AUBAGNE

Jeudi 7 Mars : Sur les traces de Marcel Pagnol

Aux aurores et dans le froid (1° au thermomètre) nous voilà partis sur les traces du petit monde de Marcel Pagnol. Arrivée à Aubagne vers 10 heures, notre guide Joseph nous attend au 16 Cours Barthélémy devant la maison natale de Marcel Pagnol. Il va tout au long de la journée, en guide féru de Pagnol nous faire découvrir sa vie et son œuvre. Il nous contera mille et une anecdotes sur Pagnol, qu’il a  connu puisqu’il a joué le rôle d’un enfant de chœur dans Manon des sources. Dans l’œuvre de Pagnol transparait l’amour qu’il a porté à la Provence, la vie des habitants si proches de nous, si vivants et si vrais. Pagnol disait : « Tout ce que je raconte est vrai, simplement j’y mets des habits du dimanche. »

Pour l’instant départ en car pour un circuit qui nous permettra de découvrir la route qu’empruntait Marcel enfant pour se rendre à la Bastide neuve au-dessus du village de La Treille. Pendant le trajet notre guide nous présente la famille de Marcel Pagnol : Joseph le père né en 1869, instituteur, anticlérical, la mère Augustine née en 1873, couturière (de santé fragile morte très jeune en 1910 à l’âge de 37ans et que Marcel vénèrera toute sa vie) son frère le petit Paul né en 1898, sa petite sœur Germaine née en1902 et enfin le petit frère René né en 1909.

En passant nous admirons le Garlaban piton rocheux qui domine Aubagne, puis les différents châteaux : La Reynarde, Château Régis (avec Paul ils l’avaient baptisé le château de la Belle au bois dormant). Toute la petite famille traversait ses belles propriétés en longeant le canal depuis que Bouzigue avait fourni au père de Marcel la fameuse clé qui leur faisait gagner 1heure ½ sur le long trajet vers les vacances. Nous passons devant le bar des 4 saisons et la croix où Lili des Bellons venait attendre Marcel.

Nous voilà arrivés au bas du village il faut continuer à pied car le car ne peut pas aller plus haut. La route est bonne mais du temps de Marcel ce n’était qu’un chemin caillouteux qui montait vers les vacances « ils devaient caller la charrette chargée de tout leur bric-à-brac avec des pierres à chaque arrêt pour éviter qu’elle ne recule » Augustine vêtue de jupes longues et de bottines à talons avait bien du mal à suivre.

Première station devant l’église de La Treille. C’est là que Pagnol a tourné Jofroi en 1933 puis Cigalon en 1935. Il a été le premier à tourner des films parlants , Nous ferons un arrêt devant la fontaine où toute la famille se désaltérait puis à travers le village nous monterons jusqu’à La Pascaline villa que Pagnol a louée pour loger sa femme jacqueline quand il tournait Manon des Sources. Il y a écrit La gloire de mon père, premier tome Des souvenirs d’enfance.

En redescendant visite du cimetière où il repose depuis 1974 dans une tombe toute simple sans croix auprès de sa mère adorée ainsi que de sa fille morte à l’âge de 3 ans. Plus loin se trouve le caveau du reste de la famille (son père ses frères et sa sœur) plus bas celui de son ami Lili des Bellons mort à 20ans pendant la guerre de 14-18

Il est midi, nous rejoignons notre car direction le restaurant. Nous devons manger rapidement, il faudra repartir à 14 heures pour visiter le Château de La Buzine. Mais le repas va être interminable 1heure d’attente entre l’entrée et le plat principal (une des serveuses a fait un malaise) Nous sortirons du restaurant à 15 heures.

Le Château de La Buzine est situé au cœur d’un vallon entre Saint-Menet et les Camoins, dans le 11ème arrondissement de Marseille. C’est à Henry de Buzens, noble propriétaire du domaine au XVIIème siècle, que le domaine doit son nom. Marcel Pagnol achète sans le voir La Buzine en 1941. Son projet : en faire une Cité du Cinéma, et créer ainsi un véritable “Hollywood Provençal”. Il reconnaît le château dont le gardien et le chien effrayaient sa mère durant son enfance sur le chemin des vacances.  « Le Château  de ma mère ».

Aujourd’hui, dans un vaste parc de 4 hectares entouré de 7 collines, Le Château de la Buzine rend hommage au plus célèbre de ses habitants.

Au 2ème étage, grâce à la contribution de passionnés nous entrons dans l’univers pagnolien : son enfance, son rapport aux collines, ses premiers poèmes sa filmographie.

Au rez-de-chaussée dans des salles obscures nous découvrons la diversité du cinéma méditerranéen à travers des extraits de nombreux films. Dans la dernière salle est retracée et commentée la filmographie de Pagnol. En1929 il assiste à Londres à la projection de Broadway Melody premier film parlant et décide de se consacrer au cinéma parlant. Alexander Korda réalisera son premier film Marius en 1931.Suite au succès phénoménal du film il achète dans les collines au-dessus du village de La Treille un domaine où il tournera en tant que réalisateur avec les plus grands acteurs français de l’époque (Raimu, Fresnay, Fernandel) César, Regain, La femme du boulanger, Angèle et tant d’autres films.

Retour à Aubagne pour la visite de la maison natale de Marcel Pagnol. Là encore un petit film nous retracera la vie et l’œuvre de Pagnol qui a reçu tous les honneurs de son vivant : le succès, l’argent, la gloire et la reconnaissance (élu à l’Académie française en 1946). Au rez-de-chaussée de la maison, on y découvre également, le reconstitution de l’appartement de l’instituteur avec des mobiliers et objets d’époque.

Et pour finir visite éclair du Petit Monde de Marcel Pagnol. C’est une crèche de Noël réalisée par des santonniers aubagnais qui ressuscitent les personnages et les décors créés par Pagnol dans ses livres et dans ses films.

La visite est terminée, il est 18 heures, retour en car après une agréable journée ensoleillée. Merci à notre organisatrice, rendez-vous à la prochaine sortie.

Aline Bourrier

Diaporama: Sur les traces de PAGNOL par Janine PARES

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