LE MUSEE DE LA GLACE ET SAINT-MAXIMIN-LA-SAINTE-BAUME

Jeudi 15 mars 2018 

Une journée pluvieuse et un peu fraîche. Le groupe de 51 personnes de “Culture et Convivialité” se retrouve dans le bus et se dirige vers le massif de la Sainte-Baume (département du Var).
La matinée se passe au musée de la glace de Mazaugues. La météo ne nous permettra pas de nous rendre sur le terrain pour visiter la glacière de Pivaut, seule glacière entièrement restaurée.
Notre guide nous fait un exposé détaillé sur la glace : la glace peut être naturelle, sauvage, naturelle ,artisanale, artificielle (fin du XIXe siècle). Dans ce musée on peut admirer de la vaisselle de Moustiers qui servait de rafraichissoirs, les ancêtres des thermos, les premières sorbetières et les premières armoires à glace ancêtres du réfrigérateur. A partir du XVI-XVIIe siècle ce sont les aristocrates qui bénéficient du commerce de la glace “l’or blanc”: un tableau en est le témoin. Au XVIIIe siècle, ce privilège est transmis aux communes et les glaciaires seront gérées par des particuliers. L’invention des usines à glace plus proches des villes entrainera la fin de l’activité artisanale de la glace.
Une maquette de la glacière de Pivaut permet de comprendre l’activité de la production et de la distribution de la glace. Le massif de la Sainte-Baume très pluvieux, humide et froid dans sa partie nord, permet de récupérer l’eau de pluie et de source favorisant ainsi la formation de glace naturelle sur des bassins de congélation. Durant l’hiver celle-ci sera cueillie et conservée dans les glacières. Le système prévoit l’évacuation des 20% d’eau qui pourraient fondre. Des portes de chargement et de déchargement permettaient le travail saisonnier des ouvriers. En hiver, ceux-ci remplissaient progressivement la glacière et au printemps ou en été venaient récupérer des blocs de glace pour les transporter en ville la nuit.
De nos jours la plupart des glacières sont abandonnées ou transformées en habitation. Après un repas très agréable au restaurant l’Evidence à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, l’après-midi est consacrée à la visite de la vieille ville de Saint Maximin, son abbaye et son cloître (la pluie s’étant calmée).
L’importance de la ville de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume est liée à Marie-Madeleine. La tradition provençale place la fin de vie de Marie-Madeleine (arrivée en barque aux Saintes- Maries-de-la-mer avec 5 autres disciples de Jésus) à Saint-Maximin. La découverte de ses reliques et de sarcophages aurait conduit Charles II d’Anjou à lancer la construction de l’abbaye en 1250. Parallèlement commence la construction d’un couvent et d’un cloître pour héberger l’ordre des Dominicains. De nombreux pèlerins vont affluer et enrichir la ville. Ce lieu est déclaré le 3e tombeau de la chrétienté après Jérusalem et St Pierre de Rome.
Lors de la construction de l’abbaye, de style gothique, la lumière est favorisée par l’installation de vitraux. La construction s’étale dans le temps. L’ensemble est sobre et imposant sans décorations excessives. Au XVIIe siècle, l’abbaye s’enrichit d’une chaire avec 7 médaillons représentant les 7 étapes principales de la vie de Marie-Madeleine. L’embellissement continue par la fabrication d’un orgue au XVIIIe siècle. L’abbaye et l’orgue seront toujours protégés par les habitants de la ville qui s’opposeront chaque fois à leur destruction (révolution…). Le chœur liturgique est “une église baroque” au sein d’une église gothique avec des stalles en noyer surmontées de médaillons. On peut y admirer une gloire en stuc doré. Un retable de la Passion datant de 1717-1720 est une peinture en bois avec les personnes représentées en habit d’époque. La crypte renferme 4 sarcophages. Le crâne (relique) de Marie-Madeleine est conservé dans un buste en bronze doré placé derrière des grilles. D’importants travaux de rénovation sont en cours dans l’abbaye.
A l’extérieur, le cloître du couvent royal est construit pour accueillir la communauté des frères dominicains qui vont l’occuper à différentes époques. Ce cloître a été surélevé pour devenir un collège, puis en 1791 les cellules ont été transformées en prison puis le cloître est à nouveau occupé par les dominicains qui le quittent en 1957. Actuellement, propriété du Conseil Général du Var c’est une hôtellerie qui occupe les lieux : ce qui ne nous a pas permis de visiter l’intérieur.
Pour compléter la visite de ces monuments, la déambulation dans l’ancienne ville nous permet de comprendre l’importance de la vie organisée autour de l’abbaye. Charles II d’Anjou donne de nombreux privilèges à tous ceux qui veulent s’installer dans la ville. Les juifs, population persécutée, viennent s’y établir en grand nombre en 1300. Au cours de notre promenade, nous découvrons les halles, une école, une ancienne citerne, une tour de 1470 avec sa cloche, les remparts de l’ancienne ville sur lesquels ont été adossées les maisons, la maison où a vécu Louis Bonaparte qui avait épousé une fille de la région, l’ancien hospice et un ancien couvent des sœurs dominicaines.
Cette journée de visites nous a fait découvrir à la fois une région et une ville au riche passé qui n’étaient pas connues de beaucoup d’entre nous.

Therèse

Ci-après, le diaporama de Janine.
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