AGDE – 16 novembre 2023

50 personnes sont impatientes de découvrir la Villa Laurens, ce monument historique de la “Belle Epoque” ouvert au public depuis le mois de juin qui a demandé 16 ans de rénovation. Nous traversons les espaces extérieurs qui sont en cours d’aménagement. Il faudra patienter pour que la nature s’installe.
En 1897,  Emmanuel Laurens, ce jeune aventurier passionné de musique et de voyages, qui hérite à 25 ans d’une fortune colossale, entreprend la construction de ce palais où l’orientalisme, l’Art Nouveau, les influences grecques se répondent dans une explosion de couleurs et de décors de théâtre foisonnants.
Nous arrivons sur le perron avec ses colonnes en marbre qui font penser à l’entrée d’un temple. Elles font face à un immense magnolia centenaire. Nous visitons les appartements privés du rez de chaussée, le cabinet de travail au plafond décoré où un splendide vitrail recouvre tout un mur donnant sur la terrasse. Nous nous dirigeons vers un magnifique escalier de marbre qui mène au 1er étage de l’atrium : un puits de lumière, une explosion de couleurs, des décors peints, des boiseries raffinées, des ferronneries délicates, des céramiques : tout est magnifique !!!. Puis nous découvrons un salon mauresque, un salon de musique ressemblant à une chapelle avec ses magnifiques vitraux de 10 mètres de hauteur, des appartements privés. Ce lieu de plaisir, de fêtes, de réceptions somptueuses nous a enchantés. Nous sommes ébahis devant tant de beauté !!!!.
Malheureusement, la crise de 1929 verra le déclin d’Emmanuel Laurens qui sera contraint de vendre en viager le domaine et le château qu’il occupera jusqu’à sa mort en 1959. La propriété restera à l’abandon pendant une trentaine d’années.
Grace aux subventions de l’Europe, de l’Etat, de la Région, du Département, ce petit joyau, ce chef d’oeuvre architectural, a retrouvé sa splendeur d’antan. Cette restauration aura couté 17 millions d’euros et aura été le plus gros chantier de restauration du patrimoine de la région Occitanie.
Francette

AGDE
Agde  est surnommé « perle noire de la méditerranée » en raison de ses bâtiments construits  en pierres basaltiques. Les phocéens y furent présents au VIème avant Jésus Christ. Agde est donc considérée ville portuaire depuis l’antiquité.
LE MUSEE DE L’EPHEBE
C’est le seul musée de France consacré à l’archéologie et paléontologie sous-marine et sub-aquatique : Site proto-historique situé entre la Méditerranée et l’étang de Thau.
En 1964 fut découvert dans le fleuve Hérault  un navire «  le Jeanne Elisabeth » qui fit naufrage en 1755. Les plongeurs vont mettre à jour son contenu.
Dans  le département « navigation » nous découvrons des amphores servant à transporter du vin mais  également l’armement des navires : ancres en pierre ou plomb et sondes
Dans le département « antique » un tableau en céramique  représentant : « le jugement de Marsyas qui défia Apollon »
Dans le département des « bronzes »  statue représentant Eros ou Cupidon dieu de l’amour. Avec l’enfant royal, il faisait partie d’un chargement d’oeuvres d’arts destinées à une riche villa romaine.
En 1992 fut découvert  une cargaison de lingots de plombs, amphores et céramiques sigillées.
Espace Figuerolles : statue d’un jeune garçon représentant l’un des fils de Cléopâtre VII et Jules  César.
Département des bronzes : en 1964 découverte de l’Ephébe dans le lit de l’Hérault. Elle reste à ce jour le seul grand bronze hellénistique. Les spécialistes voient en cette statue une effigie d’Alexandre le Grand;
Département Proto-Histoire : (1er âge du fer) Un dépôt  de bronzes a  été prélevé dans un habitat  construit sur les bords du fleuve érodé par les crues et les courants. 326 objets en bronze dont des bijoux ont été mis à jour ainsi que du mobilier.
Des plongeurs de la société  archéologiques de Béziers sortent de l’eau 690 kilos de lingots de cuivre, de plaques d’étain et de plomb.
Tous ces objets illustrent le commerce des bronzes qui circulent dans la société locale au cours du VIème siècle avant notre ère.
Marylène

Direction Marseillan où la maison Noilly Prat connue dans le monde entier, élabore un des premiers vermouths français depuis 1813.
Une guide passionnée et très professionnelle nous conduit dans le chais (le plus important foudre a une capacité de 40200 litres). Elle nous explique que le fameux Noilly Prat est confectionné à partir de 2 cépages blancs : le picpoul et la clairette. Le vin vieillit dans des foudres en chêne du Canada pendant 8 mois et est transvasé dans des fûts de chêne du Limousin dans un enclos à ciel ouvert pendant 1 an. Il rejoindra le hangar où le précieux liquide va macérer avec un mélange d’herbes aromatiques  (coriande, cardamone, cannelle, oranges amères, iris, boutons de roses). Dans  la “chambre des secrets” il sera remué  (selon les rites ancestraux) uniquement à la main à l’aide d’un grand fouet  2 minutes tous les jours et pendant 3 semaines.
Le circuit nous fait découvrir l’historique de la famille Prat et l’évolution du packaging des étiquettes dans le temps.
Puis le moment que tout le monde attend : la dégustation. Un bar en forme de cercle nous attend où nous pouvons déguster les différents vermouths :  l’original Dry, l’Extra Dry, le rouge et le Ambré.
Puis passage à la boutique où de nombreuses personnes sont reparties avec des sacs bien lourds. (je ne donnerai pas de noms)
Belle découverte que cette  maison Noilly Prat. Nous avons fait une visite très intéressante et très complète dans un cadre agréable.
Francette

Merci à Jacques qui agrémente nos récits de ses
PHOTOS

 

 

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