Sous l’influence des grands maîtres italiens  on y retrouve tous les arts majeurs. Elle possède de nos jours un patrimoine historique exceptionnel dont la cathédrale Saint Jacques du XVème siècle inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.
Les travaux commencés par divers maîtres vénitiens furent confiés à Georges le DALMATE puis ensuite à NiKola FIRENTINAC pour le toit en Dôme et la façade style renaissance.
Située sur la grande place, encadrée de deux lions en pierre, la porte d’une entrée latérale garde des traces de la dernière guerre, des trous faits par des balles.
Une particularité à l’intérieur, l’orgue se situe dans le chœur, à gauche de l’autel, le baptistère se trouve à droite de l’autel mais en sous sol. Ce baptistère richement décoré de dentelles de pierre et sculptures est doté d’une porte de sortie sur la rue permettant aux personnes non baptisées d’entrer directement dans le baptistère pour se faire baptiser ce qui leur permettait ensuite de pouvoir entrer dans la cathédrale.
Tout autour de l’édifice, une frise de têtes de personnages représenterait  (?) les habitants de la ville n’ayant pas voulu participer aux frais de construction de la cathédrale.
Les petites rues étroites, sinueuses et escarpées de la vieille ville de Sibenik nous amènent à voir ses palais gothiques, ses belles façades, toute une architecture magnifique.
Durant la guerre en 1991, elle fut sévèrement bombardée. Aujourd’hui, les quartiers médiéval et renaissance, bien restaurés permettent aux piétons de visiter la ville et ses petites rues pittoresques.
Roselyne et René
 
samedi 27 mai 2023
Comme tous les jours nous quittons notre hôtel à 7h30 sous un beau soleil par la route côtière entre la montagne biokovo et la mer adriatique.

Direction l’ile de Korcula à bord d’un petit bateau qui nous permet de traverser la presqu’ile de Peljasac en 20 minutes.
Nous rejoignons notre guide Léa qui nous fait visiter cette cité médiévale du 13ème siècle. Les rues sont conçues en forme d’arête de poissons ce qui permettait une ventilation naturelle dans ces petites rues remplies d’églises, tours et autre campanile. La cathédrale St Marc du 15ème siècle et la maison (presque) natale de Marco Polo font partie de la découverte de cette belle ville.
Après un temps libre qui ne nous permet pas de profiter de cette eau turquoise qui nous apparait à chaque bout de ruelle, nous déjeunons de poissons dans un restaurant touristique.
Puis direction vers 2 anciennes cités fortifiées qui appartenaient à la république de Raguse en Dalmatie : Ston et Maliston. Une muraille médiévale de 7 km de long à l’origine protégeait des salines.12 bassins au nom d ‘apôtres sont encore exploités. A mon avis, notre guide Inès n’a pas su nous présenter ces 2 villages comme ils l’auraient mérité.
Le retour en bus nous a permis de changer d’hôtel pour la région de Dubrovnik.
Que la cote est belle avec ces iles qui parsèment la belle adriatique !!
Sylviane

dimanche 28 mai 2023
A 8 heures du matin, départ pour le Monténégro (La Montagne Noire) pays né en 2006 après sa séparation de la Serbie.
Nous traversons des forêts de Cyprès avant d’arriver au poste frontière car nous quittons l’union Européenne. Après 1heure d’attente pour vérification de nos passeports et moyennant deux bouteilles d’eau minérale par le chauffeur, nous longeons une cote escarpée et des golfes successifs cerclés de hautes montagnes abruptes qui donnent un paysage stupéfiant à la végétation subtropicale.

Nous nous arrêtons au village de Perast, la Venise du Monténégro et nous embarquons sur un petit bateau pour l’ile de Gospa od Skrpjela qui, comme l’autre ilot coiffé d’une chapelle et de quelques cyprès paraissent flotter entre eau et ciel. C’est une île artificielle construite de pierres entassées autour d’un récif. Nous visitons l’église votive Notre Dame des Rochers décorée de 2500 petits carrés en argent. Ce sont les marins qui au retour d’une sortie en mer avaient l’habitude d’y graver un ex-voto avec leur nom afin de remercier Note Dame des Rochers de leur avoir épargné les malheurs de la mer. Cette église recèle également un petit trésor : une image de la Vierge tissée avec des fils d’or et d’argent et même les cheveux de la femme qui mit 25 ans à terminer le travail !
Magnifique maître autel aux 4 couleurs de marbre.

Après le déjeuner nous découvrons la ville fortifiée de Kotor d’une remarquable homogénéité architecturale. Cette ville est naturellement installée dans la partie la plus reculée de la baie, au pied des parois de calcaires les plus abruptes. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ses remparts (1350marches) conduisent à la forteresse Saint Jean dont les fondations datent du 12ème siècle et restaurées à la suite du séisme de 1979.
La vielle ville médiévale est caractérisée par ses ruelles pavées sinueuses et ses places dont la principale : la Place d’Armes qui tire son nom de l’époque vénitienne est entourée de palais.
Elle abrite plusieurs églises Romanes dont la cathédrale Saint Tryphon, construite en 809, avec ses deux clochers et ses colonnes Corinthiennes.
Petite curiosité : les chats de gouttières très présents ont même un petit musée qui leur est dédié.
Au retour, le passage de la frontière s’effectue en trois quart d’heure.
 Régine et Claudine     

lundi 29 mai 2023
DUBROVNIK ou la République de RAGUSE
DUBROVNIK est sûrement la plus connue des villes Croates et on l’appelle à juste titre la perle de l’Adriatique, classée en 1979 sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

Malheureusement elle n’échappera pas aux bombardements de l’armée Serbe pendant la guerre de Yougoslavie (de 1991 à 1995), très vite reconstruite à l’identique. Vous ne pourriez aujourd’hui imaginer les dommages qu’elle a subis le 6 décembre 1991.
Notre guide arrive, nous entrons dans la vieille ville entourée de remparts par une des 2 portes d’entrée principales, la porte PILE (pilé). Au-dessus de la porte, la statuette du saint patron de Dubrovnik, Saint Blaise portant la maquette de la ville : Fêté le 3 février avec bénédiction et procession depuis le 9ème siècle.
Saint Blaise serait apparu en rêve au pasteur de la cathédrale au 10ème siècle et l’aurait averti de l’attaque de la ville par les Vénitiens ce qui  permit ainsi à la ville d’être sauvée.
Nous arrivons à la grande fontaine d’Onifrio, endroit parfait pour se rafraichir en été (eau potable). Cette grande coupole n’est autre que la structure interne de la fontaine qui a été en partie détruite suite à un tremblement de terre. En face le monastère dominicain et son cloître avec la plus ancienne pharmacie d’Europe.
La rue Stradun (stradoun) autrefois un bras de mer, est la rue principale de la ville. Elle s’étend de la fontaine à la statue de Roland.
Luza « la place de la loge » est le cœur de la vieille ville où l’on voit les magnifiques bâtiments de la splendeur de Raguse : le palais du conseil majeur qui abrite l’hôtel de ville et le théâtre, le palais Spronze, l’église saint Blaise et la belle statue de Roland qui porte l’épée DURANDAL (symbole de liberté), la tour de l’horloge, la cathédrale de Dubrovnik…..Tout près le vieux port.
Le Palais des Recteurs : ou vivait le représentant de la ville élu pour un mois il était le gardien des clefs de la ville.
Après la visite guidée, nous pouvons faire le tour des remparts datant du 13ème siècle. Ils sont larges de 6 m côté terre et de 3m côté mer avec une hauteur de 25m. (1h30).
On flâne dans les rues, on fait du shopping, on se désaltère avec l’ozujsko (la bière locale). Pendant le festival d’été de Dubrovnik des représentations de pièces de théâtres célèbres, d’opéras et de musique classique prennent place dans toute la vieille ville, dans des endroits improbables comme le Fort Louvrigenac (fort st Laurent) en face de la vieille ville avec son inscription latine : no bene pro tete libertas venditur auro ; la liberté ne se vend pas, même pour tout l’or du monde, la devise de RAGUSE (belle devise !).

Après le déjeuner, découverte des iles Elaphites, Plaisir (ô combien doux pour nos oreilles) d’une excursion en bateau au large de Dubrovnik avec arrêt sur l’ile de Lopud
On débarque dans un petit port et ensuite on parcourt l’ile à pied, aucun véhicule… L’ile est la 2ème de l’archipel des iles Elaphites, le village est composé de vieilles maisons de familles de Dubrovnik qui viennent se rafraichir en été sur l’une des rares plages de sable en Croatie. Temps libre et retour sur le bateau où l’équipage nous gratifie d’un mini concert, musique et chansons Croates, j’ai même entendu : Alouette gentille
alouette…. Tout le monde chante si si !! Même en Croate. Belle ambiance sur ce bateau….
Petite collation et apéritif accompagnent notre retour au port.
Ainsi s’achève notre escapade à Dubrovnik.
Patricia et Pierre

mardi 30 mai 2023
Mostar en Bosnie-Herzégovine
Aujourd’hui c’est la fête nationale de la Croatie, instaurée en 2001.
Après un bon petit-déjeuner vers 7h nous partons pour la ville de Mostar, en Bosnie-Herzégovine (code BIH – Croatie = HR).
Nous passons la frontière avant la ville de Neum, seule ville maritime de Bosnie-Herzégovine. 3/4h de patience ! Comme pour le Montenegro, nous avions oublié que le passage des frontières prenait du temps.
Nous quittons alors la côte dalmate pour l’intérieur des terres. Il y a des maisons abandonnées, très peu de cultures, pratiquement plus d’élevage, et pas mal de cimetières. Notre guide Ivan nous retrace l’histoire de l’ex-Yougoslavie.
Nous arrivons à Mostar un peu avant midi. Nous rencontrons notre guide local ; il parle très bien le français et pour cause : il a passé 3 ans en Bretagne comme réfugié ! Il va nous guider dans la ville pendant 1h30 et nous donner plein d’informations. Mostar signifie ‘’gardiens du pont’’ et la ville en possède plusieurs sur la Neretva dont un superbe : le Stari Most. Au 15ème siècle c’était la frontière ottomane.
Il y aurait énormément à dire sur Mostar : son histoire, sa vieille ville (reconstruite), ses monuments (des églises dont une avec un clocher de 107m, des mosquées avec leurs minarets, tours, ponts, …), sa culture cosmopolite (catholiques, orthodoxes, musulmans), son économie (tourisme surtout), …
Je n’ai pas la place pour tout décrire ; nous avons parcouru les ruelles pavées, visité une petite mosquée et une maison turque, presque vu les plongeons depuis le vieux pont (le Stari Most de 29m de haut). Nous avons vu aussi les traces de la dernière guerre (1992-94).
Après un temps libre pour faire les multiples échoppes en évitant les nombreux touristes, nous déjeunons au restaurant Europa en plein centre de la ville historique. Nouveau temps libre et nous reprenons le car vers 15h30 pour revenir en Croatie via la vallée de la Neretva et le grand pont vers la presqu’ile croate de Pelješac (il ressemble au pont de Millau).
Nouveau passage des douanes qui nous demande cette fois 1h15 de patience !
Retour aux Villas Plat un peu avant 20h. Une bonne grosse journée et des images plein la tête (et l’appareil photo !).
Pour les curieux, je vous propose le lien suivant :

Mostar : conseils pour réussir votre séjour (roadcalls.fr)
Jean-Paul

mercredi 31 mai 2023
Aujourd’hui, relâche : aucune obligation de se  lever à 6H30. Chacun occupe son temps comme il l’entend : un petit tour à la piscine, une petite balade en bord de mer dans les petites criques aux eaux cristallines.
Notre voyage se termine sous le soleil. J’espère que vous garderez le souvenir d’un très beau pays avec sa mer si calme aux eaux limpides et bleutées, ses paysages de carte postale, sa montagne majestueuse, ses parcs nationaux naturels, ses trésors architecturaux.
Francette

 
 Malgré les vicissitudes du séjour, les photos prouvent qu’il y a eu de bons moments et des souvenirs durables.
Je me souviens des belles choses 😊😀, et c’est le plus important.

 
https://photos.app.goo.gl/JAsRZPZf78VKECNPA

Jacques
 
Un grand merci à toutes nos plumes, aux photos de Jacques.

LA JOURNEE DE L’AMITIE – 20 avril 2023

La journée de l’amitié proposée par GM34 s’est déroulée le jeudi 20 avril 2023 à Pignan.
Dommage que seulement 15 personnes de notre association se soient inscrites alors que plus de 400 personnes de 16 associations de la région étaient présentes.
Une journée placée sous le signe de la bonne humeur et de la convivialité qui a commencé par un loto le matin, un déjeuner bien arrosé et un après-midi dansant où le seul objectif était de passer un bon moment. L’orchestre et la jolie danseuse ont su mettre une ambiance remarquable.
Nous avons passé une très belle journée et espérons que l’année prochaine de nombreux adhérents de “Culture et Convivialité” viendront s’amuser avec nous.
Ce fut un grand succès pour les organisateurs.
Francette
Cliquez sur PHOTOS

 

LAGRASSE

55 adhérents ont répondu présents pour visiter l’Abbaye de Lagrasse et la Vinaigrerie Codina.
A 7 h 50, départ pour une journée ventée, un peu fraiche et quelques gouttes en fin de journée !

L’abbaye
Le village de Lagrasse repose dans un amphithéatre où coule l’Orbieu. Il fut la capitale culturelle des Corbières.

L’abbbaye est située dans le village, tout juste si on la devine quand on s’approche de Lagrasse. Imposante, majestueuse, elle a traversé les ages durant 13 siècles. Elle fut la plus grande Abbaye du sud de la France et la plus influente de la région.
La période révolutionnaire provoque la vente de l’abbaye qui fut divisée en 2 lots distincts qui subsistent aujourd’hui.
Pour la partie privée, nous sommes accueillis par un chanoine.
La construction de l’édifice commence à la fin du VIIIe siècle. Au cours des siècles, il a subi les aléas de l’histoire : les Cathares, la guerre de 100 ans, la Révolution…..
En 1789 les possessions de l’église sont déclarées biens nationaux. Les derniers moines sont expulsés en 1792.Ces départs ont entraîné une dégradation de l’abbaye. L’édifice a été saccagé, pillé puis vendu en 2 lots à 2 familles.
En 2004, les successeurs vendent les bâtiments, toujours en 2 lots. L’un est racheté par une communauté religieuse des Saints Augustins pour la partie  privée : l’autre par le Conseil départemental de l’Aude pour la partie publique.
Les bâtiments sont rénovés  en conformité avec l’historique. Des subventions, des mécènes financent la restauration.
Actuellement 40 frères ou chanoines, (moyenne d’âge 45 ans) sont présents sur le site. S’ils ont bien fait vœu de chasteté, pauvreté et obéissance, ils sont ouverts au monde extérieur : activités religieuses, visites dans les hôpitaux et notamment en soins palliatifs, présence auprès des démunis.
Sur le site, ils accueillent des visiteurs et gèrent une hôtellerie. Les repas sont pris en silence, dans une grande salle où un chanoine lit des textes liturgiques. Des visiteurs ont la possibilité de déjeuner avec eux.
Pas de télévision mais ils se tiennent informés quotidiennement des nouvelles du monde par une presse écrite.
Depuis 2004, la partie publique  est propriété du Conseil Départemental de l’Aude qui comprend les parties médiévales du monument et participe à sa valorisation architecturale. De gros travaux sont engagés pour mettre en valeur cette énorme bâtisse. Elle est ouverte au public depuis  2007. Un centre culturel propose un programme annuel d’activités autour du livre, de la lecture. Des concerts, expos, manifestations culturelles sont accueillis chaque année.
Après un passage à la boutique nous rejoignons le restaurant pour un excellent repas très convivial.

Vinaigrerie Codina
Contrairement à toute idée reçue, il n’est pas nécessaire d’avoir “une mère ” pour transformer du vin en vinaigre !
A la vinaigrerie Codina, une centaine de barriques non bouchées, sont déposées sur la terrasse, en plein air. Elles sont remplies mais pas totalement par le vin du domaine. Sous l’effet de la chaleur (supérieure à 12 °), de l’air, des bactéries se développent pour former “la mère”.
Après 1 an 1/2 d’exposition aux aléas du temps, l’aromatisation peut commencer.

3 méthodes d’aromatisation;
vinaigre aromatisé sans contact :
Des bonbonnes en verre, remplies de vinaigre avec un pochon maintenu en haut du récipient contenant des arômes, fermées hermétiquement, sont exposées en plein soleil pendant 4 ans.
vinaigre de vin de mélange : des arômes, des fruits…. sont rajoutés au vinaigre.
Le balsamique : 5 ans minimum de fermentation.

Un petit tour dans la boutique où des centaines de vinaigres différents sont exposés. Une présentation des différentes utilisations nous est proposée.
A 16 h 30 notre chauffeur nous récupère pour le retour.
Marie Thé Ducros

Nous avons eu le temps de faire un petit tour dans le village, classé “plus beau village de France” avec ses rues étroites, ses façades du Moyen Age classées aux monuments historiques : sa halle, son vieux pont qui relie le bourg à l’abbaye, son église paroissiale de type gothique (en bien mauvais état !! Au secours Stéphane Bern”.
De nombreuses échoppes d’artisans d’Art doivent ouvrir leur boutique à la belle saison, mais aujourd’hui avec le froid et le vent les rues semblaient bien endormies.
A refaire en plein été.
Francette

Merci à Marie Thé pour son compte rendu, à Jacques et René pour les photos.
Ci-dessous, les liens des diaporamas.

Jacques

René

ARLES

Partis pour une visite de la cité de Jules César, les dieux ne nous paraissaient pas à priori, favorables à nous accueillir en Arles, sous les meilleurs auspices… Embouteillages dingues aux sorties de Montpellier, brouillard très « british » sur la route. Avions-nous contrarié le ciel ?
Heureusement notre chauffeur eut une idée géniale de délaisser l’autoroute pour prendre la route littorale, ce qui nous a permis de tenir le planning initial.

Première visite prévue : la Tour LUMA
Un complexe artistique et culturel réalisé par la fondation LUMA dont la fondatrice est Maja HOFFMANN, richissime héritière de la firme pharmaceutique Suisse qui porte son nom.

Cet édifice conçu par l’architecte Frank GEHRY a été inauguré en 2021.
D’une hauteur de 56m (10 étages), il s’étend sur 15000 m2 pris sur les terrains de la mythique compagnie PLM (Paris- Lyon- Marseille)  qui fut longtemps avant la SNCF la seule voie ferrée reliant la capitale à notre Midi.
La Tour LUMA a selon « sa » mécène, vocation à accueillir tous projets traitant de façon croisée d’écologie, de droits de l’homme, d’art, d’éducation et de culture.
Une définition ambitieuse qui ouvre tout au long de l’année,  la voie à de multiples manifestations aussi différentes dans leurs contenus que difficiles à énumérer.
Voilà pour la vision et le but recherché …Revenons au bâtiment et qu’avons-nous vu ?

Selon notre guide-médiateur (et le titre s’avérera déterminant), nous pénétrons dans la tour par une rotonde de verre rappelant une arène antique, pour poursuivre par un cheminement de béton coloré et de parpaings d’acier évoquant les grés de Provence et les blocs composants les constructions romaines.
Colisée de verre, tour de guet désaxée, castrum romain éclaté, monolithe de Fontvieille, des Baux ou du Val d’Enfer :  suivant fidèlement les explications données, nous avons perçu tout cela…Mais en réalité avec l’éclairage fourni par le médiateur, chacun d’entre nous a interprété ce qu’il a vu pour en déduire une constante : une magnifique réalisation du XXIème siècle dont tout s’inspire des fondamentaux de Provence.
Les points forts de l’agencement intérieur : le majestueux escalier hélicoïdal à double volées couronné de miroirs excentrés (super pour perdre tout équilibre), les tentures murales de laine de moutons de la Crau représentant des champs de tournesol brulés par le soleil, les murs couverts de cristaux de sel de Camargue.

Après un repas sur les chapeaux de roue, mais qui nous a permis de gouter à une excellente gardianne de taureau, balade dans les rues de la Rome des Gaules pour rejoindre le « Museum Arlaten », un musée voulu et conçu par Frédéric MISTRAL pour transmettre aux générations à venir l’essentiel de la Nacioun Gardiano.
Une vingtaine de salles récemment réaménagées et restaurées consacrées à l’ethnographie de la Provence et qui,  à travers  témoignages de vie, de traditions, de costumes, de fêtes et de folklore, permettent aux visiteurs de suivre pendant quasiment deux siècles, les pas de Mireille et de Vincent.
Serge Paréja

 
Cliquez sur les photos ci-dessous:

Jacques GROSSE

 

René POHL & JC BONNAFÉ

Merci à nos intervenants Serge, Jacques, Jean Claude et René qui enrichissent notre blog.

 

STREET ART des 8 et 14 février 2023

Nous retrouvons Véronique notre guide, devant la gare. Elle nous emmène dans le quartier “Méditerranée” pour découvrir les murs recouverts de “street art” peints par des artistes peintres régionaux.
Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, ne connaissant pas cet art urbain né aux Etats Unis dans les années 1970. Je pensais surtout aux tags trouvés un peu n’importe où et qui défigurent les murs de nos villes.
Cet art de rue a le but de faire passer un message sans autorisation. Le street art se présente sous différentes formes : graffitis, pochoirs, collages, trompe l’oeil, murs grattés etc : des créations urbaines qui colorent la ville. Ils sont souvent peints à la bombe, au pinceau, à l’acrylique. Au fil des rues, nous en trouvons partout : sur les gouttières, les murs, les trottoirs, cachés aux coins des portes et de toutes tailles. Cela a été pour moi l’occasion de découvrir des artistes dont les noms m’étaient complètement inconnus :
– Loko reconnaissable à ses têtes rondes comme des soleils qui recouvrent les murs et les poubelles
– Sweed et ses visages de vieillards en noir et blanc peints à partir de photographies
– Noon : ses formes géométriques et ses motifs floraux colorés
– Sunra : des personnages en noir et blanc et ses gros coeurs peints en rouge vif
– Oups : qui peint des rochers de couleur vive dans la nature et les lieux publics
– My Soufane : des lignes représentant des visages. 
– Bansky : avec sa petite fille au ballon.
Il y en a bien d’autres mais je ne peux tous les énumérer ici. Ce quartier est vraiment très agréable. Il ressemble à un village avec ses petites maisons végétalisées et ses rues tranquilles. Il a beaucoup changé depuis quelques années selon un restaurateur qui rencontre régulièrement les artistes.
Après la visite, nous rejoignons la galerie “Nicolas Xavier” située à deux pas du musée Fabre. Nicolas est en plein travail puisqu’il prépare sa prochaine exposition. Il prend le temps de nous présenter de magnifiques peintures de Mode 2, Franck Nato, Bon.k. Il est passionné et passionnant !!
Cette visite sur le thème du “street Art” a été intéressante, surprenante et colorée. Elle nous a fait découvrir de belles réalisations, d’autres moins, mais qui ne laissent pas indifférents. Il y en a pour tous les goûts. Ouvrez l’oeil, il y en a dans toutes les rues. Francette
Photos : René P
Cliquez sur la photo

Liste des principaux artistes que nous avons découverts, envoyés par Véronique : (Vous pourrez les découvrir sur internet)
– Myriam Soufrane (collage visage)
– SUNRA et OUPS (Amour universel /les coeurs rouges)
– Petite Poissonne (aphorisme)
– OSE (virtuose du pochoir, portraits)
– Voglio Benedicte (collage)
– LOKKO (lune sur poubelle)
– Couette et Prunette (collage naïf et enfantin)
– Sainte Biche (collage)
– ARKANE (peinture féminine au pinceau)
– SWED (peinture, portrait de la seniorité)
– NUBIAN (peinture fantastique)
– MANYOLY (peinture colorée de visage féminin)
– NOON (peinture porte garage)
– LITTLE LEWIS (les pigeons)
– MAJEON (Graphisme blanc/noir/doré)
– Collages de carrelages (Défré), mosaiques (Influence de Space
Invader) et petits oursons rose et bleus
– Fresque de Mohë (Raphael Chabasol) : La vue du village » de F.
Bazille en 1868
– Fresque place François Jaumes de Mad’ Art , scènes et décors de ce
quartier
– Le long du tram 3 : Fresque de MODE 2
– Visite à la Galerie Xavier Nicolas , 2 bis rue Glaise :
Frank Notto, Nubian, Arkane, Mathieu Lucas et Mode 2.
– A retenir : Micro végétalisation, Marquage au sol (déjection canine!
Trottoir pas crottoir) et Street Art au féminin
Véronique Beucher

MUSEE FABRE – 5 janvier 2023

Par ce bel après-midi de janvier, nous partons à la découverte de quelques tableaux des collections du musée FABRE.
François-Xavier FABRE a installé sa collection dans son appartement en enfilade, qui devient musée en 1928, puis sera agrandi en 2007 par l’annexion du collège jésuite.
Nous découvrons les œuvres du mécène Alfred BRUYAS (l’homme à la barbe rousse). Il se fait peindre le portrait par chaque artiste à qui il achète les toiles. TRASSAERT lui en fit de nombreux.
Notre guide nous dirige vers le style orientaliste :
– DELACROIX « les femmes d’Alger 1849 »
– GÉRICAULT
– BOULANGER
Nous découvrons ensuite les sculptures de BARYE, DAVID, PRADIER ….

Puis salle néoclassique
– CABANEL, peintre préféré de NAPOLEON III
– « Phedre1880» inspiré de Sarah  Bernhardt  (un grand format), début « art nouveau »
– « Saint Jean-Baptiste 1848»
– MICHEL «Argus endormie par Mercure 1864 »

Nous passons ensuite dans la salle modernité :
– COURBET : peintre de genre, réaliste (le temps présent, montrer le naturel)
« Les baigneuses 1853 » très critiqué à l’époque.
« La rencontre ou bonjour M. COURBET 1855 » (messieurs CALLAS, BRUYAS et  COURBET proches de Villeneuve les Maguelonne)

Peintre de la région tout comme BAZILLE qui a peint :
« Vue de village 1868 » (CASTELNAU LE LEZ)
« Atelier de MONET 1865 » et
«Portrait de BAZILLE1864 » par MONET.

Maintenant XX ème siècle, haute technologie, impressionnisme
– VAN DONGEN : « Danseuse espagnole 1912 » joue avec la matière.

Début du fauvisme :
– MANGUIN : « Les Barques au repos 1931 »

Puis simplification des traits, figuration, abstraction, absence de formes
– HARTUNG : « Composition 1945 »
– VIALLAT : « Sans titre 1966 »

Et enfin SOULAGES 1919/ 2022
– Abstrait : « Peinture 1951 » (noir avec un peu de bleu)
En 1998, il passe à la peinture acrylique, joue avec la lumière sur différents supports noirs. Il est connu pour son usage des reflets de la couleur noire qu’il appelle : “Noir lumière”  ou “Outre noir”. Il procède aussi par couches successives : grise, rouge, noire, et par “raclage”  de noir par endroit pour faire apparaître le rouge… !

Nous avons donc découvert de très belles œuvres.
Vivement la prochaine visite !!! 
Colette HORENS

 FABRE

(La dernière photo n’est pas de Soulages : Ne vous y trompez pas !)
Francette

 

 

 

 

 

 

LUNEL

Ce jeudi 8 décembre 2022, une quarantaine d’adhérents suivent avec application mais bien emmitouflés, la jeune guide qui nous fait découvrir Lunel, ville que beaucoup connaissent mais dont ils ne soupçonnent pas l’histoire très ancienne. Beaucoup d’informations qui se rattachent à l’historique de la ville sont le fruit de suppositions liées à la découverte de vestiges passés.
Lunel aurait été construite au Moyen Âge par le seigneur de Gaucelm qui créa un castrum trouvant la région très fertile, proche de la mer (donc de l’Espagne pour commercer) et de la Via Domitia. Le village Lunel existait déjà ;  il fut décidé d’appeler l’ancien village Lunel Viel et le nouveau castrum Lunel Novo qui, dans le temps, devint tout simplement Lunel.
Les vestiges de cette époque sont le cours Valatoura, la porte Notre-Dame qui séparait le bourg de son extérieur, la Tour qui devint une prison. Cette tour servit à emprisonner des prêtres catholiques durant les guerres de religion, Lunel ayant à cette époque une majorité protestante. Ensuite la tour servit de prison pour les petits délits, pour un emprisonnement transitoire. Notre déambulation nous conduit devant une maison restaurée qui date du Moyen Age avec des ouvertures au rez-de-chaussée avec un arc brisé de style gothique et aux fenêtres gémellaires des restes de blason rappelant la royauté mais aussi que Lunel fut au moment de la persécution des Juifs en Espagne, un refuge pour les intellectuels pourchassés. L’histoire juive de Lunel prend fin au début du XIVe siècle, lorsque les juifs sont chassés du Languedoc par Philippe le Bel avec installation d’un viguier.
Notre prochaine étape est la Chapelle des Pénitents Blancs, fondée avec un couvent attenant par les Carmes, au XIIIe siècle. La chapelle a été construite en plusieurs fois et a été restaurée à différentes époques. Les vitraux, de la deuxième moitié du XIXe siècle, sont signés du maître-verrier Brunet de Montpellier. A l’extérieur on peut voir le clocher d’origine, des murs anciens et l’emplacement du cimetière.
La place des Caladons constitue l’ancienne place du marché et comprend sept voûtes. On peut y voir la croix des Templiers et une tête d’angelot et une coquille (le chemin de St Jacques passe tout près à Villetelle). A côté se trouve le musée de Louis Medard qui abrita l’ancien Hôtel de Ville. Louis Medard  (1768-1841) a consacré une grande partie de sa vie à édifier une collection de livres rares et précieux, dans la perspective de la léguer à sa ville natale. Toute sa bibliothèque porte les marques de cette double vocation de bibliophile et d’éducateur.
Nous entrons dans l’église Notre-Dame du Lac : son nom fait référence au sol marécageux de la région de Lunel. A l’emplacement de l’actuelle église Notre Dame du Lac se trouvait une église située hors de la première enceinte des remparts. En 1621, l’église paroissiale fut détruite. La reconstruction de Notre Dame du Lac fut achevée à la fin du XVIIe siècle avec les pierres du temple de Lunel. Son clocher médiéval, repose sur une ancienne tour de guet du VIe siècle. C’est la raison pour laquelle il n’a pas été détruit pendant les guerres de religion.  De chaque côté de la nef se trouvent cinq chapelles. Dans la première chapelle située à gauche en entrant dans l’église se trouvent les fonts baptismaux. Datés du XVIIIe siècle, ils représentent le baptême du Christ par Saint Jean Baptiste. L’ensemble était recouvert d’un ciel bleu étoilé dont il subsiste des traces. Dans la quatrième chapelle dite chapelle de Saint Gérard, un tableau représentant le saint patron de Lunel est exposé. Cette peinture, Bienheureux Gérard de Lunel, date du premier quart du XIXe siècle. Elle est classée au titre objet des Monuments historiques et de fait propriété de la commune. Dans une des chapelles la grotte de Lourdes a été représentée. Un orgue Cavaillé-Coll est installé sur la tribune, au-dessus du portail d’entrée. Il date de 1856. Propriété de la commune, la partie instrumentale est classée au titre objet des Monuments historiques depuis le 11 mai 1977. La restauration de 1994 a permis de compléter l’orgue dans l’esprit du facteur de l’époque, étendant ainsi les possibilités de l’instrument. Il est utilisé régulièrement.
Sur notre chemin nous passons devant les Halles couvertes, en brique et en fer, conçues au XIX siècle par Victor Baltard comme les Halles parisiennes.
La visite ne comprenait pas l’intérieur de la tour qui a longtemps servi de prison. Cependant certains ont pu y accéder en visite libre. Plus de 300 inscriptions ont été découvertes sur les murs, le sol et les menuiseries. Ce sont de nombreux messages qui cohabitent avec les dessins de croix, d’ostensoirs, de symboles religieux  de blasons, de cœurs, ou de soleil gravés par les prisonniers jusqu’en 1917. On y trouve aussi des noms, prénoms avec l’année de détention gravés par des détenus. Certains messages clament l’injustice et la souffrance des détenus
Grâce à cette visite nous avons découvert Lunel : La position centrale de Lunel au carrefour de plusieurs voies terrestres ou fluviales, en a fait une plaque tournante du commerce régional. Grâce à l’achèvement du canal en 1728, le commerce lunellois connaîtra un siècle de prospérité. Nous avons pu découvrir les Hôtels particuliers, la maison gothique, l’église Notre-Dame du Lac, la chapelle des Pénitents, la place voûtée des Caladons… tous les témoignages d’un passé riche et glorieux de la cité pescalune. Actuellement Lunel compte 26 627 habitants.

Thérèse Combes

Merci à Thérèse pour ce résumé très complet. Merci encore à toutes ces personnes qui acceptent de faire vivre ce blog tout au long de l’année et permettent à celles et ceux qui n’ont pas fait la sortie de nous suivre au long de nos périples.

Photos : René P

 

MAISON ROUGE – MUSEE DE LA SOIE

Il fait beau, le soleil brille. En ce matin du  10 novembre 2022, nous nous dirigeons gaiement vers Saint Jean du Gard. Le but de notre visite est la découverte du musée des Vallées Cévenoles dit “Maison Rouge”.
Après avoir traversé un petit jardin botanique un peu rabougri en cette saison, nous découvrons un magnifique bâtiment en pierres, sobre et austère, avec une extension contemporaine très réussie qui nous mène vers un escalier magistral. C’est une ancienne filature construite entre 1836 et 1838  qui a été la dernière à fermer ses portes en 1965. En 2010, le Ministère de la Culture et de la Communication retient un projet d’accueillir les collections du musée des vallées cévenoles. Le musée ouvre en 2017. C’est ainsi que l’on retrouve quelques 10 000 objets de la vie quotidienne des Cévenols entre le 18ème et 20ème siècle (sans oublier le  premier collectionneur Daniel Travier qui a consacré plus de 50 ans à ces collections).
C’est un musée de “société” dont le but est de valoriser le patrimoine matériel et immatériel de la région des Cévennes. On commence la visite par un espace bibliothèque : la bibliothèque de la famille Soubeyran , notables cévenols protestants  avec des œuvres de Voltaire, Rousseau, Montesquieu….
On poursuit dans d’autres salles où l’on trouve tous les objets et outils agricoles à travers la chasse, la cueillette, la pêche, le travail de la terre : tous ces outils utilisés par ces générations d’agriculteurs pour leur travail long et pénible où le pays a été construit par la main de l’homme : fourches, greniers à grains, échelles, paniers, pressoirs, cuves, chaussures pour décortiquer les chataignes ou “soles”, clèdes, coffres,  etc…. (il y en a 10 000, je ne peux tous les nommer) !! les animaux avaient également une place très importante pour la nourriture et le travail : ce qui permettait de vivre en autarcie : moutons, chèvres, cochons, abeilles.
Il ne faut pas oublier l’artisanat : sabotiers, serruriers, forgerons, maréchaux-ferrants, potiers (vases d’Anduze), qui permettaient au milieu rural de fournir les outils et objets divers indispensables.
Puis vient la découverte de la filature : les Cévennes ont connu leur âge d’or grâce à la soie et la sériciculture. Au 19ème siècle, la culture des mûriers change les paysages et le développement des magnaneries modifie la façon de vivre des cévenols (23 filatures à Saint Jean du Gard – plus de 1000 femmes y travaillent) .
Dans cette immense pièce aux grandes baies laissant passer la lumière, des chaudières produisant de la vapeur, permettaient de chauffer les bassines où les cocons étaient évidés. Hélas, vers 1853 les maladies ruinent les productions de vers à soie. On fait appel à Louis Pasteur pour étudier cette maladie appelée “pébrine” : il met au point un procédé pour sélectionner les oeufs sains.
Mais la concurrence des soies importées (Chine) et des textiles artificiels et synthétiques font que cette industrie va mourir dans les années 1960.

Comme de bien entendu, un petit tour vers la boutique avant de nous rendre au restaurant “l’Oronge” qui se trouve à 2 pas. Une petite sieste dans le bus qui nous emmène vers Saint Hippolyte du Fort et nous voici en pleine forme pour  la visite du musée de la soie.
Nous craignions  que ce musée ne soit une répétition des explications du matin : que nenni ! l’ambiance est complètement différente – on y présente toutes les étapes de transformation du fil de soie : de l’élevage du ver à soie jusqu’à l’étoffe. C’est un petit musée (association loi 1901) ouvert en 2013.
Notre guide nous explique l’évolution de l’élevage du ver à soie  : de la graine dès le mois d’avril (au moment de la repousse de la feuille de mûrier)  – jusqu’au moment où la chenille atteint 9 cm et grimpe sur des branches de bruyère où elle  fabrique son cocon autour d’elle. Elle devient chrysalide  puis papillon si on ne stoppe pas son évolution.

Un film d’archive complète la visite. Nous faisons le tour de la salle où nous retrouvons l’étape de la filature avec la fabrication du fil de soie à partir des cocons (dans 1 cocon environ 1km de fil) – le tissage et le tricotage avec des machines d’époque. Quelques belles réalisations de bas de soie, cravates, robes sont exposées.
Nous faisons un passage dans la boutiques où sont mis en vente de jolies écharpes, pulls, chaussettes etc….. des créations fabriquées par des artisans locaux, à la main et en France. (nous retrouverons de belles écharpes au cou de nos belles adhérentes !!)
Voilà une journée bien remplie : nous avons voyagé dans le temps, pris conscience de  l’évolution d’un peuple à travers la mémoire de ses objets et de son savoir faire. Le monde change il faut sans cesse se réadapter.
Francette Pohl

Photos : René POHL
Cliquer sur la photo

Saint-Jean du Gard – Le pont romain

 

AIX EN PROVENCE – LE CAMP DES MILLES

Par une très belle journée d’automne voire plutôt de fin d’été, nous arrivons à Aix en Provence où nous avons rendez-vous avec Arthur, notre guide de la matinée devant la très belle fontaine baroque inaugurée en 1860, majestueuse avec son bassin de 32 mètres de diamètre et sa hauteur de 12 mètres : Le bassin principal est surmonté d’un autre bassin de 15 mètres. A l’extérieur, six groupes de lions sont disposés sur des socles en marbre du Tholonet. A l’intérieur, quatre groupes d’enfants montent des cygnes de fonte bronzée. Trois statues de femme surplombent la fontaine, l’une représentant la justice, la seconde le commerce et l’agriculture, la dernière les beaux-arts. Ces trois statues ont longtemps valu à la fontaine le surnom de          « fontaine des Trois Grâces » mais nous savons tous et toutes que les Trois Grâces sont à Montpellier !
Nous empruntons le cours Mirabeau, très belle avenue reliant la vieille ville au quartier Mazarin. Lors de sa construction, il s’agissait du cours où les carrosses circulaient permettant à la population bourgeoise de se montrer. Nous découvrons le premier hôtel particulier créé au 17ème siècle par le frère du cardinal Mazarin, l’hôtel Villars dont la particularité est son balcon construit sur la rue : marque de pouvoir à cette époque.
Nous continuons vers l’hôtel du marquis d’Entrecasteaux où il y eut l’histoire d’une sombre affaire d’empoisonnement et de meurtre sur son épouse pour l’amour de sa maîtresse. Il mourût en exil au Portugal mais un procès par contumace s’est quand même déroulé à Aix en Provence le condamnant aux plus vils châtiments.
Nous voilà dans le quartier Mazarin où nous découvrons l’hôtel du marquis de Marignane, l’hôtel de Caumont avec son balcon orné de ferronnerie phallique, l’hôtel Bonnet de la Baume avec sa porte en bois protégeant la cour intérieure. Cette porte serait une des neuf portes des remparts d’Aix en Provence. L’hôtel Maurel se distingue par ses deux atlantes soutenant le balcon et ses fenêtres en trompe l’œil.
Au détour des ruelles, nous tombons sur la fontaine moussue en forme de rocher due aux concrétions calcaires ; une eau thermale s’écoule à une température de 18-20 degrés. La tour de l’horloge à côté de l’hôtel de ville se distingue par son calendrier lunaire où plusieurs figurines tournent pour annoncer les saisons.
Nous finissons la visite en déambulant sur les magnifiques placettes du centre-ville, l’une dédiée au marché aux fleurs, l’autre au marché aux fruits et légumes, une troisième et quatrième aux multitudes petits restaurants où l’odeur alléchante des cuisines ravive pour chacun d’entre-nous une petite faim débutante.

Il est grand temps pour notre pause déjeuner au restaurant “Les Milles Saveurs”.

L’après-midi est consacré à la visite du site mémorial du Camp des Milles. Ouvert en septembre 1939 au sein d’une tuilerie, ce camp d’internement et de déportation a vu passer plus de 10 000 personnes, de 38 nationalités différentes, en trois ans d’existence.
De septembre 1939 à juin 1940, furent internés les opposants au régime d’Hitler, parmi eux beaucoup d’intellectuels, d’artistes, antifascistes ayant fui le nazisme et venus se réfugier en France. Des légionnaires, des étrangers désireux d’émigrer à partir du port de Marseille, des juifs ayant fait l’objet de rafles.
De juillet 1940 au juillet 1942, sous le régime de Vichy, le camp devint un lieu de transit d’internement des « indésirables », rapidement surpeuplé par l’arrivée des femmes et des enfants.
La dernière période, « la solution finale » se situe entre août et septembre 1942 où les prisonniers sont entassés dans les wagons en partance pour Auschwitz via Drancy ou Rivesaltes.
Ce site se caractérise par le volet historique et l’histoire collective du camp illustrés par les œuvres d’art réalisées pendant les deux premières périodes ; par le volet mémoriel où sur trois niveaux nous découvrons les lieux d’internement, les fours à tuiles, refuges de la vie culturelle au camp et enfin le volet réflexif nous interpellant sur comment des fonctionnements humains peuvent aboutir à des génocides et comment mieux les prévenir ou y résister.

La visite s’achève par un film retraçant les différents génocides passant de la période d’Hitler, à celle de l’Arménie et du Rwanda, décrivant les engrenages pouvant mener au pire mais aussi les résistances possibles à ces barbaries.
Une fin de journée riche en émotion et réflexion…
Jocelyne Reynes

Merci à Jocelyne pour son compte rendu.

Photos : Francette & René POHL

 

 

LE VAL DE LOIRE du 26 au 30 septembre 2022

Lundi 26 septembre 2022
Les prévisions météorologiques ne sont pas bonnes pour la semaine. Après un long trajet, nous arrivons sous des trombes d’eau à Amboise. Après nous être installés dans  nos chambres, les plus courageux décident d’aller faire un petit tour et découvrir la ville. Nous les voyons revenir très vite trempés de la tête aux pieds !!!!! Heureusement, un petit apéro permettra de remonter le moral !!!!
Francette

Mardi 27 septembre 2022
 Lundi : Après une dizaine d’heures de trajet en car, nous arrivons à Amboise au centre d’hébergement Ethic Etap où un petit apéro de bienvenue nous attend : Ambiance d’emblée bon enfant et détendue.

Ce mardi, nous partons à la découverte de l’histoire et du patrimoine de la ville d’Amboise. Pour la visite du château, notre guide vêtue en Dame de la noblesse royale nous explique, sur le ton de la comédie, la vie à la cour sous François 1er.
Le ton humoristique et plaisant de notre hôte, nous fait apprécier l’histoire, chacun pouvant se remémorer ses années lycéennes.
La Touraine tire son nom de la tribu des Turones (peuples du Néolithique) habitant cette province. Amboise (Ambacia en latin) est la première ville que nous  visitons. (visite guidée et costumée) – Ancienne capitale Royale et berceau de la renaissance.
Son château, puissante forteresse médiévale en tuffeau blanc, fut construit sur un oppidum « promontoire des chapeliers » qui surplombe la Loire et sa rivière Lamasse.
Ce site fut occupé depuis la pré-histoire « âge de fer » puis occupation romaine ensuite.
En l’an 853, suite aux invasions normandes qui pillèrent et incendièrent la ville, des fortifications furent élevées pour la protéger. Au XIIème siècle, les seigneurs d’Amboise contrôlèrent la ville qui  entrera plus tard dans le domaine royal et deviendra une Résidence Royale de Charles VIII à  François 1er.

Charles VIII lance un projet d’extension et transformera la bâtisse médiévale en un somptueux palais gothique et ornera la chapelle St Hubert. De retour d’Italie il voulut gratifier le château d’un style renaissance.
Sous le règne de François 1er le château atteint le sommet de sa gloire. Il fut partiellement détruit à la révolution.
Notre guide vêtue en Dame de la noblesse royale nous expliqua, sur le ton de la comédie, la vie de la cour sous François 1er. Le ton humoristique et plaisant de notre hôte, nous a fait apprécier l’histoire, chacun pouvant se remémorer ses années lycéennes

LE CLOS LUCE
Au Clos Lucé, un timide soleil nous permet de profiter des transats du magnifique parc tout en écoutant “Mathurine” nous raconter l’histoire du grand maître italien : Léonard de Vinci avant de déambuler dans les allées de ce très beau  parc.
Louis XI crée le Clos Lucé sur les fondations Gallo-romaines. Il  s’organise autour d’une tour d’angle octogonale abritant un escalier à vis entouré de deux bâtiments à étages. Il lui construit un oratoire. Le roi n’a pas d’héritier. Son cousin devenu roi n’aura pas, lui non plus, d’héritier. Il appellera François 1er pour lui succéder. Ce fut un roi bâtisseur, lançant de très grands chantiers. Il rencontra Léonard de Vinci lors des batailles qu’il livra en Italie pour l’accession de terres. Il lui proposa de venir en France et lui offrit le Clos Lucé.
Léonard avait 63 ans quand il entreprit le voyage jusqu’à Amboise. Il arrive à Lucé avec ses  tableaux et ses notes, accompagné de son élève et de son serviteur. Le roi lui alloue un salaire de 1000 écus d’or par an. Il donne l’argent à Francesco, son élève, pour repeindre l’église et le château.
Il est libre de penser, de réfléchir, de travailler. Il continue ses recherches. Il est à la fois peintre, scientifique, ingénieur, inventeur, sculpteur, anatomiste..….
Il ne peint plus. Ses oeuvres principales : la Joconde, la Cène, l’homme de Vitruve.
 Des Codex écrits par Léonard de Vinci ont été retrouvés lors des campagnes d’Italie de Napoléon.  Il profite des dernières années de sa vie et rédige son testament  en faveur de Francesco son élève , Baptistin  et sa cuisinière.
Il meurt en 1519 à l’âge de 64 ans. Il est enterré à la chapelle St Hubert à Amboise mais le doute subsiste sur l’identité des ossements.
Le temps automnal et la petite bruine n’ont nullement entamé la bonne humeur du groupe avant notre retour à l’hébergement où nous avons pu apprécier un « petit réconfortant ».

Marylène Deligne

Photos: René P
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Mercredi 28 septembre 2022
VISITE DE TOURS
Caesarodunum, ville Gallo-romaine, TOURS, capitale de la Touraine, ville universitaire, ville de repli en 1940 qui la verra en partie détruite.
Dès notre arrivée, nous pouvons admirer la gare édifiée au XIXème siècle par l’architecte Victor LALOUX, puis un peu plus loin, le Palais des Congrès œuvre de l’architecte Jean NOUVEL.  
Nous traversons le square François SICARD où se trouve la statue de Michel COLOMBE célèbre sculpteur français du XVIème siècle ainsi qu’une stèle en verre  à la mémoire d’Honoré de Balzac né à Tours en 1799.
Un peu plus loin, nous voici dans la cour de l’ancien palais de l’archevêque et le jardin du Musée des beaux-arts ou trône un cèdre du Liban planté en 1804, hauteur 31 m, envergure 33 m, circonférence au sol de 7,5m. A proximité, l’éléphant « FRITZ », mort à Tours puis naturalisé, appartenait au cirque Barnum qui l’a offert à la ville de TOURS en 1904.
Et voici la Cathédrale St Gatien du 12ème siècle, véritable dentelle de pierre,  financée en partie par Blanche de Castille et St Louis. C’est la 4ème église bâtie sur cet emplacement. Elle a conservé ses vitraux d’origine, déposés pendant la dernière guerre et replacés à l’identique.   Dans cette cathédrale nous pouvons voir le tombeau en marbre blanc, des enfants d’Anne de Bretagne et Charles VIII sculpté par Michel Colombe.
Saint Martin, quatrième évêque de Tours, né en 316, décédé en 397, est bien connu pour le don de la moitié de son manteau à un misérable. Son tombeau se trouve dans la Basilique Saint-Martin .
Par la très longue rue du « Pont de Fil », plus de 500m, puis la rue du Cygne, nous arrivons à la Place du Grand Marché, là où  se trouvait le pilori au XVIIIème siècle.
Rue Colbert, au numéro 39, nous passons devant une maison du XVIème siècle dite « A la Pucelle Armée » ou Jeanne d’Arc fit un séjour (un mois environ). Elle allait lever le siège d’Orléans.
Les tours escaliers à colombages sont nombreuses à TOURS ainsi que les maisons place Plumereau, dont certaines ont été restaurées en 1967.   

CHATEAU DE VILLANDRY  ET  JARDINS
VILLANDRY, château renaissance parmi les 400 châteaux du Val de Loire : il est le dernier construit.
En 1532, François Ier autorise Jean BRETON, qui n’est pas noble mais Ministre des Finances, à construire un château. (Seuls les nobles avaient le droit de faire construire un château)
En 1754, le Marquis de Castellane, ambassadeur de Louis XV en devient propriétaire et crée un jardin à la française dessiné autour d’une pièce d’eau. Il y ajoute un potager et un jardin d’ornement.
Au XIXème siècle, plusieurs propriétaires se succèdent dont Jérôme Bonaparte, frère cadet de Napoléon. Finalement, c’est un financier qui achète le château et le transforme en parc à l’anglaise.

Au XXème siècle, deux scientifiques Joaquim CARVALLO et sa femme Ann COLEMAN deviennent propriétaires de VILLANDRY.
Ils restaurent le château et recréent les jardins dans le style XVIème siècle.
De nos jours, c’est leur arrière-petit-fils qui en est dépositaire.  
Depuis le belvédère nous admirons les parterres : parterre de l’amour volage,  de l’amour tragique, de l’amour passionné, de l’amour tendre, tous garnis de bégonias blancs et roses.    

Quelques chiffres : 30 km de buis, 396 ifs, plus de mille tilleuls, 115 000 plants de fleurs et légumes par an, 2 hectares de gazon.
10 jardiniers n’utilisent plus de pesticides ni d’herbicides, ce sont des coccinelles et autres insectes qui sont introduits dans les plantations.
Les buis étant taillés une fois l’an, les jardiniers enlèvent à la main, les petites repousses qui dépassent.
Dans les bassins et les douves, de grosses carpes permettent d’avoir une eau à peu près claire en mangeant les algues et autres verdures.
Le jardin potager avec les motifs géométriques, les couleurs, font un damier multicolore avec l’orange des potirons, le bleu des poireaux, le rouge des choux, c’est magnifique.
Les fruits et légumes cueillis sont partagés entre le propriétaire et tout le personnel du Château.
Il faudrait y passer des heures pour profiter de ce jardin extraordinaire.
Roselyne et René Brisset

Photos: René P
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Jeudi 29 septembre 2022
Aujourd’hui c’est la Saint Michel, départ 9 h30 pour la première visite de la journée : le château de Chenonceau.

Particularité pour cette époque : ce château a évolué au fil du temps par l’inspiration des femmes jusqu’ à être surnommé château des Dames.
Trois dates suffisent pour définir sa construction :
– 1517 sur l’ancien château des Marques qu’il fit raser, Thomas Bohier, Contrôleur général des finances de Francois 1er fut le véritable maître d’ouvrage du château originel d’après les plans d’un palais vénitien. Katherine Briçonnet son épouse, première des dames de Chenonceau joua un rôle majeur dans l’embellissement du monument et des jardins.
– 1547 Le roi Henri II fait don du château à sa favorite Diane de Poitiers qui allie beauté,
intelligence, et sens des affaires. Désireuse d’aménager de nouveaux jardins sur l’autre rive du Cher, elle charge l’architecte Philippe de l’Orne de jeter au dessus de la rivière un pont galerie s’appuyant contre la façade du château et se terminant par un châtelet d’entrée.
-1559 A la demande de Catherine de Medicis, Diane est à son tour forcée d’échanger ce château contre celui de Chaumont. La Reine Mère décide alors d’amplifier le projet de pont en faisant surmonter celui ci par deux galeries, afin d’offrir plus de capacité d’accueil pour organiser de somptueuses fêtes pour la cour, toujours dans le faste à l’italienne.
Une autre femme a laissé son nom dans l’histoire de ce site, Simone Menier : infirmière major pendant la première guerre mondiale. Elle administre l’hôpital installé dans les deux galeries du château transformées et équipées au frais de sa famille (Les chocolats Menier) déjà propriétaire du château).
Plus de 2000 blessés y seront soignés jusqu’en 1918. Bel acte de bravoure !!!
Pour ma part, j’ai beaucoup apprécié la visite de Chenonceau , elle m’a fait replonger avec plaisir dans les livres d’histoire de ma jeunesse. Visite par audioguide intéressante. Seul bémol : il aurait fallu quelques heures de plus pour bien apprécier l’ensemble.

12 heures
Déjeuner au restaurant Le Chapelier à Bourré. Excellent repas pris en un temps record avec une parfaite organisation.

14 heures
Visite insolite d’une champignonnière, la Cave des Roches toujours à Bourré. 120 km de galeries creusées dans la roche tuffeau sur 7 niveaux – 4kms en sont exploités.
1893 : début de la culture du champignon de Paris dans une température constante 11°, un taux d’humidité de 95 %, l’obscurité permanente.
1900 : fin de l’exploitation du tuffeau.
Concurrencée par la production étrangère,la cave ne produit plus qu’ une tonne par mois de champignons de Paris, d’où leur slogan « Manger du champignon français », encore faut il en trouver et ne pas s’y méprendre. L’entreprise a relancé son économie avec la culture du Pied Bleu très prisé des gastronomes et des grands restaurants, mais aussi le Shiitaké et le Pleurote jaune ou gris.
La guide très sympathique, nous explique aussi bien la culture du champignon que l’histoire humaine de ces carriers qui travaillaient cette roche si tendre dans le sous sol et si dure en surface.
Ce tuffeau a servi à construire tous ces châteaux environnants du Val de Loire.
Nous terminons notre périple par une surprise : une surface de 1500 mètres de fresques sculptées dans la masse en bas et haut relief représentant les scènes de vie au 19 ème siècle, et d’anciens outils de métiers aujourd’hui disparus : témoignage figé de notre patrimoine pour les générations futures, oeuvre du sculpteur Christain Lhermite.
Comme toujours, ces visites se terminent par le passage à la boutique. Attirés par ces recettes alléchantes, nous faisons nos emplettes.
Avant je me serai méfié du pied bleu maintenant tout est rentré dans l’ordre, je vais y goûter !

15 heures 30
Nous ne pouvions pas quitter cette région viticole sans visiter une cave, ce sera celle de Monmousseau.
Ce ne sont pas des producteurs mais des éleveurs, vinifiant les mous des viticulteurs environnants depuis 1886.
Comme pour la culture du champignon, là ce sera la maturation du Crémant, vin aux fines bulles, élevé selon la méthode traditionnelle champenoise. Cette visite très bien guidée, nous fait découvrir toutes les manipulations manuelles pour élaborer ce vin de tradition. 4 millions de bouteilles sont stockées dans ces 15 kms de galeries dans le tuffeau.
Le bonus de cette visite est cette fois-ci, de superbes projections lumineuses sur le thème des châteaux de la Loire, sur les parois des galeries.
Une fois la visite terminée, passons à la dégustation.
D’après le dépliant publicitaire de la cave nous avons droit à une dégustation de 4 vins sélectionnés ainsi que du vin sans alcool, beau programme !
Mais patatras notre barman, gérant peut être, sert du crémant blanc pour tout le monde et TERMINE. Pas de rosé, pas de rouge mais qu’est ce qui lui a pris, nous n’avons peut être pas assez acheté ? Pauvre de lui !! on en gardera quand même un bon souvenir on n’est pas comme çà nous !!!
Très belle journée , encore une fois très enrichissante, très variée, merci Francette et ton équipe pour le choix très judicieux de ces visites.
Michel BEYNET

Photos: René P
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Vendredi 30 septembre 2022
Par une météo radieuse, nous terminons notre périple par le château de Cheverny, en Sologne, pour moi, la perle de ce séjour. Le soleil brille et la journée s’annonce prometteuse.
Rémi, notre guide plein d’humour, frôlant sans doute les 150 kilos, nous présente ce château  privé de « style classique  naissant », construit en 1624 en pierre de bourré (qui blanchit et durcit avec l’âge). Il fut édifié sur les vestiges d’un premier château datant de 1450, que « le propriétaire de l’époque sous le coup d’une terrible colère,  fit raser  « ayant surpris son épouse en galante compagnie ; il aurait passé l’amant au fil de l’épée et contraint sa femme à s’empoisonner ».
Diane de Poitiers en fit l’acquisition pour quelques temps au XVIème siècle et Elisabeth II  y vint en visite. .
Depuis 1922, le château est ouvert au public et reçoit 450.000 visiteurs par an.
La façade principale dite « noble », grandiose, est décorée de bustes d’empereurs romains, la façade arrière  de style Louis XIII est plus sobre. L’architecture est l’œuvre de Jacques Bougier dit Boyer et la décoration intérieure de Jean Monier
Aujourd’hui, l’aile droite du château est habitée par les descendants des Hurault, le Marquis et la Marquise de Vibraye.
Le mobilier est de différentes époques, les tapisseries sont du XVIIème siècle.
Nous défilons (à 50) dans une succession de pièces de taille raisonnable pour un château  très richement meublé.
Tout d’abord, « le vestibule » avec sa table à gibier, sa tapisserie des Flandres, l’arbre généalogique de la Maison des Hurault de Vibraye et une surprenante maquette en légos composée de 27.000 pièces assemblées en 120 heures.
Puis s’en suit « le grand salon » offrant plusieurs portraits de la famille Hurault dont celui de la comtesse de Cheverny exécuté par Mignard ,  peintre d’Anne d’ Autriche.  Portraits de Louis XIII ,  Anne d’Autriche, Cosme de Médicis, Jeanne d’Aragon…. Le mobilier est de style Louis  XV et les fauteuils et canapé sont recouverts de tapisseries d’Aubusson. La rénovation des panneaux en bois et du plafond date du XIXème siècle.
Dans l’enfilade, « la Galerie du Château », de style Louis XVI avec toujours des portraits de la famille Hurault puis de Jeanne d’Albret, mère de Henri IV et d’autres tableaux du peintre Rigaud ; Louis  XVI en tenue de Sacre. (La petite histoire raconte que ce n’est pas le Roi qui pose pendant des heures mais un noble sous le costume d’apparat. A savoir  qu’à partir de 40 ans on porte une perruque et on est souvent édenté !… C’est sous Louis XVI qu’apparaissent les perruques à bigoudis).
Vient ensuite « un petit salon » composé principalement de portraits,  d’une table de jeux en triangle  et d’une très belle horloge.
La « bibliothèque » renferme 2.000 livres, un piano peint et un mobilier de style Premier Empire.
Elle précède « le salon des tapisseries », où l’on trouve un bureau Louis XV, un « fauteuil indiscret », des fauteuils Régence, une commode Louis XIV style Boulle (la commode remplace désormais le coffre), un régulateur (très  belle horloge de précision servant à régler les autres horloges et cartels du château avec les heures, minutes, secondes, jour, date et phases de la lune).
« Un  couloir/salle à manger » : sous l’influence anglaise, l’antichambre servait de lieu pour prendre ses repas. 34 panneaux de bois peint par Jean Monier illustrent le roman espagnol Don Quichotte  de Cervantès. Le mobilier est XIXème  aux armoiries des Hurault. La table à rallonges pouvait accueillir jusqu’à 30 convives. Les chaises sont « à roulettes en os de mouton ».  Le lustre hollandais argenté est du XIXème. La cheminée monumentale est surmontée d’un buste d’Henri IV.
Nous montons « l’escalier » Louis XIII, à l’italienne, dont la décoration sculptée est militaire à gauche et florale à droite ; « sur le palier » l’ancêtre d’un élan de plus de 6.000 ans offert au marquis au XIXème siècle.
En haut de l’escalier, « les appartements privés », meublés fin XVIIIème début XIXème, avec la « chambre des naissances » (pour présenter les nouveaux nés dans un rare berceau Empire en acajou) ; le « boudoir rouge » pour les dames s’opposant au fumoir des messieurs ;  la « chambre des enfants » avec ses chevaux de bois époque Napoléon III ; la « chambre des mariés » présentant la robe de mariée de la Marquise de Vibraye (1994), la baignoire en cuivre (destiné  à conserver la chaleur) , une coiffeuse Lous is XVI ; la « salle à manger familiale » nous fait découvrir vaisselle, cristaux, porcelaines fines, moules à pâtisserie, batteries de cuisine en cuivre de différentes sortes. Les fourchettes avec les dents tournées vers la nappe sont une idée de Louis XV et les verres  posés sur la table de Charles X. Les paravents placés devant les portes étaient destinés à éviter les courants d’air.
Plus loin, « la  salle d’armes » la plus grande pièce du château. La décoration du XVIIème siècle est due à Jean Monier. Cette pièce imposante se compose : d’une cheminée (avec monogramme de la famille Hurault ) entourée de statues gréco-romaines, surmontée d’un tableau représentant la mort d’Adonis ( le mythe de la mort et de la résurrection d’Adonis est le symbole du cycle annuel de la végétation) ; une collection d’armes, armures, casques, bourguignottes, datant des XV, XVI et XVII èmes siècles ; de très longues épées (1,96 m, 5,2 kg) à deux mains utilisées par des soldats en première ligne lors des batailles. (A noter que les armures pesaient 40 kilos auxquelles s’ajoutaient encore les cotes de mailles) ; en face de la cheminée, une très belle tapisserie des Gobelins représentant l’enlèvement de la belle Hélène par Paris ce qui provoqua la guerre de Troie ; une malle en cuir de Cordoue d’Henri IV, fauteuils Régence signés Boulard, chaise à porteur laquée,  coffres de voyage XVIIème et parquet Versailles.
A la suite, la « chambre du Roi », fin XVIIème : le clou de la visite. Sa décoration époustouflante date des origines du château : plafond à caissons dit « à l’italienne » rehaussé d’or et de peintures relatant l’histoire de la Mythologie de Persée et d’Andromède ; lambris peints sur l’histoire d’un amour contrarié de la mythologie grecque ; lit  à baldaquin (1,60 x 2,00 m) recouvert de broderies persanes, où dormit Henri IV (qui sentait très mauvais) assis pour ne pas avaler sa langue ; un ensemble de tapisseries remarquables de 1640 des  Ateliers de Paris qui représentent les aventures d’Ulysse (et  qui servaient à conserver la chaleur)  ; prie-Dieu et sièges complètent le mobilier  Louis XIII  et Louis XV.
Plus haut, « la  Chapelle », oratoire carré avec voute et motifs  Louis XIII puis « maquette de l’ancien château ».
Ce château appartient depuis longtemps à la même famille qui a su le préserver et entretenir ce petit bijou intemporel.
A regret nous quittons notre charmant guide qui nous invite à continuer la visite par les extérieurs du château « comme posé sur un océan de pelouses ». « Le parc »  est composé d’arbres remarquables : séquoias géants, cèdres, tilleuls des  familles …6 sculptures monumentales en bronze ornent le Jardin  de l’Amour, le jardin potager produit fleurs et légumes pour le château et les communs  servent aujourd’hui à l’entretien et à l’administration du domaine.
« Le Jardin des apprentis » , jardin d’agrément et d’ornement , s’étend entre le château et l’Orangerie.  Celle-ci datant du XVIIIème siècle est aujourd’hui aménagée en Café-Salon de Thé.
La promenade se poursuit par les chenils qui  abritent une centaine de chiens français tricolores pour la chasse à courre. Un petit musée est consacré à Hergé qui s’est inspiré de Cheverny pour créer Moulinsart, le plus célèbre château de la bande dessinée.
Hélas, notre voyage en Val de  Loire  s’achève, mais toute bonne chose a une fin ! Ce sera un très beau souvenir et nous y retournerons avec grand  plaisir.

Betty Ponsich

Photos: René P
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Tout à une fin ! 5 jours, ce n’est pas suffisant pour visiter cette si belle région appréciée   par les rois et les princes pour “sa douceur de vivre”.
C’est dans un cadre grandiose que nous avons découvert quelques châteaux de la Loire, magnifiques avec leurs fins décors sculptés, leurs riches mobiliers, leurs somptueux portraits et tapisseries, leurs jardins exceptionnels.
Cela a été pour nous également l’occasion de découvrir ce fameux “tuffeau” qui a servi à construire les plus beaux villages et châteaux du Val de Loire : L’extraction de cette pierre  a laissé les nombreuses galeries des anciennes carrières, aujourd’hui converties en champignonnières et caves à vin avec une température constante de 13 à 15 degrés tout au long de l’année.
Nous avons eu la chance de “passer entre les gouttes” car le Val de Loire est très arrosé en temps normal. J’espère que cela vous a donné l’envie de découvrir les quelques 395 châteaux qu’il reste à visiter.
Je remercie tout particulièrement Marylène, Michel, Roselyne et René, Betty, rédacteurs en chef, pigistes, pour le temps passé à nous faire revivre ces bons moments.
A bientôt pour d’autres aventures.
Francette

 

LES PAYS BALTES (20 au 28 juin 2022)

Ira t-on ? n’ira t-on pas ? Que de questions posées en amont à cause de cette guerre en Ukraine !!. Bonne nouvelle, nous avons les billets et sommes prêts pour le départ.

Lundi 20 juin 2022
Départ matinal à 2h du matin pour rejoindre l’aéroport de Marseille en direction de Vilnius en Lituanie via Frankfurt. Notre guide nous attend car nous avons deux heures de retard. Nous quittons l’aéroport de Vilnius pour commencer la visite de la ville après avoir avancé nos montres d’1 heure. La température est d’environ 15 degrés. Nous découvrons de grandes avenues donnant une impression de larges espaces. Nous nous dirigeons vers la “colline des 3 croix” après avoir traversé des bois sombres et monté les 800 marches en bois. Une légende raconte qu’au 14ème siècle, 14 frères étaient venus évangéliser la ville. Ayant irrité les habitants de Vilnius, 7 d’entre eux eurent la tête coupée. C’est à cet endroit que furent érigées les 3 croix. De là haut, nous avons une très jolie vue panoramique sur la ville. (Vilnius possède 130 églises de toutes confessions (gothiques, baroques) : rassurez-vous, nous ne les visiterons pas toutes.
Nous jetons un coup d’oeil à l’église catholique Sainte-Anne toute en briques rouges (qui servit d’écurie aux troupes françaises napoléoniennes) et à l’église des bernardins Saint-François d’Assise qui la jouxte.
Nous nous dirigeons vers le quartier d’Uzupis, le quartier bohème où se trouvent des ateliers d’artistes, des boutiques de créateurs, dont les rues sont décorées de peintures murales, de sculptures telle une sirène au bord de la rivière, une balançoire au-dessus de la rivière Vilnia.
La pluie nous surprend mais il est temps de rejoindre notre hôtel pour une 1ère nuit en Lituanie.
Francette Pohl

Les Trois croix

Mardi 21 juin 2022
Nous sommes le jour de l’été mais à Vilnius c’est l’automne. Il fait 12°avec une pluie fine (et de temps en temps de belles averses) qui ne nous quitteront pas de toute la journée.
Vilnius capitale de la Lituanie, 575000 habitants (pour 2 750 000 en Lituanie).
Nous traversons la Neris pour commencer une matinée que je considèrerai de pieuse vu le nombre d’églises que nous allons voir.
Après être passés devant le mini centre d’affaires aux bâtiments très modernes faits de verre, nous voici à L’église baroque St-Pierre et St-Paul dont la façade et les 2 clochers sont emmaillotés, car en cours de ravalement. L’intérieur est surprenant : tout est blanc. De grandes statues monumentales et une foule de chérubins et d’angelots dans les nuages ornent à profusion cette église (on est dans le baroque!)
Un lustre de Murano offert par les verriers de Venise descend du plafond.
A l’entrée, un pieu guerrier qui avait massacré tant d’ennemis, est enterré et afin d’expier, se fait piétiner pour l’éternité ……..
On retraverse le fleuve pour se rendre à la cathédrale St-Stanislas.
La grande place très dégagée est occupée par la cathédrale et son campanile, bâtiments très blancs de style néo-classique avec fronton et colonnes.
Dans l’entrée 2 peintures contemporaines aux couleurs criardes nous accueillent et je réalise qu’il s’agit de Jean-Baptiste et Jésus ! N’étant pas fan d’art contemporain, j’avoue avoir été surprise qu’un artiste de cette mouvance se soit intéressé à un sujet biblique !
L’intérieur est très dépouillé sauf la chapelle St-Casimir où le saint est  représenté ressuscitant une fillette morte. St-Casimir est très fêté en Lituanie le 5 mars et on peut voir son cercueil en argent massif sur l’autel.
Pour la petite histoire, pendant la période soviétique, la cathédrale était un atelier de réparation de tracteurs et à l’indépendance en 1991, c’était une galerie d’art       ( c’est plus classe !!!) avant de redevenir un lieu de culte.
Sur la place, une statue équestre de Gedimidas, le héros de la ville. Ce dernier était à pied car ivre et ne pouvant se tenir sur son cheval (dixit notre guide).
Sur cette place est érigé chaque année un gigantesque arbre de Noël qui a été élu pendant 3 ans le plus beau au monde.
Le grand disque rouge est une oeuvre d’art contemporain pour commémorer les 700 ans de la ville.

Derrière la cathédrale se trouvent les appartement royaux ou ducaux de style renaissance italienne car la Grande Duchesse napolitaine avait emmené avec elle ses artistes et ses architectes.
En nous dirigeant vers l’Université, nous passons devant le palais présidentiel qui est un bâtiment néo-classique : très symétrique et dans différentes nuances de gris.
L’université de Vilnius est très cotée : 15ème mondiale. Elle fait des échanges avec les universités de San Francisco, Stanford, etc… Elle a été créée par les jésuites en 1578. On y étudie la philosophie, les sciences humaines, sociales et physiques, la musique, la théologie, etc…
Croisant des jeune filles élégantes avec des bouquets de fleurs, Ilma notre guide, nous explique qu’elles viennent de recevoir leur diplôme de fin d’année. La cérémonie se fait en principe sur la place, mais aujourd’hui il pleut, donc ça se passe dans l’église de «Tous les Saints Jean ».
Savez vous qu’il y en a 12, St Jean ? J’en connaissais 3, peut être 4 … Alors les Jean et Jean quelque chose, c’est votre fête tout au long de l’année.

Ilma nous fait visiter une petite salle à voûte gothique où un peintre nommé Despichiz (ce n’est peut-être pas la bonne orthographe) a peint en cachette pendant l’époque soviétique la vie des gens dans un style particulier, avec des personnages squelettes. Cela m’a fait penser à une fresque médiévale. Dans cette pièce, il y a aussi une stèle funéraire en hommage aux langues mortes, et Ilma de nous dire que plus de 20 langues slaves ont disparu et que d’autres allaient encore disparaître.
Dans le quartier de l’université, nous sommes rentrés dans une petite chapelle où il y a un cercueil avec les reliques de St-Victor, puis l’église baroque du St-Esprit très colorée, fondée par les Dominicains qui étaient les premiers évangélistes de la Lituanie : ils ont également créé un hôpital. A coté, une petite chapelle qui reste toujours ouverte pour pouvoir accueillir les sans abris.

Ensuite, c’est l’église St-Michel et son couvent pour jeunes filles nobles et de riches familles. Cependant les filles de familles plus modestes et même pauvres qui avaient la vocation étaient acceptées mais étaient vouées aux services des « Demoiselles » voire aux taches subalternes telles que le ménage, lessive, cuisine etc…
Nous passons devant une placette ombragée qui sert de parking où se trouve notre ambassade, d’où le surnom «avenue de France». Cet endroit était «le petit ghetto». Bombardé pendant la 2ème guerre mondiale par les nazis, les ruines des maisons ont été rasées et aplanies afin qu’il n’y ait pas de constructions car dans ces ruines il y a aussi les personnes qui ont été tuées et ensevelies sous ces décombres. On peut dire que c’est une nécropole juive et c’est très émouvant .

Nous avons fini la matinée dans un petit musée de l’ambre .
L’ambre est une résine végétale fossile qui « s’excave » essentiellement dans les forêts de l’enclave russe de Kaliningrad au sud de la Lituanie. On en trouve aussi des petits morceaux après des tempêtes sur les plages de la mer baltique .
Il y a plusieurs nuances d’ambre : du blanc (un peu ivoire), du noir, du vert, mais la plus courante c’est la teinte ambrée qui va du blond au brun. Cette dernière est translucide et légère.
La plus chère est la blanche qui est opaque parce qu’elle est la plus ancienne. Mais dans l’ambre translucide, s’il y a des inclusions comme des insectes ou des végétaux, les prix s’envolent.
Le musée se situe au sous-sol où l’on peut voir un mini atelier : c’est une machine assez archaïque pour sectionner et polir l’ambre. De part et d’autre sur les murs, des vitrines présentent des blocs d’ambre bruts ou sectionnés, de différentes couleurs avec des inclusions.

Nous avons eu droit à une dégustation d’alcool dans lequel de l’ambre avait macéré !  Il faut savoir  que l’ambre a des vertus médicinales et curatives. On nous a même dit que c’était un antibiotique naturel !!!
Il n’en fallait pas plus pour justifier les achats de bijoux en tout genre en ambre, surtout pour nous, Mesdames !!!
C’est l’heure d’aller manger dans le sous-sol d’un restaurant de la vieille ville au décor rustique.
Avant de partir pour Trakai, nous avons fini nos dévotions par l’église Sainte-Thérèse et la petite chapelle de la porte de l’aurore qui abrite une icône de la vierge Marie. Mais nous n’avons pas pu rentrer car il y avait une cérémonie. Nous prenons le bus au pied des remparts et direction Trakai.
Que Trakai doit être beau sous le soleil !!! Sous une pluie battante nous traversons le petit village “karaïte”: communauté juive dissidente à la Thora, avec ses petites maisons colorées et leurs 3 fenêtres donnant sur la rue (très important!).

Le Château a été bâti sur une île du lac pour la princesse napolitaine qui avait la nostalgie de sa Méditerranée natale. On y accède par des passerelles en bois.
Le château typique de la région balte est fait de briquettes et tuiles rouges, les soubassements sont en gros galets et des escaliers et coursives extérieurs en bois desservent les différentes pièces. C’est un château musée de la culture lituanienne.
Après plusieurs salles de dimensions modestes (25m2) carrées, carrelées de petites tommettes rouges, les murs en briquettes et les plafonds voûtés, avec des vitrines et des tableaux, nous arrivons dans la salle du trône.Très belle pièce avec 2 cathèdres pour le Grand Duc et la Grande duchesse, un beau piano à queue et des bancs de bois. Vous l’avez devinez cette salle sert de salle de concert.
Ilma nous fait un petit cours «d’histoires vraies» de méchante reine : la napolitaine qui a empoisonné sa nouvelle belle fille qui était une jeune veuve potentiellement riche, dont son fils unique, le prince héritier avait épousé malgré son opposition.
Mais elle possédait de beaux joyaux qui furent dilapidés par un prince noceur et décadent. (entre autres, il aimait beaucoup les danseuses françaises). Parmi ces joyaux, se trouvait un magnifique collier qui est maintenant autour du cou d’Elisabeth, non pas notre charmante et dévouée secrétaire, mais d’Elisabeth II    d’Angleterre. C’est beau l’Histoire !!!! Vous voyez, rien ne se perd, tout se récupère !!!
Et pour continuer les réjouissance : visite des oubliettes ! Imaginez un puits avec une margelle en bois et en bas, tout en bas, une salle où on vous oubliait et où les touristes jettent des pièces de monnaie ???
Nous descendons au rez de chaussée : c’est le musée avec une longue succession de pièces :
Une salle avec des meubles très anciens et une cheminée monumentale (style forge) avec des trophées de chasse d’animaux locaux ( cervidés et bovins), tapis en vraies peaux de tigre avec la tête et les dents.
Une salle avec une immense collection de pipes en tous genres (pas de ricanements !)
Une salle avec des tampons et des sceaux.
Une salle à manger reconstituée avec un bel assortiment de porcelaines de Meissen en Allemagne (bleues et blanches)
Puis une chambre, un salon, une salle avec de la belle vaisselle et objets usuels ou de décoration en porcelaine .
Une salle avec des verreries : cristal de bohème, Murano et même une vitrine avec des Gallé.
Arrivés à l’hôtel, nous avons eu un petit moment pour enlever nos vêtements et chaussures trempés et mettre des vêtements secs et en route pour la soirée folklorique dans un restaurant de la vieille ville.
Le restaurant a été privatisé pour nous et une belle assiette rectangulaire garnie de toasts, et assortiment de charcuteries et fromages nous attend. Différentes saveurs. Suivent une écuelle triangulaire avec du poulet en sauce crémeuse et pommes de terres légèrement rôties et un bol de salade verte et tomates. Enfin pour le dessert, un gâteau au chocolat qui doit être une spécialité locale  ! Très bon !
Et tout ça, au son de l’accordéon et du violon. Les 2 musiciens chanteurs en habit champêtre local on été rejoints par un couple de danseurs.
Qu’elle était jolie la danseuse avec son teint blanc laiteux ,ses cheveux blond clair et sa couronne de fleurs : accessoire typique des pays slaves !
On a terminé la soirée au son d’une belle cacophonie avec  «des instruments de musique» faits pour faire du bruit .
On est rentrés à l’hôtel ……… sous la pluie.
Mais demain il doit faire beau.
Pour conclure, je dirai que Vilnius et plus particulièrement la vieille ville est une ville très propre, les bâtiments bien entretenus, aux couleurs pastels et où les époques se mélangent. Mais il y avait très peu de gens dans les rues, les touristes inexistants, à part notre groupe (il pleuvait). Enfin j’ai remarqué que je n’avais pas vu de boulangeries-patisseries pour ramener quelques gourmandises lituaniennes.
Si j’avais un nom à donner à Vilnius, je l’appellerai «la belle endormie». Mais il ne faudrait pas que le Prince Charmant s’appelle Poutine et qu’il la réveille à coup de canons.
Avant de vous quitter, je voudrais vous faire part de 2 choses qui m’ont interpellée : les nuits, même à 1h du matin il y a une certaine lueur bleutée, le soleil se couche vers 23h et se lève vers 3h du matin ! C’est vrai que c’était le solstice d’été et que le cercle polaire doit être à un millier de kilomètres.
Les commerçantes du marché de Riga et du supermarché à coté de l’hôtel de Riga n’étaient ni aimables, ni souriantes : pas du tout accueillantes.  A croire que le client est un enquiquineur.
Voila, j’ai fini enfin !!!
Chantal Henry

Le Château de Trakai

Mercredi 22 juin 2022
Après le déluge de la veille, c’est sous un beau soleil et une température un peu fraiche (13 °) que débute notre troisième journée de visite. Celle-ci  nous mène de Vilnius à Kaunas, deuxième plus grande ville de Lituanie, 550 000 habitants,  fondée vers 1360 par  Vytotas le Grand, un des plus fameux souverains  du Grand-Duché de Lituanie. Nous arrivons  au monastère de PAZAISLIS, avec  une température agréable.  Fini les parapluies, on apprécie cette douceur et la quiétude du lieu qui nous accueille. Construit dans les années 1660 par l’aristocrate Krystof  Zygmunt  Pac, l’édifice de style baroque est richement décoré de nombreuses fresques d’artistes italiens.  Le monastère connut des fortunes diverses au fil du temps. Transformé au XVIII siècle en église orthodoxe par les russes, pillé en 1812 par les soldats de Napoléon, résidence du Tsar  au XIXe siècle, puis à nouveau monastère. En 1914, il est  utilisé par les allemands comme hôpital militaire puis en 1918, il devient  le couvent des sœurs de St Casimir qui entreprennent sa restauration. Sous l’ère soviétique,  l’ensemble devient successivement un abri, des archives de la République, un hospice, un hôpital psychiatrique et  un dépôt de sel pendant 15 ans (ce qui causera de graves dommages aux marbres et aux fresques), enfin il est restitué aux sœurs en 1992. Deux moments forts de la visite, la visite de la crypte et l’église avec de magnifiques fresques  et de  monumentales colonnes en marbre.

Nous enchaînons par la visite de  la vieille ville de Kaunas à pied, agrémentée de quelques anecdotes : les maisons jumelles dont il ne reste qu’une seule construction,  l’autre ayant été détruite par la foudre avec son occupante (épouse jalouse châtiée par la justice divine). Kaunas, compte de nombreuses fontaines d’eau potable, notamment  celle à têtes de Dobermann, devant la maison de Napoléon, qui  selon la tradition, veut  que les femmes caressent leur tête pour garder les hommes fidèles… Le reste de la visite est plus classique : le pont coloré construit par les allemands entre les deux guerres au-dessus du fleuve Niémen, le quartier jésuite où se trouvent  actuellement les universités, l’hôtel de ville, bâtiment blanc surmonté d’une tour, reconstruit dans les années 1780 dans le style baroque, aujourd’hui  palais des mariages et  musée. L’église de Vytotas le Grand, en brique rouge construite dans les années 1400, une des plus anciennes de la ville. La cathédrale St Paul et St Pierre, la plus grande cathédrale des Pays Baltes,  réunit à l’intérieur tous les styles, le cœur est remarquable, surplombé par les statuts des douze apôtres. Le château de Kaunas, dont nous admirons les murailles : Il a été construit dans les années 1300 à la confluence de la rivière Neris  et du fleuve Niémen afin de défendre la ville. Il a été reconstruit sous l’ère soviétique.

Notre périple nous amène au musée du diable, unique au monde. Il compte près de 3000 statues, figurines et masques à l’effigie du diable, il y en a pour tous les goûts, de toutes les couleurs et de toutes les origines. Vient ensuite la visite de la Banque de Lituanie qui célèbre son 100ième anniversaire par l’exposition « Exit » de l’artiste et militante Yoko Ono. Elle est constituée de  100 cercueils en bois où poussent des arbres fruitiers.

 Après une matinée marathon, c’est enfin l’heure du repas de spécialités locales, au restaurant BERNELIU UZEIGA, une décoration d’antan et une atmosphère cosy pour ce restaurant atypique. Au menu, soupe de légumes aux cèpes, boulettes de viande et pommes de terre, dessert.
L’après-midi est consacrée à la visite du neuvième fort,  construction la plus récente  d’un ensemble de forts ceinturant la ville qui a débuté en 1882 sur décision du tsar Alexandre II. La construction du neuvième fort a duré de 1903 à 1911. C’est une construction moderne en béton armé qui bénéficiait de l’électricité, de la ventilation et du téléphone. Il est construit sur une colline. Les galeries souterraines du fort, sont protégées par des murs  de plusieurs mètres qui avaient pour objectif de résister deux mois aux assaillants. La forteresse ne résistera pas à la grosse Bertha (pièce d’artillerie) et tombera aux mains des allemands en 11 jours, le 17 août 1915, marquant la déroute des Russes. Après la première  guerre mondiale, en 1918, la Lituanie devenue indépendante en fait une prison d’état. C’est par les parloirs que commence notre visite : une grille sépare la pièce en deux, d’un côté les prisonniers de l’autre les visiteurs. En 1940, la Lituanie perd son indépendance et est occupée par l’URSS. Le neuvième fort est utilisé par le NKVD pour les prisonniers politiques. En 1941, l’Allemagne nazie prend possession du fort pour en faire un univers concentrationnaire et de mort. Notre visite dans les entrailles souterraines  de ce monstre de béton, devient de plus en plus pesante au fil des explications données par notre guide. Durant la seconde guerre mondiale, près de 50.000 personnes  ont été fusillées  (dont 30.000 juifs d’Europe et 20.000 russes, polonais, gitans etc). Les corps étaient ensevelis dans 14 fosses communes. Notre guide, nous relate l’exploit de 64 juifs, qui le 25 décembre 1943, ont réussi  à s’évader du fort (la moitié furent repris et exécutés). Jusqu’à 5000 personnes ont été emprisonnées simultanément dans ce dédale souterrain sinistre et froid. La fin de la visite nous fait traverser les salles d’exposition du musée,  illustrant les exactions des nazis. Un événement m’a particulièrement ému : le 28 octobre 1941 environ 9000 juifs du ghetto de Kaunas dont la moitié sont des enfants, ont été assassinés au neuvième fort. Ils ne seront malheureusement que les premiers d’une longue liste. De retour à l’air libre, nous rejoignons le mémorial de béton de 30 mètres de haut, érigé à l’endroit même des fosses communes. Œuvre du sculpteur Antanas Ambraziunas,  à la mémoire des victimes  du nazisme, il a été inauguré en 1984. Ses trois éléments symbolisent la douleur, la libération et l’espoir.
Après cette journée intense, nous rejoignons notre hôtel à Klaipeda, à 2h30 de route de Kaunas.
Alain Bertolini

Le mémorial

 Jeudi 23 juin 2022
Sous un soleil estival digne de notre Midi, nous prenons le chemin de Palanga, cité balnéaire réputée de la Baltique.
Le Palais Tyszkiewicz et son Musée de l’Ambre est notre 1ère étape.
Le château Tyszkiewicz , de style néo-renaissance italienne, est la demeure de la famille Tyszkiewicz, issue de la haute aristocratie polonaise. Construit de 1893 à 1897, la superficie du domaine atteint 9000ha et s’étend jusqu’à la mer Baltique
L’accès au château se fait à l’issue d’une balade dans un parc somptueux et rafraîchissant composé de forêts, de plans d’eau et parterres floraux dessinés par le français Edouard André.
Depuis 1963, ce château abrite le musée de l’ambre, 1er musée en Europe.
L’ambre est une résine fossilisée remontant à plusieurs dizaines de milliers d’années. Elle peut être de différentes couleurs et parfois présenter des inclusions telles que moustiques, papillons, lézards ….
Elle présente des vertus antiseptiques, antalgiques et détoxifiantes. L’ambre, appelée Or de la Baltique, est extraite par excavation mais on peut également en trouver sur les plages à l’issue de forts coups de vent.
Après avoir repris quelque force dans un restaurant de Klaipeda, nous prenons le ferry en direction de l’isthme de Courlandre. Après une balade sur une dune de 60m de haut, nous découvrons la mer Baltique aux marées pratiquement inexistantes. La visite se poursuit dans une forêt de conifères. Certains de ces arbres sont victimes de la présence des cormorans et surtout de leurs excréments.
Nous voici sur la Colline aux Sorcières, lieu insolite « hanté » par 80 sculptures en chêne. Elles représentent des personnages de légendes et de contes.
Notre visite s’achève par la station balnéaire de Nida, située à 4km de l’enclave russe de Kaliningrad. D’un belvédère, nous apercevons les miradors présents sur ce territoire perdu entre la Pologne et la Lituanie.
Nida est une charmante station ; elle accueille une clientèle aisée dans des maisons de bois aux couleurs vives et variées.
Ce jour de solstice d’été correspond aux fêtes de la Saint-Jean particulièrement importantes dans les pays Baltes. Certains d’entre nous auront le privilège de partager quelques danses locales avant notre retour sur l’hôtel.
Juliette et Philippe Saingier   

Jean-Paul SARTRE contre le vent

Vendredi 24 juin 2022
Petit déjeuner pris à 8h et valises rangées dans le car, nous partons pour une promenade matinale à la découverte de Klaipeda, beaucoup plus calme que la veille où la fête de la St Jean avait rassemblé beaucoup de monde.

Du Pont de la Bourse où toutes les négociations  étaient faites, nous pouvons voir l’Arche mise en place en 2000 en l’honneur de l’association de Lituanie  : ‘’Nous sommes un seul peuple pour une seule Lituanie ‘’ ainsi que le symbole de Klaipeda : Le Meridianas un trois mât goélette qui sert de restaurant à quai.
Déambulation dans les rues pavées de la ville à la rencontre d’un chat au visage de gentilhomme, d’une souris et de jolis petits squares pour arriver sur la place du théâtre Simon Dach et son petit marché de l’ambre.
Départ pour Siauliai et la Colline des Croix, en mémoire aux victimes du massacre de 1931. La visite de Jean Paul II a fait augmenter le nombre de visites sur  ce site très insolite.
13h35 Déjeuner local, « sacrée farce » pour des pommes de terre farcies !!!!
16h10 Passage en Lettonie : direction le château de Rundale érigé en 1740, restauré pendant 42 ans jusqu’en 2014 et appelé « Le Versailles Letton » ou petit Versailles. Deux guides nous accueillent (mère et  fille) vêtus  d’habits d’époque, qui nous font parcourir les différents salons tous superbement décorés. Démonstration de menuet dans la salle de Bal et utilisation des éventails par la gente féminine.
Dans un français parfait la « duchesse » nous explique qu’elle a créé une association « Rokoko » pour la création et confection des costumes d’époque.
Pour finir, nous visitons les jardins avec leur roseraie impressionnante (2230 variétés de rosiers dont 600 de roses historiques), leur collection de pivoines, leurs tilleuls taillés en boule, alignés, représentant les rayons du soleil. Magnifique !
Retour en car vers Riga. Mariana nous parle de la Lettonie, sa démographie, son économie, ses industries, son agriculture, sa culture et du mode de vie des Lettons. Les 23 et 24 juin sont deux jours de fête incontournables avec de la fougère dans les cheveux. Une tradition pour les Lettons : le sauna une fois par semaine et la désintoxication avec de la sève de bouleau.
Belle journée sous le soleil et demain visite de Riga.
Eliane et Alain MULLER

Château de Rundale

Samedi 25 juin 2022
RIGA

Capitale de la Lettonie (743000 habitants)
Fondée en 1201 par l’évêque Albert, elle se divise en deux autour du fleuve Daugara :
Rive gauche quartier de villégiature avec de nombreux espaces verts et des maisons typiques en bois – Rive droite quartier historique classé par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité.
Nous traversons le fleuve en direction du marché central, au passage nous voyons la bibliothèque en forme de triangle appelée château de lumière.
Le marché central s’est installé dans les anciens hangars de construction des Zeppelins de la 1er guerre mondiale.
Son activité est très importante il reçoit plus de 80 000 visiteurs par jour
sous l’immensité des voutes
On a pu y découvrir divers étals (poissons, fruits, produits laitiers, viande, fleurs) et y déguster des produits locaux (alcool de blé, miels divers ). On remarquera un stand de vente de branches odorantes servant à se fouetter au sauna
Visite du vieux RIGA
le Dom ou cathédrale luthérienne baroque construite par l’évêque Albert
A l’intérieur, un orgue remarquable avec ses 6768 tuyaux (un des plus grand du monde)
visite du cloitre gothique qui sous ses voutes polychrome abrite des pièces de musée ainsi qu’une statue de l’évêque Albert
Place de la cathédrale maison de l’ancienne bourse de style italien : aujourd’hui transformée en musée. Nous sommes accueillis par une fanfare locale et découvrons d’anciennes maisons d’artisans. Nous poursuivons par l’église St Jacques dont la cloche extérieure en fait son originalité (la légende veut que cette dernière tinte lors du passage d’une femme adultère) Elle n’a pas sonné !!!! Ouf !!!!!!
Nous longeons le parlement : la rue est bruyante et doit son nom à la fréquentation autrefois des marins anglais
la maison du bourreau – la porte Suédoise ou selon la légende serait emmurée une jeune fille amoureuse d’un soldat suédois (relation interdite) et on l’entendrait l’appeler à minuit lorsque l’on passe sous la porte.
Nous suivons les anciennes fortifications en briques (la pierre étant rare dans le pays)
Tour de la Mer puis tour Poudrière autrefois entrée principale de la ville.
Nous verrons la maison des chats noirs
la place des Lives anciens habitants de Riga avant l’arrivée des chevaliers teutons
l’église St Anne devant laquelle est érigée une statue en bronze inspirée d’un conte des frères Grimm représentant successivement un âne, un chien, un chat, un coq (l’usage veut que l’on fasse un voeu et que l’on essaie de toucher l’animal le plus haut)
L’Eglise St jean ou 2 moines ont été emmurés
nous verrons plusieurs maisons de marchands puis l’église St Pierre dont le clocher fut le plus haut d’Europe
Place de l’hôtel de ville avec la statue de Roland de Roncevaux ainsi que la maison des têtes noires ou se réunissait une association de marchands et tenait lieu de ripaille pour les célibataires : pour nous aussi c’est l’heure des ripailles, nous allons donc déjeuner
JURMALA
Station balnéaire
Autrefois anciens villages de pêcheurs est devenue aujourd’hui avec ses riches villas au milieu des pins un lieu de villégiature très prisé
nous avons visité un village musée ou chaque maison reconstituée représente une activité ou un métier (corderie,fumoir,sauna, construction ou réparation de bateau)
Nous avons pu ensuite longer la plage sur la Baltique ou un bain de pieds dans l’eau a 22° a été très apprécié.
Retour à Riga
Nous partons à la découverte de la diversité des façades de style décoratif “Art nouveau” d’influences diverses.
Beaucoup sont signées de l’architecte Mikhail EISENSTEIN
Ce style d’architecture d’avant la première guerre mondiale n’a duré qu’une vingtaine d’ années et était réservé à une riche clientèle. Les prestations étant pour l’époque luxueuses. Le tiers du budget de la construction étant obligatoirement consacré à la façade, ce qui explique la pauvreté des cours intérieures
Après une journée bien remplie nous allons diner dans un restaurant typique de la ville
Martine  et Jean Louis Bonnal

Avertissement!

Dimanche 26 juin 2022
En ce dimanche 26 juin, le soleil rayonne toujours !
Avant de quitter Riga pour Tallin où nous serons ce soir, Mariana, notre guide nous montre encore l’immeuble de l’ancien KGB, la police secrète russe, devenu… musée du KGB, une façon de faire avancer l’Histoire ! Elle évoque aussi Sainte Gertrude, en passant devant son église (ou sa statue ?), nous apprenant au passage qu’elle est la patronne des voyageurs. Des forêts, encore et toujours des forêts qui défilent derrière les vitres du car ! et voici le lac Jugla et bientôt, nous allons traverser le plus grand parc de Lettonie, le parc naturel national de la Gauja, planté le long du fleuve qui lui a donné son nom. Nous entrons dans le royaume de la détente et de l’évasion : pêche, natation, un musée ethnographique exposant des maisons typiques de quatre provinces différentes avec leur église et leur moulin, ici, les Lettons laissent exploser leur goût du sport et de la pleine nature.
Ce n’est pas fini, un peu plus loin, nous pénétrons la région de Sigulda, territoire fait du Polonais Jakubowski. Maya le voit venir. Elle va au-devant du danger : « Regarde mon foulard, dit-elle à l’imposteur, il est magique, il me protège. Essaie de vallonné, 30 000 habitants, surnommée la « petite Suisse lettonne ». Ici le relief permet la pratique du ski et du bobsleigh en saison : la Lettonie est championne du monde sur un parcours de 1200 m. L’été, les cyclistes sont à la fête dans ces paysages enchanteurs. Un prince russe a développé Sigulda au 19e siècle. Il a fait de la publicité dans son pays pour faire venir des touristes. À leur arrivée en train, ici, les attendaient un orchestre et le fiacre pour gagner l’hôtel :  le Manoir de Sigulda.
Nous nous arrêtons un peu plus loin à la grotte de Gutmanis où l’on peut admirer des peintures murales et des dessins en forme de blasons. Une légende est attachée à ces lieux, celle de Maya et de son amoureux. La femme est amoureuse d’un jardinier mais un guerrier polonais qui est au courant va utiliser un stratagème pour approcher celle qu’il convoite aussi. Il envoie une lettre signée du jardinier Victor mais qui provient en me donner un coup d’épée, tu en auras la preuve. » Le soldat s’exécute. C’est ainsi qu’elle provoque elle-même sa mort, un vrai suicide. Son corps est retrouvé sans vie, le jardinier accusé à tort mais bientôt reconnu innocent. Un arrêt qui sera l’occasion d’une belle photo de groupe.
On part maintenant plus au nord pour Turaida et son château fort médiéval. Dans le parc traversé pour gagner le château se dressent des sculptures représentant entre autres le fondateur du folklore et des chants locaux évoquant le travail et l’amour. Nous voici à présent au pied du château qui a conservé intact le donjon. et notre joyeuse troupe de « Culture et convivialité » s’élance à l’assaut de ses 42 m, offrant en son sommet des vues superbes sur les alentours !
Nous nous dirigeons à présent vers le lieu de nos agapes de la mi-journée. En chemin, Mariana rappelle que les forêts sont le repaire du renard, de l’ours mais aussi du loup -on a recensé 400 spécimens- ou du lynx, 500 ! Côté flore, dans ces lieux marécageux, on trouve des baies comme la canneberge, des fraises, des framboises ou encore des airelles.
A la ferme proche de Turaida, nous sommes attendus. Le propriétaire  s’est demandé au lendemain de l’indépendance, en 1991 : « Après le communisme, comment va-ton gagner notre vie ? » Alors il a rafistolé une sorte de gros rabot électrique et a commencé la fabrication des bardeaux, tuiles carrées en bois pour les toits, comme on en trouve chez nous dans les Alpes, par exemple. Le bois résiste trente ans sans traitement et plus s’il est traité. Sa femme, en costume local, parle de la ferme, construite sur un petit promontoire. C’est sous cette maison sans fenêtre mais avec un toit pour la pluie, que nous allons déguster un des meilleurs repas depuis notre arrivée dans les pays baltes : tout est sur la table, les entrées appétissantes, le pot eu feu avec de beaux morceaux de porc et une boisson à base de baie d’ici. Et quelle ambiance ! Ici, le tourisme offre un complément à l’activité « bois » du mari. Avant de partir, nous pouvons goûter et acheter l’excellent miel de la ferme.
Nous continuons de filer vers la frontière et l’Estonie. Mariana va passer le relais à Alla une historienne qui ne nous quittera pas jusqu’à l’avion !  La passation s’effectue dans la ville de Parnü.

L’Estonie en 5 mots
Avec Alla, nouvelle guide de ce voyage, la troisième, nous entrons en Estonie. Après nous avoir appris les 3 mots basiques : « Téré », bonjour, « Tannan », merci et « Palun », je vous en prie, Alla brosse à grands traits une courte histoire du pays. Nous la résumerons en 5 chapitres.

  1. Un pays aux multiples influences. La langue est apparentée au Finnois et de façon plus lointaine au Hongrois. Au début du XIIIesiècle, l’Estonie reste l’une des dernières contrées païennes d’Europe. Les croisades baltes (1200-1227), menées par un ordre militaire teutonique, les chevaliers Porte-Glaive, réalisent la conquête du pays et les habitants sont convertis à la foi chrétienne. La minorité d’origine allemande constitue l’élite politique, militaire, religieuse, intellectuelle et monopolise le commerce et la propriété foncière. En 1595, la Suède annexe la région avant de céder la place à la Russie. L’Estonie connaîtra ainsi des influences allemande, suédoise, russe et danoise pour sa capitale, Tallin, du 13e au 19e. Aujourd’hui, le pays compte 1 324 000 habitants.
  2. Une nation européenne. Depuis 2004, l’Estonie et les deux autres pays baltes ont intégré les rangs de l ’Union européenne. Ils en sont de farouches défenseurs. Ils font également partie de l’Otan.
  3. Un peuple hyper connecté. L’Estonie est vraiment la championne européenne d’Internet. Depuis son indépendance en 1991, le pays a opté pour le tout numérique et c’est chez lui une deuxième nature. Un exemple : les ordonnances médicales sont totalement dématérialisées et stockées en ligne. Il suffit ainsi de présenter sa carte d’identité électronique en pharmacie pour récupérer ses médicaments. Pour les Estoniens, cela signifie moins de paperasserie, moins de bureaucratie, et un important gain de temps En 2007, en pleine crise avec la Russie, le pays a été victime d’un piratage de grande ampleur qui a perturbé pendant plus de deux semaines le fonctionnement des sites institutionnels, des banques mais aussi des médias. L’Estonie dit avoir fait de la cybersécurité une priorité depuis cet épisode (La Tribune).
  4. En tête pour l’éducation. À la première place régulièrement pour le classement international PISA, catégorie mathématiques, l’Estonie affiche ainsi ses ambitions dans l’éducation. De nombreux ingénieurs sortent chaque année des grandes écoles et quelques-uns choisissent de partir à l’étranger. Le pays se montre aussi très performant en médecine.
  5. Citoyens pleine nature ! Les lacs, la mer, les rivières, les forêts : toutes les occasions et toutes les fêtes sont bonnes pour voir un(e) Estonien(ne) partir quelques jours en pleine nature. Nous en avons été les témoins avec la fête de la Saint-jean.
    René Lechon
  6. Devant la grotte de Gutmanis

Lundi 27 juin
Tallinn, dans le miroir ambré de l’Histoire

Classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1997, comme exemple d’une ville

marchande médiévale d’Europe du Nord, capitale d’un pays chargé d’Histoire et au carrefour de cultures millénaires, à l’origine nommée Revala, Tallinn, conquise par les Danois en 1219, fut un comptoir des négociants de la Hanse. Impliquée dans la croisade des chevaliers Teutoniques (fin du XIIe siècle), propriété de l’ordre de Livonie (XIVe), puis de la Suède en 1561, elle tomba aux mains du tsar Pierre le Grand en 1710 qui la céda à la Russie (1721).
La suite nous fut contée par Alla, notre guide estonienne, qui narra la vie de son pays avec la précision d’une historienne.

A grand renfort de dates, de retours sur le passé, d’éclairages du présent et de projections dans l’avenir, nous avons parcouru le Moyen Age (dès 1219) avec les Danois, l’Episcopat, encore les Danois, les Suédois, les Polonais, les Russes jusqu’en 1918 et la proclamation de la République d’Estonie. Vinrent les occupations soviétique (1940-41), nazie (1941-44) et encore soviétique
(1944-91). Depuis 1991, Tallinn est la capitale d’une République estonienne indépendante.

En nous montrant l’imbrication étroite de la capitale avec le reste du pays, Alla s’attacha à nous faire découvrir tous ses trésors. En un jour seulement ! Un défi de taille ! Un peu embrouillés par la profusion des dates, les visiteurs français découvrirent avec ravissement quelques merveilles architecturales, paysagères et gastronomiques.

Les déambulations les amenèrent du Vieux Tallinn au Tallinn de 2022. Depuis la place de
l’Hôtel de Ville, coeur battant de la cité, ils purent admirer l’harmonie des bâtiments anciens, en bois, ceux de la période soviétique, plus imposants et sobres, celle des hauts immeubles modernes, en béton, verre et acier, des parcs, de la mer, d’un orgueilleux passé et de l’espérance en l’avenir.

La ville abrite de nombreux vestiges de l’époque médiévale et des bâtiments à la façade pastel de style baroque, Renaissance et classique. On peut y voir aussi deu gothique, comme l’Hôtel de Ville et de nombreuses églises, ou du rococo. Musées et châteaux, églises et cathédrales, tours et
remparts, parcs et jardins, ruelles et avenues foisonnent dans un mélange charmant.
Du haut des remparts du XIIIe siècle ou sur les belvédères, on imagine les nobles, du haut de la colline de Toompea, regardant s’affairer les marchands et artisans de la ville basse. A voir, le quartier de Kadriorg avec le château baroque de l’impératrice Catherine, épouse de Pierre le Grand : entouré d’un parc resplendissant, c’est l’un des joyaux de la ville.

On aime aussi se perdre dans les ruelles d’où surgissent des églises et cathédrales

luthériennes (églises Saint-Olaf, du Saint-Esprit, Saint-Jean, Saint-Nicolas…), orthodoxes (cathédrale Alexandre-Nevsky, église Notre-Dame de Kazan, église Saint-Siméon-et-de-la- Prophétesse-Hanna…), catholique (la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul), etc.

Un quartier incontournable : Telliskivi, le coin branché, ancienne zone d’entrepôts

d’inspiration soviétique (l’URSS y construisait des sous-marins -l’usine est devenue une brasserie et le KGB y avait ses bureaux). C’est le paradis des artistes et de l’artisanat. Les cadres et la
jeunesse s’y retrouvent dans les bars, restaurants, ateliers et autres boutiques à la mode.

Le temps passe vite. La journée s’achève. Les visiteurs mettent de l’ordre dans leurs têtes.

L’on ne peut se souvenir de tout, mais on gardera en mémoire tel ou tel site remarquable. Les rivages de la mer Baltique renferment les plus vastes gisements d’ambre au monde. Cette résine fossile est l’une des richesses des Pays Baltes. A Tallinn, à Riga (Lettonie) et à Vilnius (Lituanie), l’ambre attire les touristes en quête d’un souvenir. Nos Français, une fois rentrés, mireront dans l’ambre unique et éternel un pan de l’Histoire de l’Estonie et de beaux instants de bonheur.

Luc Danos.

 

Õnnelik korstnapühkija (Le ramoneur porte-bonheur)

 

Mardi 28 juin 2022
Journée libre avant de se rendre à l’aéroport à 16h00
Après un bon petit-déjeuner à l’hôtel, chacun était libre de choisir son programme pour ce dernier jour. Certains ont décidé de chercher des cadeaux de dernières minutes, d’autres de continuer à faire du tourisme en ville ou de se reposer. Carole et moi avons décidé de retourner au centre-ville de Tallinn à pied et de visiter les cellules pénitentiaires du KGB ; à ne pas confondre avec le musée du KGB.
Ces cellules pénitentiaires du KGB étaient l’ancien quartier général du KGB à Tallinn. Ce bâtiment a été construit sur la rue Pagari en 1912 comme un immeuble résidentiel au départ, puis il a pris un rôle essentiel dans l’histoire de l’Estonie. Dans un premier temps, le gouvernement provisoire Estonien s’y réunit de nombreuses fois, après la déclaration d’indépendance en 1918. En octobre 1940, il devient le quartier général du KGB.  En 1941, des cellules sont construites pour les interrogatoires. Les ennemis présumés de l’état Soviétique sont détenus, interrogés et torturés dans ces cellules. C’était l’une des prisons préventives la plus notoire et la plus redoutée.
En 1941, plus de 10000 hommes, femmes et enfants sont déportés sous l’occupation, puis entre le 25 et 29 mars 1949, plus de 20000 personnes sont déportés en Sibérie…
On peut lire sur une plaque commémorative : « Ce bâtiment abritait les organes de répression du pouvoir d’occupation soviétique. Ici, a commencé une route de souffrance pour des milliers d’Estoniens. »
Les cellules de prison sont restées à ce jour un symbole de la terreur et sont désormais ouvertes au public.
Retour à l’hôtel vers 16h00 pour se rendre tous ensemble en car à l’aéroport de Tallinn. Notre vol pour Francfort a du retard et donc inquiétant puisque nous aurons très peu de temps pour le changement de vol en direction de Marseille. Finalement, tout se passe bien et nous arrivons à Marseille avec un peu de retard. En revanche, une douzaine de personnes se retrouvent sans bagage !  Après avoir trouvé quelqu’un pour prendre notre réclamation, une par une, nous prenons la route et nous arriverons à St Georges-d ’Orques à 2h20mn du matin, mercredi 29 juin 2022.  Nous avons bien reçu notre bagage le jeudi 30.
Cerise sur le gâteau : nous avons tous les deux contracté le covid !
Nous garderons un très bon souvenir de ce voyage. Merci Francette et toute ton équipe pour la parfaite organisation.
Carole et Bertrand Dourmap

?

Nous avons découvert 3 pays :
– riches de leur histoire mouvementée (l’Allemagne, l’URSS et la Pologne ayant rivalisé pour leur domination)
– riches de leur patrimoine : de nombreux sites classés au Patrimoine de l’UNESCO
– riches de leurs paysages naturels : la nature sauvage préservée, les forêts à perte de vue, les lacs, les parcs nationaux.

Une traversée sud-nord de Vilnius à Talinn en passant par Riga : découverte des Pays Baltes à travers ces 3 capitales dont le coeur médiéval a été savamment réhabilité.

Nous avons admiré leurs châteaux teutoniques, leurs édifices baroques de toute beauté.
Nous avons gouté et aimé  les pintes de bière locale.
Nous avons aimé acheter et dévaliser les boutiques de bijoux en ambre.
Nous avons aimé les journées à rallonge (18h. de lumière en juin) et avons été surpris par la chaleur qui pouvait y régner.
Bref : ce fut un beau voyage !!!!
Francette

 

AIX EN PROVENCE

Souvenirs de ce jeudi 12 mai 2022 sous le soleil d’Aix-en-Provence

Après un trajet de 2 h 30 en bus, nous voici arrivés à Aix-en-Provence    « la ville aux cent fontaines ».
Lors d’une promenade dans les petites rues d’Aix (ex capitale régionale de la Provence), nous avons pu admirer quelques belles façades d’hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècles. 150 hôtels particuliers sont répertoriés à Aix, ce qui fait de cette belle ville la deuxième de France après Paris, à posséder un tel patrimoine architectural. La localisation pendant plusieurs siècles de la Cour des comptes et du parlement de Provence explique cette richesse.
Nous commençons notre déambulation par le cours Mirabeau et le quartier Mazarin. Ce paisible quartier est l’œuvre de l’archevêque Mazarin, frère du célèbre Cardinal au XVIIe siècle. À l’époque, il a rapidement attiré l’aristocratie locale, les hommes politiques et les avocats qui y ont construit de somptueux hôtels particuliers dont l’hôtel de Caumont. Celui-ci, magnifiquement restauré fut construit entre 1715 et 1742 pour le président de la Cour des comptes. Il est aujourd’hui un centre d’art qui présente pour cet été une exposition des œuvres du peintre Dufy.
Sur le cours Mirabeau, nous avons pu contempler l’hôtel de Villars avec ses belles colonnes construit en 1710 pour le duc de Villars, gouverneur général de Provence.
L’hôtel Maurel de Pontevès construit au XVIIème siècle, nous a impressionnés avec ses deux atlantes musclés soutenant le balcon de l’ étage noble. Il est aujourd’hui le siège du Tribunal de Commerce.
Situé en haut du cours Mirabeau, domine l’hôtel du Poet édifié en 1730 pour le Trésorier des États de Provence. Puis nous passons devant l’hôtel de Marignane dans la rue Mazarine. Il fut le témoin des aventures de l’orateur Mirabeau. Nous avons pu entrer (brièvement) dans le hall de l’hôtel Bonnet de la Beaume de style classique, très sobre Louis XVI.
Nous passons devant le lycée où étudièrent Paul Cézanne et Emile Zola.
Puis, nous traversons le cours Mirabeau pour nous retrouver dans un quartier plus ancien avec des rues étroites qui nous rappellent Montpellier.
Nous découvrons le magnifique hôtel Boyer d’Équilles construit dans le premier quart du XVIIe siècle dans le style « colossal ».
À proximité, se trouve la place d’Albertas, sa fontaine et l’hôtel de la famille Séguran édifié au XVIIe siècle dans le style Louis XIII et dont la façade a été rénovée en 1724.
Puis, nous revenons tranquillement dans le quartier Mazarin pour prendre notre bus. Nous passons place des quatre dauphins dont la fontaine baroque est entourée d’hôtels particuliers d’artisans enrichis entre autres.
L’hôtel de Boisgelin construit en 1655 abrita il y a quelques années, les amours d’Alain Delon et de Mireille Darc.

C’est avec appétit que nous partageons un bon et copieux repas à “la terrasse de Maxime” où nous sommes reçus par des hôtes très sympathiques.

Notre journée se poursuit par la visite de la fondation Vasarely.Inauguré en 1976, le centre architectonique est le cœur du projet de Victor Vasarely. Le bâtiment lumino-cinétique est une illustration d’intégration de l’art dans l’architecture. Seize modules hexagonaux forment un gigantesque jeu de construction dont le fil conducteur est l’art optique. L’exposition Vasarely propose un parcours de visite permettant de découvrir l’univers plastique du maître de l’op-art, depuis ses débuts de graphiste jusqu’à la réalisation de ses intégrations monumentales et de son projet utopique de la « cité polychrome du bonheur ».
Cette présentation didactique avec plus de 250 œuvres et documents originaux, intègre les éléments fondamentaux du projet du plasticien français d’origine hongroise.
Nos guides nous permettent de nous immerger dans le monde coloré et ludique de l’artiste tout en nous démontrant le « mécanisme » des œuvres.

C’est avec les yeux remplis de lumière et de couleurs que nous rentrons à Montpellier après cette belle journée de découvertes.
Isabelle ALLARD

 

 

 

Merci à Isabelle pour son compte-rendu et à Jacques pour ses photos.             Francette

Photos : Jacques Grosse
Cliquer sur les photos pour ouvrir le diaporama

 

 

FACTEUR CHEVAL – CHÂTEAU DE GRIGNAN

LE PALAIS IDEAL DU FACTEUR CHEVAL
Jeudi 7 Avril, 06 H45, malgré l’absence d’une personne inscrite, nous prenons le départ pour 3 heures de route vers HAUTERIVES, conduits par notre chauffeur Frédéric.

HAUTERIVES, charmant petit bourg de la Drôme doit sa renommée au fameux Palais idéal du Facteur Cheval, aujourd’hui classé aux Monuments Historiques.
Elevé entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe par Ferdinand CHEVAL, facteur de la commune qui va consacrer 33 ans  de son existence à modeler  sans relâche, un monument inspiré par la nature qu’il traverse chaque jour, par les magazines illustrés qu’il distribue durant ses tournées et enfin par les cartes postales nouvellement apparues. Parcourant chaque jour une trentaine de kilomètres pour ses tournées en pleine campagne, il va ramasser des pierres, aidé de sa fidèle brouette.
Imposant et original, d’une grande richesse ornementale, son palais présente plusieurs styles sur différentes façades.
C’est par la façade Est que tout commence. Au centre, une fontaine « La Source de Vie » entourée par un lion et un chien sera la 1ère construction réalisée par le Facteur Cheval. Avec frénésie, il ajoute fontaines, grottes, temples en accumulant pierres, coquillages et mortier de chaux. A droite, il ajoute un tombeau égyptien avec la volonté d’y être enterré avec son épouse, ce qui lui sera refusé.
A gauche, le temple hindou avec une niche où se dissimule sa célèbre et fidèle brouette. Les 3 géants terminent la façade. Il est écrit 1899, Ferdinand Cheval a passé 20 ans à la réalisation de ce côté Est.
C’est à la façade Sud que Ferdinand Cheval décide de placer son Musée antédiluvien, une grotte dans laquelle le Facteur Cheval amoncelle les pierres en attente de trouver une utilité dans l’œuvre en construction.
La façade Ouest amène au voyage. Grâce aux illustrations de son époque, Ferdinand Cheval reproduit dans des niches un Chalet suisse, un temple Hindou, la maison blanche, la maison Carrée d’Alger, un Château au Moyen-Age. Une Mosquée ouvre sur la partie intérieure du Palais idéal, la Galerie.
Sur les colonnes de style classique, il écrit les lettres : C H E V A L, en guise de signature de son œuvre.
La Galerie, long couloir intérieur, est peuplé d’un bestiaire extraordinaire : dromadaire, ours, éléphant, chat, loup, flamant sont modelés en bas-reliefs.
Le poème « Ton idéal, ton Palais » de Emile Roux Parassac, et inspirant le nom du monument au facteur Cheval, est inscrit à l’entrée de cette Galerie.
Trois escaliers mènent à la Terrasse, c’est là que Ferdinand Cheval installe sa « pierre d’achoppement », la première pierre sur laquelle il trébuche et lui inspire le Palais idéal. Au sommet du Palais, entre figuiers de Barbarie et aloès, s’élève la Tour de Barbarie. Un réservoir d’eau permettait en son temps d’alimenter le Palais et sa fontaine « la Source de Vie » en eau. Seuls quelques visiteurs au temps de Ferdinand Cheval ont pu assister à ce spectacle. L’eau endommageant trop l’édifice, le système a dû être condamné.
La façade Nord est l’aboutissement de 33 ans de travail. La pieuvre sculptée à l’angle Ouest est le point final de l’œuvre. A l’opposé Est, il en écrit le bilan : « 10 000 journées, 93 000 heures, 33 ans d’épreuves, plus opiniâtre que moi se mette à l’œuvre »
D’une grande richesse ornementale, peuplée d’animaux et autres bêtes mythologiques sous le regard d’Adam et Eve, la façade Nord fait écho à la dernière œuvre du Facteur Cheval, son tombeau du silence et du repos sans fin, au cimetière de Hauterives.

Après avoir terminé son Palais Idéal, à l’âge de 76 ans, Ferdinand CHEVAL a encore trouvé la force d’édifier pendant 8 ans,  son tombeau situé au cimetière de la paroisse d’Hauterives

Le site reçoit chaque année de nombreux visiteurs. Succès encore grandissant depuis la parution du film de  Nils Tavernier « L’incroyable histoire du facteur Cheval » en 2017 et grâce à l’interprétation sans faille de Jacques Gamblin, totalement habité par ce rôle de doux rêveur et de Laetitia CASTA dans le rôle de l’épouse.

Nous sommes tous impressionnés par le travail réalisé et  enchantés par cette visite, mais nous devons reprendre la route vers le restaurant, direction ROUSSAS.

« LA TABLE DE ROUSSAS » nous accueille avec un délicieux menu et un service convivial.
 Début d’après-midi, départ pour notre deuxième visite.

LE CHATEAU DE GRIGNAN
Nous avons rendez-vous au Château de Grignan, dans la Drôme provençale. Le château se situe au sud-est de Montélimar, entre Valence et Avignon.
C’est un château du XIIe siècle construit sur un piton rocheux dominant le village de Grignan. Nous y accédons par des ruelles escarpées qui serpentent jusqu’au sommet. Depuis sa terrasse, une vue incroyable sur la région. On aperçoit le Mont Ventoux.
Nous sommes accueillis par nos guides dans le grand hall d’entrée, sous l’escalier d’honneur et partons ensuite en deux groupes pour la visite de ce monument grandiose.
Bâti au moyen âge,  le château de la famille de Grignan a connu une histoire mouvementée.  Château fort au 11e siècle, il est transformé à la Renaissance en une prestigieuse demeure de plaisance par la famille des Adhémar. En 1669, le Comte François de Castellane Adhémar de Monteil épouse Françoise Marguerite de Sévigné, fille de la Marquise de Sévigné. IIs quittent Paris et s’installent définitivement au château qui connaît alors de nombreux aménagements et constructions dont les terrasses.
La séparation entre la Marquise et sa fille bien aimée marque le début de leur correspondance. La Marquise fera de nombreux séjours au château pour y retrouver sa fille et c’est à cet endroit qu’elle s’éteindra en 1696. Son tombeau est abrité dans la Collégiale Saint Sauveur, située juste au-dessous du château.
Réduit en ruines et laissé à l’abandon à la Révolution, il faudra attendre le XXe siècle pour que le château puisse enfin  être sauvé. Madame Marie Fontaine entreprend alors un vaste chantier qui durera plus de vingt ans. Elle remet en état le château en respectant l’architecture de l’Ancien Régime. Elle aménage également l’intérieur en faisant l’acquisition de mobilier d’époque.
En 1979, ses héritiers vendent le château  au Département de la Drôme qui en est l’actuel propriétaire et qui poursuit un programme ambitieux de restaurations et d’acquisitions.
Certaines pièces sont reconstituées avec le décor d’antan et nous plongent dans l’atmosphère de la vie de château avec notamment, ses immenses pièces de réception. La visite permet de découvrir toute la richesse du mobilier : meubles, tableaux, tapisseries d’Aubusson…
Mais c’est essentiellement la renommée des lettres de Madame de Sévigné qui contribuera à faire du château un haut lieu de l’histoire régionale et attirera de nombreux visiteurs.
Le château a été classé Monument historique en 1993 et labellisé Musée de France.Il propose aujourd’hui une programmation culturelle tout au long de l’année                   C’est le moment de reprendre notre bus et de rentrer.

Une journée riche et très agréable. Seuls manquaient un peu de soleil et les lavandes pas encore en fleur.
Sylvie Pintre.

Un peu d’humour avec le petit poème qui suit. (un peu olé olé pour l’époque)         Lettre de Mme de Grignan à sa mère Mme de Sévigné qui vivait au château des Rochers à Vitré (35).

Ah ! vous dirais-je Maman 
à quoi nous passons le temps
avec mon cousin Eugène ? 
Sachez que ce phénomène 
nous a inventé un jeu auquel
nous jouons tous les deux. 

Il m’emmène dans le bois
et me dit: “déshabille-toi ” . 
Quand je suis nue tout entière,
il me fait coucher par terre,
et de peur que je n’aie froid
il vient se coucher sur moi. 

Puis il me dit d’un ton doux :
“Écarte bien tes genoux”
Et la chose va vous faire rire.
Il embrasse ma tirelire !
 
Oh ! vous conviendrez,
Maman, qu’il a des idées vraiment…. 

Puis il sort, je ne sais d’où,
un petit animal très doux. 
Une espèce de rat sans pattes 
Qu’il me donne et que je flatte. 
Oh ! le joli petit rat ! 
D’ailleurs il vous le montrera. . 
Et c’est juste à ce moment
Que le jeu commence vraiment

Eugène prend sa petite bête 
Et la fourre dans une cachette 
Qu’il a trouvée, le farceur,

où vous situez mon honneur….

Mais ce petit rat curieux,
très souvent devient furieux.
Voilà qu’il sort et qu’il rentre, 
Et qu’il me court dans le ventre.
 
Mon cousin a bien du mal 
à calmer son animal. 

Complètement essoufflé,
Il essaye de le rattraper.
Moi je ris à perdre haleine
devant les efforts d’Eugène. 
Si vous étiez là Maman, 
Vous ririez pareillement. 

Au bout de quelques instants 
Le petit rat sort en pleurant. 
Alors Eugène qui tremblote
le remet dans sa redingote.
Et puis tous deux nous rentrons
sagement à la maison

Mon cousin est merveilleux
Il connaît des tas de jeux. 
Demain soir sur la carpette
il doit m’apprendre la levrette. 
Si vraiment c’est amusant,
je vous l’apprendrai en rentrant. 

Voici ma chère Maman 

Comment je passe mon temps.
Vous voyez je suis très sage.
Je fuis tous les bavardages.
J’écoute vos leçons.
Je ne parle pas aux garçons.

 

Mme de SEVIGNE(1626-1696)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PEZENAS

Bien que la destination est proche et connue de nombre d’entre nous, la visite de Pezenas reste incontournable. La ville est mise à l’honneur cette année pour fêter les 400 ans de Jean Baptiste Poquelin dit Molière. Son passage a laissé beaucoup de souvenirs car c’est dans cette ville que commence sa véritable carrière. Au fil des déambulations, nous atteignons l’Hôtel d’Alfonce où une petite surprise nous attend : un acteur nous fait le plaisir de jouer une petite scène de “l’Avare” et nous découvrons les talents insoupçonnés de “Betty” qui lui donne la réplique.

Sur les pas de Molière à Pézenas-                                                                                  Monument dédié à Molière et édifié en 1893. Molière est né à Paris en 1622. Fils du tapissier du roi, il n’entend pas reprendre la charge de son père. Il s’intéresse au divertissement théâtral et crée la troupe de l’illustre théâtre qui connaît un succès grandissant. Les soucis d’argent le rattrapent. Il est emprisonné pour non paiement de ses dettes puis contraint de quitter Paris. En Languedoc, il lui est permis de jouer avec sa troupe auprès du prince de Conti qui lui apportera un soutien financier. Molière développa son intérêt pour le genre farce et s’inspira de la comédie dell’arte pour écrire « le médecin volant ». Reconnu et soutenu par de nombreuses personnalités, il revient à Paris et se consacre à l’écriture de ses oeuvres puis devient comédien. Il a le soutien du frère du roi Philippe d’Orléans. Il est remarqué à la cour et Louis XIV apprécie ses comédies ballets. Premier grand acteur il va réussir à faire rire d’eux-mêmes les nobles et les serviteurs en caricaturant leurs traits de caractères. Il s’inspire aussi des ragots populaires. Il se marie avec Armande Béjart. Il crée alors sa troupe et écrit pour elle de nombreux rôles dont Célimène dans le Misanthrope. Les dix années qui ont suivi sont relativement stables. Il meurt en 1673 quelques heures après le rideau final. Il venait de jouer le malade imaginaire.

Hotel d’Alfonce où Molière résida.  Porte de Faugères est l’une des cinq portes qui perçait le rempart médiéval.  Rue de la foire : beaucoup de manifestations. La collégiale St Jean. Le théâtre autrefois chapelle du pénitent avant la révolution française puis légitimé ensuite dans sa fonction actuelle. Un comédien nous déclama en vers et en prose une adaptation de l’Avare et de la vie de Molière.

Midi : l’heure de se substanter au restaurant “l’Assiette d’Anatole” – un moment convivial que tout le monde attend.

Changement d’ambiance avec la visite du musée des jouets où l’on a pu admirer de très belles pièces dont les plus anciennes datent de 1920.

Tout près de Roujan, le château Renaissance de Margon est l’un des fleurons de l’ouest héraultais. Une histoire remarquable de cette famille qui habite les lieux et leur apporte vie, de génération en génération,  depuis plus de trois siècles.

Le château de Margon

Visite effectuée par le propriétaire du château. (le compte René de Margon)
Ce château est cité pour la première fois en tant que castrum en 1187. De l’époque médiévale ne subsiste qu’une tour avec ses archères.  Le corps central fut reconstruit au XVIème siècle. A la révolution, toitures et chemins de rondes furent rendus inutilisables. Au début du XXème, siècle un grand chantier de restauration est entrepris puis interrompu au début de la guerre en 1914. Depuis 40 ans le propriétaire actuel poursuit les travaux de reconstruction.   Au rez-de-chaussée : le grand salon et 4 autres pièces sont visitées : meubles d’époque et murs décorés de tableaux de famille.      Très beaux jardins à la française agrémentés de cyprès, lauriers, oliviers et grenadiers. Marylène Deligne

Voir et revoir Pezenas : cette ville très riche de son patrimoine et de son histoire. Les amoureux des belles pierres et des beaux bâtiments sont comblés. Une belle journée où nous avons évité les gouttes.
Francette

 

 

LE MUSÉE DE LA RÉSISTANCE ET DE LA DÉPORTATION – CASTELNAU

Autour de la 2ème guerre mondiale

Le centre Régional d’Histoire de la résistance et de la Déportation (CNRD) est un lieu de mémoire. Son objet premier est de perpétuer le souvenir de la Résistance et de la Déportation auprès d’un jeune public (collégiens, lycéens) … mais pas que … puisque l’entrée est libre.                                                                                                             Des professeurs et des bénévoles assurent les visites, conférences et expositions.             Il est important de poursuivre ce travail de mémoire auprès d’une jeunesse ancrée dans un monde virtuel qui ne mesure pas toujours la chance d’être la 2ème génération à n’avoir pas connu la guerre.                                                                                                           Nous, enfants de la guerre ou de l’après-guerre, n’avons pas toujours su être des passeurs de mémoire. Pourtant, sans avoir une connaissance encyclopédique de la période, nous avons grandi dans les récits de  nos proches, qu’ils soient soldats, résistants, prisonniers de guerre,  civils témoins des bombardements ou qui ont connu le quotidien difficile voire insupportable de la présence allemande, du rationnement etc. Notre mémoire s’est enrichie des lectures, reportages, visites, commémorations perpétuant l’histoire de cette seconde guerre mondiale. D’une certaine façon, nous avons tous baigné dans les récits de l’après-guerre. Et chacun à son histoire, la mienne en Normandie, terre du débarquement et de combats qui ont meurtri les villes et les campagnes comme les populations civiles. Mon histoire, c’est aussi celle d’un père, fait prisonnier à Zuydcoote et resté 5 ans en captivité à proximité de la frontière tchécoslovaque.

Alors bien sûr, vous aussi, vous avez votre histoire personnelle mêlée à la Grande Histoire de la 2ème guerre mondiale, alors, probablement que ce CNRD n’est pas source de révélations, mais, dans sa modestie, il a rafraichi nos mémoires et rappelé la grandeur, mais aussi la faiblesse des hommes.

Concours national de la résistance et de la Déportation

Le département de l’Hérault associé aux archives départementales et au CNRD se sont impliqués dans le concours national de la Résistance et de la déportation dont le thème 2019/2021 est « 1940. Entrer en résistance. Comprendre, refuser, résister». L’objectif est de perpétuer chez les jeunes, la mémoire de la Résistance  et de la Déportation afin d’y puiser des valeurs civiques.                                                                                               34 342 élèves issus de plus de 1 435 établissements répartis sur l’ensemble du territoire national ainsi que d’établissements français à l’étranger ont participé au
concours. Plusieurs centaines d’entre eux ont reçu des prix attribués par les jurys académiques. Les meilleurs copies et travaux ont été transmis au jury national par les rectorats et vice-rectorats.                                                                                                 Le thème du concours 2022 est « La fin de la guerre. Les opérations, les répressions, les déportations et la fin du IIIe Reich (1944-1945)».

Montpellier pendant la 2ème guerre mondiale : Quelques repères.

  • Montpellier est en « Zone libre » mais … quand même occupée du 11 novembre 42 au 23 août 44.
  • Le 13 février 41, le maréchal Pétain accompagné de l’amiral Darlan, rencontre le général Franco à la préfecture de Montpellier.
  • Montpellier est un centre important de la Résistance. Jean Moulin, enfant du pays, né à Béziers, futur chef de la Résistance, est immortalisé dans le fameux portrait au chapeau pris au pied d’un pilier de l’aqueduc des Arceaux.
  • Montpellier a été bombardée 3 fois, en janvier, mai et juillet 44. Ces bombardements aériens américains par la 15ème USAAF, soutenus par des actes de sabotage de la résistance sont des attaques contre des convois allemands transportant soldats munitions, carburants. Le bombardement du 4 juillet 44 visait les voies ferrées et gares de triage afin d’empêcher l’acheminement de troupes allemandes sur le front de Normandie.
  • La milice a occupé quelques mois (juin- août 44) la caserne de Lauwe, délai court mais suffisant pour torturer et exécuter des résistants.
  • Montpellier a été libérée par la 1ére DFL (Division France Libre) du général de Lattre de Tassigny en août 44.

Résistants et maquis dans l’Hérault  : Quelques exemples.

  • Le maquis Valentin cantonné au Barthezes (La Salvetat)
  • Le maquis Léon autour de Clermont-l’Hérault
  • Le groupe Cabrol dans l’Ouest héraultais
  • Le groupe Jean Grandel, installé au nord de Prémian, avant de se déplacer sur le Saint-Ponais.
  • La villa Senaux à Fraïsse sur Agout fut un poste de commandement militaire important
  • Le maquis La Tourette, implanté dans les Hauts cantons de l’Hérault était prévu pour être activé le jour du débarquement en Normandie. Le jour de son rassemblement fut le théâtre de « La tragédie de Fontjun » : suite à une embuscade allemande 23 maquisards furent tués.
  • Le maquis Bir-Hakeim. Le plus important de la région se déplaçait entre Aveyron, Hérault, Cévennes. Il s’est un temps installé dans le massif de l’Espinasse.

Ce maquis a vécu un drame connu sous le nom de « Tragédie de la Parade ». Il faut en dire quelques mots pour éclairer cette période :                                                            « Sur les contreforts de l’Aigoual, les maquisards sont pourchassés par la milice et les GMR (unités paramilitaires crées par le gouvernement de Vichy). Mais la traversée de Meyrueis (Lozère) par le convoi de camion des maquisards n’est pas passée inaperçue. Avertie,  la gendarmerie a informé le préfet qui a transmis l’information à l’état-major allemand »
Bilan : 34 maquisards tués au combat, 27 faits prisonniers et fusillés au col de la Tourette à Badoroux.                                                                                                                        Un triste exemple, parmi des milliers, de français (miliciens, Vichystes) qui dénoncent et envoient à la mort d’autres français !

Hommage au maquis Bir-Hakeim :

  • Un monument a été érigé en 1984 sur la commune de Mourèze (Hérault) à la mémoire des 105 martyrs du maquis Bir Hakeim
  • Il y a une stèle sur la commune de Badaroux en Lozère en mémoire des 27 fusillés et torturés du maquis
  • Un monument dans le village de La Parade sur le causse Méjean en Lozère, a été élevé en hommage aux 61 résistants victimes de « La tragédie de la Parade »..

Femme parmi d’autres – Une héroïne Montpelliéraine

 L’histoire locale et nationale, a retenu les noms de Jean Moulin ou de P.H. Teitgen, mais il faut aussi rendre hommage aux femmes de l’ombre comme Simone Demangel, nom de guerre : « Pauline »                                                                                                              « Pauline » est une résistante de la 1ère heure, elle a caché des antinazis, des juifs, des réfugiés, fait des faux papiers.                                                                            Recherchée par la Gestapo, elle rejoint le maquis « Léon » dans le secteur de Lodève.       A la libération, elle entrera au conseil municipal de Montpellier au côté de la sœur de jean Moulin. Elle milite pour l’instauration du vote des femmes, crée à Montpellier « Le Nid » qui aujourd’hui encore accueille des prostituées. Elle fait venir l’abbé Pierre dans l’Hérault pour créer “Les Compagnons d’Emmaüs“.                                                                             Une femme exemplaire en temps de paix comme en temps de guerre.

Lien vers un reportage de FR3 Occitanie :

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/montpellier-retour-histoire-hors-du-commun-resistante-simone-demangel-1757421.html

La déportation

La section du CNRD consacrée à la déportation est la plus intéressante du centre. On retrouve une copie de la grille d’entrée du camp de concentration d’Auswitch et sa célèbre inscription « Arbeit macht frei » (le travail rend libre).                                                        Mais la liberté, peu l’on retrouvée.                                                                                        Il faut regarder l’immense carte qui montre les nombreux camps de concentration et d’extermination. Il est intéressant de relever les nombreux points qui relient des lieux de travail à chacun des camps : il s’agit des usines qui utilisaient cette main d’œuvre gratuite mais décharnée.                                                                                                              Des photos, des peintures montrent l’effroi, l’horreur vécus dans ces camps de la mort.

S’il y a un livre à lire sur la vie dans ces camps c’est : « Si c’est un homme » de Primo Lévi.

Ce livre est l’un des témoignages les plus bouleversants sur l’expérience indicible des camps d’extermination. Primo Levi y décrit la folie meurtrière du nazisme.                   Primo Levi ne raconte pas la vie des camps de manière linéaire mais l’explique sur un ton neutre et dépassionné, c’est le lecteur qui ressent dans sa chair, le froid, la faim, les punaises, le mépris, les seaux d’aisances débordants qu’il faut aller vider en s’arrosant les jambes etc.                                                                                                                « Primo Levi refuse de heurter le lecteur et préfère rester en deçà de l’horreur pour privilégier la réflexion et l’émotion » (cf. France Culture)

La 2ème guerre mondiale vue par des citations

  • « Je n’ai rien à offrir, que du sang, de la sueur et des larmes »                         Winston Churchill – 13 mai 1940
  • Vichy qui se roule dans la défaite comme un chien dans la mer                       Général Weygand
  • Quelques Message de Radio Londres transmis les premiers jours de juin 44 annonçant le débarquement en Normandie :
    • «Les carottes sont cuites»
    • «Message important pour Nestor: la girafe a un long cou»
    • «Les sanglots longs des violons de l’automne»
    • «Le coq chantera trois fois»
    • «Les chants les plus désespérés sont les chants les plus beaux»
  • « Mais messieurs, si vous ne vouliez pas que je les reçoive chez moi, il ne fallait pas les laisser passer »                                                                                             Cécile Sorel au comité d’épuration
  • « entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège. Avec ceux qui sont morts dans les caves sans avoir parlé, comme toi; et même, ce qui est peut-être plus atroce, en ayant parlé »                                                                                                       André Malraux, le 19 décembre 1964 en hommage à Jean Moulin lors du transfert des cendres du résistant au Panthéon.

 Épilogue

La seconde guerre mondiale et un écheveau géant. Si l’on tire un fil, il en vient un autre et c’est sans fin.                                                                                                                  Elle concentre ce qu’il y a de meilleur et de pire chez l’homme.                             LIBERTÉ : Beaucoup se sont battus pour elle, nombreux sont morts pour la défendre. Elle est encore et toujours aux frontons de nos mairies associée à l’égalité et à la fraternité.                                                                                                                        Que devenons nous quand aujourd’hui des anti-vax, anti-passe, manifestent au nom de leur liberté. Liberté ? Et la fraternité, elle est où ?

Merci au CNRD de Castelnau le Lez de faire œuvre de transmission et de raviver notre mémoire.                                                                                                                 Jacques Grosse

Merci à Jacques pour ce beau reportage. Merci également à Françoise Couderc et son équipe, bénéroles au CNRD, qui nous ont organisé ces visites. Merci à eux de perpétuer ce travail de mémoire pour témoigner, transmettre et ne pas oublier les heures sombres de notre histoire.                                                                                                                       “Il n’y a pas de bonheur sans liberté ni de liberté sans courage” Péricles                 Francette

 
Photos : Lien vers le diaporama ; https://photos.app.goo.gl/UPF2AeagvskrQ7b67

 

MAERA – station d’épuration de Lattes

La station d’épuration a été inaugurée en 2006. Elle est située à Lattes quartier de la Céreirède.
Elle épure les eaux usées de la Métropole et de 19 communes environnantes et les rejette ensuite dans le milieu naturel via 20 km de canalisations jusqu’au large de Palavas.

La dépollution est proche de 95%. 130 millions de litres d’eaux usées sont assainis par jour soit 1,5 m3 par seconde. Les pollutions sont classées en 3 types :
– Pollutions grossières : papier toilette, lingettes etc…formant des « filasses »
– Pollutions particulaires : matières organiques et minérales en suspension.
– Pollutions dissoutes : dégradables par des bactéries aérobies.

Les étapes du Pré-traitement :
1) Les pollutions grossières sont d’abord prétraitées par un dégrillage qui permet de les filtrer. Les résidus sont traités par enfouissement ou incinération (Evolia).
2) Le dessablage et le déshuilage. L’eau est acheminée dans 4 bassins où se trouvent des chariots mobiles équipés de racleurs. Les bactéries anaérobies transforment la matière organique en matière minérale. Au retour du chariot les sables seront traités par Evolia.
Le traitement des eaux usées se fait en deux phases :
– phase biologique : dopées à l’air, les bactéries dégradent les matières organiques.
– phase physico-chimique : l’adjonction de chlorure ferrique et sel va séparer l’eau de ses polluants et former une boue. La boue sera épaissie pour obtenir une pâte qui sera ensuite placée dans des digestateurs et brûlée pour être transformée en électricité, etc… Après 21 jours et un traitement, la boue pourra-être réutilisée comme engrais en agriculture.

Dernière étape : La bio filtration :
L’eau est envoyée sur des bio filtres remplis de billes de polystyrène qui agissent comme des filtres biologiques. Leur surface contenant des bactéries va dégrader la matière organique. L’eau bio filtrée va ensuite rejoindre l’émissaire, cours d’eau naturel et parcourir 20 km jusqu’à la Méditerranée.
Une vingtaine de capteurs sont répartis au sein de la station pour contrôler le process de désodorisation.
En cas de fortes pluies sur une partie du vieux Montpellier et l’Écusson : eaux pluviales et eaux usées sont mélangées et impactent le débit arrivant à Maéra. En cas d’épisode cévenol la station atteint ses limites et rejette une partie des eaux non traitées dans le Lez.
Cette situation ne devrait plus se produire après les futurs travaux d’amélioration de 2023.
Marylène Deligne

Cette visite fort intéressante et fort instructive nous a sensibilisés sur l’importance de l’eau, la préservation durable de cette ressource qui est vitale, sur la gestion pérenne de cette richesse précieuse, la préservation des humains et des écosystèmes.
Francette

Crédits Photos: René POHL
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MONTPELLIER MEDIEVAL

Montpellier est fondée à la fin du 10ème siècle par un acte de donation en date du 26 novembre  985.
Située sur une colline proche de Mauguio (fief des comtes de Melgueil), du port gallo-romain de Lattes et de Castelnau-le-Lez (lieu de résidence des évêques de l’île de Maguelone), Montpellier est attribuée à Guilhem, issu de la noblesse wisigothe.             3 hypothèses sont avancées sur l’origine du nom de Montpellier :                                  1° « Mont Verrou » par la présence de la voie Domitienne au nord de la colline.          
2° « Mont Pelé » paradoxalement, cette colline calcaire, avant tout, est entourée de cours d’eau : le Verdanson, le Lez, la Mosson.                                                                3° « Mont des jeunes filles » en rapport avec les 2 sœurs de Saint-Fulcran 1er évêque de Lodève.                                                                                                        Montpellier, proche du port de Lattes, bénéficie rapidement de la création de comptoirs  commerciaux approvisionnés par les pays arabes. La présence de la voie Domitienne , facilite les liaisons terrestres avec les cités de Béziers et Narbonne. Dès le 12ème siècle, elle devient une ville majeure du Languedoc.
A cette époque, Montpellier est réputée pour son commerce des épices, des peaux et teinture rouge grâce à la présence abondante de la cochenille mais également reconnue grâce à ses écoles de Droit et de Médecine.                                          Jusqu’à la fin du 15ème siècle, Montpellier connaît sa période la plus glorieuse. Montpellier est une ville étape pour les pèlerins venant d’Arles, Saint-Gilles-du-Gard et se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle.                                                                 Le terme d’Ecusson, correspondant au Centre Historique apparaît au 19ème siècle.
La Tour de la Babote et la Tour des Pins, sont les deux vestiges médiévaux encore visibles.
Au bas de Montpellier, on trouve les maisons communes, rue du Pila Saint-Gely, on peut y observer une maison avec avant-solier : escalier à vis de fond partant du rez-de-chaussée et arc de décharge pour les marchands.
Le quartier de la Condamine, était le quartier de la noblesse marchande.
Palais Saint-Nicolas, Palais des Guilhem, Chapelle Saint-Firmin.
Rue de l’Aiguillerie, il y avait le commerce de la toile (laine de mouton), du cuir et du négoce.
Les poivriers vendaient des épices et avaient leur propre blason.
Les pellissiers revendaient les peaux.
La Salle Pétrarque est caractéristique de ce qu’était une maison de marchands. A cette époque, au rez-de-chaussée se trouvait une pièce appelée magasin (servant de réserve). Un escalier à vis permettait de passer par la cour pour atteindre les étages. Le lieu de réunion était agrémenté d’un puits privé suffisamment profond pour éviter les problèmes de sécheresse. Une cour à toit ouvert permettait l’ensoleillement.
Les marchands déposaient leurs marchandises sur des tables, appelées volets, d’où l’expression : trier sur le volet.
Au cours des 12ème et 13ème siècles, Montpellier est une ville très étendue.

 HOTEL GAYON :
Ce bâtiment est construit aux environs de 1270, il est habité par une riche famille de drapiers. Il est le dernier spécimen d’un type d’habitation très fréquent du Moyen-âge, communément appelé « maison tour ».
On trouve dans une chambre, une fresque remarquable retraçant la vie de Saint-Eustache, patron des drapiers. Sa conversion, sa persécution, son voyage en Egypte et sa traversée du Nil sont représentés dans un décor peuplé de moutons et planté d’une multitude de chênes.
Saint-Eustache n’est pas réel, il est inspiré de la Légende dorée.

MIKVE MEDIEVAL:
Le Mikvé, bain rituel juif de purification date du 13ème siècle, il témoigne de l’importance de la communauté juive à cette époque. On considère que cette communauté  regroupait 1000 personnes environ, pour une population de 20 000 habitants sur Montpellier. On trouve également les vestiges d’une synagogue médiévale.
Les juifs chassés de la Péninsule Ibérique étaient des marchands et des usuriers. Eux seuls avaient le droit de toucher l’argent.
Certains d’entre eux, maîtrisaient l’art de la médecine orientale, plus efficace que la médecine traditionnelle.
Le Mikvé est resté dans son état et a conservé son élévation, ses murs, sa voûte en berceau.
Bien que situé sur le point culminant de Montpellier, le Mikvé est alimenté par une source d’eau et constamment  renouvelée.

Ce fut un après-midi très agréable et enrichissant.
Merci aux guides et à Culture et Convivialité.
Juliette et Philippe Saingier

Crédits Photos: René POHL
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L’HÔTEL RICHER DE BELLEVAL

Niché sur la place de la Canourgue, l’hôtel Richer de Belleval a connu de nombreuses destinations. Construit à l’époque médiévale, il fut tour à tour la propriété de Guilhem VI Seigneur de Montpellier, de Pierre Richer de Belleval, botaniste qui créa le jardin des plantes. Il abrita l’hôtel de ville de Montpellier puis une antenne du Palais de Justice avant d’être complètement laissé à l’abandon. Aujourd’hui, c’est un hôtel restaurant “Relais et Châteaux” : un lieu de vie pour les gastronomes, les amateurs d’art, de culture et d’histoire.
Nous pénétrons dans le hall d’entrée, majestueux avec ses nombreuses colonnes, son plafond formé de 105 carreaux de céramique fabriqués par la manufacture de Sèvres, créé par l’artiste Jim Dine, représentant des coeurs et intitulé “faire danser le plafond”. Au rez de chaussée, des salles en enfilade : le salon d’accueil avec son plafond contemporain “Prima Materia” réalisé à l’encre, évoque les 4 éléments : la terre, l’eau, le feu et l’air. Il a été créé par un artiste montpelliérain Abdelkader Benchamma. La salle des gypseries avec ses éléments d’architecture remarquables (sculptures, fresques, gypseries, peintures), ses décors historiques uniques, ont été restaurés avec finesse et élégance par l’atelier de Ricou et la décoration intérieure confiée au décorateur Christian Collot. La salon bleu avec son plafond en camaïeu de bleu, ses arabesques, son oculus central en trompe l’oeil, un décor raffiné d’entrelacs, serpents et oiseaux.
Le salon d’architecture : sur un fond général ocré, le dessin original a été retouché dans la zone où il était le plus complet. Une restauration légère au fusain dans les zones de symétrie les plus endommagées.                                                                Nous atteignons le 1er étage par l’escalier d’honneur monumental, orné des bustes de 12 empereurs romains posés sur des consoles. Nous admirons le plafond, dessiné et peint par Marlène Moquet, dont la peinture dorée à la feuille de laiton représente des pommes, des poires, des cerises, des écureuils, des pigeons et plein d’autres espèces….des hérons perchés et sculptés près des corniches. Des jumelles permettent de visualiser l’oeuvre, tant elle se situe en hauteur. Le spectaculaire bar “l’Elytre”, surplombé par un puits de lumière est somptueusement enrichi par  l’oeuvre de Jean Fabre réalisée avec des milliers d’élytres de scarabées. On a gardé le buste de Marianne, témoin de son passé de salle des mariages.Un boudoir relie les chambres de l’hôtel. Les murs et plafond sont signés par l’artiste Olympe Racana-weiler avec des effets de matière, des couleurs vives envisagées comme une caverne où l’on retrouverait des peintures pariétales.                                                                          Nous redescendons dans le patio avec sa verrière qui diffuse une lumière naturelle. Elle est agrémentée de lustres à l’ancienne et a conservé sa fontaine et ses bustes de divinités. Elle nous conduit vers l’espace qui accueille les expositions temporaires gérées par la fondation GGL Elénis. Deux à trois fois par an, des expositions d’artistes contemporains nationaux et internationaux s’y tiendront. La 1ère exposition est consacrée à l’américain Jim Dine. On y retrouve le motif récurrent du coeur, mais aussi des Vénus.                                                                                                                 Après l’abandon, la résurrection !!!!                                                                                   3 ans de travaux, 17 millions d’euros de budget, 4 grands décors de plafond qui ont été confiés à des artistes d’envergure internationale. Cet édifice majestueusement réhabilité, est un lieu hors norme. Un hommage au passé noble de la ville et un clin d’oeil à l’art contemporain. Nos 90 adhérents ont énormément apprécié cette visite.

 Francette POHL

Crédits Photos: René POHL
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BEZIERS

Ce 14 octobre 2021 et aux aurores, il ne fait que 8°, mais cela n’a aucune influence  sur notre petit groupe qui attaque la visite de Béziers.                                                     Nous commençons par le Cimetière Vieux qui, comme le cimetière du Père Lachaise à Paris, est le lieu de repos de grandes familles vigneronnes, d’artistes locaux, sculpteurs, etc…. Au gré des allées, nous découvrons des tombeaux et mausolées monumentaux : du bronze, du marbre, temples égyptiens, gisants, femmes en pleurs sont les témoins de l’opulence de la ville . Au gré des allées, nous découvrons les tombes de personnalités tels Gustave Fayet, Jean Marie Cordier, Injalbert etc…..            Puis découverte des petites rues de Béziers pour nous diriger vers la basilique Sainte Aphrodise (ce prêtre égyptien venu évangéliser Béziers et décapité par les romains).  Nous arrivons sur la belle place de l’église de la Madeleine construite au 12ème siècle. (cette église romane a été le lieu tragique lors de son incendie par l’armée de la croisade menée par Simon de Montfort, contre les albigeois en 1209. Un petit arrêt devant l’hôtel Fayet qui abrite le musée du même nom.  De nombreux et beaux trompe l’oeil décorent les murs de vieilles maisons. Puis nous rejoignons la cathédrale Saint Nazaire qui domine la ville et la plaine de l’Orb. Majestueuse et austère, elle a été construite sur les ruines de la cathédrale romane incendiée lors de la croisade contre les cathares. L’intérieur est imposant avec sa grande nef éclairée par 9 vitraux – un grand orgue du 17ème siècle. Nous découvrons un cloitre gothique inachevé du14ème. L’ancien quartier juif jouxtait la cathédrale. Nous rejoignons le jardin des anciennes arènes romaines, havre de paix en plein centre ville où des restes d’un ancien amphithéâtre sont retrouvés. Nos pas nous mènent vers la place Jean Jaurès ou place de la Citadelle (du fait de la présence d’une forteresse au 17ème siècle) avec son allée centrale agrémentée d’un canal. Cette belle esplanade est accolée aux allées Paul Riquet, où trône la statue de bronze du fondateur du canal du midi.
Nous finissons sur les allées Paul Riquet, le coeur vivant de la ville, entourées de magnifiques immeubles hausmanien et construites sur le fossé des anciens remparts.  C’est le lieu de promenade préféré des biterrois.
Il est midi. Un arrêt bien venu et mérité dans un petit restaurant face à l’hôtel de ville avant de découvrir le théâtre municipal de Béziers.  On ne peut pas le rater, il est situé sur les allées Paul Riquet. Depuis sa restauration, il est magnifique avec sa pierre dorée et ses portes vertes. Nous sommes accueillis chaleureusement par Peggy et Serge. Un premier groupe reste à l’extérieur pour admirer cette magnifique façade tandis que le deuxième groupe visite l’intérieur. Construit par l’architecte Charles Isabelle, il a été inauguré en 1844 et possède son esthétique d’origine. Il a été construit avec des fonds privés. Les donateurs bénéficiaient d’une loge gratuite pendant 50 ans. Des échoppes installées sur les côtés permettaient également de financer sa construction. La magnifique façade avec ses hauts reliefs de David D’Angers, ses bas reliefs qui représentent les allégories  d’Oedipe, du Cid, de Tartuffe, ses 3 portes monumentales, ses colonnes d’inspiration grecque, est classée monument historique depuis 2015. Nous pénétrons dans le hall d’entrée décoré de piliers en trompe l’oeil imitant le marbre et de 2 grands escaliers qui permettaient aux “bourgeois” de se faire voir. A l’étage, nous traversons le “foyer” où les personnes venaient discuter, fumer ou manger un morceau, puis nous sommes allés nous asseoir dans les balcons qui font face à la scène. C’est là que nous comprenons que c’est le parfait exemple du “théâtre bonbonnière” à l’Italienne. La salle de 500 places, toute de velours rouge et or, se déploie autour d’un parterre et de 3 balcons. Le dernier est le poulailler réservé “au peuple” (plus utilisé aujourd’hui) . Les fauteuils d’orchestre se trouvent au milieu, en bas. Devant la scène : la fosse d’orchestre et sur les côtés, les loges réservées aux personnes importantes. Le plafond est  décoré de fresques et accueille un magnifique lustre en cristal. La visite se poursuit par les loges (très petites) et la scène avec ses deux entrées (côté cour, côté jardin).   Nous disons au-revoir à nos deux sympathiques guides pour nous rendre au château de Perdiguier, château féodal situé à Maraussan dans l’ouest biterrois. Des cors de chasse nous accueillent ainsi que Samuel qui nous raconte les 700 ans de l’histoire de ce château. C’est en 1375 que Jean de Perdiguier, trésorier en Languedoc reçoit ce château de Georges V. Le bâtiment forme un quadrilataire autour d’une cour intérieure flanquée de tours rondes. Nous pénétrons dans une pièce qui a du servir de chapelle à une certaine époque puis grimpons un escalier pour découvrir des fresques du 17ème. A cette époque, la tour aveugle a permis un excellent état de conservation des peintures aux scènes champêtres de la vie seigneuriale. Puis, nous nous retrouvons dans le chai, au milieu des barriques peintes pour une petite dégustation.
Merci à Samuel de partager sa passion pour cet endroit et de nous faire revivre l’histoire de ce chateau.

 Francette

Crédits Photos: René POHL
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LE PÉRIGORD du 20 au 24 septembre 2021

Lundi 20 septembre 2021                                                                                                Ce jour-là était très attendu après 18 mois d’interruption.                                               Que du bonheur de retrouver les 39 participants à notre voyage dans le Périgord !!!      5 heures du matin – malgré l’heure matinale, personne ne manque à l’appel.                   En voiture (non en bus) pour les routes du Périgord !!!                                        Francette 

Des  Retrouvailles  Appréciées.                                                                                          5h15, tous les inscrits sont bien là, ponctuels. Contents de se retrouver entre amis et connaissances, pour échanger un peu les nouvelles, après de longs mois avec peu de possibilités de contacts et de sorties en commun ; ouf !                                                  On se retrouve, c’est déjà une première réussite et ça va continuer.                       Voyage sans histoire, aux mains expertes de Frédéric, notre chauffeur. Beaucoup  ont profité des premières heures de nuit pour récupérer…Une petite halte avant Toulouse a permis de se restaurer ( tôt le matin), pour être sûr de bien arriver dans les délais à la première visite prévue dès 14 heures.

Grottes de LASCAUX                                                                                                Dans le Périgord Noir à 25 km de Sarlat : elles se situent sur la commune de Montignac (Dordogne) en rive gauche de la Vézère. Grottes sèches (à l’abri des pluies, grâce à des couches de marnes qui les surmontent), elles sont recreusées dans les épaisses formations de calcaires durs du Crétacé. Dans ces secteurs existent de nombreux abris sous roches, qui ont servi d’accueil pour plus de 2000 habitants-nomades de la préhistoire. (seulement 20.000 dans toute l’Europe de l’Ouest).  Découvertes dans les années 1940 par 4 jeunes ; ce sont les plus importantes grottes ornées du Paléolithique du fait du nombre et de la qualité esthétique des œuvres que l’on peut y observer. Elles ont aussi bouleversé notre connaissance de l’art préhistorique.
La visite de la grotte réelle n’a été possible que quelques années avant le déclenchement de graves problèmes liés à la sur-fréquentation. Actuellement, on visite une réplique entièrement reconstituée à l’identique (Lascaux 4 – 2016).                      Les grottes  ont environ 250 m. de long, sur un dénivelé de 25 mètres, avec une grande salle (dite des Taureaux), une nef, une abside et un puits difficile d’accès. Des préhistoriens comme Henri  Breuil, Leroi-Gourhan les ont particulièrement étudiées, aidés grandement par un homme de l’ombre André Glory, à qui l’on doit  les relevés (à la main ) de tous les dessins figurant sur les murs.                                                            Les figures pariétales représentent une œuvre monumentale par leur nombre, leur dimension et leur qualité artistique. La salle des Taureaux est la plus spectaculaire avec des aurochs, des taureaux, et des cerfs.                                                                        Ces grottes sont considérées par les préhistoriens comme un sanctuaire, une sorte de monument à caractère relique. La datation des grottes de Lascaux a fait l’objet de longs débats ; mais les données les plus admises les situent autour de 21 à 22000 ans (Magdalénien).                                                                                                         Michel BORNAND

Ce matin lever aux aurores : il ne faut pas rater le départ. Depuis deux ans que nous ne sommes pas partis, ce voyage va nous faire du bien.                                                    Un premier ramassage à 5h devant Géant Casino et le gros de la troupe à Saint Georges : départ à 5h30. C’est parti pour 39 personnes masquées pour le Périgord. Après une pause déjeuner sur l’autoroute, nous arrivons à Lascaux. C’est dans un bâtiment à l’architecture étonnante que nous allons visiter la reproduction exacte de la grotte de Lascaux « LASCAUX IV ». Peu de gens peuvent se vanter d’avoir visité l’originale.                                                                                                                        En septembre 1940, Marcel RAVIDAT et 3 autres jeunes découvrent la grotte par hasard, en recherchant leur chien qui a disparu. De nombreuses peintures rupestres décorent la grotte. Maurice THAON, grand spécialiste de l’art pariétal exécute les premiers dessins et croquis des parois. Après la guerre il reprendra ses travaux mais en les photographiant. En 1948 la grotte est ouverte au public et les millions de visiteurs qui défilent devant les superbes peintures détériorent ces chefs d’œuvre d’art pariétal. le CO2 dégagé en respirant s’attaque aux peintures et aux parois de la grotte.              Le ministère de la Culture et des Beaux-Arts décide sa fermeture en 1963 pour la protéger.                                                                                                                     Grâce à l’exceptionnel travail des auteurs du fac-similé on peut retrouver la grotte comme il y a  20 000 ans. Dans la salle principale, longue de 17 m, large de  6 m et haute de 7 m, les animaux principalement représentés sont les chevaux, les cerfs et les aurochs.  Les auteurs des dessins ont utilisé les reliefs naturels de la grotte pour donner du relief. On pense que c’étaient des artistes   car les parois de la grotte sont en calcite, roche qui absorbe les pigments et il n’est pas possible de refaire les dessins une fois terminés. Ils s’éclairaient avec de la graisse de renne, animal dont ils se nourrissaient. Ils fabriquaient leurs pigments : le rouge à partir de l’hématite, le jaune à partir de l’argile, le noir du manganèse ou du carbone et le blanc de la calcite. La salle suivante l’abside comporte des gravures dont certaines superposées à des peintures ou des signes.                                                                                                                 On remarque des traces d’échafaudage, car certains animaux sont peints sur le plafond à 4 m de hauteur mais on ne trouve pas d’empreinte de main, et pas d’être humain sauf un ithyphallique (au sexe érigé) à tête d’oiseau.                                                             La visite se termine dans une salle où des détails des copies effectuées sont exposés pour bien expliquer le travail remarquable des artistes                                               Nous reprenons le car pour nous rendre à MONTIGNAC où une visite libre nous amènera sur les bords de la Vézère. Sur la rive droite, on trouve encore quelques ruelles médiévales étroites avec des témoignages architecturaux des XIVe, XVe et XVIe siècles, maisons sur pilotis, à colombages, lavoirs et fontaines. Sur la rive gauche, le faubourg avec son couvent, son prieuré et ses quais, rappelle la vocation religieuse et commerciale de la ville.                                                                                                    Départ pour SALIGNAC, au centre international, où après cette journée bien remplie nous poserons nos valises pour la semaine.                                                              Aline BOURRIER

Mardi 21 septembre                                                                                              SARLAT la CANEDA

Sarlat est une cité médiévale qui s’est développée autour de l’Abbaye bénédictine au 9èmesiècle devenant évêché au 12ème.  Elle est la seule à avoir été épargnée par les Vikings car située à l’écart de la Dordogne et de ses affluents.  Au 13ème siècle et après de nombreux conflits, évêques et consuls se partagent le pouvoir. (l’équivalent d’une communauté de communes de nos jours).  L’abbaye est érigée en cathédrale et évêché par le Pape Jean XXII. Sarlat joue un rôle prééminent lors de la guerre de 100 Ans (servant de réserve d’hommes, d’armes, de munitions et de vivre). Avec le traité de Brétigny en 1360, la ville prend la nationalité anglaise pendant 9 ans, en 1446 ce traité se termine avec le départ des troupes étrangères. En 1574, la cité tombe 3 mois sous l’emprise des protestants et redevient par la suite catholique.  Les troubles de la Fronde lui donnent l’occasion de montrer son dévouement à la Royauté, la ville retrouve son prestige et c’est aussi l’époque des humanistes (l’écrivain Etienne de la Boétie).  L’Evêché disparait avec la Révolution Française. La ville s’endort pendant 150 ans.
Sarlat connaît une renaissance et une miraculeuse sauvegarde grâce à la loi Malraux du 4 Août 1962 qui réhabilite son centre historique. C’est la première ville à appliquer cette loi qui permettra de protéger près de 65 monuments et immeubles, la classant comme ville ayant la plus grande densité de monuments historiques au monde.          Le 1er Mars 1965 les communes de Sarlat et de la Canéda fusionnent pour lui donner son nom actuel. La commune est la capitale du Périgord Noir située entre la Vallée de la Dordogne et la Vallée de la Vézère.                                                                            En se promenant dans les petites venelles pittoresques de son centre historique et en observant tout ce patrimoine architectural mixte de styles divers (roman, gothiques, renaissance, baroque, classique et contemporain avec la réhabilitation de l’Eglise Sainte Marie par l’architecte Jean Nouvel)  nous avons pu ainsi vérifier et ressentir la riche histoire de cette  belle ville d’hier à aujourd’hui.

DOMME

Domme le balcon de la Dordogne, un des plus beaux villages de France. Nous découvrons Domme  tout d’abord au loin à bord d’un petit train.                                C’est vers 1281 et face aux menaces ennemies très nombreuses que le roi Philippe III décide de créer une bastide sur une haute falaise qui domine la rivière Dordogne de plus de 150 mètres.  Cette bastide fut construite selon un plan régulier, des rues se coupant à angle droit, des places carrées, une halle du 18è siècle ainsi que des remparts du 13è et 14è siècles qui la ceinturent et des différentes portes (encore présentes et dans un bel état de conservation) qui en permettent l’accès.
Notre déambulation guidée, nous permet de découvrir de petites ruelles aux jolies maisons restaurées, de magnifiques demeures (la maison du batteur de monnaie droit de la cité au niveau de la place de la Rode), un lavoir construit au début du 20ème et immortalisé par une photo de Doisneau en 1937 ainsi qu’une partie des remparts et nous terminons par la magnifique porte des tours composée de 2 tours à bossage du 13è siècle percées d’archers qui contient des graffitis réalisés par les templiers,  d’une bretèche, d’un assommoir et d’une herse pour clore la bastide.

Notre journée se termine par la visite de la Ferme de Turnac
Nous sommes accueillis par l’exploitante qui nous parle de l’histoire de cette ferme au passé et au présent. L’exploitation s’est développée autour des 52 ha de noyers soit 7500 arbres et de la fabrication de foie gras.La récolte des noix commence fin septembre pour se finir au plus tard début novembre. Les noix sont ramassées mécaniquement, lavées, séchées, calibrées et conditionnées. Le Périgord et le Quercy produisent 37 % des noix françaises et la noix de Périgord bénéficie d’une AOP (appellation d’origine protégée) depuis 2004. Nous découvrons ensuite  les secrets de fabrication du foie gras d’oie.  Elevage pendant 18 à 20 semaines  → gavage pour les oies 4 fois par jour en cage pendant 18 Jours  →   Abattage   →  éviscération →     préparation du foie gras et de la viande.

Pour la petite histoire ce sont les Egyptiens qui ont découvert le foie gras. Ces derniers avaient pris l’habitude d’observer les palmipèdes se gaver naturellement en préparation de leur migration. Depuis le XVIIIème siècle, la production de foie gras est présente et transformée localement. Le grand savoir-faire de préparation est hérité des cuisinières des mille et un châteaux du Périgord. Le foie gras est un produit d’exception devenu l’un des fleurons historiques de la gastronomie périgourdine.                                        La fin de la visite se termine par une dégustation de certains produits et la visite de la boutique tant attendue.                                                                                            Dorine BERTRAND et Anne-Marie ROSSIGNOL

Mercredi 22 septembre                                                                                                   1 – La Maison Forte de REIGNAC

Départ de SALIGNAC, notre camp de base à 8h15, pour un trajet en bus d’une heure quinze minutes.                                                                                                      
Arrivés à 9h30, nous découvrons lors d’une visite libre, ce « château falaise » conservé dans un état exceptionnel. Classé monument historique en octobre 1964,  il est en France,  le seul monument de ce type.  Infiniment plus grand que l’on peut le soupçonner vu de l’extérieur, la façade du XIV siècle cache d’impressionnantes salles souterraines et aériennes : grande salle d’Honneur, salle d’armes, salle à manger, salle des Grands Hommes, cuisine, chambre, chapelle, cachot… L’ouverture des fenêtres est plus récente et date de 1508. Outre sa protection naturelle, cette fortification présente de nombreux éléments défensifs : bretèche, bouches à feu et meurtrières ; ces derniers ont permis de résister aux coups de mains de bandes de brigands et pillards. Les grottes supérieures situées à 40 mètres de hauteur constituaient un refuge jamais attaqué. Construit sous les escarpements, ce refuge surgit du roc dans lequel il est inséré et dissimule de vastes abris sous roche occupés déjà il y a plus de 20 000 ans,  par des hommes appelés « Cro-Magnons ». D’un intérêt historique exceptionnel, ce « Château-Falaise » n’est ouvert à la visite du public que depuis 2006. Il a été habité jusqu’en 1931.
Enfin, ce site héberge une exposition de renommée internationale, présentant plus de soixante authentiques instruments de torture, d’exécution capitale ainsi que des tableaux et gravures d’époque ; ils offrent une synthèse visuelle de la terrible histoire des horreurs et de la cruauté Humaine.  Soutenue par des institutions humanitaires, cette exposition a pour objectif de sensibiliser le public à la pratique de la torture aujourd’hui dans le monde.

2 – LA ROQUE SAINT-CHRISTOPHE 

Fort et Cité Troglodytiques.  Départ en bus du parking de la Maison Forte de REGNAC à 10h50 pour une visite guidée du site troglodytique de LA ROQUE SAINT-CHRISTOPHE distant de 2 km…Mais les travaux de déploiement de la fibre optique dans la région obligèrent le bus à un détour de plusieurs km…Moment de doute du chauffeur avant l’arrivée quand le car a du s’engager sur un étroit pont en fer : aucune limite de charge supportée n’y était mentionnée ! La traversée de l’ouvrage d’art s’est finalement déroulée sans encombre.
Remarquable par ses formes puissantes, son nombre d’habitats et son ancienneté d’occupation par l’homme, ce site constitue un cadre d’une rare et sauvage beauté.   Ce véritable mur de calcaire long d’un kilomètre et haut de quatre vingt mètres, sans cesse sapé par la rivière VEZERE et le gel, s’est creusé d’une centaine d’abris sous roche et de longues terrasses aériennes dont la  plus longue (près de 300 mètres) est connue sous le nom de Boulevard de l’Humanité.                                                        Ces cavités naturelles ont été occupées par l’homme à partir de la Préhistoire, puis modifiées au Moyen-Age, pour devenir un fort et une cité troglodytiques jusqu’au début de la Renaissance. Ces derniers ont permis de contenir les raids vikings et ceux de la guerre de 100 ans. Les habitations, servant de refuge aux Huguenots furent détruites pendant les guerres de Religion en 1588.                                                                     Les commentaires précis et parfois humoristiques de notre guide ont permis de mieux appréhender l’évolution de cet habitat troglodytique depuis la Préhistoire ; la démonstration par ce dernier du fonctionnement de l’engin de levage « cage à écureuil » (reconstruit à l’identique de l’engin de levage du Moyen Age par les compagnons du devoir) fut un grand moment !                                                                                    Départ du site à 12h30 pour rejoindre notre lieu de restauration

3 – Les Jardins d’EYRIGNAC

Après une heure de trajet en bus, nous arrivons sur le site à 16h30 pour une visite guidée des Jardins d’Eyrignac.                                                                                        La visite débute par les commentaires du guide sur l’évolution historique de ce jardin.     Dans les années 1960, Gilles SERMADIRAS, propriétaire du domaine, décide d’abandonner le jardin à l’anglaise du XIXe siècle et de redonner vie aux jardins à la française d’Eyrignac, convaincu qu’un jardin régulier sera plus en harmonie avec l’architecture du manoir.   Après avoir écarté plusieurs plans proposés par des paysagistes, il concrétise, aidé de son fils Gilles, son projet : un jardin de topiaires tel que l’on aurait pu en imaginer  quatre siècles plus tôt. En matière de style, c’est l’ordonnancement à la française qui prédomine, adouci par des réminiscences des jardins de la Renaissance italienne et par l’aménagement d’espaces à caractère champêtre en périphérie. Ce mélange crée un jardin inclassable, très personnel. En matière de formes, ce sont les volumes des topiaires,  qui font la spécificité d’Erygnac : boule, cylindre, pyramide, volute, parallélépipède. Ces volumes, taillés à la cisaille, aux cordeaux et au fil à plomb, composent des sculptures végétales, des chambres de verdure, un parterre à la française : allée des Charmes, allée des Vases, la pagode chinoise, le jardin blanc avec la fontaine principale ornée de 4 grenouilles cracheuses d’eau, le Potager
Eyrignac expose ainsi 300 formes de sculptures taillées en topiaire et 50 000 plans d’ifs, de buis et de charmes.Eyrignac est un jardin vert à toutes les époques de l’année. Il doit cette caractéristique aux essences principales dont il est planté : ifs, buis, charmes et cyprès . La visite se termine vers 18h 15 pour un retour à Salignac à 18h45 où nous attend un apéro convivial offert par les dirigeants de L’association à 19H           Murielle et  Robert CARMONA

jeudi 23 septembre       
BEYNAC

Quatrième jour de notre séjour dans le Périgord. C’est sous un soleil radieux que nous quittons notre gîte pour nous rendre à Beynac. Sous nos yeux défilent les plantations de noyers, les champs de tournesols et de maïs. Après quelques kilomètres de trajet, l’atmosphère change et c’est dans le brouillard, que Beynac avec ses ruelles et maisons de  pierre  se dévoile à nous.
Après une grimpette (150 mètres de dénivelé) nous arrivons en ordre dispersé au pied du château où nous attend notre guide. Un peu d’histoire, le village de Beynac tient son nom des barons de Beynac qui firent construire le château au XIIe siècle pour verrouiller la vallée. Le château  était protégé par l’à-pic côté vallée et de puissantes fortifications côté plateau. Beynac était divisé en Barri (quartiers) autrefois séparés par des portes, dont il ne reste que la « Porte Veuve ». Le château fut un temps la propriété de Richard Cœur de Lion et le grand rival du château de Castelnaud (propriété de l’Angleterre pendant la guerre de 100 ans), le fleuve Dordogne servant de frontière.  Le château demeurera la propriété de la famille de Beynac, jusqu’en 1811. En 1962, le château est racheté par la famille GROSSO, qui entreprend sa restauration. Il est aujourd’hui la propriété du Sénateur de Montgolfier. Le château a servi au tournage de nombreux films (La fille de d’Artagnan, les Visiteurs, Jeanne d’Arc, etc). Lors de cette visite,  la salle qui m’a le plus intéressé, est l’immense cuisine avec sa table qui permettait aux soldats de ranger leurs épées,  ainsi que la multitude de crochets  suspendus au plafond, afin d’y accrocher la nourriture.

La suite de la matinée nous transporte à LA ROQUE-GAGEAC, village pittoresque niché  dans un méandre de la Dordogne. Ses hautes falaises et ses constructions troglodytiques baignées de soleil, sont majestueuses.  Afin de mieux appréhender le site, nous rejoignons avec notre guide,  l’ancienne voie romaine insubmersible qui surplombe la Dordogne ainsi que la route actuelle qui elle, s’inonde à chaque crue… Première halte à l’église romane du treizième siècle, de son parvis nous admirons au loin le château de Castelnaud, l’ennemi juré de celui de Beynac. Construit  au XIIe siècle, par le seigneur cathare Bernard de Casnac, il changea 7 fois de camp au cours de la guerre de 100 ans.
Sur la Dordogne,  nous apercevons  les gabares (bateaux à fonds plats qui servaient autrefois au transport des marchandises et aujourd’hui, aux touristes avides de curiosités). Elles connurent leur âge d’or entre le XVII et la fin du XIX siècle, elles pouvaient transporter jusqu’à 20 tonnes de marchandises (vin, noix, châtaignes, charbon de bois à l’aller et du sel au retour). Elles devaient être halées pour remonter le courant (à col d’homme nous explique notre guide) si la voile n’était pas suffisante.
Nous poursuivons notre visite et découvrons successivement, le jardin exotique, le manoir de Tarde (tour de noblesse), le fort troglodyte, les maisons détruites (effondrement du 17 janvier 1957), le château de Malartrie. Après l’effort, le réconfort à la ferme auberge Le Colombier. Un cadre authentique, un accueil chaleureux et un repas local et copieux. Pour vous donner l’eau à la bouche : Tourin (soupe locale), salade périgourdine, tranche de porc accompagnée de pommes de terre rissolées à la graisse de canard, flan au caramel, digestif (alcool de coing), café. L’après repas est un temps libre pour flâner à son gré dans les commerces ou bien digérer à l’ombre sur un banc (certains se reconnaîtront) .
La deuxième partie de l’après-midi est consacrée à la descente de la Dordogne en gabare, l’occasion de revoir défiler tout ce que nous avions vu le matin, avec en prime le belvédère du château de Marqueyssac.                                                                 Ainsi, une nouvelle journée de visite s’achève, avec toujours une organisation impeccable, orchestrée de main de maître par Francette.                                          Alain BERTOLINI

vendredi 24 septembre                                                                                                 Le château des Milandes

C’est déjà le dernier jour. Le soleil nous accompagne mais aussi le brouillard qui nous fait espérer une belle journée.  Cette dernière journée est consacrée à la découverte du magnifique domaine du château des Milandes. Une belle impression quand nous arrivons devant ce château : il est magnifique. Munis de notre audio guide, nous allons découvrir l’histoire de ce château et de son illustre occupante Joséphine Baker. Construite en 1489 par la famille De Caumont, cette résidence à l’architecture Renaissance est abandonnée à la révolution française pour être restaurée au début du 20ème siècle.
Nous plongeons dans la vie trépidante de Joséphine Baker où elle vécut avec ses 12 enfants adoptés et venant des 4 coins du monde « sa tribu Arc en Ciel ». Nous découvrons l’artiste, ses robes de scène, ses appartements, l’évocation de son engagement pendant la guerre. Un moment de partage avec cette grande dame : une visite émouvante quand on connait la fin tragique de Joséphine qui s’est battue toute sa vie contre les discriminations et a été victime de sa générosité et de sa naïveté. L’extérieur de ce château est superbe : un jardin à la française entouré d’un parc à l’anglaise, des terrasses, des fontaines, des pelouses bordées de buis. On découvre aussi une volière d’oiseaux exotiques de toutes les couleurs, tous aussi beaux les uns que les autres, une volière de rapaces que nous verrons évoluer lors d’un spectacle très agréable.                                                                                                                Puis c’est l’heure de notre dernier repas pris en commun à la brasserie du château qui se trouve à l’intérieur du chai.

Tout à une fin ! Nous quittons ce décor grandiose.                                                    Retour sur Montpellier. Notre chauffeur aura eu la paix car aucun bruit ne sera venu perturber le sommeil de nos vacanciers. Une belle découverte dans une région remarquable.                                                                                                                     A l’année prochaine sous d’autres cieux !!
Un grand merci à tous ceux qui ont bien voulu collaborer à la vie de ce blog.                    Francette

Crédits Photos: René POHL
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LE CANADA ET L’IMPRESSIONNISME

 
L’exposition qui rassemble les œuvres de peintres canadiens de la fin du XIXe et du début du XXe siècle ( 1880 à 1930 ), inconnus en Europe, dévoile comment ces artistes, venus se former en France, ont fait rayonner l’impressionnisme dans leur pays, où ils ont ensuite apporté leur contribution à l’essor de l’art moderne.
En parcourant les différentes sections thématiques présentées, j’ai découvert des styles de peinture variés, mettant en avant non seulement leurs habiletés techniques, mais aussi leur polyvalence: les couleurs vives des saisons, les variations de la lumière dans la campagne rurale, les scènes urbaines de la vie parisienne, les vacances au bord de mer, et les portraits sont leur inspiration.
Même si une certaine tension entre modernisme et tradition peut ressortir dans les tableaux, la nouvelle génération de peintres du début du XXème siècle (avec un nombre significatif de femmes pour l’époque) va ensuite s’employer à sublimer les grandioses paysages et la vie quotidienne canadienne par une interprétation arbitraire et personnelle pour créer sa propre peinture nationale.
Ainsi CULLEN, GAGNON, MACNICOLL, MORRICE, MUNTZ, NOZAIRE, NEEL, BRUCE, JONES, HARRIS, CARLYLE, FAR SUZOR, et consorts ne me sont plus des noms inconnus mais pour combien de temps ?
 
Une belle après-midi ensoleillée dans un espace clos !!
Michel BONNET “
 
 

Nous venons de découvrir cette exposition « LE CANADA ET L’IMPRESSIONNISME ».                                                                     Une tournée internationale après l’Allemagne, la Suisse, Montpellier, pour finir à Ottawa au Canada.

Des noms qui ne nous disent rien mais qui sont considérés au Canada comme des artistes de « haute volée ».                                                 Ces artistes arrivent en France dans la seconde partie du 19ème siècle pour venir étudier dans les académies d’art français et s’inspirent de Claude Monet, chef de file de l’impressionnisme.
La présentation de l’exposition nous montre des œuvres peintes en France puis celles produites plus tard au Canada suivant des thèmes variés : les côtes françaises, Univers féminins, nouveaux horizons, retour au Canada etc….                                                                                                    Ils s’inspirent de nos grands « maitres » français pour capturer le changement des saisons, les variations de lumière, les reflets à la surface de l’eau, l’effet brillant de la lumière sur la neige, les femmes au travail ou dans leur foyer.
Lorsque ces artistes retrouveront leur Canada natal, ils importeront « l’impressionnisme » pour sublimer les paysages grandioses du Québec. Une centaine d’œuvres crées par 35 artistes qui ont fait rayonner « l’impressionnisme » dans l’art canadien.

Une très belle exposition ! Vraiment !!                                           Francette

Crédits Photos: René POHL
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Clarence GAGNON “Le train en hiver”

LE RIVERA SHOW

Elle était attendue depuis longtemps cette journée au “Rivera show” pour fêter les 10 ans de notre association.
La situation actuelle “Covid” a fait que de nombreuses personnes se sont désistées au dernier moment. Dommage car les 74 personnes qui ont  répondu “présent” ont passé une excellente journée.
Dans un cadre agréable, digne des plus grands cabarets parisiens, Amanda et ses filles nous attendaient. Le déjeuner servi par Geneviève et Stéfie se déroule dans une ambiance feutrée, chaleureuse et conviviale. Puis commence le spectacle que nous attendions tous.
Nous sommes tout de suite dans l’ambiance : Musique, jeux de lumière, magnifiques costumes, plumes, strass, tout y est.
Nous voyons défiler des artistes que nous n’avons pas oubliés : Zizi jeanmaire, Nana Mouskouri, Tina Turner, Celine Dion, etc……
Ces artistes de talent, aux corps de rêve forcent l’admiration. (nous aurions aimé avoir 40 ans de moins)
Entre 2 chorégraphies, Amanda nous amuse de ses blagues grivoises. Elle ose !!!!!
Ce spectacle de “pros” plein de gaieté mais aussi d’émotions nous a enchantés.
Merci aux artistes !!!!
Francette
 

J’étais parti sans trop d’illusions, pour un “remake” de la Gay Pride montpelliéraine rejouée sous le ciel du pays lunellois. J’ai été très agréablement surpris. Conçu comme une rétrospective de 80 ans de variétés allant de Mistinguet à Jeanne Mas en passant par Nicole Croisille, Rose Laurens ou Tina Turner, j’ai été personnellement “bluffé” par l’extraordinaire ressemblance physique de l’interprète présente sur scène, avec Céline DION.

Quant à l’apparition du sosie de Zizi Jeanmaire un seul regret : que le truc en plumes, accessoire indispensable de cette meneuse de revue soit trop volumineux pour admirer et admirer encore, une longue paire de “gambettes” moulées à la perfection….

Quant au final, au cours duquel, jouant en même temps sur la touche de l’ élégance et de la réalité, ces artistes (au féminin) se déshabillent sur scène, enlevant fards, faux cils et autres artifices pour redevenir les êtres qu’ils sont de par leur état civil : des hommes… il m’a réellement ému.    

En conclusion :                                                                                        Trois show men ( au masculin) qui de tout évidence ne peuvent s’épanouir dans le rôle que Dame Nature leur attribué à leur naissance et qui s’efforcent de vivre et surtout de nous distraire sous des atours qui normalement sont l’apanage de l’autre sexe (au féminin). Mais pour l’agrément et la qualité du spectacle donné : PARI TENU                           
Bravo les comédiens.                                                                            
Serge PARÉJA


Crédits Photos: Jean-Claude BONNAFÉ

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LE LUBERON

Pour ne pas déroger aux règles de précaution, c’est sans bise ni serrage de mains mais sourire aux lèvres et cœur vaillant que nous nous retrouvons pour une sortie dans le Luberon. Nous allons visiter le site ocrier des mines de Bruoux et l’hôtel particulier d’Agar à Cavaillon.

Les mines de Bruoux

C’est dans le village de Gargas (Vaucluse) à quelques kilomètres d’Apt,  que se situent les mines d’ocre. Dès notre arrivée, les falaises jaunes orangées, à l’à-pic impressionnant,  se dressent devant nous. Par souci de sécurité, c’est « charlottés », casqués et badgés (au diable l’élégance !) que nous entamons cette visite dans un vaste dédale de galeries de plus de 40 km, laissant découvrir ici une nappe souterraine à l’eau cristalline,  là  une champignonnière. Nous avons suivi un parcours aménagé et balisé de 650 m, à une température ambiante d’environ 10°. Durant une cinquantaine de minutes, nous évoluons un peu à tâtons, en écoutant les explications instructives de notre sympathique guide, qui nous fait partager son savoir dans la bonne humeur et avec humour.

Remontons un peu le temps :

La petite histoire de l’ocre commence il y a 100 millions d’année avec la formation du massif des ocres ; c’est Jean-Etienne Astier en 1785 qui découvre le principe de la fabrication.

Les premières extractions du minerai d’ocre remontent aux environs de 1848. L’excellente qualité de ce minerai extrait a donné sa véritable impulsion à l’industrie de l’ocre sur la commune, qui va connaître le plein essor en 1880. Deux familles les Anselme et les Janselme se partagent l’exploitation de la mine, d’abord souterraine puis bien plus tard à ciel ouvert.

L’extraction se faisait ainsi : un ouvrier, appelé  mineur d’avancement, éclairé par une lampe à acétylène, balançant sa pioche à deux têtes de droite à gauche, taillait le minerai pour façonner la voûte de la galerie. Un ouvrier ocrier gaucher, mieux payé que son collègue droitier, intervenait à gauche pour creuser une étroite cheminée. Le droitier évidait celle de droite, ainsi était dégagé un bloc central. On perçait alors un trou au milieu du bloc pour y mettre de la poudre noire (mélange de salpêtre et de charbon de bois) qui le faisait exploser sans abîmer les parois. La progression du mineur d’avancement et de la galerie allait de 70 centimètres à 1 mètre par jour. Sept pics par jour étaient nécessaires,  le sable ocreux s’avérant  très abrasif.

Des puits d’aération étaient aménagés afin de préserver un peu la santé des ocriers soumis à la fine poussière contenant de la silice ; pour faciliter l’évacuation en cas d’accident, les galeries avaient été mises en communication. Pour que la galerie soit bien droite, on positionnait un fil à plomb en arrière du mineur d’avancement. Une lampe à carbure éclairant le fil à plomb, provoquait une ombre permettant de respecter l’alignement.

Dans ces lieux la sécurité était indispensable, aussi  un règlement préfectoral était  instauré : les piliers perdus devaient mesurer 6 mètres de large, les galeries rectilignes 3 mètres de large, 5 à 12 mètres de haut avec obligation  de former des voûtes en ogive, appelées aussi voûtes  « cathédrale ». Le  système de transport  par rails et wagonnets a facilité grandement l’acheminement des sables ocreux vers l’extérieur, de même que la mise en place de captage d’eau et de réservoirs  ont permis le lavage des mottes d’ocre beaucoup plus rapidement et d’en extraire, après séchage et tamisage le pigment. Le sable contenant 15 à 20 % d’ocre il fallait donc en extraire de grandes quantités ! A son apogée, la production d’ocre dépassait les 40 000 tonnes.

L’ocre est un pigment résistant naturel et inaltérable, composé d’argile et d’oxyde de fer.  Cette  matière colorante entre dans la fabrication des peintures, enduits et autres badigeons mais aussi dans de nombreux autres produits industriels.

Ainsi ces galeries y  sont creusées et façonnées jusque vers 1950. De nos jours la dernière carrière d’ocre d’Europe en activité est toujours située à Gargas, exploitée par la Société des Ocres de France, qui extrait le minerai à ciel ouvert et ce sont 800 tonnes d’ocre par an qui sont encore produites.

La Société des Ocres  et la Coopérative OKHRA vont faire revivre l’histoire locale de l’ocre et ses usages ; la société ARCANO est créée en 2009 et c’est ainsi que depuis cette date, ce site préservé est ouvert au public. Actuellement on peut comptabiliser pas moins de 33000 visiteurs par an.

Nous avons découvert un site majestueux au décor unique et mystérieux, véritable plongée dans un univers esthétique de l’ocre qui rend hommage au travail des ocriers, ces mineurs de la couleur.

Cette 1ère visite terminée, c’est déjà l’heure du repas ; le restaurant « le Bouchon Lyonnais » à Cavaillon  nous accueille avec un délicieux menu que nous dégustons avec un plaisir réel et grand appétit !

Une courte marche digestive sous la pluie nous amène vers la visite suivante.

L’hôtel d’Agar

Situé dans la cité épiscopale de Cavaillon, cet hôtel particulier a été  bâti au XII° siècle par la famille d’Agar sur les ruines de la ville grecque et romaine. Remanié au fil des siècles il a  dévoilé de nombreux trésors archéologiques et artistiques : une tour gothique du XV° siècle, un plafond Renaissance (1537), un unique cycle médicéen de cheminées en gypseries (1600) racontant l’histoire des Argonautes mais également ce qui est appelé le fameux « trésor de Cavaillon » : les 304 remarquables deniers d’argent.

Christian Morand et Véronique Valton, couple de  médecins en sont les propriétaires depuis 1990. Ils ont choisi d’ouvrir les portes de ce lieu historique et magique en l’an 2000 pour le plus grand plaisir des visiteurs, en y invitant aussi de nombreux artistes contemporains pour des expositions éphémères ou  pérennes.

Collectionneurs hautement passionnés, ils ont côtoyé le monde des antiquaires et parcouru les salles de ventes, à la recherche de l’objet rare voire éclectique. Le goût sûr et l’œil particulièrement avisé, ils ont fait de cette demeure un cabinet de curiosités, véritable caverne d’Ali Baba où l’antique se mêle agréablement au contemporain pour un résultat époustouflant ! On peut tout aussi bien y admirer une épée et deux tableaux attribués à Caravage « le Pardon » et « le Martyre de Saint-Sébastien », qu’ une crèche en porcelaine de Sèvres d’art contemporain de Myriam Michita,  un des plus vieux meubles de pharmacie au monde et ses pots du XVIII° comme un fauteuil signé Philippe Starck ! Notre regard  ne sait où se poser, tellement les œuvres y sont nombreuses et intéressantes de par leur origine et leur histoire.

Cependant force est de constater que ce sont les  deux Caravage qui en restent les œuvres majeures. Ces « clair obscur » ramenés d’Italie en 1613 par Louis Finson (élève de Caravage)  proviennent d’une collection prestigieuse de Nicolas-claude Fabri de Peiresc, grand érudit universaliste de l’époque baroque et ami de Galilée, qui les garde secrètement dans son cabinet ; à sa mort en 1637 ces tableaux sont installés, à sa demande, dans son tombeau où ils resteront jusqu’au milieu du XIX° siècle. Mis en vente par les descendants de Peiresc, c’est en 1992 qu’ils entreront dans les collections de la famille Morand.

Par ses anecdotes plus passionnantes les unes que les autres et tout son savoir, notre conférencière a su  captiver notre attention et nous faire apprécier ce passage à travers le temps et l’histoire, dans cette belle demeure où les arts d’hier et la création arrivent à dialoguer dans une parfaite alchimie, sans aucune antinomie.

Nadine Luap et Jeanne Rouve</p

Crédits Photos: Jean-Claude BONNAFÉ
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Saint Roch , mon saint patron

 

CLERMONT L’HERAULT

Une trentaine de personnes sont venues visiter Clermont l’Herault, petit village de 8000 âmes que nous traversons parfois sans jamais nous y arrêter.

Nous retrouvons Laura notre guide, qui nous fait l’historique de ce village. Quelques traces dès l’Antiquité, mais c’est au Moyen Age que la cité se développe autour du château des Guilhem et de son donjon, à l’abri des remparts. Au 14ème siècle, la ville prospère avec l’industrie drapière et la création de la manufacture royale de Villeneuvette. Au 19ème siècle, elle connait son apogée commerciale et industrielle grâce à l’installation du chemin de fer et le commerce du vin. Elle devint la capitale du raisin de table expédié dans l’Europe entière.

Ayant quitté la belle esplanade où se trouve l’office de tourisme (ancienne gare), nous nous arrêtons sur la passerelle aux 4 lions qui traverse le “rhonel”. Nous apercevons le monument aux morts réalisé par le sculpteur Paul Dardé. Nous nous dirigeons vers le quartier commerçant où se tient le grand marché du mercredi matin : Un théâtre, quelques hôtels particuliers et dans la partie haute de la rue, un ancien hôpital, un ancien couvent de la nativité et quelques belles demeures aux façades ornées de cariatides,  construites par de riches marchands drapiers. Nous nous rendons à l’église Saint Paul construite en 1276. Classée monument historique, c’est une église fortifiée avec ses 2 tours qui faisaient corps avec l’ancien rempart. De style gothique médiéval, elle possède une belle rosace et de beaux vitraux qui illuminent l’intérieur. La partie médiévale du village a conservé 3 portes. Les rues longues et étroites semblent à l’abondon quoique habitées. Quelques décorations sur les façades témoignent d’un passé glorieux mais aujourd’hui, tout cela aurait besoin d’une grande rénovation.

Nous avons rendez-vous avec le “Musée de l’Olivier” qui nous accueille dans de belles pièces voutées où un petit film nous explique le procédé de fabrication de l’huile d’olive. La “boutique du moulin” nous attend également pour une dégustation d’olives et des différentes variétés d’huiles d’olives. Certains en profitent pour quelques achats de produits locaux tous dérivés de l’olive.

Visite intéressante de ce village mais comme j’aimerais téléphoner à Stéphane Bern pour qu’il vienne réhabiliter ce village !!!                 Francette POHL

Crédits Photos: René POHL,
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Clermont-L’hérault

 

 

 

Le MOCO

Je vous transmets le ressenti des uns et des autres après notre visite au MOCO.  Francette

Lors de la visite du MOCO,  j’ai eu le privilège de regarder (non sans appréhension) dans la «  boite canon ». Que se cache t il donc derrière ce canon ?
Mystère …… tout comme derrière cette porte rouge qui pourrait servir de fenêtre tant elle est haute ! Et puis il y avait une vidéo ! Surprenante, qui m’a dérangée …….Je ne suis pas sensible, ni réceptive à cet Art peut être ! Heureusement, nous avions les explications du guide.
 Le Moco, blanc, aseptisé, m’a paru froid : il collait bien au thème.                            
Annita Chabalier
 

Notre opinion est contrastée entre l’excellente présentation du guide qui se disait néanmoins inculte sur l’URSS et les oeuvres exposées qui ne correspondent pas tout à fait   à notre sensibilité artistique. La visite était cependant intéressante. Note: 13/20
Jerôme Divol

Merci de nous avoir proposé cette invitation pour découvrir des artistes russes dissidents.  Mais c’est plus une page d’histoire du communisme que nous avons  parcourue, agrémentée par un guide qui a su replacer les “oeuvres” et les “performances” dans le contexte “des belles années” du communisme soviétique.                                                 A l’image des nombreuses expositions baptisées pompeusement d’art contemporain, nous avons vu au MOCO “des expressions” mais pas de l’Art (à part les draps peints ). Les plus beaux exemples sont “La porte rouge” de Mikaïl ROGINSKY  et “le coffre à déchets” de Ilya KABAKOV qui consistent à faire n’importe quoi  et ensuite par un habillage d’explications avec des termes alambiqués de faire croire que c’est une oeuvre d’Art. Ainsi balancé sur une toile un pot de moutarde devient ” l’expressivité unie à l’abandon d’un absolutisme dérisoirement périmé forme une symbiose sévèrement contrôlable par un visionnement d’une acuité adamantine”. 
Une oeuvre d’art doit faire naître chez le contemplateur une émotion immédiate sans autre explication.
Que les “artistes contemporains” s’imprègnent des propos de Pierre Abraham qui disait fort justement “le propre de l’Art consiste en une connivence perpétuelle entre l’artiste et le visiteur, dans cette collaboration de tous les instants, où l’un et l’autre penchés sur le même objet, se sentent pénétrés de la même émotion et traversés du même souffle. une oeuvre d’art c’est un moment de l’Univers fixé par l’un et qui se remet à vivre dès que l’autre y prend garde. L’Art c’est de la vie suspendue qui attend”.
Jean-Claude Bonnafé

Étant assez peu inspirée par l ‘art contemporain, je me suis inscrite à la visite guidée du MOCO, POUR VOIR. (traduction : pour mourir moins bête). Notre sympathique et érudite conférencière, nous a fait découvrir en commentant, la plupart des 138 œuvres exposées. Le rappel de l’histoire de la Russie a, pour ma part, été très profitable. J’ai aimé quelques œuvres ; la pelote de fil transpercée de l’aiguille, le cube présentant une vision panoramique autre que ce qu’on a l’habitude de voir, la sphère avec des collages….J’admire l’ingéniosité de ces artistes, dont la vie était menacée par le pouvoir dictatorial, pour faire passer des messages de rébellion et d’ironie. Sur le plan pratique, il y a peu d’explications pour les visiteurs individuels, et une absence criante de sièges, il est vrai que les salles sont petites.
En résumé, je suis venue, j’ai vu, je ne suis pas sûre que j’y retournerai. Merci à Culture et Convivialité  de m’avoir incitée à faire cette expérience.

Danièle Leclerc

J’ai beaucoup aimé le principe du MoCo de ne pas avoir une collection permanente et ainsi d’organiser des expos temporaires. Notre guide était excellente. Sur l’exposition proprement dite, j’ai beaucoup aimé la partie historique. Pour les tableaux et installations, peu d’émotions se dégagent mais ces artistes non conformistes méritent d’être vus. Et ce vent de liberté recherché les rend très sympathiques. Merci d’avoir organisé cette visite.
Michèle Sautel

C’est une fontaine originale (composée de rangées d’arrosoirs en zinc) qui nous accueille lorsqu’on arrive au MOCO, le ton est donné : nous sommes dans un lieu original. Nous ne serons pas déçus!
Le MOCO n’est pas un musée, mais un centre d’art contemporain, qui réunit une école d’art et deux lieux d’exposition : l’ESBA (École Supérieure des Beaux-Arts) et La Panacée centre d’art contemporain.
Le MOCO accueille actuellement une collection publique russe : la Galerie Nationale Tretiakov de Moscou. 130 œuvres ont été prêtées sur 3000 existantes. Amusantes, étonnantes, éclectiques, les adjectifs ne manquent pas pour qualifier cette « drôle » d’exposition qui témoigne du regard d’une société imprégnée de sa culture et de son histoire politique par rapport au reste du monde. Une libération qui se veut humoristique, mais que l’on ressent douloureuse souvent.
C’est l’art présenté sous toutes ses formes, les plus hétéroclites. Décalées par rapport à nous et notre époque. C’est un incroyable cabinet de curiosités. Pas si léger qu’il semble l’être, finalement.
Un bon moment accompagné d’une jeune guide qui maîtrisait bien un sujet compliqué !
Juliette Saingier
 
Collection russe assez surprenante si on se place sous le regard d’un habitant de l’ouest. 
Il faut se remettre dans le contexte du pays et de l’époque. 
Dominique et Eric Breton
 
J’ai apprécié cette visite, ça m’a fait un rappel historique de l’URSS à la Russie. Heureusement qu’il y avait une guide. J’ai trouvé très intéressant ce cheminement au travers des œuvres de dissidents. Étant allée en URSS la première fois vers 1979, ça m’a fait faire un bond en arrière dans le temps.
Danielle Prétat
 
Le MOCO est un havre de paix, dans un cadre paisible en plein centre ville.J’ai été un peu déconcertée par cette exposition, qui je l’avoue, aurait été très difficile à appréhender sans les explications de notre guide. On est étonné par ces oeuvres déroutantes, complexes, parfois drôles, qui osent tourner en dérision l’image soviétique quand on sait les risques pris par leurs auteurs. Beaucoup de questionnement sur l’art abstrait ???? C’est un peu tout et n’importe quoi !!!!! Mais chacun son avis.
Francette Pohl
 
C’est dans  le tout nouveau musée montpelliérain, le MoCo (Montpellier Contemporain) que notre groupe composé d’une cinquantaine de personnes s’est retrouvé pour y découvrir l’exposition –pour le moins originale et singulière- intitulée « les non-conformistes – histoire d’une collection russe », retraçant l’histoire des arts en URSS et en Russie des années 1960 à 2000, collection constituée par Andreï Erofeev, historien de l’art russe.
Perplexité, surprise, étonnement, incompréhension ? sont peut-être les mots qui viennent aussitôt à l’esprit dès le début de cette visite. La présence de notre guide-conférencier nous a aidé à bien cerner l’ensemble de cette collection, et chaque œuvre ordonnée chronologiquement a permis de retrouver l’influence du régime soviétique en place, témoignant ainsi du besoin de liberté et l’envie de braver tous les interdits.
Cette collection idéologique, politique et même esthétique ne laisse pas indifférent et permet la réflexion sur un courant ou mouvement artistique de l’URSS à l’après chute du mur de Berlin, insufflant un vent de liberté.
Nadine Luap et Jeanne Rouve
 
Crédits Photos:  Beatrice RIGAUD
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Le Palais de Justice

Avec Jean Jacques Régis de Cambacérès, montpelliérain et père du Code Civil (il lui a consacré 10 ans de sa vie) c’est peu dire que le droit et Montpellier sont intimement liés ! Cette visite nous propose une vision globale du droit à Montpellier entre redécouverte des origines théoriques et pratiques, visite des lieux d’enseignement et d’exercice de la justice. L’enseignement du droit est une discipline ancienne à Montpellier qui a eu un grand impact sur la ville. Elle va être enseignée par des Maîtres à partir du XIIeme siècle dans le quartier de Sainte-Eulalie alors qu’auparavant, c’est la justice seigneuriale qui y était rendue.
Le palais de justice, construit en 1846 avenue Foch, est inscrit aux monuments historiques. De style néo-classique, d’une architecture majestueuse, sa façade particulièrement imposante par ses dimensions et ses fresques, d’un style corinthien est une allégorie de la justice. Séparé de la rue par un immense escalier, deux gardiens encadrent la majestueuse porte du palais : la statue de Cambacérès, illustre magistrat montpelliérain et celle du cardinal de Fleury, ministre de Louis XV. Il représente le siège du pouvoir. Il abrite actuellement la cour d’assises et la cour d’appel. Les autres administrations judiciaires ayant été transférées dans le nouveau Palais de Justice (Cité Judiciaire).
L’ancienne maison d’arrêt qu’on appelait le château, fermée en 1990, est adossée et reliée au palais de justice. On y accédait par « le pont des soupirs ».
Visite des différentes salles d’audiences du palais de justice à l’architecture majestueuse. Impressionnantes salles pour qui y pénètre pour la première fois. Belle allégorie de la justice avec des tableaux historiques datant de 1629.
N’oublions pas la « salle des pas perdus » qui historiquement signifie la salle de ceux qui n’ont pas perdu…aux élections!
Passage par le Rectorat rue de l’université qui devint en 1890 le Palais des Universités. Les Facultés sont logées dans ce bâtiment jusqu’en 1939 pour les lettres, 1956 pour le droit et 1966 pour les sciences.
De beaux panneaux en bois peints peuvent y être admirés célébrant pour l’un la création, par une bulle du Pape de l’Université de Montpellier en 1290, le deuxième la célébration des 600 ans de cette création et un troisième panneau célèbre les personnages illustres de tous les savoirs.
Aujourd’hui, ce bâtiment est le siège du Rectorat.
Une incursion passionnante au cœur de la justice.                                                   Patricia SELVA

 

Qui l’eût cru ? Un 3 janvier, 60 inscriptions et 10 personnes sur liste d’attente pour visiter le Palais de Justice de Montpellier, rue Foch! Le Palais de Justice abrite la Cour d’assises et la Cour d’appel. Les autres administrations judiciaires ont été transférées dans le nouveau Palais de Justice (cité judiciaire). Bilan de ces deux heures de visite : une foule d’information donnée par notre excellente guide, madame LECOT, spécialiste de l’histoire de Montpellier, une remontée dans le temps …et une révision de l’histoire de France pour la plupart d’entre nous ! Nos disques durs cérébraux étant parfois défaillants, un petit compte rendu s’impose ….

1ère étape : Arrêt devant le Palais de Justice pour un cours sur l’architecture

L’architecture de la plupart des Palais de Justice s’inspire des temples romains (Thémis déesse de la Justice) et ont été construits fin 18ème début 19ème s. En effet, avant la révolution, pas de système judiciaire national.  Dans les provinces, la justice était rendue par les seigneurs.  L’apparence des Palais de justice répondait à des enjeux idéologiques : le peuple doit craindre la justice. L’objectif était de produire une impression de majesté et de solennité propre à inspirer le respect aux citoyens. D’où l’aspect imposant de ces bâtiments voulu par les architectes tels qu’Etienne Louis Boullée et Claude Nicolas Ledoux. Boullée et Ledoux ont inventé le concept d’une architecture exprimant sa fonction, doctrine qu’ils appelèrent architecture parlante.(Les adhérents qui ont visité Arc et Senans  avec Culture et Convivialité en ont eu de nombreux exemples avec les maquettes de Nicolas LedouxLes symboles de la Justice : le glaive et la balance, le miroir de la vérité sur lequel s’enroule le serpent du mensonge, les Tables de la Loi.La loi et le droit sont gravés sur les murs, peints sur les plafonds ou tissés sur les tapis.
Rappel de la différence entre un temple romain et un temple grec :
– Temple romain : sur podium.
– Temple grec : au ras du sol.
Le Palais de justice de Montpellier est réalisé de 1846 à 1853 par Charles Abric  qui a aussi réalisé le conservatoire anatomique de la faculté de médecine. Deux statues veillent sur le Palais de Justice :
– Le Cardinal Fleury : André Hercule de Fleury, né à Lodève, est un ecclésiastique et homme d’État français, qui, de 1726 à 1743, a été  le principal ministre (sans en avoir le titre officiel) du jeune roi Louis XV.
– Jean-Jacques Régis de Cambacères (1753- 1824), né à Montpellier. Jurisconsulte, il a traversé tous les régimes ! Spécialiste des questions juridiques, il a consacré 10 ans de sa vie à l’écriture du Code Civil qui a été adopté en 1804. Compte tenu de ses nombreuses attributions, on se demande comment il a fait !Un échantillon : Député de l’Hérault, Duc de Parme, Ministre de la Justice, Archichancelier de l’Empire, 2ème Consul, Membre de l’Académie Française, Grand Maître du Grand Orient ….et bien d’autres !

2ème étape Visite de l’intérieur

La salle des pas perdus (l’origine de cette dénomination est très controversée). Cette salle existe dans tous les palais de justice. Même décor qu’à l’extérieur, mais peint en trompe- l’œil. Quatre personnages à chaque angle du plafond :
-Justinien 1er (6ème s. après JC) : Empereur byzantin qui a fait établir les bases du droit (corpus d’environ 500 documents) à partir d’anciennes lois romaines. Le code justinien, redécouvert en Europe occidentale au cours du XIIe siècle, devient la source de l’enseignement du droit romain qui pour une bonne part devient le droit civil de beaucoup de pays européens. 
-Charlemagne : L’empereur voulait un système juridique unifié et a tenté de légiférer dans tous les domaines. Il envoie des missi dominici dans tout le royaume pour imposer son code, hélas sans succès.
-Saint-Louis : Pour les français, St Louis symbolise l’idée de justice (souvenez-vous de nos manuels scolaires…et du chêne !) Saint-Louis décrète que la justice ne peut être rendue que par des juges et qu’elle est la même pour tous. Il voulait que la justice dans son royaume soit au-dessus d’intérêts particuliers, y compris au-dessus des grands du royaume.  Il a réorganisé les procédures judiciaires pour les rendre plus justes quelle que soit la condition du justiciable.
-Napoléon 1er : un grand réformateur ! La loi du 18 mars 1800 réorganise les institutions judiciaires. Cette loi entend rationnaliser l’organisation des tribunaux et mettre fin au désordre engendré par la Révolution (juridictions mal définies, élection des juges, …). En 1804, un Code civil, ou Code Napoléon, fut rédigé, suivi d’une série d’autres codes : Code de Procédure civile, Code de commerce, Code d’instruction criminelle, Code pénal.

La salle des Assises
Elle est moins imposante qu’on ne s’y attendait ! Pas très grande, en fait. Les boiseries (en chêne) semblent bien ternes. Notre guide attire notre attention sur les deux grands tableaux datant du 19ème.
– Un tableau historique (peint par Ernest Michel) qui représente la réunion en 1629 des Comptes, des Aides et des Finances. Richelieu y apparait en bonne place. Sur le tableau, des hommes en robe longue rouge : couleur des élites et des médecins (Noblesse de robe).
-Un tableau allégorique (voir photo).Le tribunal a été bâti sur l’emplacement du château des Guilhem. De tout temps, la justice a donc été rendue au même endroit.
La Cours d’Appel (Chambre correctionnelle) Le tableau au plafond (peint par Jean de Troy) représente Louis XIV écrasant l’hérésie huguenote, évocation de la révocation de l’Edit de Nantes en 1685.
La Chambre civile
Décor plus raffiné : des mosaïques au sol, du marbre de Caunes Minervois. Très belle frise entourant une toile au plafond de Joseph Marie Vien, maître de Jacques Louis David, toile qui représenterait les 7 provinces du Languedoc (Interrogation de notre guide qui n’a pas encore réussi à identifier les 7 provinces).

3ème étape le Rectorat

Après une agréable petite marche, nous pénétrons au 31 rue de l’Université. Un magnifique tilleul de 200 ans trône au milieu de la cour dénommée …Cour Soulages (!). Celui-ci a offert un de ses tableaux au Recteur…d’où cet hommage …mais le tableau n’est pas visible par le public.Les deux autres cours portent les noms de Marie de Montpellier et Rabelais. Dans une salle de conférence, deux immenses tableaux se font face : – Un tableau représente la cérémonie de la création de l’université de Montpellier en 1289, en présence du Pape Nicolas IV et de l’évêque de Maguelone. Nous avons l’honneur d’écouter notre guide nous faire la lecture de la Bulle pontificale,très instructif !  
– Le deuxième tableau représente la fête donnée en 1890 à l’occasion des 600 ans d’existence de l’université de Montpellier, y figurent le Président Sadi Carnot et le Président des étudiants portant la « faluche » (coiffe traditionnelle des étudiants de France).
Dernier arrêt, dans un couloir, devant une peinture murale réalisée par Ernest Michel.Elle met à l’honneur les cinq disciplines enseignées à Montpellier, représentées par de nombreux personnages historiques que l’on s’est amusé à essayer de reconnaître.

Dernière info : les « occupants » successifs   du bâtiment
Ecole Mage : Ecole supérieure des Lettres   de 1461 à 1590                                     Hôpital St Eloi de 1590 à 1890                                                                                    Palais des Universités de 1890 à 1965 : 500 étudiants en 1850 – 20 000 en 1965 Rectorat. Cette petite virée dans le passé fût, comme d’habitude, pleine d’enseignement…

L’histoire du droit
Elle est très ancienne …et Montpellier est la première ville à l’enseigner ! Le plus ancien code connu date de 1750 avant JC : le code de Hammurabi, roi de Babylone.  Il est gravé en écriture cunéiforme et en langue akkadienne sur une stèle en pierre de basalte noire (2 ,25 m de haut et 70 cm de large) que l’on peut admirer au Louvre. Cette stèle a été mise au jour  en 1901 à Suse en Iran, par des archéologues français.  Vient ensuite le Droit romain qui a défini le statut de citoyen romain, avec ses droits et ses devoirs.                                                                                                             L’expérience juridique romaine couvre plus d’un millénaire depuis la loi des Douze Tables autour de 450 av. JC, jusqu’au Corpus iuris civilis de l’empereur Justinien vers 530. Après une longue période d’oubli, au 12ème, des érudits italiens redécouvrent le corpus romain, l’analysent, l’annotent appliquant à la fois des méthodes d’analyse interlinéaire et d’explication des mots (« les gloses »). Parmi ces glossateurs, le sieur Placentin traverse les Alpes pour diffuser son savoir. Il arrive à Montpellier où règnent les Guilhem, érudits et déjà entourés de conseillers juridiques.  Il fonda la première école de droit romain  vers 1190. Une rue, proche du Palais de Justice, porte son nom.
1181 : Le seigneur de Montpellier Guilhem VIII accorde à tous (mais pas aux Juifs) le droit d’exercer et d’enseigner la médecine. C’est le fondement de la faculté de médecine de Montpellier qui sera officiellement créée en 1220.                                                         1249 : Fondation de l’Ecole du Droit et des Arts                                                                  1289 : le pape Nicolas IV adresse, depuis Rome, la constitution apostolique « Quia Sapientia », à tous les docteurs et étudiants de la ville de Montpellier, créant ainsi officiellement l’université de Montpellier, regroupant le droit, la médecine, les lettres et la théologie.
L’histoire du Droit à Montpellier est donc quasiment aussi ancienne que celle de la Médecine. On fêtera, en 2020, les 800 ans de la Faculté de Médecine !!               

Elisabeth Bonnafé

Crédits Photos: René POHL, Elisabeth BONNAFÉ, Daniel LUSSET
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NIMES – MUSEE DE LA ROMANITE

Départ à 6h45 de Saint Georges d’Orques pour 52 adhérents afin de rejoindre Nîmes et retrouver notre guide vers 9 h. Le matin il est prévu un circuit passant par la maison carrée, les hôtels particuliers et les arènes ; l’après-midi sera consacrée à la visite du musée de la Romanité.
L’histoire de Nîmes remonte au VIème siècle av JC. Un peuple celte s’installe autour d’une source au pied du mont Cavalier qui devient oppidum primitif à l’origine de Nîmes où le dieu “nemausus est adoré ». Un sanctuaire en pierre sèche est construit et lui est dédié : “la tour magne” ensuite transformée est intégrée aux remparts romains.

Au 1er siècle av JC, les peuples autochtones accueillent les romains sans résistance et Nîmes devient une colonie romaine qui se couvre de monuments dont la maison carrée.

La maison carrée était un temple hexastyle (6 colonnes) construit par l’empereur Auguste, début 1er siècle av JC, à la gloire de ses petits fils Caius César et Lucius César. C’est le seul temple antique complètement conservé. Il fut tour à tour temple gallo-romain, église, hôtel particulier, monument historique. Engoncé derrière les remparts de la ville qui sont démolis à la révolution, il est au XIXème siècle désenclavé avec un redressement de la place et des ouvertures de rues pour devenir le forum actuel. Pour réhabiliter complètement cette place en 1993, le carré d’art (musée d’art contemporain) est construit sur l’emplacement du théâtre néo classique détruit par un incendie criminel.
La maison carrée et le forum deviennent le cœur médiéval de la ville qui est classée patrimoine remarquable en 1985.

Nous continuons notre balade dans l’écusson nîmois pour découvrir plusieurs hôtels particuliers vestige du XIVème siècle comme :
la maison Jean Nicot qui introduit le tabac en France en 1561
la tour de l’horloge construite en 1752 en lieu et place d’un beffroi du XVème siècle
la cathédrale “Notre-Dame et St Castor”, consacrée par le pape Urbain ll en 1096, ornée d’un fronton à l’antique typique de l’art roman provençal
– l‘Hôtel de Régis avec des sculptures Louis XV qui ornent la façade et sa cour pavée de galets (Calades)
l’Hôtel de Rivet (1786) qui abrite aujourd’hui l’école des Beaux-Arts de Nîmes
l’Hôtel de ville : ancienne trésorerie royale du XVIème siècle, est un bâtiment composé d’une partie gothique et d’une partie renaissance. Dans la cour intérieure 4 crocodiles naturalisés, sont suspendus au plafond. Vers 27 av JC, Nemausus émet une monnaie dite ” l’as au crocodile ” un crocodile enchaîné à une palme qui symbolise la soumission de l’Egypte à Rome à l’issue de la bataille navale d’Actium. L’as au crocodile est devenu l’emblème de Nîmes
Notre périple se poursuit devant les Arènes : amphithéâtre romain construit à la fin du 1er siècle avec une piste centrale ovale de 68m x 38m.
l’Hôtel de Bernis du XVème siècle : concentré architectural de monuments nîmois (fenêtres à meneaux, cour style gothique et Fronton triangulaire comme dans les temples)
l’Hôtel de fond froide du XVIIème siècle : dans la cour trône un magnifique escalier, “à noyau éclaté ” sur 4 colonnes.

Ensuite, c’est le moment de détente au restaurant «Ciel de Nîmes» au Carré des arts : excellent menu.

L’après-midi est entièrement consacrée à la visite du musée de la Romanité
Le maire de Nîmes Jean-Paul Fournier est à l’origine de ce projet suite à la découverte de mosaïques d’une grande rareté lors de fouilles. Situé face aux arènes, le bâtiment, conçu par Élisabeth de Portzamparc, présente une façade de verre translucide ondulé qui rappelle une mosaïque. Il est inauguré en 2018 ; 25 siècles d’Histoire sont mis en scène avec des dispositifs multimédia. La visite se découpe en 4 parties.

Nous commençons par l’ époque gauloise avec la découverte de la vie quotidienne en visitant une maison gauloise entièrement reconstituée ; des statues guerrières et la reconstitution de nécropole complètent cette première période.
L’époque romaine
est matérialisée par la reconstitution d’une villa romaine aux murs très colorés et la magnifique mosaïque de Penthée, s’y ajoutent des décors de monuments publics trouvés lors de fouilles (frises, corniches et chapiteaux)

La période médiévale du Xème au XVème siècle avec des reliefs représentant des combats, des monstres fantastiques et des représentations bibliques témoignant de l’imaginaire médiéval.
Le leg de l’antiquité : collection des monuments romains en miniatures à l échelle 1/1000 transmise par l’archéologue Auguste Pelet.
Le musée de la Romanité nous fait comprendre l’importance de l’influence romaine sur l’architecture et l’organisation de la ville du Ier siècle av.J-C jusqu’à nos jours.
Retour à Saint-Georges après une belle leçon d’histoire.
Anick BILLIET

Crédits Photos: René POHL
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TAPIS D’EXCEPTION à Pierres Vives

L’exposition organisée à Pierres Vives nous a permis de découvrir quelques tapis d’exception destinés aux ambassades, aux monuments nationaux, au palais de l’Elysée, perpétuant une technique de tissage qui se transmet depuis plus de 4 siècles. Au Moyen Age, une tradition drapière existait dans le Languedoc. Au fil du temps, elle a périclité et a été remplacée par cette activité tapissière.
En 1964, un atelier de tissage est installé à Lodève pour favoriser l’insertion de femmes de harkis après l’indépendance de l’Algérie. Cet atelier est rattaché à l’administration du Mobilier National. Après avoir fait des copies de tapis anciens, aujourd’hui, ce sont des cartons de créateurs contemporains, peintres, architectes, designers qui sont créés. Cette exposition nous présente une douzaine de tapis exceptionnels, des outils, des documents d’archives, des laines utilisées qui proviennent de Nouvelle Zélande et d’Australie. (cependant, un approvisionnement en laine des moutons du Larzac est à l’étude)                                                          
Une visite passionnante et enrichissante qui perpétue le savoir faire du tapis à la française. Un bel hommage aux “liciers” lodévois qui créent de véritables œuvres d’art.

Francette POHL

 

LE PAYS BASQUE

Lundi 23 septembre 2019.                                                                      Il est 5h du matin : direction Saint-Jean-de-Luz.                                      Un petit temps libre avant de rejoindre notre guide qui nous attend sur le port. Nous découvrons ce petit port de pêche entouré de riches maisons d’armateurs datant des 17 et 18ème siècle. Nous apercevons le quartier de Ciboure avec son clocher en forme de pagode, la maison natale de Maurice Ravel, la colline de la Rhune dont le sommet est dans la brume environ 300 jours par an. Nous passons devant la maison de l’infante où résida l’infante d’Espagne, future reine de France, pour nous diriger vers la promenade de la magnifique plage de Saint-Jean-de-Luz avec ses jolies maisons à passerelles, ses hôtels particuliers, ses anciennes demeures de riches armateurs et ses villas de style néo-basque. Nous apercevons les digues créées par Napoléon III pour protéger la ville des colères de l’océan.            Nous nous dirigeons vers la place Louis XIV où se trouve la maison occupée par le roi au moment de son mariage et construite en 1643. Dans ces rues piétonnes, nous  ne manquons pas de jeter un oeil sur les spécialités et gourmandises de la ville : les macarons, les manchous, les karrougas (pâtisserie Adam).                                                                              Nous entrons dans l’église Saint Jean-Baptiste caractérisée par son maitre hôtel surélevé, son magnifique retable baroque et ses galeries à balustres  en forme de passerelle de bateaux où seuls les hommes avaient le droit de monter. Cette église a vu le mariage de Louis XIV et de l’infante Marie-Thérèse d’Espagne.                                                                            Saint-Jean-de-Luz. fait partie de la province du Labourd, une des 7 provinces qui forment le pays Basque. Au 15ème siècle, les pêcheurs basques pêchèrent la morue à Terre Neuve et chassèrent la baleine qui arrivait sur leurs côtes : ils contribuèrent à la prospérité de la ville.                 Aujourd’hui, avec ses  15000 habitants, c’est une station balnéaire très réputée de la côte basque.                                                                   Puis promenade en bateau le long des falaises. 45 minutes de promenade, sur une mer calme qui nous a offert une vue panoramique sur la corniche basque et les Pyrénées en arrière plan. Nous avons découvert la baie de Saint-Jean-de-Luz et les falaises de flysh de Socoa.                                    Nous nous dirigeons vers le centre de vacances Azureva à Anglet. Nous découvrons nos “chambres de poupées” où nous déposerons nos bagages pour les quatre nuits à venir. Le restaurant, avec sa vue panoramique, attirera les amateurs d’apéro tandis que d’autres, plus sportifs, iront faire des balades sur la plage située à quelques minutes.                                    Francette

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Mardi 24 septembre 2019.                                                                  Visite de Bayonne (Baiona)                                                           
Après un bon petit déjeuner, nous voilà partis visiter Bayonne, ville située au confluent de l’Adour et de la Nive, distante de 7km de l’océan Atlantique. Ville fortifiée en trois étapes: du IV ème siècle (par les romains) au XVI ème (sous François Ier) et enfin au XVII ème par Vauban. Bayonne, Anglet, Biarritz, regroupées sous le sigle BAB, constituent un bassin démographique d’environ 300 000 habitants. Les quartiers extérieurs aux fortifications n’apparaissent qu’à partir de l’entre-deux-guerres. La Cathédrale Notre-Dame ou Cathédrale Sainte-Marie nous a enchantés avec ses vitraux originaux datant des XIV, XV et XVI ème siècles. Les peintures du chœur restaurées de 2016 à 2018 nous ont émerveillés par la qualité du travail. Le Cloître, qui n’était pas un monastère, avait des fonctions laïques: le maire y rendait la justice; le cloître accueillait le marché. Les habitants y étaient également enterrés selon leur statut social.
La Rhune
Cet après-midi, nous partons à l’assaut de la Rhune. Haute de 905m, elle se trouve à cheval sur l’Espagne et la France. Un petit train à crémaillère datant de 1924 nous amène au sommet. Une purée de pois nous accueille et quelques brebis déçues par la météo s’éclipsent illico, laissant le reste du troupeau errer jusqu’à la prochaine navette. Quelques éclaircies bienvenues nous font découvrir des paysages grandioses et magnifiques. Au sommet nous rencontrons des poneys « Pottok », des moutons à tête rousse. Le retour se fait dans une ambiance très détendue et notre meneuse de revue, Nadine, nous distrait jusqu’au terminus.
Juliette et Philippe

Mercredi 25 septembre 2019.
Ce matin  sous un ciel couvert, nous partons visiter la Villa Arnaga,  la maison d’Edmond Rostand à Cambo-les-Bains. La visite est  prévue à 9h 45 mais nous sommes en avance et c’est dans le car que tout le monde attend  sagement l’heure. Heureusement la pluie a cessé.                     N
ous suivons une grande allée, bordée d’hortensias qui mène à l’imposante demeure. Dans un parc de 15 hectares, où jardins tantôt à la française, tantôt à l’anglaise se marient à merveille avec les bassins, miroirs d’eau et pergolas fleuries. La Villa  Arnaga de style néo-basque, se dresse sur une colline près du ruisseau Arraga qui donnera son nom à la villa. Edmond Rostand a fait appel à l’architecte Joseph Albert Tournaire pour diriger les travaux, mais cette maison c’est son œuvre, secondé par sa femme la poétesse Rosemonde Gérard et inspiré des fermes traditionnelles basques.  Il a pensé la décoration intérieure comme un somptueux décor de théâtre. 40 pièces couvrent les 600 mètres carrés au sol  sur 4 niveaux.    En sous-sol, les pièces de service, au rez-de-chaussée, disposées autour du  grand salon, se trouvent les pièces où les Rostand (Edmond, Rosemonde et leurs deux fils  Maurice et Jean, vivent en journée.                                   Au premier étage, se trouvent les chambres de la famille et des invités : le dernier étage est réservé aux domestiques.  Au rez-de-chaussée, on entre dans le grand hall de style anglais, décoré par Gaston La Touche. Il est divisé en deux parties et sert de salle de théâtre. On peut y voir les portraits de Rosemonde et de Maurice et le seul portrait d’Edmond  Rostand. Puis l’on pénètre dans la bibliothèque qui est aussi le bureau de Rostand. Tout ici rappelle l’œuvre de l’auteur et en particulier Cyrano de Bergerac. C’est d’ailleurs grâce à l’argent gagné avec cette pièce que Rostand a pu réaliser tous les travaux d’Arnaga et du parc. Le salon chinois  est décoré avec de riches laques japonaises et chinoises. Puis on entre dans la salle à manger :  on découvre que la maison possède tout le confort moderne : électricité, chauffage central au sol, porte-fenêtre à galandage avec vitre sur la partie intérieure pour agrandir la pièce et augmenter la lumière. Dans l’office, les carreaux évoquent Chantecler, l’un des chefs-d’oeuvre de Rostand. En empruntant un superbe escalier orné de peintures de Clémentine-Hélène Dufau, on accède aux espaces privés de la famille. La chambre de Rosemonde et son boudoir au décor féérique de Jean Veber (une frise ininterrompue de 20 m de long sur un mètre de haut qui se déroule autour de la pièce), les bureaux , la chambre des enfants, la salle d’hydrothérapie, la chambre d’Edmond Rostand et celles des invités.                                  Le luxe des décors et la vue imprenable sur les jardins à la française et à l’anglaise feront que cette magnifique maison sera classée “monument historique”, labellisée “jardin remarquable”. La visite des jardins se fera sous la pluie et assez rapidement car nous rejoignons le centre pour le déjeuner.  A 13h30, tout le monde est de nouveau dans le car pour la visite d’Espelette. C’est sous le soleil que l’on déambule dans le pittoresque village aux maisons blanches et volets rouges où des guirlandes de piments rouges décorent les façades. Les boutiques se touchent et chacun peut acheter : piments, gâteaux basques, linge basque ou chocolat.                   Il est l’heure de se rendre à la chocolaterie Antton pour découvrir l’histoire du chocolat basque. Le chocolat est fabriqué à partir de la fève du cacaoyer  qui fournit une quarantaine de cabosses par an.
La récolte se fait entre novembre et mars, il faut séparer le fruit de la branche en veillant à ne pas abîmer l’écorce ni les autres fruits. L’écabossage, il faut une vingtaine de cabosses pour 1kg de fèves séchées. Les fèves sont entreposées dans des bacs où elles fermentent pendant 1 à 7 jours.
La fermentation empêche la fève de germer, elle  développe les précurseurs d’arômes.
Le séchage sur des séchoirs  au soleil et retournées régulièrement. Leur taux d’humidité passe de 70 à 7 %, puis elles sont stockées dans de grands sacs en toile de jute, et exportées vers les pays qui les transformeront en chocolat.
La torréfaction, les fèves sont chauffées pendant une demi-heure de 100 à 140° pour développer les arômes. 
Le broyage, les fèves torréfiées sont concassées  pour séparer les coques et les germes. On obtient une pâte semi-liquide appelée masse ou liqueur de cacao, vendue aux chocolatiers.
Le pressage qui extrait le beurre liquide et le tourteau. Celui-ci est concassé pour devenir de la poudre de cacao.
Le malaxage, la pâte de cacao et le beurre sont mêlés pour former le chocolat. Pour le noir on ajoute du sucre, de la poudre de lait pour le chocolat au lait. Dans le blanc il n’y a pas de pâte de cacao.
Le conchage, la pâte est chauffée à 70° et lentement brassée pour développer les arômes et l’onctuosité.                                                      Le trempage, une opération qui consiste à laisser refroidir la pâte à 28° pour qu’elle durcisse puis la réchauffer jusqu’à 32°pour donner l’aspect satiné.                                                                                                  Le moulage, le chocolat liquide est versé dans des moules pour donner la forme définitive. Ils sont légèrement  agités pour chasser les bulles d’air puis réfrigérés : le chocolat se contracte et cristallise.                                      La dégustation des différents chocolats nous  permet d’apprécier  la saveur des produits.                                                                                          Et nous voilà repartis vers l’Atelier du piment situé à 500 m du villageC’est avec beaucoup d’humour qu’un jeune nous raconte l’histoire et la fabrication du piment d’Espelette. Dix villages et 200 producteurs sont regroupés en coopérative pour produire le piment en AOP et AOC. Il est cultivé dans des jardins familiaux qui doivent produire leur semence “espèce gorria”. La densité de plantation est limitée entre 10 000 et 30 000 pieds par hectare et l’irrigation n’est pas autorisée. Le ramassage des piments se fait d’août à la fin novembre. Les piments sont lavés et équeutés manuellement puis séchés dans des fours à 55° pendant 2 jours. Ils peuvent être commercialisés en poudre ou frais par cordes de 20 à 100 piments et sous forme de produits dérivés. Après avoir fait provision de gelées au piment, confitures de piment, caviars de piment, jambons au piment et autres produits dérivés.                                                                                C’est une  autre spécialité basque que nous alors découvrir maintenant à Larressore où la  famille Ainciart Bergara  fabrique uniquement sur commande, depuis plus de 200 ans, le mahkila. Il  s’agit du bâton de berger traditionnel. Le bois utilisé est du néflier germanica. Il est très solide et flexible, dense, son grain est fin, sa croissance est lente ce qui fait sa force et sa robustesse tout en restant un bois léger. La scarification des tiges de néflier se fait sur des tiges de diamètre assez important, puis le bois cicatrise sur pied pendant des années avant d’être coupé. Encore vertes, elles sont passées au four à bois et écorcées  grâce à la chaleur. Seules les tiges bien droites et bien décorées sont conservées. Elles sont ensuite colorées puis mises à sécher pendant au minimum dix ans. La découpe de la tige sélectionnée se fait en fonction de la taille de la personne à qui elle est destinée. On fabrique des viroles coniques qui vont être habillées de plaques de métal gravées au burin. Le montage des différentes pièces (virole, pommeau, dragonne, tresse, pointe, trèfle) est réalisé sans emploi de colle, de résine ou de plomb. Elles sont ajustées par forçage entre bois et métal. Il faut 25 h pour faire un makhila. Les prix varient entre 300 à 700 euros pour les modèles à pommeau d’argent. Le makhila se transmet de génération en génération dans les familles et de nombreuses personnalités en ont reçu en cadeaux. La journée a été bien remplie et nous retrouvons avec plaisir le centre de vacance pour nous poser un peu. 
Aline

Jeudi 26 septembre 2019
Biarritz
Biarritz n’était autrefois qu’un simple village de pêcheurs qui vivaient de la chasse à la baleine au harpon jusqu’à ce que les cétacés finissent par déserter les côtes mettant fin à cette activité en 1686. 
Nous retrouvons l’image de cette chasse sur le blason de la ville.                                     Aux XVII ème et XVIII ème siècles, les bains de mer se développent, réservés au départ aux malades mentaux d’où le nom de «la plage des fous». On leur prêta plus tard des vertus curatives.                                  En 1854, Napoléon III et Eugénie font l’acquisition d’un immense terrain sur lequel ils feront construire un palais qui sera leur résidence d’été de 1855 à 1870 (Le palais actuel en forme de « E » fut construit en 1903 suite à la destruction de l’ancien). Rapidement le simple village de pêcheurs devient le lieu de rendez-vous de la haute société et des têtes couronnées internationales (russes, anglais, américains, chiliens, argentins…). Des infrastructures balnéaires, des promenades, des villas de style néo régional et art déco des années 20, ainsi que des palaces furent construits. Un essor qui continuera après la chute de l’empire en 1870.                             Durant la 2ème guerre mondiale, Biarritz est placé en zone interdite : c’est la fin de son essor.                                                                                   Les premières planches de surf arrivent à Biarritz au milieu des années cinquante et cet art de vivre va réveiller la belle endormie. Biarritz est aujourd’hui une commune de près de 25 000 habitants  en hiver et  110 000 habitants l’été.  L’église Sainte-Eugénie de style néo-gothique fut construite entre 1898 et 1903. Une procession de saints orne les murs qui conduisent au maître autel surélevé (comme dans beaucoup d’églises basques) et derrière lequel trône un magnifique orgue. Les fleurs de lys, motif ornemental sont omniprésentes. Un ex-voto, maquette du brick «La Mathilde», est suspendu au milieu de la nef. Trois bénitiers ont pour particularité d’être des coquilles géantes provenant de Manille (Philippine). Les vitraux qui habillent cette église sont de style art nouveau.                 Au pied de l’église se trouve le port vieux créé artificiellement et ses fameuses crampottes (cabanes typiques de pêcheurs) aux volets colorés. Nous continuons notre visite vers le rocher de la Vierge monument emblématique de la ville, surplombé par une statue de la vierge installée en son sommet en1865 par des pêcheurs reconnaissants.  En face se trouve le musée de la Mer créé en 1871 de style Art-déco à la demande de Napoléon III.

Château observatoire ABBADIA
Hendaye 
Un château de style néo-gothique construit entre 1864 et 1884 par le célèbre architecte Viollet-le-Duc assisté d’Edmond Duthoit autour de l’observatoire, sur un promontoire surplombant l’océan avec une vue à 360°, pour Antoine d’Abbadie, ethnologue, géographe, homme de science… 
Antoine d’Abbadie est né à DUBLIN en 1810 d’un père basque et d’une mère irlandaise, marié en 1859 à Virginie Vincent de Saint-Bonnet, une lyonnaise, polyglotte, artiste (aimant les chants), adorant les animaux (elle se promenait très souvent avec un cacatoès déplumé sur son épaule qui ne répétait qu’un seul mot « purgatoire »).                                                    Le château est bâti en forme de Y. Du vestibule s’articule toute la demeure. Chaque aile a une fonction, une aile Sud destinée aux réceptions et terminée par la tour ronde, une aile Est d’habitation, terminée par la chapelle. L’observatoire, lequel fonctionnera jusqu’en 1975, situé au Nord-Ouest et auquel on accède en traversant une petite tour carrée. La lunette méridienne est située à l’extrémité ouest. Le corps central abrite  la chambre d’honneur au rez-de-chaussée et la bibliothèque à l’étage.                         Le couple d’Abbadie s’est considérablement investi dans la construction de l’édifice. L’influence orientaliste des voyages d’Antoine d’Abbadie en Ethiopie et en Egypte se retrouve très largement dans la décoration intérieure. Partout, des formules en basque, irlandais, guèze, arabe, latin, anglais ou allemand témoignent de la curiosité culturelle et des valeurs philosophiques d’Antoine d’Abbadie. Il fit percer sept trous à travers les murs intérieurs et extérieurs du château jusqu’à son observatoire afin de pointer une immense lunette sur la Rhune mais malheureusement la lumière se perdit dans la succession de trous et il ne vit qu’un trou noir. Voici la phrase qu’il déduisit de son aventure « je n’ai rien vu, je n’ai rien appris ». À la fin de sa vie, la propriété d’Abbadie comptait 415 hectares.
Le château observatoire d’Abbadia classé monument historique est actuellement la propriété de l’Académie des sciences. En 1895, Antoine d’Abbadie lègue sa propriété à l’Académie dont il est membre  puis président  avec comme condition que l’observatoire soit dirigé par un prêtre. Il fait une donation à l’Académie en particulier pour financer des travaux d’astronomie à l’Observatoire d’Abbadia.  Les riches collections scientifiques, d’archives et de mobiliers sont d’origine et représentent un considérable patrimoine culturel représentatif du XIXe siècle. Tous les ans, plus de 55 000 personnes visitent ce château.                                                            Nous terminons cette belle journée par une promenade sur le bord de mer d’Hendaye dernière ville côtière avant l’Espagne.
Anne-Marie et Dorine

 

Vendredi 27 septembre 2019                                                        BIDART (à la croisée des chemins) 
Notre dernier jour de séjour pour découvrir Bidart: un magnifique petit village de 10 000 habitants qui domine l’océan avec comme toile de fond les Pyrénées.                                                                                          Nous empruntons un petit chemin qui nous mène vers la chapelle Sainte-Marie-Madeleine, patronne des marins pêcheurs, des voyageurs et des pèlerins. Elle est construite sur la falaise face à l’est. En contre bas, le mémorial pour la paix où se dressent différentes stèles où l’on retrouve des écrits de la déclaration des droits de l’homme ainsi que les noms des soldats morts pour la liberté: “la paix est fragile, il faut constamment la protéger”.    Nous déambulons dans les rues du village : maisons coquettes très bien entretenues, maçonnées et décorées de faux colombages, volets de couleur rouge « sang de bœuf » (mélange d’huile et de sang) rues propres (comme on aimerait les retrouver dans nos villages du midi !!!).                            Un petit tour dans l’église construite en 1610, surprenante avec son mâchicoulis (pour la protéger des envahisseurs), son patio couvert pour s’abriter en cas de mauvais temps. A l’intérieur, on retrouve toujours les galeries de bois réservées aux hommes. Les fonds baptismaux de style byzantin ont été offerts par la reine Nathalie de Serbie lors de sa conversion au catholicisme.                                                                                 Nous terminons par le fronton de pelote basque: ce jeu très ancien (16 ème siècle) et très populaire, issu du jeu de Paume. Aujourd’hui, le chistera (panier d’osier) permet d’envoyer la pelote plus loin et plus fort.             Petit arrêt à Arcangues où se trouve la tombe de Luis Mariano « le petit prince de l’opérette » mort en 1970 à l’âge de 55 ans. Sa tombe est continuellement fleurie et a fait d’Arcangues un lieu de pèlerinage. Le cimetière domine le golf d’Arcangues : il est étonnant avec ses stèles  discoïdales certaines très anciennes, où figurent des croix basques et les emblèmes du drapeau basque.                                                          Retour sur Bayonne où notre dernier repas se passe dans une cidrerie : cidre à volonté et repas très copieux. Tous les ingrédients sont là pour une bonne sieste dans le bus.                                                             Comment ne pas tomber sous le charme du Pays Basque ? Cette région où il fait bon vivre et où tout est à portée de main: la montagne, la campagne, l’océan (la mer démontée avec ses surfeurs aux silhouettes de rêve), les splendides et paisibles paysages verdoyants, les typiques petits villages aux maisons traditionnelles. 

Je remercie toutes les personnes qui ont contribué à l’élaboration de ce compte-rendu. C’est grâce à elles que nous avons plaisir à revivre notre petit séjour au Pays Basque.                                                                      Francette

LA ROUMANIE

 

Jour 1 : jeudi 6 juin 2019

Le jour le plus long: 2h00 du matin.
Que se passe t-il à Saint-Georges d’Orques ? De petits êtres se déplacent poussant des boites à roulettes dans les rues. Sont-ce des extraterrestres ? Non. Ce sont les adhérents de « Culture et Convivialité » qui se regroupent pour partir en Roumanie. 
Nous arrivons à Bucarest. Il fait 26°. Notre guide Camélia nous attend. Nous réglons le problème de valise d’Odette qui est restée à Frankfort et qu’elle récupérera le lendemain.
Beaucoup de circulation pour quitter la capitale. Nous prenons la route pour la Transylvanie : Sibiel – 309 km – 5h de route.
Nous traversons des paysages de toute beauté, des montagnes majestueuses, des stations thermales, longeons la rivière l’Olt.
1er arrêt et 1er monastère orthodoxe de Cozia, d’architecture médiévale roumaine du 14ème siècle. Ses murs sont entièrement recouverts de fresques.
Arrivée tardive chez l’habitant à Sibiel où un groupe folklorique nous attend devant la maison. Petite ronde pour dégourdir les jambes et attaquer horincă, l’alcool local de prune et le repas du soir. Très bonne ambiance avant de reprendre le car pour Sibiu.

Francette Pohl

Crédits Photos:  Danielle PRETAT & René POHL
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Jour 2 : vendredi 7 juin 2019

Une bonne nuit et un bon petit-déjeuner à l’hôtel de Sibiu nous a permis de bien récupérer des fatigues de la veille. Le temps est avec nous et nous attaquons les premières visites du pays, emmenés par Camélia.

D’abord la ville médiévale de Sibiu que nous parcourons à pied. Située en Transylvanie, la ville a été fondée par des colons allemands au XIIe siècle. Elle était le centre culturel traditionnel des Saxons (nom des Allemands de Transylvanie) jusqu’au milieu du XIXe siècle. Après l’exode massif des Saxons vers l’Allemagne, la ville est devenue en grande majorité roumaine. Elle est toujours très active dans le domaine culturel puisqu’elle a été nommée capitale européenne de la culture en 2007. Pour info, le président actuel de la Roumanie, Klaus Iohannis, a été maire de cette ville. 
Ensuite, sous la ferme conduite de notre chauffeur Radu, nous allons à Alba Julia, située à 75 km, à une heure de car. Sans doute l’une des plus anciennes villes de Roumanie, Alba Julia a gardé des traces de sa période romaine. Nous visitons la citadelle Alba Capitolina, la plus grande forteresse de type Vauban de la Transylvanie, avec ses cathédrales orthodoxes et catholiques. Nous avons le privilège d’assister à la relève de la garde. Les soldats, à pied et à cheval, ont des uniformes de l’armée autrichienne médiévale : magnifique et impressionnant, surtout avec la mise à feu de canons d’époque.
Nous reprenons le car pour Turda où nous déjeunons dans un restaurant local. Nous visitons ensuite l’ancienne mine de sel Salina Turda. L’exploitation du sel a été arrêtée en 1932. La mine a été rouverte au public en 1992 dans un but touristique et curatif,  elle est devenue un parc d’attractions souterrain. La cavité principale fait près de 110m de hauteur. Malgré la température de 12°, nous sommes nombreux à la descendre (et à la remonter) par des escaliers en bois pour aller voir le lac tout au fond.

Nous allons ensuite à Cluj-Napoca. Plus importante ville de Transylvanie, c’est un centre culturel important pour ses deux grandes communautés de langue roumaine et hongroise, avec de grandes universités et d’importants centres de recherche scientifique. Nous visitons le centre ancien. Nouveau transfert en car de 150 km, pour aller à Baia Mare, chef-lieu de la province des Maramures, au sud de l’Ukraine. Notre hôtel nous y attend et nous attaquons notre dîner roumain de bon appétit à 22h passées.

Ce fut une très grosse et belle journée. Notre guide nous a enchantés par sa grande connaissance de son pays, sa passion pour son histoire, sans oublier sa maitrise parfaite de notre langue, sa gentillesse et sa bonne coordination avec le chauffeur. Elle nous a même gratifiés en fin de journée d’une chanson populaire et d’une poésie.

Jean-Paul et Anne

Jour 3 : samedi 8 juin 2019

La grande ville minière de BAIA MARE, se développe depuis 1991 grâce au tourisme. Des subventions de l’Europe ont permis de restructurer le centre ville. Le 20 janvier 2000, la région a connu l’une des pires catastrophes écologiques, cyanure et métaux lourds d’une mine aurifère se sont déversés dans les rivières jusqu’au Danube.
En quittant notre hôtel, nous nous dirigeons sur les routes montagneuses des Carpates orientales. Les forêts magnifiques sont riches d’essences variées. Les forêts d’Etat n’étant pas clôturées, leur exploitation n’est pas toujours légale. Cèpes, fruits des bois, escargots sont vendus sur les bords de route. Attention aux ours et aux loups à la nuit tombée !
Nous continuons notre chemin vers les villages agricoles, un retour vers le passé. Pas de mécanisation mais des carrioles tirées par un cheval à pompons rouges, les champs sont fauchés manuellement. Les supports en bois pour sécher le fourrage donnent au paysage un aspect très particulier. Et si dans un campement on voit des casseroles rouges accrochées aux branches d’un arbre sec, c’est un signe : il y a dans cette famille une ou plusieurs filles à marier…Les porches d’accès aux demeures sont décorés de portails en bois sculptés de grande hauteur, une tradition héritée des peuples du Nord (Viking) passés aux 7e et 8e siècle. Nous sommes dimanche: les dames vont à l’office religieux en tenue appropriée : Jupe au genou et fichu dans les mêmes motifs. Petit sac en laine fait main en bandoulière, en damier noir et blanc ou rouge et blanc, chapeau de paille.
Dans cette région passée sous domination de l’Autriche des Habsbourg en 1699, les monastères et lieux de culte ont pu être protégés des invasions et des incendies à partir du 18ème siècle. Ces églises remarquables, patrimoine de l’Unesco, sont en bois sombre dominées par un clocher. Elles sont décorées de peintures bibliques mais sans sculptures ni fresques. Les offices se déroulent sans instrument de musique. L’autorité dépend du Patriarche de Constantinople, chef des chrétiens orthodoxes. Ces églises sont protégées et visitées mais ne sont plus des lieux de culte. A proximité ont été édifiées des églises modernes, plus grandes. Nous avons visité l’église restaurée de BAGBODAN et le monastère de la fin du XXème de BARSANA. Le repas de midi est pris dans une auberge accueillante et ombragée à SIGHET. Nous goûtons aux spécialités culinaires; 
Toshitura  différentes viandes grillées et polenta.
Papanashi : dessert sous forme de beignet, fromage blanc et confiture de myrtilles ou cerises.
SIGHETU MARMATIEI
Nous sommes attendus pour une présentation et une visite du mémorial des Victimes du communisme et de la Résistance. Ancienne prison construite en 1897 par les autorités austro hongroises, elle est en 1918 un pénitencier de droit commun.

De 1947 à 1974 c’est dans ce lieu que seront interrogés et emprisonnés 200 opposants au régime communiste. Dans le hall d’entrée, les portraits des victimes mortes dans ces cellules mais enterrées au cimetière des pauvres à 2 500 km de là. Ce fût un centre d’extermination de l’élite politique, des évêques et religieux grecs catholiques, des paysans anticommunistes et des artistes dissidents de la fin de la monarchie jusqu’à la fin du communisme. 
Sur 3 étages les cellules sont autant de lieux de mémoire des différents aspects de la répression. Des fiches en plusieurs langues rappellent l’horreur des méthodes de la « SECURITATE » pour éliminer la conscience des détenus.
En 1997, le bâtiment a été restauré et est devenu lieu de recueillement et de prière : la cour intérieure donne accès à une chapelle souterraine. Sur un mur de granit sont inscrits les noms des défunts martyrs.
Dans la 2ème cour, une sculpture « Le cortège des sacrifiés » rend hommage aux détenus.Le pape François s’est rendu sur place en mai 2019 : 7 évêques martyrs ont été béatifiés.
En longeant la frontière avec l’Ukraine, nous arrivons au « cimetière joyeux ». Le prêtre du village Sapanta, a eu l’idée de donner aux défunts une sépulture en bois peinte en bleu avec une sculpture reprenant un caractère marquant de la vie passée. Un poème personnel est inscrit sur chacune des 800 tombes. Lors d’un concours lancé aux USA en 1998 sur les monuments funéraires, ce cimetière classé au patrimoine de l’UNESCO, est arrivé en seconde position après la Vallée des Rois en Egypte.
Une journée riche en émotions et en découvertes.

Lila Ghiglione

Jour 4 : dimanche 9 juin 2019

Après une bonne nuit à Sighetul Marmatiei, nous partons vers la vallée de la Bucovine. Nous allons traverser la partie nord des Carpates, longer la frontière ukrainienne. Mais à peine le bus démarré, voilà que notre charmante guide Camélia reçoit une douche inattendue, une bouteille d’eau mal refermée s’est vidée dans le porte-bagage au-dessus de sa tête !!! Rires !!!

 Nous roulons sur une route de montagnes en lacets : ancienne voie forestière. Camélia  nous sensibilise aux conditions difficiles de vie des habitants de cette région rurale, à l’architecture typique de bois et aux toits très pentus, à cette forêt qui abrite de nombreuses espèces protégées dont l’ours carpatin. Nous longeons l’ancienne voie ferrée devenue circuit touristique sur laquelle circule encore un train à vapeur. Puis le col de Prislop franchi à 1416 m, nous redescendons vers la vallée de la Bucovine, province moldave au Nord-ouest de la Roumanie. Nous traversons, grâce à l’habileté de notre chauffeur Radu, de nombreux ponts au passage difficile car en cours de rénovation. Nous admirons le paysage au son de la flûte de pan du virtuose Roumain Gheorghe Zamfir et nous croisons parfois une silhouette vêtue du costume traditionnel. Notre attention est attirée par des camions ruches très colorés permettant la transhumance ; le pays est quatrième producteur européen de miel. Nous nous arrêtons à Ciocanesti pour admirer les maisons ornées en façade de belles ceintures florales stylisées, caractéristiques de la région. Nous prenons notre déjeuner en terrasse à la Pensionnea Valcan, et faisons une photo de groupe dans le jardin du restaurant. De nombreux champs alentour s’animent des silhouettes si particulières de meules de foin dressées sur des barrières horizontales, comme des animaux préhistoriques paissant dans le pré. 
Nous voilà enfin arrivés au monastère de Moldovita construit par le prince Petrus Rares en 1532. Le monastère affiche encore son lointain passé de forteresse, comme le monastère du Voronet, par la présence d’un reste de fortifications. Nous commençons la visite guidée avec un personnage extraordinaire en la personne de la Révérende Mère Tatiana au talent de prédicatrice hors du commun. Les fresques restaurées par l’UNESCO, grand livre d’images destiné au moyen-âge aux illettrés prend soudain toute sa force !!!
Nous repartons vers Vama où nous visitons le Musée de l’Oeuf. Une collection extraordinaire d’œufs décorés de tous les continents s’offre à notre regard. Puis Letitia Orsivschi- fille de la fondatrice du Musée – professeur et artiste fait une démonstration des différentes techniques de décoration typique (trempage ou décoration au stylet). Elle explique les motifs et couleurs symboliques de la tradition roumaine pascale. Le succès de son travail est grand, nous repartons chargés de ces fragiles souvenirs.
Et nous voilà enfin arrivés au monastère du Voronet surnommé « la Sixtine de l’orient ». Un magnifique monument de la religion orthodoxe, édifié en trois mois et trois semaines sous le règne d’Etienne Le Grand ! Le monastère, reconnu patrimoine mondial par L’UNESCO, est couvert de fresques extérieures du XVI° siècle à dominante bleue (pigment azurite). Bleu devenu célèbre sous le nom de bleu Voronet. Camélia assure la visite et fait une lecture magistrale du jugement dernier. Notre attention est attirée sur la présence d’une avant–nef, puis nef, et autel richement décoré, un magnifique iconostase sépare l’espace des fidèles de l’espace sacré réservé au clergé.
La fin de cette riche journée arrive, nous reprenons la route vers Piatra Neamt. Je reste subjuguée par la beauté et la diversité de l’expression de la foi populaire du peuple roumain.

Monique Berthet Rayne

 Jour 5 : lundi 10 juin 2019

De bon matin Camélia nous donne un cours de géographie dans le bus qui nous conduit vers les Carpates : les gorges du Bicaz. Notre guide avec un grand rire nous informe : “Si vous avez peur, fermez les yeux. Le chauffeur les ferme aussi ” Car la route surnommée Gorges du Diable est très resserrée par endroits et est surplombée de falaises pouvant atteindre 1240 mètres de haut. Nous serpentons le long de la rivière avec au-dessus de nos têtes des roches si hautes qu’elles semblent vouloir toucher les nuages. Nous débouchons, après 6km de route impressionnante, sur le Lac Rouge, eau paisible et thermale, à 980m d’altitude entouré de belles forêts. 
Pour agrémenter le parcours Camélia nous offre du gâteau broché, spécialité du lieu et de l’alcool de mure fait par sa maman. Cela permet de faire passer les 110 km de routes très tortueuses et boisées qui nous mènent à notre déjeuner à Praid.
Notre route vers Sighisoara traverse de nombreux villages agricoles. Cette ville médiévale est une citadelle classée monument historique. Elle abrite la maison natale de Vlad Dracul plus connu sous le nom de Vlad III, l’empaleur ou Dracula. Né en 1430, il régna de 1456 à 1476 et fut tué par son frère. Nous avons eu droit à une dégustation d’alcool de fruits pendant qu’à l’extérieur un orage de grêle s’abattait sur la ville. Le soleil et la chaleur revenus nous ont permis de regagner notre hôtel à pied, mais le compte n’y était pas, d’aucun ayant voulu sans doute  profiter un peu plus des jolies ruelles aux maisons colorées de…Rouge.

Sylviane Seugnet

La Piatra Altarului (1120m)

Jour 6 : mardi 11 juin

Bienvenue dans le pays de Dracula : Château de Bran (castelul Bran)

Cela va certainement décevoir le lecteur mais Dracula de son vrai nom Vlad Tepes Voïvode (comte) de Valachie n’avait en réalité rien d’un épouvantable et sanguinaire vampire. Il était juste porté sur l’empalement et selon les historiens essentiellement sur les Ottomans dont il avait été esclave étant enfant. Mais qu’importe la légende est là. L’association château Bran/Dracula trouve son origine dans l’imaginaire de l’écrivain irlandais BRAM STOKER qui a créé le personnage du Comte Dracula à la fin du XIXème siècle. Si la figure du vampire fait bien partie de la mythologie slave, la situation du château de Bran correspond bien à l’image du Comte Dracula. Si l’on ajoute à cela que pour créer son personnage l’auteur s’est inspiré du surnom du père de Vlad Tépes Dracul qui fait référence à son appartenance à l’ordre du Dragon, la légende est bien ancrée dans l’imaginaire collectif. Avant cela le château de Bran a connu une histoire somme toute classique.

A l’origine ce n’était qu’une construction en bois dont la tour de garde brula entièrement suite à l’invasion des Mongols en 1242. Une nouvelle forteresse est construite en 1337 pour les chevaliers Teutoniques afin de contrôler la route commerciale nommée la passe « Rucar Bran. Les tours sont rajoutées vers 1410, avant de devenir la propriété des Voïvodes de Transylvanie. En 1699 le château fut possédé par de nouveaux propriétaires : Les Habsbourg. Après l’effondrement de l’empire Austro-Hongrois en 1918, c’est à la famille Royale de Roumanie que le château échoit durant 27 ans. Résidence d’été royale confisquée par les communistes et restituée au petit fils (Dominique de Habsbourg) de la Reine Marie en 2006 l’actuelle propriétaire. Chaque année des milliers de visiteurs viennent au château de Bran découvrir la demeure du Comte Dracula. La légende et le mythe persistent. 
Promenade en carriole jusqu’au restaurant pour déjeuner et après-midi visite de Brasov, ville médiévale connue comme la ville de la « couronne », ville des marchands et des artisans. Visite de la place du conseil et de l’église noire, où nous assistons à un concert d’orgues imprévu et apprécié par tous, la première école et l’église Saint Nicolas, les portes Ecatenna et Schei qui séparaient les Roumains des Saxons autrefois les patrons de la ville. Une fois dans sa campagne contre les marchands de Brasov, Vlad Dracula (fils de…) a fait brûler la ville et les a empalés sur les collines environnantes. Quelle histoire…

SELVA Patricia

 

Jour 7 : mercredi  12 juin 2019

Après une nuit reposante à l’hôtel luxueux Kronwell, un petit déjeuner fastueux et quelques montées et descentes involontaires dans les 2 seuls ascenseurs de l’hôtel, en route pour Sinaia (fille du mont Sinaïe), la perle des Carpates, station de montagne où Carol I et Elisabeth firent construire en 1873 leur résidence d’été, le château de Peles. Par une belle route de montagne en lacets, bordée de sapins et de hêtres, nous traversons plusieurs stations : Azuga et son vin mousseux, Busteni, admirons la croix la plus haute au monde (2291 m).
Dans le parc naturel qui escalade les pentes des monts Furnica et Piatra Arsa se trouve le petit Peles, Pelisor, petit château aux tuiles colorées offert à Ferdinand (neveu et fils adoptif de Carol I) et à son épouse Maria. Ici repose le cœur de la reine dans une boîte dorée… Ils y vécurent en famille, dans un cadre somptueux. 
Le château de Peles, lui, est remarquable par son architecture, sa modernité (1er château électrifié avec ascenseur), ses pièces innombrables et luxueuses : marquèterie, tableaux d’influence italienne, œuvres d’Ernst et Gustav Klimt, salles florentine, rococo (cinéma), salons mauresque, français, turc, bibliothèque emplie d’ouvrages précieux… Un château remarquable, perché à 900m d’altitude, tout en dédales et riche en œuvres d’art qui, malgré l’afflux de touristes, vaut vraiment la peine d’être visité. Quelques emplettes et nous reprenons le bus pour Bucarest.Déjeuner à l’heure espagnole, puis visite de la maison de la famille Ceausescu
Nicolae Cauesescu, né en 1918 d’une famille de paysans, puis cordonnier devient en 1965 le secrétaire général du parti communiste roumain. D’abord adulé, fils aimé du peuple, il sombre dans le pouvoir absolu et personnel et devient le tyran, le despote. Exécuté le 25 décembre 1989 avec son épouse pour génocide.
La résidence privée de Nicolae et Elena Cauesescu et de leurs 3 enfants est à l’image de leur mégalomanie : 3600m2, 82 pièces somptueuses, appartements privés, piscine, balnéo, objets d’arts inestimables payés par l’argent de l’état roumain… Une maison qui apparait comme une provocation face à la misère et aux restrictions infligées au peuple roumain.
Nous parcourons ensuite les grandes artères de Bucarest : rue de la victoire (3,2 km, plus longue et plus large que les champs Elysées !), découvrant le palais de la musique, le siège de l’académie roumaine, le musée des collections d’art, bâtiments fin XIXe siècle, de style haussmannien, puis des bâtiments plus modernes construits à l’époque du communisme, l’église blanche, le siège philharmonique circulaire, le palais royal, le siège du comité central du parti communiste, le siège de la Securitada, pour nous arrêter devant la maison du peuple ou maison du parlement, construite sous Cauesescu de 1984 à 1989, inachevée, symbole de la folie d’un homme. Dernière visite à l’église de la patriarchie, fondée en 1668, belle église orthodoxe en forme de croix.
L’après-midi s’achève par une visite piétonne du centre ville de Bucarest, animé et bruyant et le diner dans un restaurant traditionnel avec orchestre et danses folkloriques.
Arrivés à l’hôtel, suspense !!! nous n’accédons à nos chambres qu’après avoir déposé nos passeports à l’accueil…nouveauté !!! Une belle journée encore, riche en visites et en découvertes…

Maryse Vedel

 

Jour 8 : jeudi 13 juin 2019

Nous retrouvons les grandes avenues qui nous mènent vers un grand parc de la capitale de 14 hectares : une oasis de calme et de verdure, loin du bruit de Bucarest. 
Nous visitons le musée du village roumain, le plus grand musée en plein air d’Europe où l’on découvre la vie traditionnelle rurale à travers le temps et les différentes régions du pays. Nous découvrons les étonnantes reconstitutions des différents bâtiments : habitations – granges – églises – tombes etc… construits dans leurs formes et leurs matériaux d’origine (murs de bois, torchis – toits de tuiles, de chaume).


I
l est l’heure de partir pour l’aéroport. Un au-revoir plein d’émotions à Camélia que nous avons tous beaucoup appréciée. L’avion est retardé d’une demi-heure. Déjà certains s’inquiètent. Aurons nous notre correspondance à Francfort ? Que va t-il nous arriver ? A Francfort, une course effrénée dans les couloirs pour tomber sur un contrôle des sacs, des corps. Une longue attente…… On n’y arrivera jamais !!! Et bien si, on nous a attendus. Merci René qui est allé prévenir qu’un groupe de 41 personnes arrivait. Ouf! Nous sommes sauvés et atteindrons bien Marseille ce soir.
Après une semaine passée en Roumanie, je réalise le fossé entre l’image de ce pays souvent réduite à sa seule minorité « Rom » et la réalité beaucoup plus belle et riche : paysages, villes, villages, architecture, populations. 

J’ai aimé découvrir son histoire tumultueuse, les villages pimpants avec ses fleurs et ses géraniums, les cigognes qui nichent sur les poteaux électriques, les chiens qui divaguent, les carrioles des paysans, les meules de foins aux formes variées, les paysannes en fichus avec une fourche sur l’épaule, les villes en pleine évolution avec leurs immeubles modernes en construction, les superbes bâtiments du 19ème qui côtoient les maisons délabrées et les énormes monuments datant du communisme. 
Grace à notre charmante guide Camélia, nous avons découvert un pays beau, authentique et d’une grande richesse culturelle. Un pays qui mérite qu’on le découvre.

Francette

Abbaye de Cassan – les écluses de Fonseranes

Sortie du 16 mai 2019
Le matin nous commençons par la visite du château abbaye de Cassan.
Après le rituel passage aux toilettes, le guide  arrive et nous regroupe dans le jardin du cloître d’où nous voyons la lanterne de l’espérance. Nous nous sommes concentrés sur ses propos. Le prieuré a été édifié autour d’une source. L’histoire du château débute en 1066 avec 5 chanoines venus du chapitre de Béziers. Sous la direction de Guiraud, le Prieuré acquiert en 15 ans notoriété et richesse par les dons. L’église sera consacrée en 1115.
Au XIIIeme siècle, Le château abbaye de Cassan est rattaché au Saint -Siège et se donne à la couronne de France puis en 1671 est rattaché à l’abbaye Sainte Geneviève de Paris.
Les chanoines dont le nombre s’est restreint, furent chassés à la Révolution. De nombreuses histoires galantes s’y étaient tramées .
Devenu un centre d’apprentissage, le château devient privé en 1995.
La visite intérieure commence par l’herboristerie, puis la cuisine, le grand escalier, la salle à manger, le salon bibliothèque, le grand salon de musique et la chambre de l’évêque .
Puis, un tour dans le jardin sur trois niveaux pour voir l’ensemble de la façade de 65 mètres de long et ses 57 fenêtres. Au fond du jardin, un pavillon de billard est construit pour les loisirs de la communauté religieuse.
Nous finissons par l’église. Au XIIe siècle, celle-ci avait un clocher côté nord, lequel a été détruit après la révolution. A l’origine, elle ne se terminait pas en abside unique mais par une abside principale flanquée au nord et au sud de deux toutes petites absidioles, symbole de la sainte trinité. La nef unique jette sa voûte sur 11,40 mètres de portée et sur 43 mètres de long ! La clef de voûte culmine à 15 mètres.
Nous reprenons le car pour rejoindre le parking des écluses de Fonseranes. Après un petit chemin piétonnier, nous montons sur la péniche “cap au sud” afin de naviguer sur le canal du midi.
Un buffet nous attend et chacun a pu se restaurer dans une ambiance sympathique.Tout en naviguant, nous découvrons les  écluses de Fontseranes.
Paul Riquet a offert à Béziers cet ouvrage qu’il a baptisé « escalier de Neptune ». A l’origine, il y avait  9 écluses sur 300 mètres, avec un dénivelé de 21,36 mètres : seules 7 écluses sont encore en service. Elles ont une forme ovoïde afin de mieux résister à la puissance des eaux bouillonnantes.
Nous en avons franchi 6 avant d’emprunter le pont canal construit en 1858 : large de 28 mètres et  long de 240 mètres. De ce pont la vue sur Béziers et la cathédrale est magnifique.
Une petite visite dans le centre de  Béziers récemment rénové  termine cette belle journée bien réussie.
Danielle
Diaporama de RPL : Cliquez sur la photo
 
 

LES CAVES BYRRH – CASTELNOU – ILL SUR TET

THUIR
Départ à 6 h 45 de Saint-Georges-d’Orques pour 53 Adhérents. Une arrivée aux environs de 9 heures où notre guide nous attend pour la visite des caves Byrrh.

Cette histoire débute comme un conte de fées aux environs de 1860. Deux jeunes frères Simon et Pallade VIOLET, issus d’une famille modeste de cinq enfants dont le père était muletier, décident de quitter leur village natal de Corsavy pour la plaine du Roussillon. Les 2 frères vont exercer le métier de marchand ambulant et vendre des articles de mercerie, des étoffes et du vin. Après une longue expérience itinérante, ils décident de se fixer à Thuir où ils ouvrent une boutique. Le 14 septembre 1866, Simon et Pallade VIOLET se constituent en société. C’est le début d’une belle aventure. Ils livrent eux mêmes la marchandise avec un modeste attelage et ne disposent que de quelques petits fûts qu’ils remplacent un peu plus tard par des foudres plus importants achetés d’occasion. Leur sens inné des affaires va les inciter à développer leur commerce et à élargir leur activité de négoce de vins importés d’Espagne (Malaga et Tarragone).

Les Caves Byrrh à Thuir sont l’une des plus grandes entreprises françaises du XIXe siècle. C’est ici qu’est élaboré depuis 1866 un apéritif à base de quinquina, le Byrrh : une recette inventée par Simon Violet. Le succès est immédiat et jamais démenti.

L’hologramme du Chevalier Printemps, création de la star de l’illustration Georges Léonnec dans les années 30, vous accueille à votre arrivée. Au fil de la visite, il vous explique l’élaboration du Byrrh, l’aspect social, la grande cuve décrite par le directeur… Dans une ancienne citerne d’une contenance de 680 000 litres transformée en salle de projection, un film est visionné, retraçant l’histoire de l’industriel Byrrh, l’arrivée des deux frères violet à Thuir, le démarrage de leur activité. La visite se poursuit au « grenier à outils » où sont exposés d’anciens pressoirs, des sertisseuses d’époque, de vieux outils. Nous cheminons dans l’allée des peupliers qui n’en a que le nom. Des photographies en noir et blanc, accrochées aux murs, montrent le quotidien de l’entreprise à ses débuts. Nous pénétrons dans la salle nommée «  la cathédrale » Elle contient soixante dix foudres représentant 15 millions de litres. C’est aussi dans cette immense pièce très haute de plafond que trône la plus grande cuve du monde en chêne qui peut contenir 1000 200 litres. Elle mesure 10m de haut et 12 m de diamètre. Il a fallu 15 ans pour la construire. Cerclée de rondins d’acier, elle pèse 17 tonnes à vide et 100 tonnes lorsqu’elle est pleine.

Le hall d’expédition appelé aussi gare Eiffel, demeure inaccessible au public pour des raisons de sécurité. Un diaporama donne l’illusion d’entrer directement dans la gare et d’effectuer la visite. De là sont expédiés plus de trente millions de litres de Byrrh aux détaillants et grossistes : plus de 350 000 clients dans toutes les directions de la terre… La visite se termine par une dégustation dans le kiosque historique datant de 1891. Entièrement en bois, il a fait toutes les foires universelles de Paris, de Moscou… Un joyau magnifique.

Là, nous goûtons aux trois Byrrh : le traditionnel (datant de 1966) vieilli 3 ans en fût de chêne à l’étiquette blanche et rouge. Le Millésimé contient les meilleurs crus, vieilli entre 15 et 20 ans en fût de chêne (étiquette blanche et bleue) et enfin le Grand Quinquina. Ce dernier sert essentiellement de base à la confection de cocktails. Son étiquette est délicieusement vintage.

VILLAGE DE CASTELNOU

Devant le Massif du Canigou, un village d’exception a eu l’audace de rester intact depuis 10 siècles.
Castelnou, « Château neuf » en catalan, se situe à 35 min du littoral. La route grimpe en lacets doucement à partir de Thuir : puis surgit le promontoire où s’accrochent les maisons imbriquées, au pied de la douce crénelure des fortifications. En toute saison, l’image ressemble toujours à une carte postale. Voici l’un des Plus Beaux Villages de France. L’accès au village est marqué par deux imposantes tours qui protégeaient les habitants face à l’ennemi. On parcourt la ceinture fortifiée et on rejoint le château vicomtal que nous n’avons pas visité puisqu’il est actuellement en restauration.
Nous découvrons des petites ruelles fleuries et charmantes, peu de commerce, pas d’échoppes décalées, des artisans d’art. Une particularité de ce petit village : des excroissances font saillies sur les murs de plusieurs maisons … ce sont en fait des fours à pain de forme semi-circulaire greffés sur les façades. Pas un seul hôtel à l’horizon mais plusieurs espaces à louer chez l’habitant. Castelnou est occupé par 70 habitants et reçoit 500 000 visiteurs par an car sa réputation attire principalement en été.

LES ORGUES D’ILLE-SUR-TÊT

Le site est un peu caché. Impossible de l’observer sans payer son entrée Cela se mérite, il faudra marcher environ 15 à 20 min sur un petit chemin depuis la billetterie de l’accueil. Il est en grande partie ombragé, pour l’été c’est plus agréable, plusieurs sculptures très drôles jalonnent ce chemin. La visite dure 45 min à 1h environ. Géré par la mairie d’Ille-sur-Têt, le site des Orgues est un lieu unique en France : un paysage de cheminées de fées de 10 à 12 mètres à la beauté fragile. Il présente aux intempéries des falaises de sables et d’argiles que les pluies ont patiemment ciselées. L’érosion a travaillé comme un artiste, sculptant la matière pour donner à la roche cet aspect presque lunaire. Cerise sur le gâteau, une vue cadrée sur le Canigou, montagne emblématique du pays Catalan encore un peu enneigé. Je suis restée en contemplation tant c’était magnifique avec l’option d’un rayon de soleil. On parcourt ce site des labyrinthes, de la végétation sur les hauteurs des cheminées « impressionnant dame nature est là » Ce paysage est considéré comme un patrimoine exceptionnel ; classé en 1981 comme monuments naturels et des sites à caractère artistique, historique, scientifique, légendaire. Ce site est protégé, il est limité par un droit d’entrée.                                                                                                 Et tant mieux ! !!                                                                               Nadine

Nadine a eu la chance d’être tirée au sort pour faire ce compte-rendu. Je pense que vous attendez tous ce moment avec impatience. 
Francette

Diaporama de Janine PARES: Cliquez sur le lien
C&C_THUIR-CASTELNOU-ILLE

Diaporama de RPL : Cliquez sur la photo

BYRR

 

TERRA VINEA – ABBAYE DE FONTFROIDE

53 personnes sont présentes aujourd’hui pour venir découvrir Terra Vinea, cette ancienne mine de schiste fermée en 1992 et transformée en chai avec ses 800 mètres de galeries souterraines. Lorsque cette mine ferme, les vignerons de Rocbère décident de la racheter, d’en faire un chai de vieillissement et de débuter l’aventure Terra Vinéa.                                Nous embarquons dans le petit train “express” pour une balade dans la garrigue environnante  qui nous conduit à la porte d’entrée du chai souterrain. Une immense galerie boisée nous emmène 80 mètres sous terre (attention aux marches, n’est-ce pas Jacques ?) où vieillissent dans des futs de chêne, les meilleurs vins de Rocbère. Nous découvrons d’immenses galeries, au volume impressionnant. La machine à voyager dans le temps nous plonge dans l’antiquité de la Rome antique à travers la transposition du quotidien des romains : la réplique d’une rue de Pompéi avec ses peintures murales où nous découvrons différents commerces : bar, boulangerie etc.. nous mène à l’Atrium : la pièce d’apparat où la table est dressée. Puis une autre pièce, avec une reconstitution grandeur nature de l’art de boire et bien manger à l’époque médiévale : la table du seigneur est bien garnie. L’histoire du vin et de la gastronomie sont à l’honneur. D’autres galeries où sont exposés les outils traditionnels des vignerons : charrues, échaudeuses, sulfateuses, les outils nécessaires au travail de la vigne, la reconstitution d’une mine des années 1950 qui rend hommage aux mineurs ainsi que celle d’un artisan tonnelier.                                                                        Après avoir parlé autant de vin, nous ne pouvions que nous diriger vers la boutique pour la dégustation des crus d’appellation Corbières : blanc, rouge, muscat terminent agréablement cette visite. Juste un étage à monter pour découvrir le restaurant “Terra Vinea” où le cassoulet régional est très apprécié.                                                                                          Départ pour une autre ambiance : l’abbaye de Fontfroide située dans un site sauvage propice à la prière et au calme. Cette abbaye cistercienne du 12e siècle, à la sobriété architecturale où les moines vivaient sous la règle de Saint Benoit : pauvreté, austérité, chasteté, silence. Grace aux donations, cette abbaye fut très riche. Au Moyen Âge, sous François 1er, l’abbaye devint une résidence secondaire pour les nobles et les évêques, peu soucieux de la vie monastique. Ils transforment les lieux – cour d’honneur, frontons, jardins en terrasse. En 1908, l’abbaye est rachetée par Gustave Fayet. Il restaure et redécore l’abbaye. Aujourd’hui, ses descendants entretiennent toujours l’abbaye grâce aux 90 000 visiteurs par an.        Notre guide nous rejoint dans la cour d’honneur. Il nous décrit les lieux où ont vécu jusqu’à 80 moines et 250 convers. Il faut savoir que ceux-ci ne se rencontraient jamais. Une aile réservée aux convers avec réfectoire, dortoirs (les convers étaient des religieux non-prêtres qui aidaient les moines dans les gros travaux). À part, se trouvaient les logements des moines cisterciens. Nous découvrons différentes parties de l’abbaye : le cloître, cet espace clos qui enserre un petit jardin et son puits. Il est magnifiquement conservé avec ses arcades posées sur des colonnes de marbre dont les chapiteaux sont finement ciselés de feuillages. Les galeries du cloître sont lumineuses, éclairées par des “oculi”. L’église avec ses magnifiques vitraux de l’artiste Richard Burghtal qui illuminent l’église de leurs couleurs. D’une hauteur de 21 mètres, elle impressionne par son gigantisme, par sa sobriété et son austérité. De style roman, elle se confronte au style gothique des 5 chapelles du 14e siècle. Dans la chapelle Saint-Bernard attenante, on découvre les vitraux peints du Père Kim En Joong qui filtrent la lumière. La salle capitulaire où se réunissaient les moines pour la prière du matin. On y lisait le “chapitre” de la Règle du saint du jour dont on célébrait la fête. Un escalier monumental conduit au dortoir des convers long de 25 mètres avec sa voute en berceau brisé. C’est une splendide salle aux murs de grès aux tonalités ocres-orangés. Le silence y était obligatoire. On remarque de magnifiques vitraux réalisés avec la récupération de débris de verres de cathédrales et églises bombardés en 1914-1918. Nous avons fait un court passage dans la roseraie.                                                               Gustave Fayet a su restaurer avec goût cette belle abbaye. C’était un artiste peintre, grand collectionneur, qui devint le plus grand propriétaire du Languedoc au début du 20e siècle. Classée monument historique en 1843, cette abbaye accueille aujourd’hui des musiciens et programme des concerts estivaux notamment dans le domaine des chants grégoriens.
Francette

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Crédits photos: Jacques GROSSE
Crédits photos: RPL

Saint-Roch

NOUVELLE FACULTE DE MEDECINE

4 visites ont été programmées (soit environ 80 personnes) pour la visite de cette nouvelle faculté de médecine située au coeur du campus Arnaud de Villeneuve.

A la descente du tram, nous découvrons une vaste esplanade derrière laquelle se dresse un bâtiment en arc de cercle, ultra moderne, de verre et d’acier. D’immenses poteaux blancs s’élèvent vers le ciel. Cet édifice de 12000 m2, sur 6 niveaux, a été conçu par l’architecte François Fontes et inauguré en octobre 2017. Il peut accueillir 8000 étudiants qui se destinent à la médecine, l’odontologie (dentaire), la maïeutique (sage-femme), la pharmacie. Des salles sont consacrées également à la recherche, la formation etc…. Nous pénétrons dans un immense hall d’entrée (quelle folie!) où nous découvrons une forêt de poteaux élancés  dont certains supportent la structure et d’autres creux, permettant de récupérer l’eau de pluie. Des trous au plafond font éclater la lumière sur le sol et les parois. A l’arrière, un vaste espace élaboré en jardin est en attente de plantations et donne sur des bâtiments tous rattachés à la recherche ou la santé. De ce côté, la façade comporte des blocs de granit du Tarn, du verre, des tentures de maille en inox qui cachent les cages d’escalier en vulgaire béton.  Des escaliers et des passerelles nous emmènent vers les 5 amphithéâtres du 1er étage ayant tous une capacité de 250 places. Au plafond, sont reproduits sur toiles tendues rouges, les maitres du passé tels Rondelet, Léonard de Vinci, Rabelais, Saporta etc…. au sol, des moquettes assorties où sont écrits les noms d’illustres  médecins et chirurgiens montpelliérains. Ces amphithéâtres jouissent de lumière naturelle, d’une bonne acoustique et des dernières techniques de vidéo transmission. Ils sont équipés de caméras, ainsi que les salles de travaux dirigés où les cours sont filmés et mis à la disposition des étudiants. Les 4ème et 5ème étages sont consacrés à la formation pratique: une plateforme de formation médicale de haute technologie, des répliques de bloc opératoire, de salle de réanimation où les étudiants peuvent s’exercer à des accouchements ou dissections en situation réelle sur des mannequins informatisés.
Les derniers étages sont réservés aux profs et personnes munies de badges. Une grande salle où se réunit le conseil de la faculté est utilisée pour des séminaires, conférences et autres évènements. De superbes terrasses donnent sur des toits végétalisés, sur une magnifique vue de Montpellier, le pic Saint-Loup et les alentours.

Cette faculté a été financée à 98%  par la région pour un budget d’environ 45 millions d’euros. C’est une des facultés les plus modernes d’Europe et c’est un formidable outil au service de l’enseignement de la médecine du 3ème millénaire.
Francette

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Crédits photos: RPL

LE MUSEE D’ART BRUT

Ce jeudi 10 janvier 2019, notre petit groupe a rendez-vous au musée d’Art Brut dans le quartier des Beaux Art à Montpellier. Ce musé privé existe depuis avril 2016 et est construit autour de l’atelier de Fernand Michel.
Patrick Michel et son frère Denys sont les fondateurs de ce musée. C’est le peintre Jean Dubuffet qui a inventé la notion d’Art Brut en 1945 après avoir découvert les collections des asiles de Berne et de Genève. La 1ère partie du musée nous plonge dans la folie créatrice de 250 artistes reconnus internationalement bien qu’exempts de toute culture artistique : autodidactes, malades psychiatriques, prisonniers, marginaux, naïfs mystiques ou des gens que les épreuves de la vie ont abîmés. De nombreuses oeuvres étonnantes et émouvantes faites à partir de bois, d’os, ciment, feutres, coquillages, laine, peinture, collages, mots etc……  Dans la 2ème partie du musée, nous découvrons la maison familiale de Fernand Michel, relieur d’art de son métier, qui s’est fait un nom dans l’Art Brut et Singulier. “L’artiste zingueur” créait des paysages à partir de plaques de zinc oxydé, de boulons, de vis, des couchers de soleil en “ferraille”, de drôles de personnages teintés d’érotisme et d’humour.
Quelle belle découverte! Ce musée hors norme est le 2ème de France après le LAM de Lille. Il invite les visiteurs à découvrir des oeuvres surréalistes. Pour les personnes qui n’ont pu nous accompagner, allez découvrir ce lieu surprenant vous ne serez pas déçus.
Francette

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Crédits photos: FPL&RPL

RPL

HÔTEL HAGUENOT – Montpellier

Pour le mois de décembre, 3 visites sont organisées pour découvrir   l’hôtel HAGUENOT  à Montpellier. Madame de Perseval, la propriétaire des lieux, nous a présenté elle-même sa demeure.
L’hôtel fut construit entre 1751 et 1760 à la demande de Mr Haguenot doyen de la faculté de médecine. Comme il soignait gratuitement les pères de la Merci, ceux-ci lui donnent le terrain contre une rente annuelle qui ne s’arrêtera qu’au moment où les pères quittent Montpellier pour revenir en Espagne. Mr Haguenot fit construire par l’architecte Giral (celui  qui construisit également le Peyrou) une “folie” c’est à dire une maison des champs au milieu des feuilles avec une décoration axée sur la Nature dans une perceptive Nord/Sud. L’architecte de retour d’Italie, va s’inspirer de ce séjour lors de la construction.
L’ex-libris de M.HAGUENOT fait référence à l’astronomie, à Notre-Dame des Tables (patronne de Montpellier), au blason des seigneurs GUILHEM avec au dessus, une pile de livres faisant penser à une couronne.
Le groupe de 25 personnes commence la visite par les jardins extérieurs où trône un immense cèdre datant de 1800. Deux fontaines de part et d’autre de la maison, agrémentent les jardins avec une symétrie dans la rosace et les sculptures de dauphins. Un théâtre de verdure, inspiré à l’italienne, servait aux Arts: musique, théâtre, poésie, jardinage. Nous pouvons admirer les façades de la bâtisse décorées de  différents médaillons représentant les âges de la vie, les saisons, ou des miniatures de personnes souhaitant la bienvenue aux visiteurs.
Le professeur HAGUENOT va organiser l’hôtel en fonction de ses passions : la partie Nord dédiée à son amour des sciences avec la bibliothèque, la terrasse d’observation astronomiquel, la partie Sud dédiée à ses appartements personnels et la partie ouest  réservée aux pièces de réception.
La visite intérieure va permettre au petit groupe de découvrir une 1ère pièce avec un  plafond de 6 mètres de hauteur présentant 4 angles décorés de gypseries différentes représentant les quartiers de lune. Les meubles et les gravures ne sont pas tous de la même époque car ajoutés par les différents propriétaires. La 2ème pièce visitée est la salle de réception aménagée sous Napoléon III avec de grandes glaces agrandissant la pièce. Et enfin la salle à manger, avec des meubles flamands, décorée aux 4 coins de la pièce par les représentations des 4 Arts et aux murs les 4 saisons. Un mur entier est ornée d’assiettes et de plats.
La visite se termine sur la terrasse d’astronomie qui offre une vue dégagée sur tout Montpellier. Le temps très clair de cette journée permet de bien observer tous les lieux emblématiques de la ville.
Nous avons été ravis de découvrir cet espace protégé en contrebas des jardins du Peyrou, proche du centre de Montpellier, qui en été doit être un havre de verdure. 

Thérèse Combes

Un article concernant l’Hôtel Haguenot paraitra en janvier 2019 dans le magazine “Vieilles maisons françaises”

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Credits photos: RPL

SAINT-MONTAN & Palais des Evêques de BOURG-SAINT-ANDEOL

Pour cette deuxième sortie de la saison, 57 adhérents nous accompagnent  en Ardèche et découvrent ce petit village médiéval de Saint-Montan. Complètement en ruine il y a 40 ans, 9700 bénévoles lui ont redonné vie. Entièrement reconstitué tel qu’il était au Moyen Age avec les matériaux et les techniques d’autrefois, il est aujourd’hui habité par une vingtaine de familles. Ceci, grâce à l’association “Les amis de Saint-Montan” et des milliers de bénévoles venus du monde entier qui ont reconstruit pierre à pierre ce site exceptionnel.                                                                     Au Moyen Âge, c’était un gros bourg qui s’est développé grâce à la proximité du Rhône et sa situation aux confins de routes commerciales desservant Marseille, Puy-en-Velay. Les populations vivaient des plantations de mûriers pour les vers à soie, de la vigne, des oliviers. 3 portes dotées de systèmes de défense permettaient de pénétrer dans la partie médiévale.                     On découvre des petites ruelles caladées, des passages voûtés sous les maisons, des maisons seigneuriales, des escaliers et porches qui mènent au château construit sur son éperon rocheux. Un bâtiment primitif construit au XIIesiècle servait de tour de défense. Au XIVe siècle, il est agrandi avec de nouvelles constructions ayant une vocation résidentielle. Des remparts assurent la protection des maisons. De là haut, une vue exceptionnelle sur le Vivarais et les toits du village.  Nous nous dirigeons ensuite vers la petite église Sainte Marie Madeleine construite en bas du vieux bourg. Elle possède de  jolis vitraux et un tableau restauré qui rappelle un épisode de la vie de Saint-Montan. Le village est classé village de caractère depuis 1998. Nous sommes surpris par l’ampleur, la qualité des réalisations et la belle unité de sa construction. Bravo à tous ces passionnés qui ont su faire revivre ce village.  Francette

Départ pour  Bourg-Saint-Andéol où notre déjeuner sera servi dans le “grenier d’abondance” du palais des évêques.

Visite du Palais des évêques de Bourg-Saint-Andéol                          Un peu d’histoire pour vous présenter le palais des évêques :

  • Au début du XIIIesiècle (1218) l’évêque de Viviers fait l’acquisition du château des seigneurs de Bourg Saint-Andéol pour en faire le palais des évêques
  • Au XIVe siècle le palais des évêques devient palais épiscopal.
  • En 1450 la salle de banquet et les grandes cuisines sont construites. Elles restent aujourd’hui toujours fonctionnelles. Il est possible de participer à un banquet médiéval éclairé à la bougie et au feu de cheminée, le tout accompagné de troubadours.
  • Au XVIIe siècle, l’évêque Louis-François de la Baume de Suze fait aménager dans sa chambre un magnifique plafond iconographique. Dans une de ses chambres, il y recevra le cardinal de Mazarin.
  • Au XVIIIe siècle, le palais abrite le petit Séminaire réputé pour ses études de philosophie.
  • Au XIXe siècle, le petit Séminaire ferme définitivement en 1852. L’ancien palais est vendu en 1854 à la congrégation des Sœurs. Elles y resteront 150 ans jusqu’à la fermeture de leurs écoles en 1998. Durant cette période, de nombreuses pièces, sols, annexes seront cimentées.
  • Aux XXe et XXIsiècles, le palais des évêques devient monument historique (1946). Le plafond de la chambre épiscopale devient mobilier historique (1973). En 2000, le bâtiment est vendu à un particulier. Une association est créée. La restauration débute rapidement.
  • La chapelle, laissée à l’abandon par la congrégation des sœurs, est restaurée sous l’impulsion du maître René Margotton, élève du peintre Fernand Léger en 1948.
  • Le Palais, composé de plusieurs niveaux, comprend 103 pièces à restaurer. Le propriétaire estime terminer la restauration du rez-de-chaussée d’ici 2 à 3 ans.                                                           Philippe Saingier  

Ce palais, classé monument historique depuis 1948, est un vaste édifice chargé d’Histoire. Devenu propriété privée  en 2000, le propriétaire aidé d’une équipe de bénévoles “le palais des évêques” mène des campagnes de restauration avec le souci constant du respect de l’identité du lieu et de son histoire afin de lui redonner ses lettres de noblesse.                               Je vous invite à regarder la vidéo sur le site du palais des évêques, dans la rubrique Presse, et voir le petit film de 18 mn, passé dans l’émission “Des racines et des ailes” qui retrace tout le travail de restauration du palais.         Francette

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L’ALSACE

Le 1er octobre 2018,
51 personnes sont présentes pour un départ matinal  (5h00) et prêtes à découvrir cette magnifique région qu’est l’Alsace. Après 11 heures de route, nous arrivons à Obernai, petite ville de 11 000 habitants située à 25 km de Strasbourg et découvrons cette bourgade aux coquettes façades colorées, ses jolies maisons à colombages ornées de géraniums. Nous sommes tous en admiration devant ce village fleuri. Puis nous nous installons au VVF d’Obernai situé dans un cadre arboré où chacun découvre sa chambre où il s’installera pour 4 nuits.                                                                       (Un conseil  pour vos prochains voyages : n’essayez pas d’innover une nouvelle recette en déposant votre valise sur les plaques de cuisson dans la cuisine – le résultat n’est pas digeste – : une bouillie innommable de vêtements et plastiques)                                                               Francette                                                                          

Mardi 2 octobre –  Strasbourg                                                        Journée très chargée, nous sommes partis très tôt d’Obernai en direction de Strasbourg.                                                                    Ce n’est pas un hasard si nous rejoignons le centre en tramway : les bus et les voitures sont en périphérie, le plan de circulation est bien étudié.                                                                                Strasbourg préfecture du Bas-Rhin est depuis le 1 janvier 2016 le chef-lieu de la région Grand Est, région historique, ville frontière avec l’Allemagne. Elle a été par les différentes administrations, germanique et française.                                                                       Patrimoine architectural remarquable, son centre ville situé sur la Grande Ile est inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO depuis 1988.                                                                     Lors de la visite de la Cathédrale gothique Notre-Dame (la plus vieille du monde) à notre grand regret, l’horloge astronomique était en réparation. Très belle abside romane, à voir le Pilier des Anges, orgue à tribune en nid d’hirondelle.                                                              Le grès utilisé lors de la pose sur l’édifice provient des Vosges., sa couleur varie du rouge au jaune.                                                      Visite du centre ville Quartier de la Petite France où en 2017, ce périmètre a été classé quartier « Neustadt ». Notre guide nous fait découvrir les différentes rues et places de la cité. (rue des tanneurs,  rue des moulins la grand rue, place Gutenberg , l’Aubette et la place Kléber,  la Grande Boucherie, la Place du Marché aux Cochons de Lait , place Broglie et la place St Etienne qui regroupe de belles maisons à colombage)                                                                                      Nous avons pris notre repas à l’Ancienne Douane transformée en restaurant où nous avons mangé la traditionnelle choucroute qui est un véritable régal.                                                                            Dans l’après-midi nous embarquons sur un bateau mouche.  Passage obligé par l’écluse à bateaux où les eaux des quatre canaux se rejoignent et du pont tournant dans la Petite France. Découverte de la ville au fil de l’eau : hôtel du département, musée d’art moderne et contemporain jusqu’au Parlement Européen et le bâtiment de la chaîne de télévision « ARTE ».                                                                  
En fin d’après-midi, promenade autour de la Cathédrale et rencontre fortuite d’une chimère (mi homme, mi animal) représentant  un tailleur de pierre contemplant l’édifice.                                              Strasbourg, capitale européenne est une très belle cité fleurie alliant l’ancien et le moderne dans une parfaite harmonie.

Françoise et Jean-Paul Decoène

Mercredi 3 octobre – La route des vins – Colmar                                 Ce matin nous accueillons à Obernai notre guide Michel passionné et passionnant pour la matinée qui va nous faire découvrir la route des vins d’Alsace la plus ancienne de France (inaugurée en 1953) et ses magnifiques villages . Elle traverse 5 territoires aux paysages, aux villages et aux vins bien particuliers. En effet, l’Alsace compte 15 600 ha de vignoble, sur 170 km du Nord au Sud sur 119 communes, situés entre la grande plaine céréalière d’Alsace et la forêt des Vosges.La minéralité du sol et l’exposition de la parcelle déterminent le choix du cépage planté, il en existe 7 : le pinot blanc, gris et noir, le sylvaner, le riesling, le gewurztraminer, le muscat, obligatoirement embouteillés dans la région de production depuis 1972.  
L’alsace compte 51 grands crus (orientés sud/sud-est) sur 55 ha et sur lesquels les vendanges se pratiquent toujours manuellement.
Sur cette célèbre route se trouve des citées médiévales, certaines en très bon état de conservation que nous allons visiter.

    • Riquewihr (perle du vignoble) ville blottie à l’entrée d’un vallon gratifié du label «des plus beaux villages d’Alsace », nous commençons notre visite par de petites ruelles qui aboutissent dans la rue principale, nous découvrons de nombreuses et belles maisons abondamment fleuries à colombages des 13ème et 18ème siècles (certaines inscrites à l’inventaire des monuments historiques) parmi lesquelles la plus haute d’Alsace.  La maison Alsacienne typique du vignoble comprend un rez de chaussée en pierre (qui protège le bois de l’humidité) et des étages en pan de bois apparent très souvent en châtaignier.
      Kaysersberg (cité qui a remporté l’édition 2017 du village préféré des français) début de la visite près de la maison natale du Dr Albert SCHWEIZER prix Nobel de la paix en 1952. Nous passons ensuite sur le pont fortifié de grès rose pour descendre la rue principale pavée, bordée de magnifiques maisons colorées d’une palette de couleurs vives et multicolores, décorées et fleuries. Nous aboutissons à l’église Sainte Croix, où nous allons découvrir à l’intérieur, un monumental Christ triomphant suspendu sous la voute de la nef de 4m10, un magnifique retable de 1518 œuvre de Jean BONGARD et du côté gauche un très beau Saint Sépulcre daté de 1514 avec pour particularité une cavité à la place du cœur du Christ où l’on dépose les hosties pendant la semaine sainte. Pause déjeuner au VVF d’Orbey.

* Cet après-midi visite de COLMAR, préfecture du département du Haut-Rhin et une des communes les plus sèches de France. Nous allons découvrir le riche patrimoine architectural de son centre historique.  La maison des têtes, très originale, doit son nom aux nombreuses têtes sculptées (106 masques grimaçants) sur sa façade. Elle fût bâtie en 1609 pour un riche marchand. Nous continuons dans une des nombreuses rues où nous admirons de belles maisons en pan de bois avec de superbes enseignes réalisées en fer forgé, accrochées à un long bras fixé au mur qui décorent les façades des commerces ouverts sur la rue. Elles nous donnent des indications sur l’activité commerciale mais servent aussi de pièces ornementales. Nous entrons dans la cour de la maison natale de M.BARTHOLDI (1834-1904) sculpteur et créateur de la statue de la liberté de New-York, une copie en modèle réduit (12 m de haut) a trouvé sa place dans un rond-point à l’entrée Nord de la ville.  Notre promenade se poursuit dans des rues animées et toujours aussi colorées. Dans la rue des Marchands la maison Pfister construite en 1537 : sur sa façade se côtoient différents styles architecturaux. Dans la rue des Augustins se trouve la réplique de la statue du Manneken-Pis de 1922 offerte par la ville de Bruxelles pour célébrer le 4ème anniversaire de la libération de la ville de Colmar, et un peu plus loin la place de l’ancienne douane avec sa fontaine Schwendi (œuvre de Mr Bartholdi). Nous arrivons ensuite dans le quartier de la petite Venise, où nous empruntons le petit pont qui passe sur la Lauch. Cette rivière permettait jadis aux maraîchers l’irrigation des terres et l’acheminement de leur production de légumes en barques traditionnelles à fond plat vers le marché couvert. La rue des tanneurs : les maisons traditionnelles sont étroites, profondes et hautes, surmontées de greniers ouverts encore visibles dans lesquels séchaient les peaux.La Collégiale Saint-Martin et son tympan en arc brisé gothique comprend une adoration des mages et un jugement dernier dans sa partie haute.Cette journée fut très riche en découverte.                                                                  Dorine Bertrand et Anne-Marie Rossignol

Jeudi 4 octobre                                              
Départ un peu plus tardif qui nous permet de gagner une heure de sommeil. En ce jeudi matin un peu frisquet, nous nous dirigeons vers  le château du Haut Koenisbourg. Ce château de grès rose, se dresse sur un éperon rocheux à 757 mètres d’altitude, au-dessus de Sélestat. Il est situé à 26 km au nord de Colmar et à 55 km au sud de Strasbourg, dans le département du Bas Rhin (67 ).                                                                              Edifié au 12ème siècle par les Hohenstaufen, il était un observatoire des principales routes commerciales : route du blé et du vin au nord, route du sel et de l’argent au sud. Cette forteresse fut assiégée, détruite, pillée puis abandonnée pendant des siècles. Elle voit se succéder d’illustres propriétaires dont la dynastie des Hasbourg et l’empereur Guillaume II de Hohenzollern qui entreprend sa restauration. La direction de la restauration est alors confiée en 1900 à Bodo Ebhardt, architecte et archéologue berlinois. Cette restauration s’étalera de 1901 à 1908. L’objectif est de restaurer le château tel qu’il se présentait vers 1500. Pour cela Bodo fit une lecture précise de l’architecture encore visible, du matériel archéologique trouvé sur place et des textes d’archives des 16e  et 17e siècle. Cette restauration sera marquée par 2 ans de préparatifs et 6 ans de chantier. Le nouvel édifice est inauguré en 1908, mais les finitions et les achats de collections se poursuivront jusqu’en 1918. La reconstruction a couté 2 millions et demi de marks or. Cette restauration très controversée à l’époque est restée dans les limites de la vraisemblance. Pour cette visite, nous rentrons par la cour basse où se trouve le pont levis. Nous arrivons dans une cour intérieure qui dessert le logis nord, froid et sombre, des salles en enfilade décorées de lambris qui permettaient d’isoler les pièces du froid chauffées par des poêles en faïence dans les pièces de vie et des cheminées dans les chambres. Le logis sud conduit vers la salle des trophées et salle d’armes. La décoration intérieure, d’inspiration médiévale est d’une grande richesse.                                                                                                                  Classé monument historique en 1862, le site et ses ruines sont rachetés 3 ans plus tard par la commune de Sélestat.  Ils sont aujourd’hui, la propriété du département du Bas Rhin.                                                                  Le Haut Koenigsbourg apparait comme un musée. Il évoque une forteresse et résume aussi l’histoire de l’Alsace.                                                    Cette visite a été faite en 45 minutes, au pas de charge, mais entre temps le soleil s’était imposé sur place, la brume recouvrait encore la plaine d’Alsace et les lointains.                                                                                Odette Tschudi

Le Mont Sainte Odile
Le Mont Sainte Odile situé à 764 mètres d’altitude dans les Vosges, est le haut lieu spirituel de l’Alsace très cher aux alsaciens où se retrouvent chrétiens et touristes. Il est surmonté d’une abbaye : couvent qui surplombe la plaine d’Alsace. A la fin du 7ème siècle, à l’époque mérovingienne, le duc Adalric et sa femme Bererswinde ont une fille qui nait aveugle. Le duc décide de la faire tuer mais elle est cachée par sa mère dans un monastère. Selon la légende, à ses 12 ans elle est baptisée par son oncle  et retrouve la vue miraculeusement. Elle fut nommée Odile “Enfant de lumière”. En 680, Sainte Odile, patronne d’Alsace, fonde l’abbaye qui connut un essor exceptionnel au cours du 12ème siècle. Cette abbaye est entourée d’un mur païen de 11 km datant du 2ème siècle avant J.C. Sainte Odile est morte le 13 décembre 720. On retrouve plusieurs chapelles sur ce site :
–  la chapelle sainte Odile avec son sarcophage contenant les reliques de la sainte.                                                                                                    – la chapelle de la Croix où se trouve le tombeau de ses parents.                  – la chapelle Saint Jean Baptiste où  l’on trouve de nombreuses fresques sur les murs illustrant la vie du saint.
– la chapelle des larmes bâtie à l’emplacement d’un cimetière au Moyen Age. On y voit des tombes mérovingiennes taillées dans le roc. Sainte Odile y aurait pleuré la mort de son père.                                                              – La chapelle des anges qui surplombe un rocher en saillie où, à l’époque romaine se trouvait une tour de surveillance.                                         Dans les chapelles, les mosaïques ont été réalisées en 1920 par les architectes Robert et Franck Danis, père et fils. La terrasse panoramique offre une superbe vue sur la plaine d’Alsace. Par temps clair, on aperçoit la croix de la cathédrale de Strasbourg, le massif alpin, la forêt noire. Sur cette terrasse, un cadran solaire du 17ème siècle permet de lire l’heure dans de nombreux pays. De nos jours, 3 soeurs résident encore au couvent : une congolaise, une indienne et une alsacienne. On y pratique l’adoration perpétuelle : des groupes d’hommes et de femmes se relaient jour et nuit pour assurer l’adoration devant le Saint Sacrement de l’Eucharistie.            13 décembre 720 – 13 décembre 2020 : on fêtera les 1300 ans de la mort de sainte Odile.                                                                               
Louise Tannières – Irène Bonenfant

vendredi 5 octobre                                            
Avant notre retour sur Montpellier, dernier arrêt au musée Lips, fabricant de pains d’épices à Gertwiller. Depuis 2 siècles, la maison Lips fabrique artisanalement le pain d’épices selon d’anciennes recettes transmises de génération en génération. Nous découvrons une maison dont les façades sont peintes en “trompe-l’oeil”, décorées de pains d’épices et de personnages de contes. Après avoir fait une dégustation de différentes variétés toutes aussi délicieuses les unes que les autres (pomme-cannelle, orange, gingembre confit, figues, à l’ancienne) nous découvrons la collection de Michel Habsiger, située dans le grenier du 18ème siècle, au dessus de la fabrique, où plus de 1000 objets retracent l’histoire du pain d’épices et toutes sortes d’objets qui accompagnaient la vie rurale en Alsace (moules, anciennes images, emporte-pièces, faïences, outils divers etc…..) véritable caverne d’Ali Baba. Passage obligé dans la boutique où chacune et chacun en a profité pour remplir son panier de délicieuses douceurs.                       

5 jours ont été bien trop courts pour découvrir cette superbe région au passé douloureux. Nous n’avons pas tout vu mais nous garderons le souvenir de ces montagnes, forêts, châteaux, villages admirables et typiques avec leurs colombages mais aussi fameux pour leurs spécialités renommées : choucroutes, flammekueches, vins réputés et autres spécialités locales.                                                                          J’espère vous avoir donné l’envie d’y retourner !  Merci à tous ceux qui ont bien voulu  faire les compte-rendus de ces journées.        
Francette Pohl

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PICASSO

Ces 20 et 21 septembre 2018, 50 personnes ont pu voir l’exposition “Donner à voir” au musée Fabre de Montpellier qui propose un panorama de l’oeuvre de Picasso de 1895 à 1972. Elle s’articule autour des années charnières où il invente de nouveaux procédés et codifie un style nouveau. Elle propose des oeuvres radicalement différentes par leur style, du classique au plus étrange qui se cotoient dans le temps.
La carrière de Picasso est scandée par une série de ruptures qui correspondent à des périodes : période bleue empreinte de douleur et de tristesse – période rose plus positive et romantique – période africaine empreinte de l’art africain – le cubisme avec la recherche de la géométrie et des formes décomposées en multiples facettes et le surréalisme avec des créatures difformes.
C’est un ensemble exceptionnel d’oeuvres prêtées par le musée national Picasso, des grands musées français et étrangers et de grandes collections privées.
Picasso a produit près de 50 000 oeuvres dont 1885 tableaux – sculptures – dessins – céramiques. Ses oeuvres ont atteint des prix extraordinaires et ont profondément marqué l’art du 20ème siècle.  

Francette

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LA NORVEGE (8 au 15 juin 2018)

Nous étions tous impatients de partir en Norvège pour admirer les merveilles de “Dame Nature”.  Ce jour est enfin arrivé et nous sommes 42 adhérents à attendre notre vol pour Oslo. Nous arrivons à l’aéroport où surprise !! les valises ne sont pas au rendez-vous. Elles nous seront livrées le soir même. Nous faisons connaissance avec notre guide Hélène qui nous accompagnera toute la semaine. Il fait un temps magnifique et elle nous fait découvrir la capitale en flânant dans les rues. Nous faisons un tour à la citadelle d’ Akershus érigée dans le but de défendre Oslo et qui offre une très belle vue sur le Fjord. Nous découvrons l’hôtel de ville avec ses 2 tours massives, décoré de peintures liées à l’histoire et la culture du pays. Il jouxte le centre du prix nobel de la paix. Nous nous promenons dans le quartier moderne Aker Brygge accolé au centre historique, quartier des anciens docks transformé en quartier commercial avec son port de plaisance, ses bars, ses restaurants.On se balade au bord de l’eau en regardant les voiliers  et les norvégiens qui se dorent au soleil.
Francette                                                                

2ème jour

Après une nuit un peu agitée pour ceux qui n’avaient pas leurs valises à l’arrivée à l’aéroport d’ Oslo et qui les ont récupérées dans la nuit, nous quittons l’ hôtel Thon Munch vers 8h30. Le soleil est avec nous. C’est Jean-Pierre un guide local qui nous accompagne pour la visite d’ Oslo. Nous passons la rue Karl Johans (les Champs Elysées d’ Oslo) puis devant le Théâtre National, le Palais Royal et traversons un quartier résidentiel (Briskeby) où nous pouvons voir de belles demeures dont la maison du sculpteur norvégien Gustav Vigeland (1869-1943). Arrivés au parc Frogner, c’est parti pour une “marche découverte” des statues de Gustav Vigeland qui à 52 ans signa un étrange contrat avec la ville d’ Oslo, l’engageant à céder la totalité de ses oeuvres à la ville. Il eut toute liberté d’utiliser chaque section du parc Frogner pour y installer ses statues. Après avoir franchi les grilles en fer forgé, nous voici devant le pont Vigeland jalonné de 58 statues en bronze : hommes, femmes et enfants dont le fameux Garçon en colère. Vient ensuite la fontaine à la vasque géante soutenue par 6 hommes. Obsédé par le cycle de la vie, Vigeland l’a illustrée de 20 reliefs sculptés au bord du bassin. Surplombant la fontaine, entouré de statues en granit, un Monolithe de 17 m de hauteur sculpté de 121 figures dans un même bloc, domine le parc. Nous pouvons remarquer que Gustav Vigeland s’est inspiré de nos sculpteurs français Rodin et Maillol. Et c’est reparti en bus pour la visite du musée des bateaux Vikings sur la presqu’ île de Bygdoy. Celui–ci présente trois drakkars enterrés il y a 1000 ans sous des tertres royaux. Ils furent protégés par l’argile. Pour construire un bateau, il fallait 100 chênes. Et pour terminer notre visite d’ Oslo, nous nous rendons, toujours en bus, au musée Munch. Sur le trajet, nous apercevons le nouvel Opéra recouvert de marbre blanc, et près de la gare quelques immeubles futuristes. Le musée Munch expose le plus grand ensemble d’ oeuvres de Munch, léguées par l’ artiste lui-même. La vie et la peinture d’ Edvard Munch (1863-1944) sont marquées par la maladie. Il verra mourir sa mère et sa soeur. Ses peintures expriment la mélancolie, la mort, la tristesse et la difficulté d’ aimer. Enchaînant les dépressions, Munch revient s’installer en Norvège après avoir passé l’essentiel de sa vie artistique à Paris et Berlin.Nous n’avons toutefois pas vu son célèbre tableau le “fameux” Cri.
Après le déjeuner pris à Oslo (grâce à une erreur de service, nous avons profité d’une entrée avec saumon fumé), nous quittons la capitale vers 14h pour rejoindre Geilo.  Nous longeons le Tyrifjorden (le cinquième plus grand lac de Norvège) avant d’ atteindre à Fla la vallée de Hallingdal. La vallée est d’ abord boisée puis bordée de pâturages et de cultures. Les lupins fleurissent même les bordures des routes. En passant à Torpo, arrêt pour découvrir notre première église en bois debout ou “Stavkirke”. La Norvège en comptait 1000, il n’en reste plus que 28. Nous sommes surpris aussi par le simplicité du cimetière qui entoure                                                                                          Arrivée à Geilo (800 mètres d’altitude) vers 17h30. Geilo situé dans le Comté de Buskerud est une station de ski. “La ville de Geilo organise au mois de janvier un festival pas comme les autres. Il s’agit du Festival de Musique de Glace ou Ice Festival. Cet événement musical met à l’honneur des musiciens qui jouent sur des instruments taillés dans la glace. On trouve de tout : flutes, harpes, tambours, cornes, guitares, etc. Ces instruments sont construits quelques jours avant le festival, avec des blocs de glaces prélevés sur des plans d’eau. Il est impossible de connaître à l’avance la tonalité que donnera l’instrument, parce que ceci dépend de la qualité de la glace. Ce festival insolite accueille un grand nombre de spectateurs chaque année.
No
us nous installons dans notre hôtel : Ustedalen. Ce sont de très jolis appartements aménagés dans de petits immeubles. Nous sommes en pleine  montagne. Le paysage est magnifique.Une averse vient nous surprendre au moment d’aller diner. Ceci ne nous empêchera pas d’aller faire une petite balade digestive avant d’aller dormir. Nous n’attendrons pas la nuit car ici, elle  vient tard et ne s’attarde pas ! Le jour revient rapidement.
Béatrice Rigaud

3ème jour

Départ de l’hôtel vers 7h 40 direction Bergen. Heureusement le soleil est avec nous et nous allons pouvoir admirer les magnifiques paysages du Hardangervidda . C’est le plus grand parc national de Norvège continentale, il est situé à plus de 1000m d’altitude, au-dessus de la zone boisée et s’étend sur 3422 km2 .La plus grande partie est vallonnée et l’on voit sur des km les lacs et les collines recouvertes de landes, de tourbières et de lichens. Les premiers habitants de Norvège les Sami y élevaient des rennes et vivaient de la pêche dans les nombreux lacs.                                                                                  Actuellement les norvégiens, grands amateurs de nature et de sports y possèdent des « hyttes », petites cabanes en bois recouvertes d’écorce de bouleau et de tourbe où ils viennent passer le weekend pour s’adonner à la randonnée, à la chasse aux rennes ou aux lagopèdes et au ski en hivers                                                                                Après avoir traversé de vaste étendues sauvages par la route 7, franchi de nombreux tunnels et de profondes vallées, nous voilà devant une impressionnante cascade, la Voringfoss , c’est la plus haute de Norvège 183m de chute. Puis la route continue sinueuse et verdoyante vers le Hardangerfjord 1350m de profondeur et 170km de long (le 2ème plus grand fjord de Norvège). Nous allons visiter une ferme marine d’élevage de saumons .Ces fermes au nombre de 250 à 280 sont contrôlées par l’état.Un jeune étudiant français en stage pour 2 mois, nous commentera la visite. Les saumons restent en moyenne 2ans dans la ferme. Ils pèsent 120g lorsqu’ils arrivent et repartent lorsqu’ils atteignent le poids de 5kg et plus. Ils sont élevés dans des cages en filets immergées en forme d’entonnoir à 20m de profondeur (les filets permettent l’arrêt des algues, ils sont changés toutes les 2semaines). Chaque cage contient 12500 saumons. Leur nourriture est distribuée par air comprimé dans des tuyaux qui tournent pour mieux la répartir. La grosseur des granulés varie suivant la taille des saumons et est composée 70% d’algues 30% de reste de saumon. Des caméras en profondeur contrôlent la distribution de nourriture et la croissance des saumons. Un aspirateur est branché en permanence dans le fond des cages pour récupérer les poissons morts et les déchets. Ils n’utilisent plus de pesticides, des petits poissons bleus sont chargés de nettoyer les saumons.    
Après cet intermède très instructif, nous repartons vers le restaurant, une ferme, où nous dégusterons un repas composé d’une soupe traditionnelle (légumes et mouton) et d’une mousse au chocolat. La soupe n’a pas fait l’unanimité, certains ne l’on pas appréciée du tout.                                                                                                  Dernier départ vers Bergen, où nous passerons la nuit. La route longe le fjord et franchit de nombreux tunnels. Premier arrêt sur le port où se tient le marché aux poissons où les nombreux touristes peuvent déguster, langoustes, saumons et assiettes composées de divers produits de la mer. Nous retrouvons notre guide, qui nous fera d’abord visiter la ville en car puis à pied dans différents quartiers. D’abord le port, puis le vieux Bergen et enfin le quartier de Bryggen sur le vieux quai avec ses célèbres maisons en bois colorées classées au patrimoine de l’Unesco. Bâties vers 1350 par les marchands allemands qui avaient le monopole du transport de céréales entre l’Allemagne, la Pologne et la Norvège. Ils créent la Hanse. Les pécheurs norvégiens vendaient aux hanséates les morues pêchées dans la mer du nord et séchées autour des îles Lofoten. Se met alors en place une véritable navette commerciale qui fera la richesse des marchands et de la ville de Bergen. L’immunité des hanséates persiste jusqu’au XVIème siècle : en 1560 ils sont obligés de prendre la citoyenneté norvégienne sous peine d’expulsion. Ces maisons de bois ont été maintes fois détruites par les incendies. Après le dernier incendie en 1702 elles ont été reconstruites dans le style et selon les techniques d’alors. Il n’en reste que 58 avec leurs façades peintes d’ocres et de couleurs vives, le rez de chaussée est désormais occupé par des boutiques ou es galeries. Nous reprenons le car pour rentrer à l’hôtel après une journée bien remplie en découverte et beaux paysages.
Aline Bourrier

4ème jour

Nous partons de Bergen et empruntons la route aux 33 tunnels avec un arrêt pour photographier les cascades jumelles les Twynnfossen. Nous arrivons ensuite à Gudvangen où nous pique-niquons avant de prendre le ferry pour découvrir le Naerøyfjord inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est le plus étroit des fjords, parfois 250m de large et là nous enchaînons pendant 2 heures et demie des paysages merveilleux : montagnes dont la plus élevée culmine à 1800 m neige, cascades immenses et verticales, petites fermes parfois haut perchées,moutons. La Norvège compte près de 1000 fjords

Puis nous arrivons à Kaupanger afin de prendre la route du massif glacier: le Jostedalbreen étendu sur 482 km2. Nous allons nous approcher de la langue glaciaire le Bøyabreen un des 3000 glaciers du pays. Celui-ci est blanc presque aussi blanc que les Tshirts donnés par la Lufthansa. Il y a même des reflets bleus et puisque nous sommes au glacier ” le patron de la cafétéria est glacial”. Nous repartons vers l’hôtel situé à Nordfjordeid au bord du Fidsfjorden.
Daniele Prétat

5ème jour

Nordfjordeid à Alesund                                                                     Après une bonne nuit, un bon petit déjeuner buffet, nous sommes prêts pour attaquer une nouvelle journée, mais une rumeur court notre Francette est prisonnière dans sa chambre, une fois libérée par son prince charmant, rassurés, nous pouvons prendre la route
Nous quittons cette petite ville nichée au fond du Nordfjord pour Geiranger, 284kms, 16 tunnels (bravo Nobel). Nous allons retrouver la A63, route touristique à 1000m d’altitude, passer le col Stranda bordé d’un superbe lac de haute montagne. Nous redescendons par la route des boîtes à sel pour finir par une série de lacets sur la ville de Geiranger. Le clou de la journée c’est la visite d’une heure du fjord Geirangerfjorden en bateau. C’ est l’un des plus beaux, profond de 300 m, destination obligée des navires de croisière, il constitue une saignée de 18kms au pied de parois à pic de 1000m d’où dévalent de superbes cascades. Par manque d’eau du à la sécheresse dans la région, nous ne compteront que 4 sœurs au lieu de 7, mais nous en avons pris plein les yeux. Retour sur terre « place aux dents », nous avons enfin du saumon en plat principal.
Sur la digestion, nous attaquons la route des aigles. Marius est toujours aussi fort au volant. La route n’est que lacets très serrés en montée cette fois, d’où son surnom d’aigle, classée au patrimoine de l’Unesco. Pour varier les plaisirs, une petite traversée en ferry du Norddalsforden de Eidsdal à Linge. Enfin c’est l’arrivée vers la ville d’ Alesund. Hélène (notre guide), à eu la bonne idée de faire passer l’autocar par le mont Aksal, vue exceptionnelle sur la ville et les archipels qui d’habitude se mérite du haut de ses 418 marches que seul Jean-Luc à gravi après dîner. Honneur a lui !!!
Une fois installés au magnifique hôtel Scandic Alesund, notre guide “bien-aimée”, nous accompagne pour visiter le cœur de cette ville qui vit principalement de l’océan grâce au cabillaud séché le “stockfisch”” mais qui est aussi intéressante par son passé historique. Elle fut détruite par un terrible incendie en 1904, reconstruite en dur grâce aux fonds de Guillaume ll dans un style <Art Nouveau>. C’est très agréable de se balader dans ces rues avec ces façades décorées et peintes dans des tons pastel, un mouvement artistique qui s’appuie sur l’esthétique des lignes courbes. Retour à l’hôtel pour le dîner ,du cabillaud, excellent ,enfin une journée poisson de Norvège ! Le soleil veut se coucher mais l’obscurité ne veut pas arriver. Nous avons pu faire de superbes photos. Encore une belle journée en SOUVENIR !  Merci Francette, merci Elisabeth.
Marie et Michel Beynet

6ème jour

La route des TROLLS  Après un bon petit déjeuner, la bande de Culture et Convivialité quitte la ville d’Ålesund, grand port sur une des six îles qui va fêter les feux de la St Jean avec une tour bûcher (en construction) de plus de 25 mètres, pour prendre la route des Trolls.   On emprunte la vallée de Valldal, productrice de fraises et de cerises puis un premier arrêt à Gadbrandsjuvet où un bel aménagement avec des passerelles en fer suspendues au-dessus d’une superbe cascade et d’un torrent en furie.  Au point culminant de la route (Stigrora :alt 852m ) des passerelles en bois et des plates-formes panoramiques permettent de visualiser les 11 lacets de la descente de Trollstigen (échelle des Trolls), des cascades et la vallée de la Rauma qui mène à Andalsnes.

Les TROLLS ? Qui c’est quoi ?? royance, religion, près de 10 000 ans que les Norvégiens en parlent.   Lutins, génies des eaux, les Trolls sont dans les montagnes. Ils ont 4 doigts, 4 orteils, un long nez et une queue de vache. Ils sont très âgés avec des arbres dans les cheveux. Ils ne vivent que la nuit sinon ils sont transformés en pierre. Si l’homme ne les respecte pas, les Trolls se mettent en colère et deviennent violents. Ils sont assimilés à la mythologie Norvégienne. Dès le début du christianisme, les adeptes des Trolls sont pourchassés. Saint Olaf les transforme en pierre.En bas de la route des Trolls, commencée en 1928 et inaugurée en 1936, après des virages dignes de l’Alpes d’Huez négociés avec dextérité par notre chauffeur Marius, sous les recommandations du capitaine Marleau, nous faisons un  arrêt pour une photo de groupe avec le Trolls à trois têtes.   Dans le bus, petit historique fait par Hélène sur le peuple Sami. Ils ont obtenu l’indépendance et un parlement. Leur drapeau est bleu pour l’eau, rouge pour le soleil, jaune pour la lune et vert pour la forêt. Elle nous parle aussi de la vie des Norvégiens avec leur salaire moyen (45000 couronnes pour les hommes, 36000 pour les femmes) auquel il faut retirer 36% de taxes (il faut diviser par 10 pour faire le rapprochement avec les euros). Ils ont 1,86 enfant par couple et la retraite est à 67 ans. out ceci nous emmène à Gala (Golo) où un hôtel au milieu des pistes de ski, dans un beau paysage, nous proposera un superbe buffet avec des mets locaux… Bonne nuit !!!
Eliane et Alain MULLER

7ème jour

 VINSTRA – LILLEHAMMER – OSLO

Après une nuit passée dans un hôtel agréablement situé en pleine campagne, à 900 m d’altitude, donnant sur le grand lac GALA – nous   prenons la route E 6 en direction de LILLEHAMMER.

Premier arrêt à RINGEBU pour admirer son église en bois debout (stavkirke) datant de 1220 puis remaniée en 1630. Aujourd’hui  28 églises en bois debout existent encore sur le millier construites au Moyen Age. Nous n’avons pas visité l’intérieur. L’extérieur est sobre, les façades et les charpentes sont colorées en camaïeu d’ocre ; le clocher est enduit de peinture rouge dite de Falun. Tout autour de l’église sont plantées des stèles de petite taille, fleuries à leur base comportant pour certaines, des petites lanternes et   des objets fétiches. En 1981, des fouilles furent entreprises et l’on mis à jour des stèles qui sont aujourd’hui exposées, 900 pièces de monnaie et surtout les vestiges d’une première église datée de 1100.
Nous reprenons la route en direction de LILLEHAMMER (Petit marteau) sous un ciel très menaçant. Les Jeux Olympiques de 1994 ont rendu célèbre cette petite ville étagée sur une pente qui domine le lac MJOSA. Le site des J. O. comprend de nombreuses installations, entre autre le tremplin à sauts qui fut une prouesse technique. L’utilisation de l’inclinaison naturelle du terrain permet aux deux rampes de se fondre dans le paysage boisé. Dans une ambiance survoltée, la Norvège remporta 26 médailles et se classa 2ème nation. Le ski moderne a vu le jour en Norvège au siècle dernier, mais il y a 4 000 ans, les Sames (ancêtres  des norvégiens) se déplaçaient déjà à ski. Nous avons fait quelques pas dans la rue commerçante “Storgata”   puis photographié le monument représentant le Birkebeiner (homme aux jambes recouvertes d’écorce de bouleau). Ce partisan royaliste sauva l’héritier au trône, Haakon âgé de 2 ans. L’enfant dans les bras, il franchit les montagnes de LILLEHAMMER sous une tempête de neige. Chaque année, la course du Birkebeiner commémore l’évènement.
Après   le repas pris au réputé SANDIC  Hôtel, nous nous dirigeons vers le musée en plein air de MAIHAUGEN , le plus grand d’ Europe. Il nous fait voyager dans le temps avec sa collection de maisons en bois des 18ème et 19ème siècle. Ouvert en 1904, 13O bâtiments en bois sont regroupés sur un terrain boisé de 370 hectares. Grâce à l’initiative du Dr SANDVIG, défenseur du patrimoine, ces maisons furent reconstruites pour illustrer la diversité architecturale de la région et recréer une commune rurale. 
Nous sommes entrés dans une petite église en bois debout, transportée de GARMO près de LOM et reconstruite telle qu’elle était au 18ème siècle. On remarque les fonds baptismaux datés de 1100, le retable et la chair sculptés et peints de couleurs vives, le bateau en ex-voto, le transept et ses assises compartimentées. Ensuite, une avenante fermière nous invite à découvrir l’intérieur de sa maison et nous fait connaître les us et coutumes du quotidien au 19ème siècle. Puis un jeune instituteur nous présente sa salle de classe, nous donne un bref cours d’écriture, chante l’hymne national   et nous commente la vie d’enseignant d’alors …la sortie de l’école, nous nous sommes éparpillés autour de quelques habitations mais en raison de la pluie nous avons rapidement réintégré le musée. Au premier étage, certains d’entre nous ont pu admirer les ateliers d’artisans de tous corps de métiers et l’art populaire de la GUDBRANDSAL par des meubles peints et sculptés, des tapisseries et de superbes traîneaux. Nous reprenons la route E 6 en direction d’OSLO, un peu dépités par cette pluie qui n’a cessé de tomber   après de si belles journées chaudes et ensoleillées. Néanmoins la  journée a été très instructive.
Jocelyne Serpentini

En résumé, nous avons aimé les grands espaces, les paysages composés de forêts, de douces collines, de prairies verdoyantes, de hautes montagnes escarpées bordant des fjords aux eaux émeraudes, les points colorés des chalets de bois, peints de frais, toujours impeccables enfin des paysages de carte postales à couper le souffle. Ce fut un beau voyage !!!!
Merci à celles et ceux qui ont bien voulu faire ces compte-rendus et nous ont communiqué leur ressenti sur ces quelques jours passés en Norvège.
Francette

Pour en savoir plus

Livres et films cités par notre guide Hélène COLOT

Bibliographie

La Hanse de Philippe Dollinger  (Ligue allemande de commerçants du XIIieme au XVIIème siècleLe Roman de Bergen de Gunnar Staelesen  
Chaussures italiennes de Mankel 
Lièvre de Vatanen d’Arto Paasilinna  
Petits suicides entre amis d’Arto Paasilinna
100 ans    d’Herbjorg Wascmo (vie de plusieurs générations de femmes sur les îles Lofoten)  
Les Vikings  de Régis Boyer Le Catalogue de l’exposition sur les Vikings qui a eu lieu à Paris en 1992.

Loi de Jante (voir page suivante)

 

Cinématographie

  • La bataille de l’eau lourde de Jean Dréville (1948) – film franco-norvégien                   
  • Les héros du Télémark d’Anthony Man (1966)- USA

Site internet

Alesund et son paysage Art Nuveau:
www.horizon-nomade.com/project/norvege-alesund

Recette norvégienne de dessert :
Le voile de la paysanne: Voir recette jointe, écrite par notre guide, dessin à l’appui !!!

La loi de Jante
C’est un concept peu connu dans nos pays latins, mais très répandu dans les pays scandinaves, d’où il tire son origine. Jante (prononcer yannte) est le nom d’une petite ville fictive de province au Danemark, décrite par un auteur danois, Aksel Sandemose, dans son roman de 1933 intitulé

“En flygtning krydser sit spor” (Un fugitif dépasse ses limites). Ce roman, en partie autobiographique, décrit l’état d’esprit de cette bourgade provinciale, Jante, évoquant sans aucun doute Nykøbing, la petite ville natale de l’auteur, avec son atmosphère suffocante de petitesse et de mesquinerie, et dans laquelle la médiocrité et l’anonymat sont les meilleurs choix. Dans ce roman, Sandemose dépeint cette ville comme vivant sous le joug de règles tacites, qu’il présente sous forme d’un décalogue, appelé la loi de Jante :

  1. Tu ne dois pas croire que tu es quelqu’un !
  2. Tu ne dois pas croire que tu vaux autant que nous !
  3. Tu ne dois pas croire que tu es plus malin ou plus sage que nous !
  4. Tu ne dois pas t’imaginer que tu es meilleur que nous !
  5. Tu ne dois pas croire que tu sais mieux que nous !
  6. Tu ne dois pas croire que tu es plus que nous !
  7. Tu ne dois pas croire que tu es capable de quoi que ce soit !
  8. Tu ne dois pas te moquer de nous !
  9. Tu ne dois pas croire que quelqu’un s’intéresse à toi !
  10. Tu ne dois pas croire que tu peux nous apprendre quelque chose !

Les sociologues scandinaves semblent être d’accord sur le fait que cet état d’esprit a profondément marqué la mentalité des pays nordiques. Dans l’ouvrage “Pour une analyse comparative du leadership : les « maires » dans les « contrastes dramatiques » français et suédois” (Anne Couvidat et Julien Dewoghelaere), nous pouvons lire : “Luther est passé par chez nous, nous ne croirons jamais que quiconque est sublimement brillant. En Suède, il n’est pas bien vu d’être fier et pompeux” expliquait une maire, élue d’une ville moyenne. L’influence du passé luthérien et de l’ancienne morale paysanne des pays du Nord, où des qualités telles que la discrétion, le sens du travail et de la modestie étaient considérées comme les plus hautes vertus, peut être avancée comme un élément d’interprétation du profil de modestie associé au leadership des maires.

À peu près tous en Scandinavie connaissent la Loi de Jante, et la plupart y adhère. C’est donc assez mal vu de se mettre en avant, et cela explique aussi la réserve et l’apparente froideur des Scandinaves. Elisabeth

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en attendant le diaporama de Janine :

Crédit photos: René P.                Cliquez sur l’appareil photo puis  sur la 1° photo

 

 

MUSEE DALI – FIGUERAS

Pour cette dernière visite de l’année, nous avions choisi le musée Dali que nous avons pu découvrir ou redécouvrir avec un guide.

Le musée Dali est le deuxième musée le plus visité d’Espagne. Il a été créé par l’artiste lui-même sur les vestiges d’un ancien théâtre et inauguré en 1974. La visite commence à l’extérieur avec une façade étonnante aux murs de couleur rouge brique recouverts de petits pains catalans jaunes, surmontée d’oeufs géants et de statues dorées qui ornent le pourtour supérieur du musée.

L’intérieur du musée est une oeuvre d’art à part entière : nous pénétrons dans un monde captivant et unique. C’est un lieu  extraordinaire qui nous plonge dans les méandres du cerveau torturé et génial de l’artiste catalan. L’oeuvre de Dali est complexe : On y retrouve les influences du pointillisme, du cubisme, de l’hyper réalisme bien avant que le surréalisme ne devienne sa marque de fabrique. Des sculptures, meubles en tous genres, objets, décorations, énormes peintures sur les plafonds et les murs se côtoient dans les différentes salles. J’avoue que nous sommes un peu déboussolés !!!!!

Ce musée est à l’image de l’artiste : un peu fou, un peu démesuré, totalement mégalo. Dali, ce fantaisiste théâtral pour les uns, ce génie pour les autres, nous a permis de découvrir son parcours artistique tout au long de sa vie.

Puis nous faisons un petit tour au musée des bijoux dessinés par le maître catalan entre 1941 et 1970. Il les a dessinés sur papier avec une grande précision de formes et de couleurs puis ont été fabriqués à New York. Ce sont des oeuvres uniques dont les matériaux de fabrication ont été choisis par Dali : Or, argent, diamants, rubis, émeraudes, saphirs, topazes, aigues marines, perles, coraux. Une petite merveille que cette exposition de 39 bijoux : collection qui a été rachetée à un organisme japonais qui en était propriétaire.

Nous rejoignons la Jonquière pour le déjeuner au “Grand Buffet”. Les estomacs vides ont su faire honneur aux montagnes de nourritures qui nous attendaient. Les magasins du centre commercial ont eu un franc succès et nous ne dirons pas ce que contenaient les cartons subrepticement rangés dans la soute du bus.

Je vous donne rendez vous pour d’autres aventures dès la nouvelle saison. Francette   

RODEZ

Jeudi 12 avril 2018

LA VIEILLE VILLE

Une jeune guide dynamique nous rappelle l’historique de la ville.

Au V° siècle av. J-C. s’installe une peuplade venant d’Ukraine, les Rutènes. Au cours des siècles suivants la ville se romanise vers 50 av. J-C. Bien que capitale de La Narbonnaise, peu de  vestige en aérien ne subsiste aujourd’hui , contrairement à Arles, Orange et Narbonne. A partir du XI° siècle, selon les archives , RODEZ se divisait en deux quartiers : le quartier du Bourg avec ses riches commerçants (pouvoir économique) et le quartier de La Cité où régnait l’évêché (pouvoir temporel). Une porte en pierre séparait ces deux quartiers. Ce n’est qu’à partir de la Guerre de Cent ans que cette porte fut détruite afin de réunir ces deux quartiers pour combattre l’envahisseur .

La période la plus florissante de la ville s’étend de 1450 à 1550. Chaque année, durant 3 semaines, se tenaient 4 foires de renommée nationale pour la vente entres autres des peaux d’animaux élevés en Aveyron. Aujourd’hui, on recense 70 % de maisons d’origine médiévale dont certaines furent   restaurées au XV° et XVI ° siècle selon   le style en vogue dit de Renaissance Française. La guide nous a commenté   quelques maisons historiques :                

– Maison de l’Annonciation XVI° siècle, boutique au rez- de- chaussée et logis dans les étages.              

– Maison dite d’Armagnac XVI° siècle, place de l’Olmet (orme) de style gothique pour les encorbellements et renaissance pour les 32 médaillons et les lucarnes. Nous empruntons la rue du Touat qui nous mène aux halles couvertes dites Le Mazel.

– Maison Guitard XIV° siècle , une des plus anciennes et la plus grande qui soit conservée, sa tour haute de 17 mètres était accolée à un corps de logis. Cette maison est classée aux monuments historiques.

– Maison de Benoît XV° siècle, maison de chanoine en grès rouge et calcaire blanc qui possède une belle cour intérieure ornée d’une balustrade de style gothique flamboyant.

Actuellement, RODEZ compte 25 000 Rhuthénois.

LA CATHEDRALE   NOTRE DAME DE L’ASSOMPTION

Puis , nous nous acheminons vers la cathédrale Notre Dame de l’Assomption de style gothique méridional et renaissance. Imposante, toute en grès rose à l’allure de forteresse dont la construction s’est étalée sur 300 ans. Elle mesure 107 m de long, 36 m de large, 30 m de hauteur sous voûte. C’est l’une des plus grandes du sud de la France. La façade principale côté Ouest ne comporte pas de portail d’entrée car ce mur faisait corps avec les remparts de la ville. Cette cathédrale avait un rôle défensif et religieux. Suite à des effondrements et des incendies, différents clochers se sont succédés. Le clocher actuel   de style gothique flamboyant, commandé au début du XVI° siècle, fut bâti en seulement 13 ans. Construit à coté de la cathédrale ce clocher qui culmine à 87 m fait la fierté des Ruthénois.

A l’intérieur nous sommes surpris par la séparation de la nef en deux parties au niveau du transept. Dans l’une des 27 chapelles, celle du Saint Sépulcre, on admire la Mise au Tombeau, sculpture datée de 1523 – œuvre majeure de la cathédrale. Sont à remarquer également les 76 stalles en chêne du XV° et du XIX° siècles, l’orgue du XVIII° siècle de 20 m de haut comprenant 4 claviers et 3 155 tuyaux, les vitraux de la rosace ( les plus anciens de la cathédrale ) et les quatre vitraux modernes posés en 2006.

AU RESTAURANT

Au restaurant « La table Ruthénoise », nous avons apprécié les spécialités Aveyronnaises : farçous, aligot et gâteau à la broche.

MUSEE SOULAGES

Etant Montpelliérains, nous pensions connaître ce peintre des Outrenoirs puisqu’il est exposé au Musée FABRE depuis 2OO7. Mais à RODEZ nous allons approfondir nos connaissances.  

L’après-midi fut consacré à la visite du MUSEE SOULAGES. Ce bâtiment implanté dans sa ville natale, conçu par trois architectes catalans, se compose de cubes couverts d’acier corten qui se déploient sur 6 000 m². Le musée qui présente l’œuvre du peintre   de 1934 à 2015 fût inauguré le 30 Mai 2014. La création de ce musée est liée à l’importance de la donation de Pierre et Colette SOULAGES comptant 250 œuvres et 500 pièces au total.
SOULAGES veut « mettre en évidence le processus de création artistique et la part de l’inattendu dans la recherche » ; toutes les techniques et recherches sont présentées : l’Outrenoir, l’emploi du brou de noix (50 tableaux), la lithographie, la sérigraphie et la sculpture à partir des eaux fortes. La couleur noire est le sujet de son œuvre mais la lumière qui la révèle permet d’atteindre un au-delà du noir, c’est l’Outrenoir ou noir-lumière principal objet de ses recherches à partir de 1970. Il n’utilise pas de pinceaux traditionnels mais des racloirs de tanneur, différentes brosses voire des outils de sa fabrication. Selon la mise en place du tableau, la réflection de la lumière sera différente. Pierre SOULAGES n’apporte pas de message, n’indique aucun titre qui pourrait influencer le spectateur et imposer une lecture.  SOULAGES déclare « Ce que l’on voit devant mes toiles , c’est de la lumière transformée, transmutée par le noir ».
S’ajoutent   les travaux préparatoires des 104 vitraux en verre translucide et non transparent, destinés à l’Abbatiale Sainte- Foy de Conques  et inaugurés en 1994.

Enfin, une vaste salle d’exposition temporaire accueille des œuvres d’art moderne ou contemporain; ainsi nous avons pu voir l’exposition de LE CORBUSIER.

Cette visite nous a permis de satisfaire notre curiosité tant sur la découverte de la ville, de la cathédrale que sur l’Outrenoir et la lumière – le travail de recherche spécifique à ce peintre. Il nous reste à contempler ses vitraux dans l’église abbatiale romane de CONQUES…

Régine et Jocelyne

 


Crédits photos:  Jacques Grosse    
cliquer sur l’appareil photo et René Pohl

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LE MUSEE DE LA GLACE ET SAINT-MAXIMIN-LA-SAINTE-BAUME

Jeudi 15 mars 2018 

Une journée pluvieuse et un peu fraîche. Le groupe de 51 personnes de “Culture et Convivialité” se retrouve dans le bus et se dirige vers le massif de la Sainte-Baume (département du Var).
La matinée se passe au musée de la glace de Mazaugues. La météo ne nous permettra pas de nous rendre sur le terrain pour visiter la glacière de Pivaut, seule glacière entièrement restaurée.
Notre guide nous fait un exposé détaillé sur la glace : la glace peut être naturelle, sauvage, naturelle ,artisanale, artificielle (fin du XIXe siècle). Dans ce musée on peut admirer de la vaisselle de Moustiers qui servait de rafraichissoirs, les ancêtres des thermos, les premières sorbetières et les premières armoires à glace ancêtres du réfrigérateur. A partir du XVI-XVIIe siècle ce sont les aristocrates qui bénéficient du commerce de la glace “l’or blanc”: un tableau en est le témoin. Au XVIIIe siècle, ce privilège est transmis aux communes et les glaciaires seront gérées par des particuliers. L’invention des usines à glace plus proches des villes entrainera la fin de l’activité artisanale de la glace.
Une maquette de la glacière de Pivaut permet de comprendre l’activité de la production et de la distribution de la glace. Le massif de la Sainte-Baume très pluvieux, humide et froid dans sa partie nord, permet de récupérer l’eau de pluie et de source favorisant ainsi la formation de glace naturelle sur des bassins de congélation. Durant l’hiver celle-ci sera cueillie et conservée dans les glacières. Le système prévoit l’évacuation des 20% d’eau qui pourraient fondre. Des portes de chargement et de déchargement permettaient le travail saisonnier des ouvriers. En hiver, ceux-ci remplissaient progressivement la glacière et au printemps ou en été venaient récupérer des blocs de glace pour les transporter en ville la nuit.
De nos jours la plupart des glacières sont abandonnées ou transformées en habitation. Après un repas très agréable au restaurant l’Evidence à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, l’après-midi est consacrée à la visite de la vieille ville de Saint Maximin, son abbaye et son cloître (la pluie s’étant calmée).
L’importance de la ville de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume est liée à Marie-Madeleine. La tradition provençale place la fin de vie de Marie-Madeleine (arrivée en barque aux Saintes- Maries-de-la-mer avec 5 autres disciples de Jésus) à Saint-Maximin. La découverte de ses reliques et de sarcophages aurait conduit Charles II d’Anjou à lancer la construction de l’abbaye en 1250. Parallèlement commence la construction d’un couvent et d’un cloître pour héberger l’ordre des Dominicains. De nombreux pèlerins vont affluer et enrichir la ville. Ce lieu est déclaré le 3e tombeau de la chrétienté après Jérusalem et St Pierre de Rome.
Lors de la construction de l’abbaye, de style gothique, la lumière est favorisée par l’installation de vitraux. La construction s’étale dans le temps. L’ensemble est sobre et imposant sans décorations excessives. Au XVIIe siècle, l’abbaye s’enrichit d’une chaire avec 7 médaillons représentant les 7 étapes principales de la vie de Marie-Madeleine. L’embellissement continue par la fabrication d’un orgue au XVIIIe siècle. L’abbaye et l’orgue seront toujours protégés par les habitants de la ville qui s’opposeront chaque fois à leur destruction (révolution…). Le chœur liturgique est “une église baroque” au sein d’une église gothique avec des stalles en noyer surmontées de médaillons. On peut y admirer une gloire en stuc doré. Un retable de la Passion datant de 1717-1720 est une peinture en bois avec les personnes représentées en habit d’époque. La crypte renferme 4 sarcophages. Le crâne (relique) de Marie-Madeleine est conservé dans un buste en bronze doré placé derrière des grilles. D’importants travaux de rénovation sont en cours dans l’abbaye.
A l’extérieur, le cloître du couvent royal est construit pour accueillir la communauté des frères dominicains qui vont l’occuper à différentes époques. Ce cloître a été surélevé pour devenir un collège, puis en 1791 les cellules ont été transformées en prison puis le cloître est à nouveau occupé par les dominicains qui le quittent en 1957. Actuellement, propriété du Conseil Général du Var c’est une hôtellerie qui occupe les lieux : ce qui ne nous a pas permis de visiter l’intérieur.
Pour compléter la visite de ces monuments, la déambulation dans l’ancienne ville nous permet de comprendre l’importance de la vie organisée autour de l’abbaye. Charles II d’Anjou donne de nombreux privilèges à tous ceux qui veulent s’installer dans la ville. Les juifs, population persécutée, viennent s’y établir en grand nombre en 1300. Au cours de notre promenade, nous découvrons les halles, une école, une ancienne citerne, une tour de 1470 avec sa cloche, les remparts de l’ancienne ville sur lesquels ont été adossées les maisons, la maison où a vécu Louis Bonaparte qui avait épousé une fille de la région, l’ancien hospice et un ancien couvent des sœurs dominicaines.
Cette journée de visites nous a fait découvrir à la fois une région et une ville au riche passé qui n’étaient pas connues de beaucoup d’entre nous.

Therèse

Ci-après, le diaporama de Janine.
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LE MUSEE DE LA PHARMACIE

Ce jeudi 8 mars, nous sommes 45 personnes venues découvrir le musée de la pharmacie. Ce musée fondé en 1972 par Albert Ciurana, pharmacien d’officine, offre une plongée dans l’histoire de cette discipline enseignée à Montpellier depuis le XIIIe siècle et assure la sauvegarde du patrimoine pharmaceutique ainsi que la mémoire de la profession.

Nous découvrons tout d’abord des reconstitutions d’officines datant de 1925 avec leurs boiseries d’époque, révélant les pratiques pharmaceutiques du début du 20ème siècle : les pots en verres avec leurs capuchons métalliques, les affiches de réclames (la ouate thermogène – le pierrot cracheur de feu) les plaques émaillées (pastilles valda), les réclames pour bébé (cadum, phosphatine), les huiles de foie de morue, les bascules, les autovisiomètres pour la lecture, les aides auditives, les pots et vases en porcelaine etc…

Nous passons aux différentes vitrines : là un buste de Galien : Galien est à la pharmacie ce qu’Hippocrate est à la médecine (médecin grec -100 ans apr. J.-C.) : les épiciers apothicaires montpelliérains du Moyen Age étaient réputés pour leur savoir faire et une formation initiale leur permettait de préparer des décoctions, potions, sirops, suppositoires etc. dont la célèbre thériaque de Montpellier : vrai médicament miracle sensé guérir toutes les maladies constitué de 83  composés naturels extraits de plantes, d’animaux et de minéraux. A partir de 1572, ils accueillent les compagnons apothicaires qui sont les ancêtres des pharmaciens. En 1803, Napoléon créa une école de pharmacie : la formation passa d’un système d’apprentissage à une formation universitaire. Les premiers professeurs étaient les maitres apothicaires de la ville et des savants comme Balard (découverte du brome) et Planchon (lutte contre le phyloxera) vont illustrer cette école.

Riche des quelques milliers d’objets provenant de dons, nous y trouvons des documents puisés dans les archives de la faculté, des costumes de pharmaciens, des pots à pharmacie,mortiers utilisés pour broyer les substances, faïences du XVIIIe siècle, herbiers, décorations de services de santé, médaillers, maquettes, appareils servant à fabriquer les cachets, instruments scientifiques, bustes, tableaux, lunetterie et acoustique, instruments de physique-chimie etc….et une superbe boite à homéopathie datant du XIXe siècle avec sa multitude de petits tubes en verre, fermés par un bouchon de liège et portant une étiquette sur laquelle le contenu est écrit.

Dans le couloir qui nous mène à la salle du Conseil, nous découvrons une grande quantité d’objets qui ne sont plus utilisés aujourd’hui : Trébuchets, balances, pilules, cachets, gélules, suppositoires, objets officinaux nécessaires à la vaccination, des cornues, seringues, canards, oeillières, ventouses, mortiers, mâche bouchons etc….. Dans la salle du Conseil, nous découvrons les portraits des doyens des professeurs de chimie et pharmacie.

Un grand merci à Madame Guibert qui nous a raconté la longue histoire de la pharmacie à Montpellier, les découvertes des maitres de cette faculté, l’enseignement et l’évolution du médicament. Ce fut passionnant.   Dommage que nous n’ayons pu visiter la droguerie de la faculté.

Francette

PIERRES VIVES

11 Janvier 2018

En 1999 les archives départementales du centre ville de Montpellier n’ayant plus de place il fut décidé de créer un centre pour les archives une médiathèque.et Hérault sports sur un ancien terrain militaire acheté par le conseil général. 
En 2002 l’architecte iranienne Zaha Hadid gagne le concours architectural avec un projet de bâtiment unique.
Son message est un un arbre couché Arbre de la connaissance le tronc sera les archives et les feuilles constitueront 5blocs architecturaux
L’ensemble a une longueur de 135 m une largeur de 46 m et mesure 24m en hauteur un bloc est suspendu à 10m en porte à faux et est maintenu par un équilibre des poids.
Les matériaux sont le béton le métal et le verre le plafond a été réalisé par plus de 1000 panneaux de béton et la vague faite de plâtre avec les lumières encastrées sur le côté.
3 ans, 600 ouvriers et 125 millions d’euros auront été nécessaires pour réaliser l’ensemble.
La partie des archives contient 35 km de documents et des originaux datant de 1793 la consultation des archives se fait sur place et il y a des ateliers organisés de paléographie.
Le cœur du bâtiment de couleur noire comprend un amphithéâtre de 210 places et une médiathèque dont l’accès est libre au public.La consultation des documents se fait sur place.
En bas à côté du hall d’entrée l’ exposition temporaire de Shepard Fairey artiste qui a démarré par de la sérigraphie en 1989 en utilisant le visage du géant André que l’on retrouve dans toutes ses affiches, artiste de street art dont les couleurs favorites sont le rouge le noir et un peu le vert.Ses thèmes sont variés antigouvernemental,la monnaie l’écologie ,la musique ,le skate sa première passion ,Obama , et surtout la paix

En conclusion nous dirons avec Rabelais :
Je ne bâtis que pierres vives, ce sont hommes. Je ne bâtis que pour leur permettre de s’élever

A méditer….

Nelly et Danielle

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PIGNAN

    7 décembre 2017.                                                                       

Notre visite de Pignan s’est essentiellement centrée sur le 17ème siècle ; cependant Pignan a un passé bien plus ancien : 200 sites archéologiques y sont répertoriés.

La Mairie et le château du comte de Turenne

Le bâtiment est édifié sur un ancien château. Il date de l’époque Louis XIII. Aspect austère et géométrie rigoureuse, des remaniements lui confèrent un aspect plus gai (ouvertures, fenêtres et nouvelles pièces). A l’intérieur se dévoile un bel escalier ; le plafond du hall laisse à penser qu’il devait s’agir d’une chapelle. Sous le château, de belles caves aux voutes médiévales ; l’une d’elles, de forme arrondie servait de glacière. Plus bas, on trouve des puits, des citernes et des canaux mystérieux. Puis, on parvient dans la cuisine, voute romane et grande cheminée, les arches du fond sans clé de voute, étaient montées sur gabarit de bois.

Comme le plus souvent, la mairie servait d’école, coté filles, coté garçons bien sûr. L’arrière donne sur un grand parc arboré. La visite se poursuit par la Tour carrée haute de 30 mètres, édifiée en pierre de Pignan ; l’on y voit une façade renaissance et un puits. Trois arcs boutants s’appuient sur l’ancienne église.Par la gauche, nous voici sur le Plan de la chapelle, ancienne église Notre Dame de l’Assomption jusqu’au 19ème siècle qui a subi de graves déboires lors des guerres de religion. Actuellement, c’est une ruine qui sert de salle de concerts et spectacles en été.

Nous arrivons dans la rue de la Villette, nous passons sous la porte Notre Dame, ancienne entrée du vieux Pignan également nommée Font Viel. On y voit deux têtes sculptées et les traces d’un ancien mur d’enceinte. Puis, c’est la rue des Porches qui suit l’ancien rempart et nous amène au bas de la Grand Rue. C’est ensuite la Tour de l’Horloge, entrée de Pignan au 14ème siècle  qui se poursuit vers Montpellier. Sur cette petite place, c’est l’ancien hôtel de ville qui a servi de poste, de bibliothèque, de la maison de l’agglomération et qui est maintenant abandonné.

Remontons la Grand Rue, l’on voit une belle fenêtre à meneaux à l’angle de la rue des Casernes et un peu plus haut, la rue des Petits Escaliers qui marque l’extrémité du premier rempart. Au numéro 10 de la Grand Rue, la maison Jourdan montre un très bel escalier de l’époque du château. En face, c’est la maison Burlon qui est dotée d’une échauguette et d’une porte taillée en pointe de diamants.

Nous revoici devant la mairie, allons vers la rue des Acacias où l’on aperçoit les vestiges de l’orangerie du château et peu après dans l’impasse des Acacias une cour remaniée au 17ème siècle avec une jolie fenêtre renaissance. (anciennes écuries du château)

L’on peut regretter que ce riche patrimoine n’ait pas été mieux protégé et suffisamment mis en valeur.                                                             Michèle Baudin

 

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AIX EN PROVENCE

Par ce petit matin frisquet du 30 novembre 2017, 46 courageux nous ont suivis pour découvrir l’hôtel de Caumont à Aix où se déroule l’exposition “Botéro, dialogue avec Picasso” : les oeuvres de cet artiste colombien sont présentées sous un angle inédit explorant ses affinités artistiques avec Pablo Picasso. Nous sommes tout d’abord séduits par ce bâtiment en pierre de taille entièrement rénové. Nous entrons dans le hall où un escalier d’honneur semble être soutenu par 2 robustes atlantes. Les salons ont retrouvé le charme et l’ambiance de ces belles demeures bourgeoises du 18ème siècle : le salon de musique, la chambre de Pauline, un élégant salon de thé, une salle de restauration, la librairie ainsi que les jardins à la française : tout est magnifique.

Puis nous découvrons les réalisations de Fernando Botéro dont les personnages aux formes généreuses l’ont rendu célèbre dans le monde entier. D’immenses tableaux, aux couleurs chaudes, aux personnages volumineux et sensuels attirent le regard et font le parallèle avec les  peintures de Picasso. On retrouve différents thèmes : le cirque, la tauromachie, la musique, les natures mortes, les nus, les auto portraits. Les 60 oeuvres de Botéro cotoient les  20 oeuvres de Picasso : ces 2 grands maitres du 20ème siècle.

Nous nous amusons de ces formes rondes, de ces visages impassibles, de ces détails burlesques que Botéro continue de peindre depuis 50 ans.

Puis départ pour Eguilles où nous attend un délicieux repas au restaurant Oligrill.

Petite heure de sieste dans le bus avant de rejoindre les “Carrières de Lumières” aux Baux de Provence. De grandes images lumineuses sont projetées sur les parois de pierres et les sols des immenses galeries creusées dans le roc  qui servent d’écran. Nous sommes immergés dans un univers visuel et musical où nous pouvons explorer le monde des 3 artistes du 16ème siècle : Bosch – Bruegel et Arcimboldo. Nous découvrons les triptyques de Bosch tels le “jardin des délices”, les étonnantes compositions d’Arcimboldo faites de fleurs et de fruits, les fêtes villageoises de Bruegel. Nous retrouvons des univers hallucinés, des visages improbables, des créatures fantastiques et effrayantes prises  dans des situations cocasses, les plaisirs, les tentations, les vices avec un sens aigu du détail.

Ce beau spectacle “son et lumière” avec ses 2000 images projetées sur 7000 m2 de surface dure une trentaine de minutes. Ce moment de magie, d’images et de musique, nous a fait voyager dans l’univers de ces grands peintres.

Puis un documentaire sur Jean Cocteau, d’une quinzaine de minutes, retrace sa vie, sa jeunesse, ses rencontres, ses passions, son travail. Ce film rend hommage  à cet artiste qui lia son oeuvre à ce lieu.

Beaucoup d’entre vous ne connaissaient pas ces lieux : ce fut une belle découverte !                                                                                  Francette

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BORDEAUX du 16 au 19 octobre 2017

Lundi 16 octobre 2017
Malgré l’heure matinale ce lundi 16 octobre 2017, nos 44 adhérents toujours ponctuels, sont prêts à une petite échappée de 4 jours pour découvrir la région bordelaise. Les prévisions météorologiques sont bonnes et nous roulons sous le soleil pour rejoindre la citadelle de Blaye qui se situe au nord de Bordeaux.
La citadelle de Blaye : Conçue au 17ème siècle par le célèbre architecte militaire Vauban comme une véritable ville close pour protéger Bordeaux des invasions maritimes, l’imposante citadelle de Blaye,  fièrement campée sur son promontoire rocheux, surplombe l’estuaire de la Gironde. 30 hectares de fortifications avec le Fort Pâté et le Fort Médoc qui font partie du verrou Vauban. Nous découvrons les vastes espaces fortifiés entourés de courtines puis les souterrains qui permettent de comprendre le système de défense mis en place par Vauban et comment pouvait se dérouler une attaque au 17ème siècle. Cette citadelle majestueuse, construite en 3 ans pouvait loger jusqu’à 600 soldats. Elle n’a jamais été attaquée.
Petit arrêt à Bourg en Gironde : petite ville médiévale construite aux abords d’une falaise. Nous découvrons la partie basse de la ville avec son port, son lavoir couvert et la partie haute avec son château de la citadelle. Puis nous arrivons à Château Moulerens : notre port d’attache pour 3 nuits. Nous sommes accueillis dans un parc boisé de 40 hectares, un ancien domaine viticole ayant appartenu à une grande famille bordelaise. Nous découvrons des chambres confortables, apprécions les repas copieux servis dans une ambiance familiale et la gentillesse du personnel.
Francette

Mardi 17 octobre 2017 – Bordeaux
Croisière sur la Garonne : nous voici en route sur les rives de la Garonne, accompagnés de Bruno, guide exceptionnel en tous points (seuls les participants apprécieront tout le sens de cette phrase !!!).
Dès le départ nous admirons le Pont de Pierre, érigé en 1822, il permet pour la première fois de relier les deux berges de la Garonne. Constitué de 17 piliers correspondants aux 17 lettres de Napoléon Bonaparte.
Nous passons devant la Façade des Quais de la rive gauche (XVIIIème  siècle) dont la fonction à l’époque était destinée au négoce des vins (cette façade est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco). Aujourd’hui, lieu convivial très prisé des bordelais où se côtoient restaurants et boutiques. La croisière se poursuit devant l’ensemble monumental de la Place Royale de Bordeaux qui deviendra plus tard la Place de la Bourse.
Nous abordons le Quartier des Chartrons, berceau historique des négociants en vin dont l’origine s’explique par la présence d’un couvent de l’ordre des Chartreux.
Nous nous retrouvons face à la Cité du Vin (2016), monument particulier à l’architecture audacieuse et moderne inspirée par « l’âme du vin ! »
Nous passons le Pont Jacques Chaban-Delmas (2013) dont le tablier central s’élève en circulant sur des piliers gigantesques, bordé par la Tour de Contrôle au mât d’acier, situé entre le Pont d’Aquitaine et le Pont de Pierre.
Ne dites surtout pas aux bordelais que l’eau de la Garonne est sale ! Sa couleur est liée au phénomène des marées qui véhiculent des sédiments et du sable.
L’appellation des vins de « l’Entre Deux Mers » correspond à une zone située entre la Dordogne et la Garonne, limitée au sud par le département du Lot et Garonne.Nous passons devant des Carrelets, ravissantes petites cabanes de pêcheurs, hautes sur pattes, propriétés de l’Etat.Bordeaux « Port de la Lune », nom donné par la forme de la Garonne, en croissant de lune. Ville inscrite sur la liste du Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis 2007, elle possède la plus grande surface urbanisée protégée du monde (1810 hectares). Bordeaux accueille 6 millions de touristes par an.

A midi, déjeuner au restaurant « Le Beau Lieu », situé dans le complexe « Maison Saint-Louis Beaulieu », où les carmélites installèrent le carmel de Bordeaux en 1865.
Après ce bon repas arrosé d’un Bordeaux Graves de la cuvée diocésaine, nous abordons la deuxième partie de notre visite guidée en compagnie de Xavier et Nicolas.
En commençant par la cathédrale Saint-André, lieu de culte le plus imposant de Bordeaux, lieu de décor du mariage d’Aliénor d’Aquitaine et du futur roi Louis VII en 1137.
Le Palais de Rohan, architecture néo-classique construit en 1771, a connu plusieurs destins, jusqu’à devenir l’Hôtel de Ville en 1835. Il abrite le Musée des Beaux-Arts. A proximité, se trouve la rue Sainte-Catherine, présentée comme la plus longue rue commerçante et piétonne d’Europe (1,3km).
La Porte Cailhau ou Porte du Palais érigée à la fin du XVième siècle. Petit détail : les archères donnent du côté du fleuve, mais aussi du côté de la ville, ceci pour lutter d’une part, contre les assaillants, d’autre part contre les éventuelles révoltes internes.
Le Quartier Saint-Pierre et la Place de la Bourse représentent le berceau de Bordeaux (IIIième siècle de notre ère). Les noms des rues évoquent les métiers d’autrefois :
Rue des Argentiers : orfèvres ;

Rue des Bahutiers : coffres ;
Rue du Chai des farines : entrepôts à céréales, etc.
Le « Miroir d’eau » (2006) est un véritable spectacle où se reflète la place de la Bourse.
Le Grand Théâtre, commandé par le Maréchal de Richelieu au XVIIIième siècle, exemple parfait du théâtre à l’italienne. Ce bâtiment évoque un temple avec ses neuf muses : Euterpe, Uranie, Calliope, Terpsichore, Melpomène, Thalie, Polymnie, Erato, Clio.
La ville de Bordeaux est également la ville des 3 M : Michel de Montaigne (XVIième siècle),Charles-Louis de Montesquieu (XVIIIième siècle), François Mauriac (XXième siècle).
Fait exceptionnel, les différents guides ont unanimement plébiscité le travail et l’engagement d’Alain Juppé, maire de la ville et régulièrement réélu à chaque élection.
Juliette et Philippe Saingier

Mercredi 18 octobre 2017
Saint-Emilion et Château de Montaigne à Saint-Michel-de-Montaigne
Fondée au VIIIème siècle par Emilion, moine bénédictin breton, Saint-Emilion n’est pas seulement un vignoble de renom, mais aussi une ville au patrimoine religieux exceptionnel.
Par exemple : dans l’ermitage de Saint-Emilion creusé dans le calcaire, on peut voir son lit, une source et un siège dit de la fécondité. Cet ermitage se situe sous la Chapelle de la Trinité, du XIIIème siècle, dont un mur est orné de fresques du XIVème. Des cénotaphes y sont aussi exposés.
Ensuite, ce sont les catacombes, cimetière souterrain pour les nobles, le clergé et les enfants mort-nés. A l’entrée de celles-ci, une coupole ainsi que l’église monolithe auraient été commandées par Pierre de Castillon à son retour de la première croisade en 1099. L’église monolithe, a été creusée par le haut, les pierres vendues pour construire des maisons. Plus tard, un clocher pesant 4500 tonnes fut construit entre les XII ème et XVème siècles. Actuellement, à cause d’infiltrations d’eau, les piliers de l’église sont consolidés par des corsets métalliques.
Après ces visites particulièrement enrichissantes, il fallait se restaurer, alors, hésitation entre l’HEPAD ” Les vergers d’Anna” et le restaurant “Le Melchior” à Sainte-Terre. C’est donc au Melchior que nous nous sommes régalés.
L’après-midi était normalement consacré à la visite du Château et de la Tour de MontaigneHélas, pour nous, pas question de visiter le château, les lieux étant loués par FR3 pendant un  mois, pour filmer un épisode de la série “Mongeville” avec Francis Perrin. C’est donc dans la Tour de Montaigne que nous avons suivi la guide. Nous avons visité ses appartements, la chambre, la garde-robe, la bibliothèque et son cabinet de travail, là où il a écrit “Les Essais” etc… Maintenant nous savons presque tout sur la vie de Montaigne!!! Redescendus de la Tour nous avons fait une petite promenade dans le parc, pour finir autour d’une table de dégustation des vins du domaine: Bergerac blanc, rosé et rouge .
Et comme nous voulions perfectionner notre savoir sur les vins de bordeaux, une halte à l’Union des Producteurs de Saint-Emilion nous a permis d’apprendre que la plupart de ces vins sont composés de 60% de Merlot, 30% de Cabernet Franc et 10% de Cabernet Sauvignon. A consommer avec modération. Une magnifique journée sous le soleil. 
Roselyne et René Brisset

 
Jeudi 19 octobre 2017
La dune du Pyla ou (Pilat)

Il fut difficile d’accéder à la dune du Pyla à cause d’un embouteillage qui nous a fait perdre un temps précieux. Nous découvrons enfin  cette dune unique en Europe de 2,9 kilomètres de long, 115 mètres de haut, 66
mètres de large, toujours en mouvement puisqu’elle se déplace de 1 à 5 mètres par an. Courage !! il nous faut monter les 160 marches pour découvrir un extraordinaire panorama, une vue incroyable sur l’océan et la forêt des Landes: un désert de sable qui domine le bleu de la mer et le vert de la forêt. C’est grandiose !!!
Mais il nous faut reprendre la route pour notre dernier repas pris en commun à Pessac puis retour sur Montpellier.

Ce petit séjour dans cette belle région française que certains découvraient, s’est déroulé dans une ambiance chaleureuse. Cette escapade nous a permis de profiter de l’été indien. Notre France est belle et nous continuerons à la visite.
Merci à toutes les personnes qui ont contribué à ce compte rendu.

Francette

Crédits Photos: C. Malinowski -A.Muller-J .Grosse- RPL

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MARTIGUES – LA COTE BLEUE

Pour notre dernier voyage de la saison, nous sommes 54 adhérents prêts à aller à la rencontre des martégales et martigaux: les habitants de Martigues.                                                                                        Notre guide nous attend et nous  reprenons le bus pour nous diriger vers la chapelle des marins : petite chapelle bâtie sur la colline qui domine la ville. On y découvre un remarquable panorama sur la ville de Martigues, l’étang de Berre, le canal de Caroute, le golfe de Fos, Port de Bouc. C’est la gardienne de la cité datant  du 17ème siècle.                                             Puis nous visitons Martigues, composée de 3 quartiers : Ferrières, l’ile sur le canal et Jonquières. Nous déambulons dans les petites rues avec ses  maisons aux façades pittoresques le long des quais pour arriver sur la place “maritima” où nous découvrons “in situ” les restes d’un village primitif gaulois: (vitrine archéologique du 5ème siècle avant J.C.). Des maisons reconstruites selon les données archéologiques et ethniques avec tracé des rues et objets ici et là.                                                                            Le long du canal Saint-Sébastien, nous découvrons la “maison au chapeau de gendarme” à cause de la forme de sa toiture où a été tourné le film “La cuisine au beurre” avec Bourvil et Fernandel.                                         Nous nous arrêtons devant l’église Sainte-Marie-Madeleine, de style baroque dont l’intérieur est richement orné de peintures murales et d’un plafond peint en bois. Son imposant orgue est classé aux monuments historiques.                                                                                        Nous arrivons au “Miroir aux oiseaux”, plan d’eau situé en plein coeur de la ville avec ses maisons de pêcheurs du 17ième siècle, ses barques colorées, ses restaurants qui ont inspiré de nombreux peintres comme Duffy ou Ziem.                                                                                           Cette jolie petite ville de Martigues est aussi appelée “la Venise provençale” grâce au charme de ses canaux et de ses ponts. Elle est aussi labellisée “ville d’Art et d’Histoire” et depuis peu a obtenu le classement  ville fleurie “4 fleurs”.                                                                                Nous arrivons au restaurant “Le Palatino” qui domine la plage de  Carro.  Au port de  Carry-le-Rouet, nous embarquons à bord de “l’Albatros” pour découvrir les beautés de la “Côte bleue”: 22 km de côte à l’ouest de Marseille avec son paysage unique, sauvage et préservé : une succession de ports de pêche, de criques aux eaux turquoises et plages bordées de pinèdes verdoyantes. Une belle promenade le long du fameux sentier des douaniers en allant jusqu’à l’ile d’Erevine. Une balade très agréable, sur une mer calme, qui nous donne un sentiment de liberté. Nous nous sommes laissés porter par les vagues de la Méditerranée pendant 1h15.                               Tout a une fin : retour sur Montpellier vers 19heures.  

  Francette

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NEW YORK – 10 au 16 mai 2017

Nous sommes tous à l’heure à l’aéroport de Montpellier pour embarquer pour New York : 41 personnes en pleine forme qui ont rêvé de découvrir la “Grosse Pomme”. Mais petit incident, l’Esta de notre ami Michel ne passe pas : il faut le refaire. Cela ne passe toujours pas, nous nous énervons et redoutons déjà de devoir laisser un des nôtres sur le carreau. Miracle !!! nous réussissons enfin et nous précipitons vers les contrôles car il n’y a plus une minute à perdre. Nous sommes soulagés et pouvons enfin dé-stresser. La suite du voyage se déroule normalement.                                                        Francette

Mercredi 10 mai  

15h15 heure locale. Nous posons le pied sur l’aéroport JFK à New-York. Premier contact avec les U.S.A “les cerbères” annoncés de l’immigration. Agréable surprise, l’accueil sans être extrêmement chaleureux, fut loin de celui que réservaient aux éventuels clients, les vigiles gardant les portes des enfers. Cela étant surement dû aux recommandations laissées à sa concitoyenne descendance par le plus saint-georgien des américains, Thomas Jefferson “himself”, souhaitant que l’on ménage les habitants d’un village français proposant une boisson autrement plus agréable au palais que le coca-cola, si toutefois il existait déjà.

Les bagages posés à l’hôtel, premier contact avec la ville, 7ème avenue ,  Times Square; sous la houlette de notre guide René* (* René, s’il te plaît la prochaine fois remplace ta casquette noire par une de couleur fluo cela diminuera l’angoisse de nous égarer. On te laisse le choix de la couleur). “The” choc, probablement le temple de la nuit américaine, une incroyable effervescence malgré l’heure tardive. La réputation de New-York, ville qui ne dort jamais, trouve là sa plus parfaite illustration. Foule très dense, publicité omniprésente sur des écrans géants recouvrant les façades des immeubles**, voitures, séries télévisées , comédies musicales, derniers films, pièces de théâtre, produits de beauté, tous les domaines de la consommation trouvent là un exceptionnel vecteur de communication et touchent dans ce lieu un immense public. Cette ambiance lumineuse est accompagnée d’animations : spectacles de rues, super héros déambulants, artistes…  bref l’Amérique quoi!…

Anik et Henri

**renseignements pris Times Square est le seul quartier dans lequel on demande aux gérants et aux propriétaires d’afficher des publicités lumineuses

 Jeudi 11 mai                                                                                                      Direction, les îles au sud de Manhattan. Simone, notre guide nous prévient: soyez vigilants dans le métro, c’est l’heure de pointe, ne vous dispersez pas. On imagine déjà le tableau : une cohue phénoménale, des bousculades pour arriver à se glisser dans un wagon ; ce qui nous met en tête la chanson d’un de nos célèbre fantaisiste : “qu’est ce qu’on est serrées au fond de cette boîte chantaient…” en fait, les sardines avaient dues être pêchées à Palavas ou à Sète car elles étaient presque toutes saint-georgiennes.

Nous embarquons au “Battery Park” cap sur Liberty Island vers l’un des monuments les plus emblématiques des Etats Unis : la statue de la Liberté. Cette statue est la première que les immigrants arrivant en bateau voyaient en accostant aux Etats-Unis. Outre le fait que la statue soit un monument, elle est sensée représenter l’une des valeurs que l’Amérique a voulu faire sienne, vivre libre loin de toute forme d’oppression.

Notre égo franchouillard s’est senti considérablement flatté car cette statue, conçue en France par Auguste Bartholdi pour la sculpture et Gustave Eiffel pour la structure interne, a été offerte par le peuple Français, en signe d’amitié pour célébrer le centenaire de la déclaration d’indépendance américaine. Elle fut inaugurée le 28 octobre 1886 par le Président des Etats Unis: Grover Cleveland

Deuxième étape: Ellis Island, à proximité directe de Liberty Island, c’est sur elle que les flux d’immigrants étaient dirigés. Entre le 1° janvier 1892 et 12 novembre 1954 le centre fédéral de l’immigration a vu passer plus de 22 millions de migrants. Pour certains l’espoir, le rêve d’une vie meilleure fut rapidement brisé ; ceux qui présentaient des signes de maladies graves, contractées ou non durant le trajet en bateau, se voyaient refuser l’accès au pays et étaient renvoyés. D’autres présentant des symptômes moins graves étaient mis en quarantaine.                                                                    Le nombre de renvois se situe approximativement à hauteur de 2 à 3%. Il n’est pas uniquement dû à la maladie; d’autres raisons pouvaient en être la cause : passé criminel, absence de qualification susceptible de conduire au chômage. Sélection critiquable ou non selon les sensibilités, mais qui avait pour but de n’accepter sur le sol que des personnes pouvant contribuer à la grandeur du pays et non des individus nécessitant une assistance.

A la fermeture du centre, les locaux ont été murés et laissés à l’abandon. Un projet de rénovation du bâtiment principal vit le jour avec pour objectif la création du musée de l’immigration. Les travaux furent budgétisés par la levée de fonds publics. Le musée ouvrit en 1990.                                      Le musée est riche de portraits d’immigrants en costume traditionnel de leur pays d’origine, de photos retraçant des scènes de la vie quotidienne, la vie de famille, les conditions d’accueil et le parcours d’intégration des migrants, de leurs effets personnels, des tests et questions auxquels ils devaient se soumettre.                                                                                              A l’extérieur a été érigé un mur sur lequel sont gravés les noms de 700 000 personnes ayant transité par le centre.                                                 Visite chargée d’émotion. Seule remarque, le temps imparti nous a paru un peu trop bref vu la richesse de l’exposition.

L’après-midi, changement d’embarcadère, nous prenons le bus et entamons une découverte plus globale de la ville. Pêle-mêle, nous traversons:

Chinatown ou réside la plus grande communauté de population chinoise en dehors de l’Asie. Ce quartier fut fondé par les immigrants chinois venus pour construire le chemin de fer transcontinental américain. Little Italy, qui connut autrefois une forte population d’immigrants italiens, cette communauté se dispersa au début du XX° siècle vers d’autres quartier de la ville, ce qui favorisa l’extension de Chinatown.

Soho et son commerce de luxe quartier également très touristique, Wall Street abritant la plus importante et influente bourse du monde.

Nous parcourons Greenwich Village : quartier résidentiel fréquenté par les artistes, très axé sur la culture, l’art et la musique. Quartier considéré comme contestataire, avant-gardiste. Il a joué entre autre, un rôle important par son implication dans le mouvement de libération Gay. Ensuite, Washington Square Park nous accueille, parc bordé par les bâtiments de la plus grande université des U.S.A. Quelques tables de jeu d’échecs y sont installées : les parties sont suivies par des promeneurs curieux ou de fins connaisseurs. Un arc de triomphe trône à l’entrée du  parc : il symbolise le centième anniversaire de l’accession de Georges Washington au pouvoir.

Nous faisons ensuite quelques pas sur la High Line, ancienne voie ferrée aérienne, désaffectée et réhabilitée sous forme d’espace vert linéaire qui s’étend sur 4.8 km de long.

Grand Central Station se proposera ensuite à nous. Cette gare, probablement l’une des plus grandes au monde accueille au quotidien 400 000 personnes, voyageurs, touristes, promeneurs.                                   Sa transformation au début du XXème siècle en fit un bijou du romantisme, romantisme qui à cette époque allait de pair avec voyage en train. Le plafond voûté d’un de ses paliers présente une grande particularité, si deux personnes se placent en diagonale , se tournent vers le mur et que l’une d’entre elles chuchote au pied de la voûte, l’autre perçoit le message malgré le bruit ambiant.                                                                                Grand central Station faillit disparaître dans les années 1970. A cette époque,  elle était délabrée, squattée, laissée à l’abandon. La concurrence avec l’aviation a failli lui être fatale. Elle échappa à la destruction grâce au soutien de l’ancienne Première Dame Jacqueline Kennedy-Onassis, et à sa reconversion en gare desservant les banlieues.

Notre première journée se termina au restaurant à Heartland Brewery, à proximité de l’Empire State Building et de Times Square ; ce qui permit à certains d’entre nous, après le repas, de se replonger dans l’extravagante effervescence de la nuit “Times Squarienne”                                           Anik et Henri

Vendredi 12 mai                                                                               Après avoir satisfait au contrôle sanitaire….. du centre d’immigration d’Ellis Island la veille, nous prenons ce vendredi 12 mai, le métro à la 7ième avenue pour gagner le “Down Town”, le sud de Manhattan. Cette visite débute par une immersion dans le “Financial District“, coeur de la haute finance internationale avec la mythique “wall street” perdue au milieu des gratte ciel, rue qui doit son nom au fait qu’elle fut à l’origine du mur “wall” qui protégeait les premiers occupants hollandais  puis anglais des indiens. Outre les grandes instances financières, la Bourse, la Réserve Fédérale (stockage de l’or….) se trouve la statue de Georges Washington devant le bâtiment, où il déclara en 1786, accepter de devenir le premier président des Etats-Unis. Après avoir remonté le début de la célèbre avenue de Broadway (22 km de long) sur laquelle se déroula la célèbre parade des “héros” (tel Lindberg, Jess Owens, Amstrong…), nous avons atteint Grand Center “Ground Zéro” lieu du dramatique attentat du 11 septembre 2001. Moment d’émotion à la mémoire des 3000 victimes, dont 343 pompiers dans la seule caserne située à proximité. Désormais, à la place des “Twins Towers” détruites, sont érigés 4 nouveaux “gratte ciel” dont la One tower – 1776 pieds de haut, par référence à la date de création des Etats-Unis.

Le groupe termina cette matinée par l’ascension de l’Empire State Building et ses 86 étages, vue à couper le souffle sur New York  (360° et environ 50 km)

Après une brève collation, style New Yorkais, l’après-midi fut consacrée à la découverte de Brooklyn et de ses différents quartiers personnalisés à travers les différentes vagues d’émigration , italienne, juive, chinoise, russe, portoricaine, Afro-Africaine etc….et l’évocation dans des registres différents de résidents célèbres tels Al Capone… et Meryl Streep. Mais Brooklyn sans avoir parcouru quelques mètres sur le célèbre pont, impensable !!! (pont suspendu avec haubans) ce fut donc chose faite.La conception du pont revient au cabinet d’architecture de John Augustus Roebling. Dès le début de la construction, en 1869, Roebling est sérieusement blessé au pied lors d’un accident sur le chantier : il est amputé des orteils mais meurt du tétanos deux semaines plus tardSon fils Washington lui succède mais est victime d’un accident de décompression alors qu’il travaille dans le caisson sous-marin, il reste lourdement handicapé. Son épouse, Emily Warren Roebling, assure alors le relais entre lui et ses ouvriers tandis qu’il reste confiné dans son logis et observe la construction avec des jumelles!!!

Enfin, nous terminons cette journée par trois quartiers particulièrement typés, Bed-Stuy (Bedford Stuyvesant – 1er quartier noir des USA), le très résidentiel Park Slope où eut lieu en 1776 la première bataille face aux anglais pour l’indépendance (voir les rôles des français et en particulier celui du Duc de Castries, ministre de la marine de Louis XVI) et enfin le quartier hassidique de Williamsburg (quartier très pauvre où les fidèles endimanchés se rendaient à la synagogue).

Puis nous regagnâmes notre hôtel en empruntant l’opulente Fifth (5°) Avenue.                                                                                           Brigitte et Daniel

Samedi 13 mai : journée libre sous la pluie                                     Simone nous avait bien dit qu’il pleuvrait et qu’il faudrait acheter des bottes. Elle ne s’était pas trompée. Une journée de pluie qui ne nous a pas empêchés de parcourir New York dans tous les sens. Pour certains ce fut le MOMA (musée d’art moderne) pour d’autres, les boutiques, la 5ième avenue, la bibliothèque, la gare centrale, la cathédrale Saint Patrick, la Trump Tower, etc…..                                                                                           Francette

Dimanche 14 mai : Gospel à Harlem 

lundi 15 mai : journée libre                                                              Lundi matin, il ne reste que quelques heures pour profiter de New York.                                                                                                  Nous décidons de quitter le quartier de la 33ème rue pour visiter Chelsea et Meatpacking.

Nous descendons la 8ème avenue, très vite le flot incessant des véhicules et les trottoirs encombrés de la foule diminue progressivement pour laisser place à une vie de quartier.                                                                   Les gratte-ciel sont remplacés par des immeubles d’ habitation de type HLM avec des entrées fleuries, et des commerces de proximité.                     Entre la 15ème et la 16ème nous découvrons Chelsea Market. Cette ancienne fabrique de biscuits a été transformée en marché couvert. L’aspect usine a été conservé, les murs sont en briques, avec les anciennes portes des fours de cuisson et les tuyauteries, le sol est en béton.                       Ce marché couvert accueille une cinquantaine de cafés, restaurants, épiceries, bar à soupe, pâtisseries, glaciers, une immense poissonnerie avec dégustation de coquillages huitres, clams ….qui côtoient boutiques de mode et de déco et un marché de jeunes créateurs.

Vers la 20ème rue, nous nous trouvons dans le Chelsea bourgeois des années 1850 avec son alignement de maisons en brique bordé d’arbres. Arrivés de nouveau vers la 5ème avenue, la frénésie New-Yorkaise reprend ses droits.                                                                                       Chantal et Dany

Mardi 16 mai

Nous avions rêvé d’arpenter les avenues de cette mégapole américaine, découvrir le nez en l’air les fameux gratte ciel, ces colosses de béton, d’acier et de verre. Nous avons pu toucher du doigt cette ville cosmopolite avec ses centaines de nationalités, ses différentes cultures, ses différentes cuisines. Nous avons visité les différents quartiers de la ville, flâné dans les rues animées et bruyantes, traversé Central Park, écouté du Gospel à Harlem, goûté aux spécialités new-yorkaises (hot dog, donuts, bagels), découvert cette ville de légende, promesse de grandeur, de démesure, de réussite. Nous avons pu nous  griser de gigantisme   et faire les boutiques, temples de la consommation.  Voilà, c’est fait !!!!!! Et “Big apple” n’a laissé personne indifférent !!!!! 

Merci à Anik et Henri, Brigitte et Daniel, Geneviève et Nadine, Chantal et Dany qui ont gentiment accepté de me faire un compte rendu.                        Francette

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LA CAVERNE du PONT D’ARC

Ce jeudi 20 avril, nous sommes 57 personnes à prendre la direction du sud de l’Ardèche où nous allons visiter la caverne du Pont d’Arc, réplique de la grotte Chauvet découverte en 1994 par 3 spéléologues: Jean Marie Chauvet – Eliette Brunel et Christian Hilaire. La grotte originale étant interdite à la visite dans un but évident de conservation, un extraordinaire ensemble a été construit pour faire partager l’héritage universel légué par nos ancêtres préhistoriques.

Un fort mistral nous accompagne et nous sommes transis de froid en attendant l’heure précise de la visite. Une jeune guide nous équipe d’oreillettes et nous donne quelques explications. Soudain, les portes  s’ouvrent et apparaissent les parois de la caverne aux éclairages doux et chaleureux : l’ambiance est réussie. Voilà ! nous sommes plongés 36000 ans en arrière au milieu des stalactites et stalagmites. Des jeux d’ombres et de lumière animent les parois. Nous découvrons, dans un décor naturel de calcite et d’argile, les oeuvres des artistes : des centaines d’animaux d’espèces différentes peints à l’ocre rouge, gravés au silex, tracés au doigt ou au fusain en suivant par endroits les reliefs et les arêtes de la pierre. Le bestiaire prend vie tant les techniques de l’estompe et de la perspective sont maitrisées. Tous les animaux qui peuplaient la région pendant l’ère glaciaire sont représentés : ours des cavernes, rhinocéros laineux, mammouths, panthères, chevaux, hibou. Ici et là, des paumes de main d’enfants et d’adultes ainsi que la partie inférieure d’un corps féminin. Nous nous déplaçons le long d’une passerelle : en 50 minutes de parcours et une dizaine de stations, la guide nous détaille les oeuvres à découvrir. Nous sommes émerveillés devant ces réalisations uniques figées pour l’éternité.       La grotte a été inscrite au patrimoine mondial de l’humanité en juin 2014 où l’on a reconnu sa dimension unique et universelle grâce à 3 caractéristiques rarement réunies : l’ancienneté, la qualité de la conservation et la richesse de la représentation artistique.

Puis nous nous dirigeons vers la galerie de l’Aurignacien qui est complémentaire de la caverne. C’est un vaste espace de 800 m2 qui permet de mieux comprendre les hommes et les femmes qui vivaient à cette époque.Le parcours débute par un film qui plonge le public dans une scène de l’époque aurignacienne. Des reconstitutions grandeur nature de mammouths ou rhinocéros laineux, de mégacéros évoluent dans des décors minéraux et végétaux. Des panneaux interactifs, des bornes, des écrans  retracent l’histoire du paysage, des techniques de peinture et de l’évolution du site.

Nous avons tous apprécié la découverte de ce site remarquable financé par la région Rhône-Alpes, le département de l’Ardèche, l’état et l’Europe. Cette reproduction à l’identique de ce  chef d’oeuvre de l’humanité, unique au monde, a créé chez nous une grande émotion.

C’est l’heure du repas : Nous nous dirigeons vers le  restaurant du site, “la Terrasse” qui propose une halte gourmande issue du terroir ardéchois.

Le retour se fait par la route panoramique des gorges de l’Ardèche. En partant de Vallon Pont d’Arc et sur environ 40 km, nous suivons une route sinueuse, qui surplombe les gorges. C’est une succession de petits tunnels creusés dans la roche, un défilé de falaises pouvant atteindre 300 mètres de hauteur, au milieu d’une nature sauvage et préservée. En contre bas, nous apercevons les canoës-kayakistes, nombreux en cette période de vacances. Quelques belvédères sont aménagés sur le bord de la route, mais pas facile d’y arrêter le bus pour admirer les splendides et incroyables points de vue.

Bravo aux artistes, peintres, architectes, sculpteurs qui ont pris part à la construction de ce joyau et qui ont su fidèlement reproduire la grotte Chauvet. Cette réalisation contribue au développement de la région et permet de faire partager au plus grand nombre ce sanctuaire pariétal préhistorique.

Francette

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LE CAMP DE RIVESALTES

Ce 8 mars 2017, nous sommes 54 adhérents à découvrir les vestiges d’un  camp qui s’étend sur 612 hectares (19 îlots comprenant des centaines de baraques) et le mémorial de Rivesaltes, ce bloc de béton massif pigmenté d’ocre dans la masse, semi enterré aux couleurs de la terre “d’ici”, imaginé par l’architecte Rudy Ricciotti et inauguré en octobre 2015.

En 1939, ce camp était un camp militaire.  Cependant,dès 1941-1942, il  accueille les réfugiés espagnols de la “Retirada” qui fuient la répression franquiste, des tsiganes d’Alsace-Moselle et des juifs avant leur déportation vers les camps de la mort                                            .                           Après la guerre en 1944, le camp devint un camp pour les collaborateurs, les prisonniers de guerre allemands, italiens et autrichiens.                           En 1962, il devint un lieu d’hébergement pour les harkis et leurs familles dans l’attente d’un reclassement et un camp de rétention et de régularisation jusqu’en 1964.                                                                 De 1986 à 2007, un centre de rétention administratif.Plus de 60 000 personnes y ont transité.                                                                           Les conditions de vie y sont effroyables : le froid, les vents violents qui s’engouffrent dans les baraques, la faim, la soif, toutes les maladies dues au manque d’hygiène (absence d’égouts, de douches). Des oeuvres de secours s’organisent (YMCA – CIMADE – Quakers) qui répondent aux urgences : distribution de vivres, soins aux malades, soutien moral, des ateliers et des activités professionnelles.                                                                       Le camp était promis à la destruction, mais en 1998, Christian Bourquin, président du conseil général des Pyrénées Orientales décide d’en faire un lieu de mémoire. Le projet aboutit à la construction du mémorial.                 Nous pénétrons dans ce bloc de béton austère, de 220 mètres de long, 20 mètres de large et d’une superficie de 4000 m2. Sans fenêtres, il est juste éclairé par des puits de lumière. Il abrite des expositions temporaires et une vaste salle d’exposition permanente qui présente la chronologie du camp, des témoignages, des objets, des documents retraçant l’internement des différentes populations qui y ont séjourné. Cela permet de visualiser le parcours de l’ensemble des populations civiles ou militaires. De grands panneaux lumineux replacent les évènements dans le contexte historique.Un espace interactif facilite la consultation de cartes, d’entendre les témoignages d’anciens internés, de voir des films et archives.                        Ce lieu très émouvant, ouvre une réflexion sur cette page “noire” du 20ème siècle de l’Europe et de la France où les destins de ces “indésirables” se sont croisés au gré d’évènements tragiques. Il amène des questionnements sur le présent et l’avenir où nous avons comme l’impression que l’histoire se répète.                                                                                                 Ce site est classé monument historique par le ministère de la culture. Il a couté 23 millions d’euros financés par l’état, la région Languedoc Roussillon et le département des Pyrénées Orientales.                               

Nous avons déjeuné au restaurant “le moulin de Fitou” où le service, long, très très long nous a mis en retard pour le reste de l’après midi.

Nous arrivons enfin au château de Raissac situé aux portes de Béziers, où Mr et Mme Viennet nous reçoivent dans leur demeure d’exception.         Nous découvrons un château de style néo-classique, bâti sur les vestiges d’une villa romaine, un parc agréable avec étang et serre. A l’entrée, 2 lions accueillent les visiteurs et invitent à pénétrer dans cette demeure familiale de prestige remarquablement meublée.                                           Christine Viennet, céramiste de renom, a créé le musée de la faïence et des arts de la table au sein d’anciennes écuries où des faïences des 19ème et 20ème siècle sont exposées.                                                                 Elle s’inspire de l’oeuvre du naturaliste  Bernard Palissy  pour reproduire avec réalisme la faune et la flore aquatique. Ses sculptures et ses trompe l’oeil reproduisent des serpents, grenouilles, fleurs, végétaux, insectes, d’incroyables créatures marines ou terrestres.                                       Jean Viennet, portraitiste plein de fantaisie, élève de Salvador Dali, expose ses peintures et fresques dans les salons du château.                                 Il nous reste très peu de temps pour visiter la cave du château perchée sur la colline, bâtisse datant du 17ème siècle dont le chai est creusé dans la roche calcaire. Le domaine viticole de 80 hectares produit des cuvées de 11 cépages différents dont la presque totalité de la production est exportée  jusqu’aux Etats Unis. Malheureusement, nous n’aurons même pas le temps de les goûter !!                                                                                         Nous avons été accueillis par des propriétaires charmants, vivant dans un lieu atypique, entourés d’objets divers, du plus raffiné au plus surprenant. Le tout donne un lieu plein de vie, de curiosité et d’humour.

Francette

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LA GRANDE-MOTTE

Quelle chance d’avoir pu bénéficier d’un après midi “presque ensoleillé” ce jeudi 16 février  après ces journées pluvieuses des vacances de février!!! Notre guide nous attend devant le Pasino. Nous allons découvrir cette ville nouvelle qui a été le projet fou d’un architecte humaniste et philosophe : Jean Balladur. La Grande Motte est sortie de terre dans les années 1960. Le général De Gaulle voulait aménager sur le littoral du Languedoc Roussillon une station balnéaire pour accueillir les vacanciers du nord de l’Europe qui partaient en vacances en Espagne. Jean Balladur mit en place un projet architectural d’une audace inouïe, inspiré des temples précolombiens du Mexique : il ose les pyramides. C’est le projet “Racine” né sur des terrains marécageux infestés de moustiques, impropres à l’urbanisation.                                                                                       On commence par creuser le port et l’étang du Ponant. La future ville est ainsi remblayée  et rehaussée de 2 mètres par rapport au niveau de la mer grâce aux 1 million de mètres cubes de sable.                                      Nous déambulons dans les allées boisées pour atteindre la place du 1er octobre 1974 où se trouvent la mairie et son esplanade, l’église Saint Augustin toute en courbes, tournée vers la mer avec ses magnifiques vitraux fabriqués par les maitres verriers de Chartres. Nous nous enfonçons dans les sous bois vers la “coulée verte” et découvrons une cité-jardin entre les immeubles : paradis des  piétons et des cyclistes. ça et là,  des sculptures ayant trait aux différents vents de la région.                                         Nous nous dirigeons vers la mer et le point zéro (point de départ de la Grande Motte) où nous avons une vue sur les pyramides construites en béton : toutes les façades sont différentes (modénatures) et confèrent à chaque bâtiment sa personnalité propre. Ici, tout a une signification : la grande pyramide fait référence au pic Saint Loup et est la liaison entre la partie mâle de la ville (du levant) et la partie femelle (du couchant) avec ses formes  courbes et arrondies. L’immeuble “Concorde” qui est face au port, possède des séparations entre les balcons qui ont la forme du nez du général De Gaulle.                                                                                     Très décriée au moment de sa construction, 50 ans après, la Grande Motte séduit tous ceux qui la découvrent. Petite ville de 8500 habitants l’hiver, elle reçoit 120 000 touristes l’été attirés par son port de plaisance, ses plages, ses commerces, son golf, son palais des congrès.                                   C’est un havre de verdure avec ses 43 000 arbres plantés : 70% de l’espace urbain est occupé par des bois, des bosquets, des pins, des zones naturelles, des haies fleuries qui encadrent les voies de circulation.                 Beaucoup d’entre nous ne connaissaient que le côté mer de la Grande Motte et avons été agréablement surpris  par cette ville la plus verte d’Europe. Nous comprenons aisément pourquoi elle a obtenu le label “Patrimoine du 20ème siècle” en 2010.

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