Culture & Convivialité

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NARBONNE – 8 octobre 2026

Situé tout près de la sortie d’autoroute, c’est sans perdre de temps que notre journée à Narbonne commence par la visite du musée Narbo Via .

L’objectif du musée est de montrer ce qu’était Narbonne au 2°siècle avant J-C. Jordi notre guide, nous explique que Narbonne est une très vieille ville mais qu’il ne subsiste que très très peu de vestiges d’où l’idée de ce musée pour les regrouper et les mettre en valeur .
Dans le hall , une carte murale et une colonne en pierre (ancêtre de nos bornes kilométriques) permettent de visualiser l’importance de Narbonne pour les romains z.
Situé sur la Via Domitia, c’était une étape importante entre l’Italie et l’Espagne. c’était la première colonie romaine hors d’Italie.

Nous sommes face à un immense mur lapidaire (76m de long sur 10m de haut), Norman Foster l’architecte du musée l’a voulu modulable. Impossible à décrire, il faut le voir au moins en photo. Sur le même principe de mécanisme que celui utilisé par Amazon, les blocs de pierre passent d’un emplacement à un autre pour que le public en voit le plus possible. Il y en a 1500 en stock !! 760 sont présentés. On y trouve des blocs de “la porte de Béziers ” et des remparts détruits, comme beaucoup de remparts dans les villes au 19ème siècle. La visite continue à travers les différentes salles où sont exposés sculptures, statues, mosaïques, sarcophages et autres témoignages de l’époque romaine. Beaucoup sont liés aux rites funéraires. Chez les romains tout est très codifié, on peut ainsi grâce à ces vestiges se faire une idée de leur vie et de leurs coutumes.
Après un agréable repas pris dans le restaurant intégré au musée, nous partons à la découverte de la maison natale de Charles Trenet.

Oups, porte close !! Pas de quoi arrêter notre organisatrice en chef ! Francette ne lâche pas l’affaire, collée à son téléphone, elle réussit à faire venir la responsable du service idoine. La visite peut avoir lieu.
La maison a été Inaugurée le 4 novembre 2000, jour de la St Charles. Trenet aura beaucoup de maisons dans différents coins de France mais, c’est cette vieille maison, sa maison natale qu’il préférera. Maison de ville, pas super grande et pas du tout luxueuse mais, pleine de souvenirs. Il y est très attaché, elle l’inspirera et, il l’évoquera dans plusieurs de ses chansons.
Né en 1913, il n’aura pas une enfance très heureuse, son père parti à la guerre, il va vivre dans cette demeure de la famille maternelle. Il ira en pension et il dira de ces années de pensionnat que c’étaient les plus horribles de sa vie.
Sa mère infirmière, tombe amoureuse d’un réalisateur allemand et va vivre à Berlin avec Charles et son frère, il a 14 ans. Il y découvrira le jazz. Malgré cette enfance, ce qui marque ses poèmes, ses chansons, c’est bien la joie de vivre.
De pièces en pièces nous découvrons sa vie, ses parents, les personnages qui l’ont marqué dans son enfance et qu’on retrouvera dans ses chansons. Au cours de la déambulation nous découvrons molto photos : de parents, de son frère , d’amis et aussi  de nombreuses caricatures de Cabu, grand admirateur de Trenet.
Nous quittons la maison pour le centre-ville mais le temps file et, c’est sur un bon rythme que nous en faisons la visite. Nous nous dirigeons vers un ensemble monumental de style gothique méridional composé de la cathédrale, du palais des archevêques et d’un magnifique cloître avec d’imposantes gargouilles.
La Cathédrale a ceci de particulier qu’elle est inachevée : pas de nef.
En 1272, on construit la cathédrale à l’intérieur des remparts .On commence des travaux pour l’ agrandir et construire la nef à l’extérieur des remparts avec le projet ensuite de les détruire, mais la guerre de 100 ans arrête le chantier et on préfère garder les murailles. Narbonne est alors une ville sur le déclin : le coût de la guerre l’a quasi ruinée. En 1348, elle affronte les ravages de la peste. Suite à des inondations, on dévie le fleuve Aude qui  ne traverse plus la ville, c’est un coup dur pour le commerce. Le canal de la Robine au 14ème,  permet à nouveau le transport des marchandises. D’une ville de 30000 habitants elle passe à peine à 5000 habitants à la fin du moyen âge.
La ville retrouvera un nouvel essor à la fin du 19ème siècle mais avec la crise de la surproduction viticole de 1907, c’est à nouveau le déclin.
Il n’y a plus d’argent pour finir la cathédrale : il n’y aura ni nef, ni façade. On rentre par le coté puisqu’il n’y a pas d’entrée principale ; la cour est à ciel ouvert (elle sert aujourd’hui de parking). A l’intérieur, un vaisseau central de 41m de haut, un des plus hauts de France. Elle possède des vitraux tout à fait remarquables parmi les plus vieux du sud de la chrétienté. 
De retour dans les rues, nous passons devant l’entrée de l’Horreum : galeries souterraines de l’époque romaine, seul vestige existant. Nous reviendrons pour les visiter, il faut bien en garder pour une autre fois …
Nous passons devant la très belle demeure (17ème) de l’archidiacre. Depuis 2005, la ville a lancé un grand programme de rénovation des très belles demeures.
Nous voilà place du forum, autrefois dominée par un temple romain à la gloire de Jupiter. Il était beaucoup plus grand et plus haut que la tour carrée de Nimes, il n’en reste plus rien.
On repart par la rue droite, qui reprend le tracé de la Via Domitia. On remarque, en levant les yeux, une sculpture copie de copie de la louve du capitole. Nous voilà devant la maison de l’aumône pour remarquer une belle tour-escalier, c’est aujourd’hui la synagogue de la ville. Après avoir traversé le jardin des vicomtes nous passons devant la poudrière, aujourd’hui salle d’expositions.
Dernière halte devant le palais du travail, bâtiment de style néoclassique, le chantier lancé dans les années 30 sous le Front populaire prévoyait gymnase, piscine, cinéma, théâtre etc. Là aussi le projet n’a pas pu être mené à son terme faute d’argent à la libération.
Notre guide nous explique que paradoxalement et, peut-être pour compenser le fait qu’il n’y a plus rien des vestiges, le passé romain de la ville est très présent et largement exploité.
Petit tour très rapide de la ville pour nous donner envie de revenir.

Pour finir, un grand merci à toute l’équipe de culture et convivialité pour cette belle journée.
Monique Messonnier

Pour visionner la vidéo : cliquer sur le carré noir en bas à droite puis sur le triangle blanc

 

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