LA SAVOIE – 7 au 11 septembre 2026

Nous sommes prêts et impatients de découvrir cette destination unique de 1er plan : La Haute Savoie : des paysages majestueux aux grands sommets mythiques, une nature sauvage loin des grandes villes,  des lacs magnifiques  et la richesse de son histoire qui  nous permettront une déconnexion totale.
Francette


lundi 7 septembre 2026
Chambéry : Sous un beau ciel bleu et un soleil ardent, aujourd’hui, nous partons à la découverte de la cité des Ducs si chère à Jean-Jacques Rousseau.
Durant 6 siècles, Chambéry et la Savoie, Turin et le Piémont furent réunis sous l’autorité de la maison de Savoie qui en fit leur capitale en 1292, puis leur duché en 1416 par le comte Amédée IV. Ce n’est qu’en 1880 que la Savoie devient française.
Notre première visite nous conduit à la cathédrale gothique Saint-Fançois de Sales d’aspect sobre. Il s’agit de l’ancienne église des franciscains érigée en cathédrale en1779. Son élégance provient de ses trompe l’œil qui recouvrent presque la totalité des murs et des voûtes. Son orgue romantique est classée monument historique. 
Si Lyon a ses traboules, ici les allées telles des passages secrets, nous permettent de circuler à travers les ruelles médiévales où nous découvrons tout un chevauchement d’architectures, d’hôtels particuliers, de successions de cours et d’immeubles profonds et étroits de façade (le Toisé, impôt du 14ème siècle était calculé en fonction de la largeur des façades).
En déambulant, nous nous arrêtons Place Saint-Léger située au cœur du centre-ville historique et piétonnier.
Au Moyen-Âge, coulait L’Albanne en son milieu. De nos jours, il y souffle un air d’Italie grâce à ses façades colorées et à son architecture.
Nos pas nous mènent à la Sainte Chapelle du château des Ducs de Savoie construite au 15ème siècle sous le règne d’Amédée VIII, premier duc de Savoie. C’est un bel édifice de style gothique flamboyant. On observe de magnifiques vitraux de l’époque renaissance et ses voûtes ornées d’étonnantes peintures en trompe l’œil du 19ème siècle à l’effet relief stupéfiant. Elle abrita le Saint-Suaire de 1502 à 1578. 
Un arrêt se justifie notamment dans la salle du Conseil Départemental du style néo-renaissance.
La fontaine des éléphants surnommée les 4 sans cul à été érigée en l’honneur du général de Borgne. C’est le monument emblématique de Chambéry. C’est une superposition de 3 monuments:
– La fontaine qui représente dans son plan la croix de Savoie symbolisée par les 4 éléphants,
– La colonne ornée de panoplies, d’armes, de divers objets rappelant les trophées des hauts faits d’armes du général aux Indes,
– Au sommet, la statue en bronze du général, comte de Borgne, le bienfaiteur de la ville de Chambéry après avoir acquis gloire et fortune en Inde.
A l’issue de cette visite, assoiffés, nous nous empressons  d’aller déguster une glace ou de nous désaltérer d’une boisson fraîche.
Puis, nous regagnons le bus qui nous conduit au VTF à Talloires.
Juliette Mabru

mardi 8 septembre 2028
Annecy : Pour cette deuxième journée, nous voici dans la « perle des Alpes » la bien nommée qui s’ouvre sous un ciel immaculé, seulement ponctué de quelques montgolfières multicolores virevoltant au dessus du lac d’Annecy, ville que nous rejoignons sans plus tarder.

Annecy, c’est une douceur de vivre dont peuvent avoir une idée les amateur des contes moraux d’Eric Rohmer qui se souviennent du « Genou de Claire ». Le site est exceptionnel, au bord d’un des plus beaux lacs des Alpes qui dispute la première place à son confrère du Bourget. La ville affiche volontiers sa prospérité et celle de ses habitants mais sans le luxe ostentatoire des stations huppées, ses atouts naturels et historiques suffisant largement à sa renommée.
Notre visite de la ville (140 000 habitants) débute par le centre moderne, autour de beaux bâtiments Art déco des années 20 et de l’hôtel Splendid où fut signée le 19 août 1944 la capitulation des autorités allemandes face aux FFI locaux.
Autre lieu historique, la mairie en reconstruction suite à un incendie où fut proclamé depuis son balcon en 1860 le rattachement de la Savoie à la France, alors qu’elle appartenait depuis le XVI ème siècle à la vaste province Savoie Piémont Sardaigne dont la capitale était Turin. L’appui militaire de Napoléon III à l’unité italienne n’a pas été gratuit !
Quittant ce secteur agrémenté de vastes espaces verts au bord du lac, nous pénétrons dans le vieil Annecy par le canal du Vassé qui, avec le canal Saint Dominique, sert d’exutoire au lac qui y déverse ses eaux excédentaires régulées par une énorme vanne. Les canaux et leurs diverticules c’est à dire l’eau, sont partout dans ce quartier moyenâgeux, circulant le long et sous les habitations. Autre élément, le bois présent sur de nombreuses façades, lorsqu’il a échappé aux fréquents incendies.
Il faut parcourir cet entrelac de ruelles et de passages connus des seuls initiés, à l’instar des traboules lyonnaises, pour reculer de plusieurs siècles.
L’indépendance d’Annecy s’est manifestée par un profond attachement à la religion catholique sous l’égide de Saint François de Sales, prélat local très influent omniprésent dans l’église du même nom et dans la cathédrale, alors que la Genève calviniste n’est distante que de 40 kilomètres.
L’après midi fut consacré à la visite du château de Menthon, petite merveille qui domine le lac et dont la construction initiale remonte au Xème siècle sous forme de forteresse mais dont les générations successives de la famille de Menthon, toujours propriétaire, ont engagé de profondes modifications et ajouts, en particulier des travaux considérables durant 40 années à la fin du XIXème qui l’ont transformé en une somptueuse résidence seigneuriale. L’ensemble comporte beaucoup de bois, ouvragé ou sculpté, des portes magnifiques, des plafonds à caissons, des colombages, une extraordinaire bibliothèque de 12 000 volumes, une décoration somptueuse, un mobilier reflet des différentes époques traversées dans un style échappant à toutes les catégories mais qui pourrait s’inspirer des folies de Louis II de Bavière (opinion toute personnelle pas du tout étayée).
Pour clore cette belle journée, montée au col de Forclaz, à 1150 mètres, grâce à la dextérité de notre chauffeur, pour admirer la totalité du lac depuis ce belvédère.
Patrick ZURLINDEN

mercredi 9 septembre 2026
Pas de chance aujourd’hui, il pleut. Nous rêvions tous de  Chamonix et de l’Aiguille du Midi mais le destin en a décidé autrement.
Chamonix, cette magnifique station de ski, ce charmant coin de paradis, s’est malheureusement transformé en parc aquatique. Nous espérions atteindre  l’Aiguille du Midi mais les nuages ont eu la mauvaise idée de s’inviter à la fête.
La déception est palpable : pas de selfies au dessus des nuages, pas de paysages grandioses, pas d’émotions fortes dans le téléphérique. Au lieu de faire la conquête des cimes, beaucoup d’entre nous ont eu la belle initiative de découvrir le musée du Mont Blanc : un musée moderne, entièrement rénové, qui nous plonge dans l’univers de la montagne, les exploits sportifs et l’évolution des paysages face au réchauffement climatique.
Puis nous avons flâné dans  les charmantes ruelles de Chamonix découvrant son ambiance montagnarde. Les boutiques de sport, les restaurants savoyards, la raclette et la fondue attendaient les gourmands avec leurs délices réconfortants.
L’après midi, une visite de la ville en petit train était organisée. Entassés dans les wagons avec pour décor la ville, nécessitait un peu d’imagination pour la découvrir ensoleillée. Une balade agréable et reposante qui nous raconte l’histoire et l’évolution de Chamonix.
Nous avons découvert Chamonix sous la pluie. La météo a ses caprices mais elle n’a en rien entamé notre moral. Espérons que la prochaine fois  le soleil sera au rendez-vous.
Francette

jeudi 10 septembre 2026
Aix les bains et les jardins secrets de Vaulx
C’est par une matinée un peu fraîche et assez ensoleillée que nous avons pris la direction du lac du Bourget pour visiter Aix -les-Bains. Cette station thermale Belle Epoque est connue depuis l’antiquité pour la qualité de ses eaux chaudes (45°) permettant de soigner les rhumatismes. Elle a connu son heure de gloire au XVIIème et XIXème siècle quand toute l’aristocratie européenne se pressait sur les rives du lac du Bourget : Sissi l’impératrice d’Autriche, la reine Victoria, Verlaine sans oublier Lamartine qui y composa son poème le plus connu « le Lac ». Après la seconde guerre mondiale le profil des curistes changea (remboursement des soins par la S.S.) et Aix -les-bains est devenue la 3ème station thermale de France après Dax et Balaruc les Bains !!!
Nous avons commencé notre visite par une balade en car. C’est d’abord la partie haute de la ville que nous avons parcourue, admirant les anciens palaces : L’Excelsior, le Splendid, le Regina-Bernascon où séjournait cette aristocratie mais qui ont tous été vendus et devenus des co-propriétés divisées en appartements. Nous avons pu voir les nouveaux Thermes Chevalley où se pressent anciens et nouveaux curistes, reconnaissables à la couleur de leur sac bleu clair pour les nouveaux, plus foncé pour les autres (dixit notre guide Aurélie). Ensuite, Brigitte, notre 2ème guide prit le relais pour la partie basse de la ville.
Beaucoup d’Anglais qui venaient aux thermes sont à l’origine des équipements sportifs que nous allons voir : Golf 18 trous, hippodrome où des courses ont lieu pendant la saison estivale et de nombreux terrains de tennis. Nous avons prolongé notre balade en car jusqu’au lac du Bourget, plus grand lac naturel de France, très poissonneux et profond, jusqu’à 142 mètres face à l’abbaye d’Hautecombe.
La balade en car terminée, nous sommes partis à pied visiter le Casino, désigné plus beau Casino de France avec notamment ses trois plafonds en mosaïques. De là, nous sommes entrés dans la cour intérieure du Grand Hôtel (Ancien palace découpé aujourd’hui en 70 appartements). Après avoir traversé le square où se trouve un buste de la reine Victoria, nous avons fini notre parcours dans le parc face à l’hôtel de ville : statue de Lamartine et fontaine marocaine construite en 2005 à l’instigation de l’ambassade du Maroc pour rappeler les tractations menées à Aix les Bains sur l’indépendance du Maroc en 1956.
Après un petit temps libre, nous avons pris le car pour le restaurant « le Bistronome » à Grésy sur Aix.  Très bon repas (tous épatés par la dextérité et la condition physique de la serveuse !) terminé par une excellente tarte aux myrtilles.
L’après-midi : visite des Jardins Secrets de Vaulx.
Un lieu insolite rappelant un peu le concept du Facteur Cheval dans la Drôme.

C’est l’œuvre d’un couple, Alain et Nicole Moumen, qui achète une ancienne ferme et beaucoup de terrain. Lui, crée et rénove des meubles, elle, les décore et les peint. Puis Alain, aidé par sa femme et ses trois filles commence à construire à la main : murs en mosaïque, fontaines (chacune dédiée à leurs huit petits-enfants), patios, un jardin andalou (avec des plantes qui viennent de partout) ! On a l’impression d’être tombé dans un Riad au Maroc. Il y a des coins cachés, des petites portes, des carillons, des labyrinthes, une piscine. On passe d’un jardin très zen à un salon de thé oriental sans transition. C’est poétique.
Un petit film nous raconte l’histoire de ce site et son évolution perpétuelle de 1980 à nos jours. Une visite à ne pas manquer…
Derniers achats : Fromages dans une Fruitière. C’est Christophe, notre chauffeur qui trouva la solution en nous emmenant chez un fromager Fermier « Augustin ». L’arrêt dura un bon moment mais nous avons été à l’heure pour prendre l’apéro marquant notre dernière soirée au V.T.F de Talloires.
Arlette Leray

vendredi 11 septembre 2026
dernier jour du séjour
Départ de notre lieu d’hébergement (VTF de TALLOIRES « Les Alérions ») à l’heure prévue pour se rendre à ALBERVILLE ; l’objectif : une visite guidée de la cité médiévale de CONFLANS.

Située sur un éperon rocheux, la cité médiévale domine la confluence de deux rivières : l’ARLY et l’ISERE. Ce bourg fortifié était destiné à protéger l’entrée de la vallée de la TARENTAISE ; il a été prospère dès l’époque romaine grâce aux échanges entre MILAN et LYON.
La visite débute à 9h30 par La Maison Rouge de Conflans construite au XIVe siècle par l’architecte PERINEL. Située sur la Grande Place, cette construction a connu plusieurs destinées : tour à tour boutique, couvent, caserne abritant des soldats, Hospice ; elle abrite depuis 1936 un musée d’art et d’histoire.
Le groupe se dirige ensuite vers le second lieu du cheminement : l’auberge « Au Lion D’or » qui cache en fait un jeu de mots : Au lit on dort !
La taverne, troisième arrêt, porte sur son écriteau un rebus : 0 20 100 0 (Zéro vin sans eau !)
Quatrième point remarquable : la Porte Tarine, dominant la vallée de la Tarentaise, et offrant un accès au sud de la cité fortifiée. Construite en brique rouge et en pierre, celle-ci était pourvue de nombreuses archères, trous de boulin et d’un chemin de ronde. Par rapport au chemin d’accès, la porte avait été décalée de son axe afin d’éviter les attaques avec coups de bélier.
Avant d’atteindre les Jardins de la Tour SARRAZINE, un petit détour pour un point de vue de la vallée de la Tarantaise et de l’Isère à partir des restes des fortifications (ou subsistent encore 2 canons).
La tour Sarrasine demeure le seul vestige d’un château du XIIe siècle. Elle est entourée d’un jardin planté de plantes aromatiques et médicinales entretenu alors par une congrégation religieuse : Les Bernardines. L’accès, pour ces dernières depuis la Maison Rouge, se faisait par un souterrain en cours de réhabilitation.

Ultime point remarquable de notre cheminement : la visite de l’église Saint-GRAT.
Cette église porte le double nom de Notre Dame de l’Assomption/Saint-Grat ; elle est dédiée l’Assomption de la Vierge et à Saint Grat patron de Conflans. L’édifice actuel a été reconstruit entre 1701 et 1720 dans le style baroque savoyard. A noter que le retable monumental est doré à l’or fin ; il a été réalisé Claude Antoine Marin de Flumet.
Après 2 heures de cheminement et d’explications, nous quittons la cité médiévale de Conflans par la porte de Savoie, deuxième entrée au nord, pour rejoindre notre bus. Celui-ci nous conduira au restaurant « L’auberge de Venthon » pour apprécier un repas savoyard.
Nous quittons l’auberge vers 14h30 pour rejoindre notre point de départ, St Georges d’Orques. Après un trajet sans encombre de près de cinq heures, nous atteignons notre destination finale aux alentours de 19h30•
Murielle et Robert Carmona

  • Dernier jour de notre périple savoyard : Conflans
    Petit déjeuner copieux comme chaque jour, un long regard depuis la terrasse vers le lac et son écrin de sommets majestueux et direction l’embarquement dans le bus.

    Comptage des passagers par Francette et nous revoilà sur la route étroite et sinueuse où notre conducteur fait preuve de tous les talents.
    Direction le joyau médiéval de CONFLANS où après l’ ascension d’une série d’escaliers assassins pour beaucoup, nous attendent deux guides.
    « En rang par deux ! » annonce la maîtresse pour créer deux groupes et nous voilà partis pour une déambulation historique passionnante dans le village de la porte Tarine, porte fortifiée ouvrant la route de la vallée vers l’Italie jusqu’à la porte de Savoie donnant accès à la cité direction les confins du duché de Savoie et le royaume de France.
    Nous y découvrirons l’imposante demeure des maîtres des lieux aujourd’hui musée du village, la « maison rouge » entièrement construite en brique (d’où son nom), la magnifique église Notre Dame de l’Assomption et de saint Grat datant du XVII siècle dont la façade est ornée de fresques représentant ses saints patrons et enfin sur l’esplanade du parc, la tour sarrasine la mal nommée puisque nous affirme notre guide, les sarrasins n’ont rien à voir avec son édification. De ce promontoire nous avons une superbe vue sur la ville d’ ALBERTVILLE et ses sites olympiques.
    Au travers des vieilles rues étroites chargées d’Histoire, nous redescendons vers le bus qui nous transporte très vite vers la superbe auberge de VENTHON où nous prendrons notre dernier repas et quel repas avant de remonter dans le bus pour une sieste méritée pendant que notre vaillant conducteur reprend la route de Montpellier. Pour ma part, réveil sur l’autoroute du coté de Chambéry quasi simultanément avec le reste de l’équipage. Une dernière pause, la Drome provençale, Avignon et Nîmes. Ultimes discussions animées sur l’itinéraire choisi par le chauffeur pour parcourir les derniers kilomètres où il nous prouve une dernière fois qu’on peut lui faire confiance et nous voici à destination.
    Déchargement rapide des bagages et envolée de moineaux.
    C’est déjà fini et dans nos têtes, comme un rêve qui s’attarde après le réveil, le souvenir d’un magnifique voyage qui s’installe dans notre mémoire, des paysages grandioses, des histoires passionnantes, des compagnons de voyage agréables et une découverte inoubliable si souvent répétée « Les savoyards ne sont français que depuis 1860 »
    Qui de la prochaine destination ?
    Françoise Pacaud

Oublions les petits désagréments de météo et d’hébergement (pour certains) et gardons en mémoire les paysages grandioses, la beauté et la sérénité du lac d’Annecy, les panoramas spectaculaires qui ont ravi chacun d’entre nous. La Savoie nous a accueillis avec son authenticité et nous en revenons prêts pour de prochaines aventures.
Francette

Merci à Juliette, Patrick, Francette, Arlette, Murielle et Robert, Françoise pour vos compte rendus.
Merci à Jacques pour son reportage photos,
L’accompagnement musical est un extrait des Harmonies Poétiques et Religieuses de Franz Liszt. Il y a 10 harmonies, j’ai choisi la 3ème: “Bénédiction de Dieu dans la solitude”.
Liszt s’est inspiré d’un recueil de poèmes éponyme de Lamartine … que nous avons croisé à Aix les Bains 
Bonne écoute et bon visionnage (cliquer sur le lien ci-dessous)