LE VAL DE LOIRE du 26 au 30 septembre 2022

Lundi 26 septembre 2022
Les prévisions météorologiques ne sont pas bonnes pour la semaine. Après un long trajet, nous arrivons sous des trombes d’eau à Amboise. Après nous être installés dans  nos chambres, les plus courageux décident d’aller faire un petit tour et découvrir la ville. Nous les voyons revenir très vite trempés de la tête aux pieds !!!!! Heureusement, un petit apéro permettra de remonter le moral !!!!
Francette

Mardi 27 septembre 2022
 Lundi : Après une dizaine d’heures de trajet en car, nous arrivons à Amboise au centre d’hébergement Ethic Etap où un petit apéro de bienvenue nous attend : Ambiance d’emblée bon enfant et détendue.

Ce mardi, nous partons à la découverte de l’histoire et du patrimoine de la ville d’Amboise. Pour la visite du château, notre guide vêtue en Dame de la noblesse royale nous explique, sur le ton de la comédie, la vie à la cour sous François 1er.
Le ton humoristique et plaisant de notre hôte, nous fait apprécier l’histoire, chacun pouvant se remémorer ses années lycéennes.
La Touraine tire son nom de la tribu des Turones (peuples du Néolithique) habitant cette province. Amboise (Ambacia en latin) est la première ville que nous  visitons. (visite guidée et costumée) – Ancienne capitale Royale et berceau de la renaissance.
Son château, puissante forteresse médiévale en tuffeau blanc, fut construit sur un oppidum « promontoire des chapeliers » qui surplombe la Loire et sa rivière Lamasse.
Ce site fut occupé depuis la pré-histoire « âge de fer » puis occupation romaine ensuite.
En l’an 853, suite aux invasions normandes qui pillèrent et incendièrent la ville, des fortifications furent élevées pour la protéger. Au XIIème siècle, les seigneurs d’Amboise contrôlèrent la ville qui  entrera plus tard dans le domaine royal et deviendra une Résidence Royale de Charles VIII à  François 1er.

Charles VIII lance un projet d’extension et transformera la bâtisse médiévale en un somptueux palais gothique et ornera la chapelle St Hubert. De retour d’Italie il voulut gratifier le château d’un style renaissance.
Sous le règne de François 1er le château atteint le sommet de sa gloire. Il fut partiellement détruit à la révolution.
Notre guide vêtue en Dame de la noblesse royale nous expliqua, sur le ton de la comédie, la vie de la cour sous François 1er. Le ton humoristique et plaisant de notre hôte, nous a fait apprécier l’histoire, chacun pouvant se remémorer ses années lycéennes

LE CLOS LUCE
Au Clos Lucé, un timide soleil nous permet de profiter des transats du magnifique parc tout en écoutant “Mathurine” nous raconter l’histoire du grand maître italien : Léonard de Vinci avant de déambuler dans les allées de ce très beau  parc.
Louis XI crée le Clos Lucé sur les fondations Gallo-romaines. Il  s’organise autour d’une tour d’angle octogonale abritant un escalier à vis entouré de deux bâtiments à étages. Il lui construit un oratoire. Le roi n’a pas d’héritier. Son cousin devenu roi n’aura pas, lui non plus, d’héritier. Il appellera François 1er pour lui succéder. Ce fut un roi bâtisseur, lançant de très grands chantiers. Il rencontra Léonard de Vinci lors des batailles qu’il livra en Italie pour l’accession de terres. Il lui proposa de venir en France et lui offrit le Clos Lucé.
Léonard avait 63 ans quand il entreprit le voyage jusqu’à Amboise. Il arrive à Lucé avec ses  tableaux et ses notes, accompagné de son élève et de son serviteur. Le roi lui alloue un salaire de 1000 écus d’or par an. Il donne l’argent à Francesco, son élève, pour repeindre l’église et le château.
Il est libre de penser, de réfléchir, de travailler. Il continue ses recherches. Il est à la fois peintre, scientifique, ingénieur, inventeur, sculpteur, anatomiste..….
Il ne peint plus. Ses oeuvres principales : la Joconde, la Cène, l’homme de Vitruve.
 Des Codex écrits par Léonard de Vinci ont été retrouvés lors des campagnes d’Italie de Napoléon.  Il profite des dernières années de sa vie et rédige son testament  en faveur de Francesco son élève , Baptistin  et sa cuisinière.
Il meurt en 1519 à l’âge de 64 ans. Il est enterré à la chapelle St Hubert à Amboise mais le doute subsiste sur l’identité des ossements.
Le temps automnal et la petite bruine n’ont nullement entamé la bonne humeur du groupe avant notre retour à l’hébergement où nous avons pu apprécier un « petit réconfortant ».

Marylène Deligne

Photos: René P
Cliquez sur la photo

Mercredi 28 septembre 2022
VISITE DE TOURS
Caesarodunum, ville Gallo-romaine, TOURS, capitale de la Touraine, ville universitaire, ville de repli en 1940 qui la verra en partie détruite.
Dès notre arrivée, nous pouvons admirer la gare édifiée au XIXème siècle par l’architecte Victor LALOUX, puis un peu plus loin, le Palais des Congrès œuvre de l’architecte Jean NOUVEL.  
Nous traversons le square François SICARD où se trouve la statue de Michel COLOMBE célèbre sculpteur français du XVIème siècle ainsi qu’une stèle en verre  à la mémoire d’Honoré de Balzac né à Tours en 1799.
Un peu plus loin, nous voici dans la cour de l’ancien palais de l’archevêque et le jardin du Musée des beaux-arts ou trône un cèdre du Liban planté en 1804, hauteur 31 m, envergure 33 m, circonférence au sol de 7,5m. A proximité, l’éléphant « FRITZ », mort à Tours puis naturalisé, appartenait au cirque Barnum qui l’a offert à la ville de TOURS en 1904.
Et voici la Cathédrale St Gatien du 12ème siècle, véritable dentelle de pierre,  financée en partie par Blanche de Castille et St Louis. C’est la 4ème église bâtie sur cet emplacement. Elle a conservé ses vitraux d’origine, déposés pendant la dernière guerre et replacés à l’identique.   Dans cette cathédrale nous pouvons voir le tombeau en marbre blanc, des enfants d’Anne de Bretagne et Charles VIII sculpté par Michel Colombe.
Saint Martin, quatrième évêque de Tours, né en 316, décédé en 397, est bien connu pour le don de la moitié de son manteau à un misérable. Son tombeau se trouve dans la Basilique Saint-Martin .
Par la très longue rue du « Pont de Fil », plus de 500m, puis la rue du Cygne, nous arrivons à la Place du Grand Marché, là où  se trouvait le pilori au XVIIIème siècle.
Rue Colbert, au numéro 39, nous passons devant une maison du XVIème siècle dite « A la Pucelle Armée » ou Jeanne d’Arc fit un séjour (un mois environ). Elle allait lever le siège d’Orléans.
Les tours escaliers à colombages sont nombreuses à TOURS ainsi que les maisons place Plumereau, dont certaines ont été restaurées en 1967.   

CHATEAU DE VILLANDRY  ET  JARDINS
VILLANDRY, château renaissance parmi les 400 châteaux du Val de Loire : il est le dernier construit.
En 1532, François Ier autorise Jean BRETON, qui n’est pas noble mais Ministre des Finances, à construire un château. (Seuls les nobles avaient le droit de faire construire un château)
En 1754, le Marquis de Castellane, ambassadeur de Louis XV en devient propriétaire et crée un jardin à la française dessiné autour d’une pièce d’eau. Il y ajoute un potager et un jardin d’ornement.
Au XIXème siècle, plusieurs propriétaires se succèdent dont Jérôme Bonaparte, frère cadet de Napoléon. Finalement, c’est un financier qui achète le château et le transforme en parc à l’anglaise.

Au XXème siècle, deux scientifiques Joaquim CARVALLO et sa femme Ann COLEMAN deviennent propriétaires de VILLANDRY.
Ils restaurent le château et recréent les jardins dans le style XVIème siècle.
De nos jours, c’est leur arrière-petit-fils qui en est dépositaire.  
Depuis le belvédère nous admirons les parterres : parterre de l’amour volage,  de l’amour tragique, de l’amour passionné, de l’amour tendre, tous garnis de bégonias blancs et roses.    

Quelques chiffres : 30 km de buis, 396 ifs, plus de mille tilleuls, 115 000 plants de fleurs et légumes par an, 2 hectares de gazon.
10 jardiniers n’utilisent plus de pesticides ni d’herbicides, ce sont des coccinelles et autres insectes qui sont introduits dans les plantations.
Les buis étant taillés une fois l’an, les jardiniers enlèvent à la main, les petites repousses qui dépassent.
Dans les bassins et les douves, de grosses carpes permettent d’avoir une eau à peu près claire en mangeant les algues et autres verdures.
Le jardin potager avec les motifs géométriques, les couleurs, font un damier multicolore avec l’orange des potirons, le bleu des poireaux, le rouge des choux, c’est magnifique.
Les fruits et légumes cueillis sont partagés entre le propriétaire et tout le personnel du Château.
Il faudrait y passer des heures pour profiter de ce jardin extraordinaire.
Roselyne et René Brisset

Photos: René P
Cliquez sur la photo

Jeudi 29 septembre 2022
Aujourd’hui c’est la Saint Michel, départ 9 h30 pour la première visite de la journée : le château de Chenonceau.

Particularité pour cette époque : ce château a évolué au fil du temps par l’inspiration des femmes jusqu’ à être surnommé château des Dames.
Trois dates suffisent pour définir sa construction :
– 1517 sur l’ancien château des Marques qu’il fit raser, Thomas Bohier, Contrôleur général des finances de Francois 1er fut le véritable maître d’ouvrage du château originel d’après les plans d’un palais vénitien. Katherine Briçonnet son épouse, première des dames de Chenonceau joua un rôle majeur dans l’embellissement du monument et des jardins.
– 1547 Le roi Henri II fait don du château à sa favorite Diane de Poitiers qui allie beauté,
intelligence, et sens des affaires. Désireuse d’aménager de nouveaux jardins sur l’autre rive du Cher, elle charge l’architecte Philippe de l’Orne de jeter au dessus de la rivière un pont galerie s’appuyant contre la façade du château et se terminant par un châtelet d’entrée.
-1559 A la demande de Catherine de Medicis, Diane est à son tour forcée d’échanger ce château contre celui de Chaumont. La Reine Mère décide alors d’amplifier le projet de pont en faisant surmonter celui ci par deux galeries, afin d’offrir plus de capacité d’accueil pour organiser de somptueuses fêtes pour la cour, toujours dans le faste à l’italienne.
Une autre femme a laissé son nom dans l’histoire de ce site, Simone Menier : infirmière major pendant la première guerre mondiale. Elle administre l’hôpital installé dans les deux galeries du château transformées et équipées au frais de sa famille (Les chocolats Menier) déjà propriétaire du château).
Plus de 2000 blessés y seront soignés jusqu’en 1918. Bel acte de bravoure !!!
Pour ma part, j’ai beaucoup apprécié la visite de Chenonceau , elle m’a fait replonger avec plaisir dans les livres d’histoire de ma jeunesse. Visite par audioguide intéressante. Seul bémol : il aurait fallu quelques heures de plus pour bien apprécier l’ensemble.

12 heures
Déjeuner au restaurant Le Chapelier à Bourré. Excellent repas pris en un temps record avec une parfaite organisation.

14 heures
Visite insolite d’une champignonnière, la Cave des Roches toujours à Bourré. 120 km de galeries creusées dans la roche tuffeau sur 7 niveaux – 4kms en sont exploités.
1893 : début de la culture du champignon de Paris dans une température constante 11°, un taux d’humidité de 95 %, l’obscurité permanente.
1900 : fin de l’exploitation du tuffeau.
Concurrencée par la production étrangère,la cave ne produit plus qu’ une tonne par mois de champignons de Paris, d’où leur slogan « Manger du champignon français », encore faut il en trouver et ne pas s’y méprendre. L’entreprise a relancé son économie avec la culture du Pied Bleu très prisé des gastronomes et des grands restaurants, mais aussi le Shiitaké et le Pleurote jaune ou gris.
La guide très sympathique, nous explique aussi bien la culture du champignon que l’histoire humaine de ces carriers qui travaillaient cette roche si tendre dans le sous sol et si dure en surface.
Ce tuffeau a servi à construire tous ces châteaux environnants du Val de Loire.
Nous terminons notre périple par une surprise : une surface de 1500 mètres de fresques sculptées dans la masse en bas et haut relief représentant les scènes de vie au 19 ème siècle, et d’anciens outils de métiers aujourd’hui disparus : témoignage figé de notre patrimoine pour les générations futures, oeuvre du sculpteur Christain Lhermite.
Comme toujours, ces visites se terminent par le passage à la boutique. Attirés par ces recettes alléchantes, nous faisons nos emplettes.
Avant je me serai méfié du pied bleu maintenant tout est rentré dans l’ordre, je vais y goûter !

15 heures 30
Nous ne pouvions pas quitter cette région viticole sans visiter une cave, ce sera celle de Monmousseau.
Ce ne sont pas des producteurs mais des éleveurs, vinifiant les mous des viticulteurs environnants depuis 1886.
Comme pour la culture du champignon, là ce sera la maturation du Crémant, vin aux fines bulles, élevé selon la méthode traditionnelle champenoise. Cette visite très bien guidée, nous fait découvrir toutes les manipulations manuelles pour élaborer ce vin de tradition. 4 millions de bouteilles sont stockées dans ces 15 kms de galeries dans le tuffeau.
Le bonus de cette visite est cette fois-ci, de superbes projections lumineuses sur le thème des châteaux de la Loire, sur les parois des galeries.
Une fois la visite terminée, passons à la dégustation.
D’après le dépliant publicitaire de la cave nous avons droit à une dégustation de 4 vins sélectionnés ainsi que du vin sans alcool, beau programme !
Mais patatras notre barman, gérant peut être, sert du crémant blanc pour tout le monde et TERMINE. Pas de rosé, pas de rouge mais qu’est ce qui lui a pris, nous n’avons peut être pas assez acheté ? Pauvre de lui !! on en gardera quand même un bon souvenir on n’est pas comme çà nous !!!
Très belle journée , encore une fois très enrichissante, très variée, merci Francette et ton équipe pour le choix très judicieux de ces visites.
Michel BEYNET

Photos: René P
Cliquez sur la photo

 

Vendredi 30 septembre 2022
Par une météo radieuse, nous terminons notre périple par le château de Cheverny, en Sologne, pour moi, la perle de ce séjour. Le soleil brille et la journée s’annonce prometteuse.
Rémi, notre guide plein d’humour, frôlant sans doute les 150 kilos, nous présente ce château  privé de « style classique  naissant », construit en 1624 en pierre de bourré (qui blanchit et durcit avec l’âge). Il fut édifié sur les vestiges d’un premier château datant de 1450, que « le propriétaire de l’époque sous le coup d’une terrible colère,  fit raser  « ayant surpris son épouse en galante compagnie ; il aurait passé l’amant au fil de l’épée et contraint sa femme à s’empoisonner ».
Diane de Poitiers en fit l’acquisition pour quelques temps au XVIème siècle et Elisabeth II  y vint en visite. .
Depuis 1922, le château est ouvert au public et reçoit 450.000 visiteurs par an.
La façade principale dite « noble », grandiose, est décorée de bustes d’empereurs romains, la façade arrière  de style Louis XIII est plus sobre. L’architecture est l’œuvre de Jacques Bougier dit Boyer et la décoration intérieure de Jean Monier
Aujourd’hui, l’aile droite du château est habitée par les descendants des Hurault, le Marquis et la Marquise de Vibraye.
Le mobilier est de différentes époques, les tapisseries sont du XVIIème siècle.
Nous défilons (à 50) dans une succession de pièces de taille raisonnable pour un château  très richement meublé.
Tout d’abord, « le vestibule » avec sa table à gibier, sa tapisserie des Flandres, l’arbre généalogique de la Maison des Hurault de Vibraye et une surprenante maquette en légos composée de 27.000 pièces assemblées en 120 heures.
Puis s’en suit « le grand salon » offrant plusieurs portraits de la famille Hurault dont celui de la comtesse de Cheverny exécuté par Mignard ,  peintre d’Anne d’ Autriche.  Portraits de Louis XIII ,  Anne d’Autriche, Cosme de Médicis, Jeanne d’Aragon…. Le mobilier est de style Louis  XV et les fauteuils et canapé sont recouverts de tapisseries d’Aubusson. La rénovation des panneaux en bois et du plafond date du XIXème siècle.
Dans l’enfilade, « la Galerie du Château », de style Louis XVI avec toujours des portraits de la famille Hurault puis de Jeanne d’Albret, mère de Henri IV et d’autres tableaux du peintre Rigaud ; Louis  XVI en tenue de Sacre. (La petite histoire raconte que ce n’est pas le Roi qui pose pendant des heures mais un noble sous le costume d’apparat. A savoir  qu’à partir de 40 ans on porte une perruque et on est souvent édenté !… C’est sous Louis XVI qu’apparaissent les perruques à bigoudis).
Vient ensuite « un petit salon » composé principalement de portraits,  d’une table de jeux en triangle  et d’une très belle horloge.
La « bibliothèque » renferme 2.000 livres, un piano peint et un mobilier de style Premier Empire.
Elle précède « le salon des tapisseries », où l’on trouve un bureau Louis XV, un « fauteuil indiscret », des fauteuils Régence, une commode Louis XIV style Boulle (la commode remplace désormais le coffre), un régulateur (très  belle horloge de précision servant à régler les autres horloges et cartels du château avec les heures, minutes, secondes, jour, date et phases de la lune).
« Un  couloir/salle à manger » : sous l’influence anglaise, l’antichambre servait de lieu pour prendre ses repas. 34 panneaux de bois peint par Jean Monier illustrent le roman espagnol Don Quichotte  de Cervantès. Le mobilier est XIXème  aux armoiries des Hurault. La table à rallonges pouvait accueillir jusqu’à 30 convives. Les chaises sont « à roulettes en os de mouton ».  Le lustre hollandais argenté est du XIXème. La cheminée monumentale est surmontée d’un buste d’Henri IV.
Nous montons « l’escalier » Louis XIII, à l’italienne, dont la décoration sculptée est militaire à gauche et florale à droite ; « sur le palier » l’ancêtre d’un élan de plus de 6.000 ans offert au marquis au XIXème siècle.
En haut de l’escalier, « les appartements privés », meublés fin XVIIIème début XIXème, avec la « chambre des naissances » (pour présenter les nouveaux nés dans un rare berceau Empire en acajou) ; le « boudoir rouge » pour les dames s’opposant au fumoir des messieurs ;  la « chambre des enfants » avec ses chevaux de bois époque Napoléon III ; la « chambre des mariés » présentant la robe de mariée de la Marquise de Vibraye (1994), la baignoire en cuivre (destiné  à conserver la chaleur) , une coiffeuse Lous is XVI ; la « salle à manger familiale » nous fait découvrir vaisselle, cristaux, porcelaines fines, moules à pâtisserie, batteries de cuisine en cuivre de différentes sortes. Les fourchettes avec les dents tournées vers la nappe sont une idée de Louis XV et les verres  posés sur la table de Charles X. Les paravents placés devant les portes étaient destinés à éviter les courants d’air.
Plus loin, « la  salle d’armes » la plus grande pièce du château. La décoration du XVIIème siècle est due à Jean Monier. Cette pièce imposante se compose : d’une cheminée (avec monogramme de la famille Hurault ) entourée de statues gréco-romaines, surmontée d’un tableau représentant la mort d’Adonis ( le mythe de la mort et de la résurrection d’Adonis est le symbole du cycle annuel de la végétation) ; une collection d’armes, armures, casques, bourguignottes, datant des XV, XVI et XVII èmes siècles ; de très longues épées (1,96 m, 5,2 kg) à deux mains utilisées par des soldats en première ligne lors des batailles. (A noter que les armures pesaient 40 kilos auxquelles s’ajoutaient encore les cotes de mailles) ; en face de la cheminée, une très belle tapisserie des Gobelins représentant l’enlèvement de la belle Hélène par Paris ce qui provoqua la guerre de Troie ; une malle en cuir de Cordoue d’Henri IV, fauteuils Régence signés Boulard, chaise à porteur laquée,  coffres de voyage XVIIème et parquet Versailles.
A la suite, la « chambre du Roi », fin XVIIème : le clou de la visite. Sa décoration époustouflante date des origines du château : plafond à caissons dit « à l’italienne » rehaussé d’or et de peintures relatant l’histoire de la Mythologie de Persée et d’Andromède ; lambris peints sur l’histoire d’un amour contrarié de la mythologie grecque ; lit  à baldaquin (1,60 x 2,00 m) recouvert de broderies persanes, où dormit Henri IV (qui sentait très mauvais) assis pour ne pas avaler sa langue ; un ensemble de tapisseries remarquables de 1640 des  Ateliers de Paris qui représentent les aventures d’Ulysse (et  qui servaient à conserver la chaleur)  ; prie-Dieu et sièges complètent le mobilier  Louis XIII  et Louis XV.
Plus haut, « la  Chapelle », oratoire carré avec voute et motifs  Louis XIII puis « maquette de l’ancien château ».
Ce château appartient depuis longtemps à la même famille qui a su le préserver et entretenir ce petit bijou intemporel.
A regret nous quittons notre charmant guide qui nous invite à continuer la visite par les extérieurs du château « comme posé sur un océan de pelouses ». « Le parc »  est composé d’arbres remarquables : séquoias géants, cèdres, tilleuls des  familles …6 sculptures monumentales en bronze ornent le Jardin  de l’Amour, le jardin potager produit fleurs et légumes pour le château et les communs  servent aujourd’hui à l’entretien et à l’administration du domaine.
« Le Jardin des apprentis » , jardin d’agrément et d’ornement , s’étend entre le château et l’Orangerie.  Celle-ci datant du XVIIIème siècle est aujourd’hui aménagée en Café-Salon de Thé.
La promenade se poursuit par les chenils qui  abritent une centaine de chiens français tricolores pour la chasse à courre. Un petit musée est consacré à Hergé qui s’est inspiré de Cheverny pour créer Moulinsart, le plus célèbre château de la bande dessinée.
Hélas, notre voyage en Val de  Loire  s’achève, mais toute bonne chose a une fin ! Ce sera un très beau souvenir et nous y retournerons avec grand  plaisir.

Betty Ponsich

Photos: René P
Cliquez sur la photo

Tout à une fin ! 5 jours, ce n’est pas suffisant pour visiter cette si belle région appréciée   par les rois et les princes pour “sa douceur de vivre”.
C’est dans un cadre grandiose que nous avons découvert quelques châteaux de la Loire, magnifiques avec leurs fins décors sculptés, leurs riches mobiliers, leurs somptueux portraits et tapisseries, leurs jardins exceptionnels.
Cela a été pour nous également l’occasion de découvrir ce fameux “tuffeau” qui a servi à construire les plus beaux villages et châteaux du Val de Loire : L’extraction de cette pierre  a laissé les nombreuses galeries des anciennes carrières, aujourd’hui converties en champignonnières et caves à vin avec une température constante de 13 à 15 degrés tout au long de l’année.
Nous avons eu la chance de “passer entre les gouttes” car le Val de Loire est très arrosé en temps normal. J’espère que cela vous a donné l’envie de découvrir les quelques 395 châteaux qu’il reste à visiter.
Je remercie tout particulièrement Marylène, Michel, Roselyne et René, Betty, rédacteurs en chef, pigistes, pour le temps passé à nous faire revivre ces bons moments.
A bientôt pour d’autres aventures.
Francette